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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 08:23

Après nous être baignés dans la baie de St François, nous retournons au gîte. Nous passons par le petit chemin, qui traverse les jardins pour rejoindre la chambre d’hôte. On cultive là des bringelles, du maïs… De nombreux arbres fruitiers de grande taille poussent là.

Une jeune fille nous montre notre chambre, située à l’étage d’une maison blanche : belle pièce spacieuse, aérée, propre avec un grand lit, un canapé pliant, un WC séparé et un coin douche lavabo séparé dans l’entrée.

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Même un petit réfrigérateur, et un endroit où accrocher les habits, une commode à deux tiroirs, deux tables de chevet, un coffre-fort. Notre hôtesse Claudine monte nous saluer, nous présente notre appartement, nous conseille de mettre les objets de valeur dans le coffre.

Et nous découvrons notre terrasse, une grande terrasse, délimitée par du fer forgé peint en blanc, avec vue sur les jardins et vue partielle sur la mer,

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Notre hôtesse nous emmène ensuite dans la salle où généralement sont servis les repas, mais comme nous ne sommes pas nombreux, nous mangerons dans sa maison. Celle-ci se trouve à deux pas de notre logement, c’est une bâtisse blanche à colombages. L’endroit est très fleuri (hibiscus…) Les murs sont tapissés de peintures réalisées par Jean Bernard Moneret.

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Une chambre d'hôte à prix très raisonnable pour des prestations de qualité : 30 euros par personne et par jour en demi-pension. On n'est pas volé ! 

Nous parlons de nos projets d'excursions et Claudine nous conseille.

 Vers 16 heures, nous repartons nous baigner dans le lagon avec masque et tuba. Il suffit de traverser la route, une route où on ne circule guère ( elle se termine au fond de la baie) et de s'installer à l'ombre des filaos. Mer chaude, sable toujours chaud. De nombreuses petites algues tapissent le fond sablonneux, on peut y voir des oursins, une murène, une langouste… 

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Nous rencontrons nos voisins de tablée de la veille qui séjournent à Songe, endroit propice à la pêche. L’un des  pêcheurs vient de perdre la ligne de son ami après que le fil s’est pris dans l’hélice du bateau, une canne de 1800 euros… Demain, ils iront à la pêche à la canne à pêche.

Plusieurs barques sont amarrées dans l’anse. Nous assistons à deux retours de barques de pêcheurs. Il paraît qu'on vous emmène volontiers au large ou dans le lagon si vous en exprimez le désir.

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Retour à la chambre. Douche et écriture des cartes postales sur la terrasse. Sudoku pour François, bilan de la journée sur le mac pour moi.

 On entend les cigales, le grondement sourd de la mer, les cris des martins. Quel bonheur. Un petit paradis. Dans 45 min, c’est l’heure du repas.

19h30 sommes à la table de Claudine, Jean Bernard. Le beau-frère de Claudine est là aussi.On nous sert un ti punch maison, costaud, préparé avec le limon d’ici, coupé en petits morceaux.

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En entrée  salade d’ourites copieuse, puis poisson riz et légumes. En dessert une tarte à l’ananas.

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La conversation avec Jean Bernard, le mari de Claudine( âgé de 75 ans) est très intéressante. C’est lui qui a construit les trois maisons à Saint François. Son épouse est Mauricienne et ne voulait pas loger dans cette baie au départ. Aujourd’hui tout le monde connaît Claudine à Rodrigues. Ils emploient trois personnes. Leur fils âgé de 17 ans est en lycée.Toute la soirée, les amis lui téléphonent pour le féliciter pour la réussite à son examen de passage.

Nous apprenons que les bus partent d’ici à 7 heures, 8h, 9h15 tous les jours. Finalement, nous ne sommes pas coupés du reste de l'île ici... On peut tranquillement prévoir de  séjourner là une semaine et rayonner.

 

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 11:13

Départ pour notre 2e gîte (31.01.2012)

 

Depuis la terrasse de notre chambre d'hôtes à Terre Rouge, chez Claude et Ben Augustin, nous apercevons un bateau de croisière qui ne vient pas mouiller à Port Mathurin.

