Ce surnom la rend sympathique et ça fait très local à la Réunion !
Cette fougère de la famille des Polypodiaceae. Le phymatosorus scolopendria pousse dans les basses altitudes, il est indigène à la Réunion. « On peut la trouver dans des situations variées, en terre ou épiphyte, en sous-bois forestier ou en zones exposées, en milieux humides et relativement secs. » expliqueEdmond Grangaud qui a répertorié toutes les fougères des Mascaraignes en fait une description très précise dans son Guide des Fougères (p.334)
Voilà sa description du limbe : « Limbe vert, uniforme, entier sur les jeunes individus devenant ensuite profondément découpé en grands lobes pennés… »
Pour donner le goût vanillé aux pâtisseries, yaourts, fromages, on a coutume d’ajouter du sucre vanilliné acheté dans le commerce.
Or, il est tout à fait possible de faire soi-même son sucre vanillé : on prend une seule gousse de vanille, on la laisse entière ou on la fend en deux et on met le tout dans un kilo de sucre dans un pot hermétique : l’odeur de la vanille se diffusera. On attend quelques semaines et le tour est joué ! Une belle économie et un produit sain !
Il y en aura pour un an ! alors pourquoi acheter des paquets qui contiennent des additifs chimiques ?
Remarque :
La vanilline est obtenue par oxydation chimique de la lignine avec de l'oxyde de cuivre, du nitrobenzène ou de l'oxygène en milieu alcalin, cette dernière étant la plus employée pour ses avantages économiques et écologiques.
Kozment ek moun de St Philippe : (causement avec gens de St Philippe)
À propos vanille, on ne sait pas tout. Je découvre récemment en parlant avec trois femmes de Saint Philippe qu’il n’est pas nécessaire d’étuver les gousses de vanille !
En fait, les producteurs recourent à cette technique pour raccourcir les délais entre cueillette et vente, - peut-être aussi pour que les gousses non récoltées ne restent exposées à l’humidité ambiante -.
Or, il est tout à fait possible d’attendre que la gousse soit mûre et givrée… On l’appelle « givrée » en raison de petites perles blanches qu’on voit luire à sa surface, signe qu’elle est arrivée à maturité.
Le problème que j’avais soulevé pour engager la conversation était le fait que beaucoup de personnes avaient eu des surprises avec la vanille bourbon* achetée car la gousse pourrissait très vite : d’après mes interlocutrices ce serait l’étuvage suivi d’un séchage trop rapide insuffisant qui pourrait en être la cause.
Bourbon* : peut signifier de Madagascar. Beaucoup de touristes se font duper au marché de St Pierre chez quelques revendeurs peu scrupuleux. Au prix où se vend la vanille (quasiment 3 euros la gousse, sinon plus), on pourrait avoir droit à un produit de qualité… La vanille de St Philippe « serait » un gage de qualité …
Un jour, alors que je rendais visite à Nadine, la cousine de Marie-Ange, près de la Marine Ango, (Saint Philippe) elle était en train de faire sécher des feuilles pour confectionner des nattes, des tentes, des capelines…
Toute fière, elle me montre aussi un nouveau produit qu’on fait avec les feuilles de vacoa : du papier !
Son association a déposé un projet qui consiste à valoriser autrement la feuille du pandanus : la confection de « papier de vacoa ».
De nombreuses vidéos, de qualité inégale, sont déjà en ligne pour expliquer la fabrication de ce produit inédit.
Avant que le riz ne soit le féculent le plus utilisé sur l’île, les Réunionnais cultivaient le manioc et le maïs. De nombreux champs étaient plantés de manioc dès les années 1730.
Le sieur de la Bourdonnais aurait fait cultiver, non sans mal, le manioc rapporté du Brésil dans les deux îles (Madagascar et Réunion) afin de prévenir les disettes si fréquentes… « Il fallut même des ordonnances pour assujettir l’habitant à planter 500 pieds par tête d’esclavage. »
Pour en savoir davantage sur l’introduction du manioc à la Réunion,
Une fois le tubercule de manioc récolté, il fallait le râper… Et pour ce faire, les habitants confectionnaient eux-mêmes l’accessoire avec du bois et du métal qu’ils trouaient…ou l’achetaient plus tard dans la « boutik chinois ». On trouve de ces râpes dans différents musées de l’île, notamment dans celui de Grand Bois.