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A propos de ces bateaux de croisière, Claude nous apprend qu’il en est déjà venu deux. La première fois, si une centaine de passagers sont descendus c’est beaucoup, la deuxième fois une cinquantaine a débarqué. Maurice avait fait se déplacer les personnalités, invité des groupes de musiciens et de danseurs rodriguais à participer à l’accueil. Beaucoup de bruit pour peu d’effets.
Un jour à Rodrigue ? une escale qui n’apporte rien aux Rodriguais.La clientèle de ce genre de prestation ne s'intéresse pas à l'artisanat local, affirme notre logeuse.

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Nous descendons avec nos valises à l’arrêt de bus de Terre Rouge, après avoir acquitté le montant du séjour : 1800 roupies la nuit, et 750 roupies le repas du soir. 

Le car « le Solitaire » arrive avec 10 minutes d’avance par rapport à la veille. Tant mieux pour nous, nous pouvons nous installer avec nos bagages sans léser personne.

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Nous sommes à Port Mathurin vers 8h45. Il nous faut encore patienter une heure avant de reprendre le bus pour Cotton Bay (Pointe Coton) via St François qui part à 9h45. Seuls trois cars ont St François comme destination le matin. C'est déjà pas mal.

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Nous assistons au va- et -vient  de jeunes vendeurs de friandises qui proposent les bonbons, barres de chocolat, gâteaux, flacons de boissons sucrées… aux passagers dans les arrêts et dans les bus.

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Deux camions-bar vendant des beignets frits, et des boissons sont installés derrière les arrêts. Plus loin, un pêcheur découpe une grosse prise que les gens viennent acheter. L’endroit est très animé. Un garçon vend des mains de bananes près du pont qui accède au marché. Quelques stands  de produits locaux y sont installés : bocaux de piments, objets en vacoa, miel…
Je fais un crochet par la poste pour acheter des timbres, là encore pas de timbres rodriguais, mais des timbres mauriciens : Rodrigues autonome ? L’oblitération pour une carte postale est de 14 roupies (soit 50 cts)De retour à la station de bus, je note les noms des cars qui y stationnent.

Un grand bus part pour Cotton Bay. Nous pouvons mettre tous nos bagages sur un siège, heureusement que nous avons choisi cet horaire car plus tôt les scolaires auraient occupé tous les sièges.  Nous avons pu constater sur ce trajet que nombreux sont les Rodriguais qui prennent le car, quand deux descendent, trois remontent. Les arrêts sont nombreux et les chauffeurs patients, ils attendent le retardataire. La vue dans le descente après Mont Lubin est superbe.

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Peu imaginable en métropole : les contrôleurs sortent souvent pour aller faire de la monnaie dans les boutiques, chercher de l’eau pour le chauffeur, aujourd’hui le contrôleur achètera deux boîtes de conserve qu’il déposera au restaurant de Madame Rose à Cotton Bay. Et il bavardera quelques minutes avec la jeune serveuse.

A Cotton Bay, il s’éloigne dans le bois de filaos en nous demandant de patienter 10 min. Nous en profitons pour faire un tour sur la plage Fumier, une plage déserte. Un restaurant  se trouve près de cette plage à main gauche. Une petite boutique se trouve sous les filaos avec boissons.

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La route sur la fin devient plus inégale, le revêtement est abîmé. Descendons au dernier arrêt, à 100 m de là est notre gîte : nous nous trompons d’abord de maison et atterrissons dans le Domaine du Désiré, trois constructions qui ont caché la vue sur mer au gîte que nous allons habiter. Encore un promoteur mauricien qui a eu ce trait de génie d’installer là ses bâtiments. Nous voilà au gîte, mais les domestiques préviennent que la propriétaire ne rentre que vers 13 heures.
Pour patienter, nous prenons nos affaires de bain dans nos bagages que nous entreposons dans la salle. De 11 h à 13h30 sommes sur la plage.

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Et comme la faim nous tenaille, nous achetons des ailes de poulet, des viennoises grillées et du pain à l’ail persillé à une petite vendeuse sur la plage. Cette dernière m’explique qu’elle nous a vus le matin à la gare routière de Port Mathurin, mais qu’elle a pris le bus qui s’arrêtait à Cotton Bay, pour arriver plus tôt à St François. Elle a fait le chemin « Plage Fumier à St François » le long de la mer à pied (30 minutes)

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                Solange Augustin    

Petite baignade pour nous rafraîchir, façon de parler : l’eau est bien chaude. Mais que c’est bon . Elle est limpide et on peut même voir des oursins.

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:10

 Couper les arbres, en période cyclonique, voilà une tâche  intelligente. Cela évite des déconvenues, comme des ruptures de fils électriques, ou des chutes de branches dangereuses.

Alors voilà, François a décidé cette semaine d’élaguer un vieux pêcher qui poussait devant notre case, parce que les branches frottaient constamment la tôle du toit et qu’elles étaient très proches des fils.

Comme il a le matériel ( scie, tronçonneuse,cisaille, échelle) et un courage formidable, il s’est attelé à ce boulot.

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Et dans la journée, tout était tronçonné, débité et stocké pour les barbecues futurs . (Pas pour le chauffage !)

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Cet élagage qui fait ressembler le pêcher très amaigri à une danseuse de ballet a pour conséquence de marquer un coup à notre intimité mais aussi il nous manque désormais à cet endroit un coupe-vent ( que je remplacerai bientôt)

La contrepartie est que l'arbre ne risque plus de tomber sur le toit ou sur l'un de nous.

Dans la foulée, notre bûcheron a fait des coupes sombres dans le gros manguier derrière la maison pour pouvoir passer sous l’arbre avec la tondeuse. Il paraît que cette opération donne un coup de fouet aux fruitiers qui porteront davantage de fruits.

Le lendemain, il fallait encore acheter du cicatrisant pour panser les plaies du pêcher et du manguier.

Voilà, c’est chose faite. Nous sommes fatigués, et rassurés. Le cyclone peut venir…

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:00

Se munir d'un casque pour visiter une réserve de tortues ( la Réserve François Leguat), cela peut sembler incongru.

En fait, on peut choisir de prendre un billet pour la visite guidée de la réserve seule, ou un billet qui combine la découverte des reptiles et d'une grotte, "La Grande Caverne". C'est pour cette combinaison que nous avons opté. 

Dans la Grande Caverne, la plus grande des 11 grottes, longue de 500 mètres, nous étions ravis pour plusieurs raisons .

D'abord cette fraîcheur était bienvenue après l' exposition au soleil, ensuite le parcours était agréable ( passerelles et voies confortables), et l'imagination de notre guide était très fertile.

Réserve Francois Leguat (9)

Nous nous arrêtions à des points stratégiques, sur de petites plateformes où il appuyait sur un interrupteur pour faire émerger des formes merveilleuses de l'ombre. Et chaque tableau était l'occasion de voir dans les stalactites et stalagmites des cathédrales, des poissons, des diables, la Vierge et même Bob Marley...

Réserve Francois Leguat (8)

Et notre accompagnateur à partir de tous les éléments construisait une intrigue pour tenir les enfants en haleine jusqu'à la sortie. 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 11:24
Non loin de l’aéroport, il est une réserve de tortues où vivent actuellement plus de 1100 spécimens. C’est la Réserve François Leguat, un endroit auquel on peut accéder 7 jours sur 7, de 9 heures à 17 heures.  Un conseil : ne pas rater la visite guidée de 10 h 30 (il fait déjà très chaud, mais moins chaud qu’aux visites de 12H30 et 14 h30)
Réserve Francois Leguat (1) Réserve Francois Leguat (2)
On y rencontre les tortues géantes d’Aldabra (dipsochelys elephantina) et les tortues étoilées (astrochelys radiata). 550 d'entre elles ont été introduites entre 2006 et 2007. Elles se sont bien multipliées depuis. On peut même les parrainer. (voir le site www.tortoisescavereserve-rodrigues.com=
Dans ce parc où ont été également  sauvegardées des milliers d’espèces végétales endémiques, l’attraction la plus intéressante est la tortue. Un guide nous emmène d’abord devant la nurserie où grandissent des centaines de petites tortues. Mais nous ne pourrons les approcher, nous les observerons depuis une baie vitrée.
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Puis, nous traversons une étendue peu ombragée avant de descendre dans un enclos, règne de ces animaux protégés depuis la Convention de Washington.
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Derrière des grilles, nous apercevons, accrochées à des arbres quelques roussettes de Rodrigues, pteropus rodericensis (des chauves-souris frugivores), mais nous ne nous y attardons pas.
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Dans le périmètre qui suit, nous sommes en présence de tortues immenses qui ont toutes choisi de fuir la chaleur en s’abritant sous un arbre géant près d’une cabane.   P1150154.jpg
Réserve Francois Leguat (4) 
L’accompagnateur, qui semble bien connaître le comportement de ses protégées, nous conseille de les caresser sous le cou, mais en se plaçant sur le côté (pour éviter de les effrayer). Incroyable ! Elles redressent leur tête, en redemandent.
Elles savent même donner la « papatte »
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Les gestes brusques sont à éviter. On peut leur chuchoter à l’oreille, elles apprécient.
Là, une tortue se retrouve sur le dos, victime d’une bousculade. Notre guide la retourne aussitôt en nous expliquant que cette position peut entraîner la mort de l’animal, dont les poumons sont ainsi mis à mal.
Les enfants ont le droit de s’asseoir sur leur dos, à condition de ne pas être trop lourds.
Lors de notre promenade, il arrive que nous confondions ces reptiles avec les cailloux. J’ai même trébuché sur l’une d’elle qui s’était campée derrière moi pendant que nous écoutions les commentaires de l’expert sur la façon de reconnaître le mâle de la femelle. Un critère : la queue du mâle est plus grande que celle de la femelle.
La tortue d'Aldabra peut peser jusqu'à 250 kg et vivre plus de 100 ans
Réserve Francois Leguat (5a)
Des casques pour faire cette promenade, ça vous intrigue ? Peut-être pour nous protéger des chutes malencontreuses…
 Vous l’apprendrez dans le prochain article (à suivre)
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 17:31

A plusieurs reprises nous avons eu l'occasion de nous promener dans Port Mathurin, la capitale de l'île Rodrigues. On en fait très vite le tour : cinq rues parallèles ( Wolphart Harmensen Street- c'est la rue du débarcadère-, puis la rue de la Solidarité -la plus animée- la rue François Leguat, la rue Max Lucchesi - rue des banques- et la Victoria Street) et quelques rues perpendiculaires qui quadrillent une superficie d'un kilomètre carré peut-être.

 

 

 Le dimanche, les rues sont désertes, on peut s'y déplacer sans être incommodé. Lors de notre première incursion, j'ai surtout photographié les cases colorées qui ont un charme fou.

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 On regrette qu'à la Réunion, ce type de maisons soit en voie de disparition. Cette frénésie des promoteurs qui aiment les étages ne semble pas encore avoir contaminé les Rodriguais. Le béton n'a pas encore eu raison des cases en tôle ou en bois qui abritent des boutiks, des quincailleries, des épiceries. 

 

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Combien de temps cette case résistera-t-elle ?                 les entrepôts dans la rue du Débarcadère

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                                                           Une rue commerçante, le dimanche...

 

En semaine, à Port Mathurin, compte tenu de l'étroitesse de la chaussée et de l'animation qui y règne, il faut être plus vigilant. On y croise surtout des 4X4 et des deux roues. Mais la population se déplace surtout à pied.Il fait bon se mêler à cette foule qui prend le temps de vivre et de bavarder avec vous si vous engagez la conversation.

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:14

 

Mercredi, je vais poster une lettre, quand je rencontre les petits enfants des voisins : la première fillette a de traces sur le front. Je pense : sûrement des reliquats de la fête carnavalesque de l’école, un bindi hindou …noir, noir ?…c’est étrange. Mais, voilà, il y a un hic,  le mercredi, les marmailles de l’école primaire n’ont pas classe.

 Je continue quelques mètres encore et que vois-je ? Une jeune dame avec son enfant et tous deux ont une marque noire sur le front.  Là, ça fait « tilt ». Mais bien sûr ! j’avais complètement oublié qu’on était le « Mercredi des Cendres », ce jour important où chez les catholiques, on rappelle à tous qu’on « naît de la poussière et qu’on retournera en poussière », ce jour qui marque le début du Carême (40 jours avant Pâques)

Voilà bien longtemps que j’avais oublié cette pratique.  En métropole, elle a quasiment disparu. Mais à la Réunion, ce rite est très vivace !

En continuant ma promenade, je croise une autre poignée de personnes arborant fièrement cette marque dont le curé venait d’ oindre les fronts. Et devant l’église trois bus vides attendaient les paroissiens qui avaient fait le déplacement pour cette même occasion.

 

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:34

 Le Port (974) Base Navale- Mardi 21 février 2012

 

Mardi matin, avec l'UPTS, nous avons eu l’occasion de visiter le Floréal, une frégate de la Marine Nationale dont la mission est de surveiller les eaux territoriales et même internationales.

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 Le navire vient de mouiller au Port après une mission de 3 mois ( du 26 octobre 2011 au 8 février 2012), mission de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

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Après avoir montré patte blanche à l’entrée de la base navale ( nos noms et n° de passeport avaient été enregistrés au préalable), nous sommes accueillis par  le commissaire Smialy, chargé des relations publiques.  C’est au commissaire qu’incombent aussi les tâches de gestion du personnel, de la cantine, du matériel…

Ce sont 93 personnes qui sont affectées à ce bâtiment : 84 permanents et 9 hommes du détachement aéronautique (l’hélicoptère  est basé à Gillot). La moyenne d’âge est de 31 ans, on compte 9 femmes à bord.

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Nous montons à bord de cet imposant bâtiment, une des 6 frégates françaises qui chacune porte le nom d'un mois du calendrier républicain *

 Le Floréal mesure 94 mètres de long sur 14 de large. C'est un bâtiment (de type civil) voguant depuis 1992, .

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 Là, le commandant en second, le lieutenant de vaisseau Ravera nous  explique les missions de la frégate et ses caractéristiques. Elle a une autonomie d’une cinquantaine de jours en mer. Dans la zone ZEE, elle a une mission de surveillance, de répression aussi. Elle observe et repère les fauteurs de trouble, protège la zone économique de pêche, intervient pour des sauvetages en mer, dans des missions humanitaires, à l’occasion d’évacuation de civils. Le navire de 2950 tonnes se déplace à une vitesse maximale de 20 nœuds.

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Puis nous suivons deux hommes d’équipage, des quartiers-maîtres, fort sympathiques qui répondent à toutes nos questions et nous emmènent dans quasiment toutes les salles du navire à l’exception de celle des machines et celles qui concernent l’armement

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 Ainsi, nous découvrons  les trois cafétérias de l’équipage ( restaurant et salon équipé d’un téléviseur) où se restaurent chaque jour,en deux services, une quarantaine de personnes. Nous voilà au self où se prépare activement l repas de midi. Il y flotte un agréable fumet.

   

 

 

Nous descendons dans les dortoirs par un escalier en fer. Certaines zones du navire sont climatisées, mais dans d'autres on a l'impression d'étouffer. Nous voyons les unités de vie des personnels  (des lits superposés dans des dortoirs étroits, et un petit espace avec une table et des sièges. Environ 10 personnes sur 9 m2) Il existe aussi des zones où dorment "des passagers", un personnel missionné, des scientifiques...  Les chambres des officiers sont plus spacieuses.

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Nous avons également accès aux différents bureaux -un ou deux siège(s), une table de travail et une armoire - Nous apprenons qu’il existe aussi un bureau de  « police » à bord.

Nous entrons ensuite dans une salle de commandement borgne  où sont installés plusieurs techniciens chargés de veiller au bon fonctionnement de  la frégate : on y remarque un tableau d’alarme. Les yeux sont rivés sur un tableau affichant la puissance et le fonctionnement des 4  moteurs de propulsion, le réseau électrique.

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Une jeune femme, titulaire d’un Bac  STG (de mécanique), nous explique que le navire est équipé de 4 moteurs de 2200 CV chacun .  Les ordres sont transmis à ces techniciens depuis la passerelle, un poste de commandement situé à l’étage supérieur.

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Par exemple,  quand un hélicoptère doit de poser et qu’il faut agir sur les machines, réduire l’allure, se positionner, les ordres viennent « d’en haut ». Cette jeune technicienne avoue qu’elle ne s’ennuie pas à bord, parce qu’elle n’est pas assignée à la même tâche, ses activités sont variées, elle se déplace. Mais elle dit qu’elle aussi est amenée à « mettre la main dans le cambouis » pour réparer les pannes. Elle affirme que la cohabitation se passe très bien et que les filles ne sont pas importunées par les hommes.

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Quand un hélicoptère est à moins de 2 km de la piste,en phase d'appontage, c’est à la tour de contrôle du navire de lui indiquer la nature du roulis, du vent...  le radar et la radio  le guident.

Lors des manoeuvres 15 hommes sont sur le pont, tous dirigés par l'homme fort de la situation appelé "le Bosco", car il en fait des forces à l'appareillage et au mouillage pour guider les aussières (cordages) .

Tout un système de sécurité se situé à proximité : deux canons à mousse, deux canons à eau, une canalisation, pour circonscrire un incendie éventuel lors de l'appontage.P1150555

Nous avons aussi fait un tour dans les cuisines, la laverie. Près de cette dernière un homme était en train de charger des bouteilles. Il nous dit qu’il s’agit là, non de bouteilles de plongeurs, mais de bouteilles de respiration autonome.

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Surprise : même une boîte aux lettres jaune affiche des heures de levée ( mais on n’y met que des lettres à destination de la France).     

Clin d'oeil à l'ami Albert

 Une petite coopérative fonctionne également) bord : on y vend des casquettes, t-shirts, porte-clefs…

 

Au nom des membres de l’UPTS qui ont été accueillis à bord du Floréal, la présidente  Chantal Schaefer remet à nos hôtes un cadeau collectif. Merci à tout l'équipage pour cette visite très instructive ! P1150504

 

 

 

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 18:36

Eh oui, même par 35° on fête Mardi Gras à la Réunion,  au risque de fondre...

 

Ce matin, nous avons vu les enfants du Dassy entrer à l'école, chargés de gros sachets. Une fillette avait déjà revêtu son habit de reine des papillons, une jolie robe rose avec des ailes de papillon. On aime le rose ici !

 

 Ils en ont du mérite les marmailles de revêtir des tenues de fées, princesses et Spiderman par ces chaleurs.  Une heure plus tard, nous avons croisé un groupe d'enfants escortés par les maîtresses et les parents dans une rue du Port, en allant visiter la frégate "Floréal" 

Mardi Gras école du Port

On aime faire la fête à la Réunion et pour rien au monde on ne raterait ce jour de classe où tous arrivent déguisés, même l'enseignant (même en collège). Et pour couronner le tout, parfois on confectionne des crêpes ( pas de beignets comme nous le faisons en Lorraine). Chaleureux, les gens et les usages...

mardi gras au Port 1

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:46

    

Grâce à l'UPTS ( et aux contacts de Philippe et Chantal Schaefer), nous étions un groupe  d'une trentaine de personnes à entrer dans ces énormes entrepôts, voisins de l'aéroport de Pierrefonds.

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Alex How-Choong, le président de ce complexe, nous a accueillis mardi dernier pour nous faire visiter les différentes salles de cette entreprise de pointe, une plateforme logistique de 8 hectares.

P1150383Deux halles de 4000 et 6000 m2 sont déjà opérationnelles ( ces deux bâtiments aux murs hauts de 15 mètres et épais de 20 cm ont été élevés en 9 mois en 2009) et une troisième halle de 6000 m2 est en cours d'achèvement. Au final ce seront 30.000 m2 qui occuperont l'espace.

 

C'est le premier entrepôt du Sud de l'île. Auparavant, ce système de stockage étaitP1150403 essentiellement concentré au Port, (pour les entreprises du Nord et de l'Ouest)La nécessité d'en implanter dans le Grand Sud a été reconnue par les pouvoirs publics qui ont souscrit à ce projet. Et la route des Tamarins a évidemment favorisé cette délocalisation. Une quarantaine de clients font appel aux services de Logistisud. L'entreprise ne possède pas de camions, ce sont les clients qui missionnent des transporteurs.

 

Les fonctions de Logistisud sont de réceptionner les produits, de les ventiler sur les étagères, de les entreposer, puis de les préparer. Ainsi le coût pour entreposer 500 kg de produits surgelés revient à environ 70 cts par jour. Tout est informatisé, chaque palette porte les indications nécessaires aux manutentionnaires.

 

Dans les murs de l'entreprise.

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Sur des racks mobiles (automatiques)sur une hauteur d'environ 15 mètres sont entreposées des marchandises destinées à la grande distribution, au CHR de ST Pierre, à des PMI, à des particuliers. Chaque halle a sa température, 4000m2 pour le froid positif, 6000 m2 pour le froid négatif : ainsi, les légumes et fruits sont dans une salle à 15°, d'autres produits nécessitent des températures inférieures à 0°. Vêtus de nos polaires - dont on n'aurait pu faire l'économie- nous avons eu accès à ces salles.

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 Le groupe de 30 personnes au fil des visites s'est réduit de moitié, certains d'entre nous n'ayant osé bravé ce froid.

 

Avant de faire un séjour dans les TAAF ( terres australes) ce serait une bon entraînement que d'aller travailler comme cariste dans ces halles. Pas étonnant que les recruteurs aient du mal à trouver des ouvriers pour cette tâche. Pour les gens de l'Est qui ne craignent pas les rigueurs hivernales, pas de problème, mais envoyer un Réunionnais dans cette froidure, hum... Notre accompagnateur nous rassure : les ouvriers sont vêtus chaudement, seuls les yeux dépassent de l'anorak.

 

Certains d'entre nous porteurs de lunettes, à l'issue de cette visite, ont dû gratter les verres qui étaient couverts d'une couche de glace.

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Pour réfrigérer la grande halle, Logistisud s'est équipée et son toit isolé est couvert de plaques photovoltaïques. Cette ferme voltaïque a une puissance de 1,3 Megawatts. Il dispose aussi dedeux groupes électrogènes dont l'un prendrait la relève de l'autre en cas de panne. Nous avons aussi eu l'occasion de visiter la salle des machines.

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A la question concernant l'autonomie, Alex How Choong nous a rassurés : l'entreprise a une autonomie énergétique de 20 jours si le système venait à défaillir. Deux personnes veillent à la maintenance.

 

   Comment travaille-t-on à Logistisud ?

 

P1150412Les gens sont postés. On travaille 5 jours sur 7 soit avec l'équipe du matin ou avec celle de l'après-midi. On gère 5000 à 6000 colis. En général les commandes arrivent vers 12 ou 13 heures. Toute l'après-midi, parfois jusqu'à 3 heures du matin, on prépare les commandes. Dès 2h30 les camions partent effectuer les livraisons. Il faut que les palettes doient prêtes, car chaque retard de livraison implique une pénalité pour le transporteur.

 

 Le jeudi soir, on réceptionne, les marchandises qui arrivent par avion-cargo. Les deux difficultés sont d'actionner des nacelles qu'il faut lever à 10 m du sol,- les caristes n'en sont pas tous capables- et accepter d'entrer dans ces halles froides.

 

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Les points forts de Logistisud sont la gestion des hommes et la gestion informatique.

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La famille How-Choong qui travaillait dans le Vétiver et gérait la collecte des Ordures Ménagères dans le Grand Sud, forte de son expérience, a su donner des garanties aux banques et investisseurs. Et la confiance était, il faut l'avouer, bien placée. Logistisud a encore de beaux jours devant elle ! Merci à Alex How Choong de nous avoir introduits dans son fief.

 

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