Quand on parle de plages, on imagine toujours une mer qui se jette sur du sable blanc ou du sable doré. On oublie que les îles ont également, comme c’est le cas à la Réunion, des criques de galets ou des plages de sable issues du basalte.
Des plages noires ! Oui ça existe… et quand la chaleur s’y installe, il faut se chausser de bonnes semelles pour ne pas avoir la plante des pieds brûlée. Les locaux en savent quelque chose et ce n’est pas avant 17 heures qu’on y fait du beach-volley ! On attend que la température baisse…
À Etang Salé, c’est la roche volcanique qui s’est transformée en sable… Les enfants ont plaisir à jouer et à patauger dans le sable noir… Sur la côte Ouest, bien d’autres plages sont en sable basaltique…
C’est dans la pépinière « Latitude Fruitière » de Saint Philippe que j’ai découvert ce fruit.
Il serait d’origine mexicaine. On appelle d’ailleurs l’arbre à croissance rapide sur lequel il pousse « pommier mexicain »
La sapote, (Casimiroa edulis) de la famille des agrumes, n’est pas aussi dure qu’une pomme, plutôt comme une poire, sans que la chair pour autant soit granuleuse. Ce fruit succulent très sucré est blanc à l’intérieur.
Lancé en 2013 pour une durée a priori de 7 ans, le chantier est en partie financé sous forme de fonds du FEDER à hauteur de 150 millions d’euros et de prêt de la Banque Européenne d’investissement pour 500 millions d’euros (soit un total de 650 millions d’euros de fonds européens sur 1,6 milliard d’investissement.
Les vices de construction avaient déjà été signalés, suite au passage d’experts, dans une revue de Science et Vie en mai 2019 dans l’article intitulé « le Pont de tous les casse-têtes », - on y signalait les économies en matériel faites par une entreprise- et c’est récemment en février 2022 que la presse locale confirme la fragilité de la structure. Mais les malfaçons seraient réparables …
La Réunion bénéficie d’aides colossales de l’Union Européenne pour des aménagements de son territoire.
Partout fleurissent des sites touristiques mis en valeur grâce aux contributions financières de l’Europe.
Et pourquoi ne pas parler également de ce gouffre financier qu’est la Nouvelle Route du Littoral, une voie sur mer toujours non achevée, et que l’Union Européenne a largement subventionnée et continuera à subventionner ?
Alors allez comprendre les positions des détracteurs de l’Europe … qui s’expriment lors des élections ?
Pour réaliser ce que l’île doit à l’Europe, il suffit de lire le programme des actions envisagées de 2014 à 2020…
Je pense malgré tout que cette aide est disproportionnée. Pourquoi privilégier un département ( qui est d’ailleurs à la fois région et département) et qui compte moins d’habitants que le département de la Moselle ?
Au train où vont les choses, où on bétonne à tout va, il est à craindre qu’un jour, la Réunion assiste impuissante à la disparition de ces boutiques pittoresques tenues par les Chinois.
On y trouve de tout : aiguille à coudre, boîte d’allumette, râpe à manioc, moules, raquette anti-moustique… Ce sont des familles chinoises qui de génération en génération se transmettent ce petit commerce qui est très prisé en cas d’urgence…
L’endroit ne paye pas de mine, mais on y trouve invariablement un grand comptoir avec une vitrine, et des étagères sur le mur du fond…étagères remplies de bric et de broc, de flacons, de boîtes, de cartons…
Au musée Stella Matutina, on consacre une petite place à ce sujet dans l’espace « Patrimoine » : la « boutik chinois », ou « bazar » fait partie du patrimoine, c’est sûr !
On y apprend que les Chinois arrivent sur l’île en 1844 comme engagés. À la fin de leur contrat, certains deviennent colporteurs. Ce n’est qu’à partir de 1862 qu’ils ont le droit de circuler, et de résider, puis d’installer leur commerce. En 1863, on recense 22 boutiques : ce sont à la fois des épiceries et des débits de boissons. On les voit le plus souvent près des usines, à l’angle des rues…
Autrefois, les gens n’avaient pas de salaire régulier et ceux qui allaient y faire leurs achats avaient droit à un crédit et tous les achats étaient consignés dans un carnet.
Dès 1960, les supérettes puis les supermarchés ont contribué à la fermeture de ces boutiques.
Certaines résistent et c’est une chance. Il serait urgent de les répertorier … Pour les touristes, c’est aussi un passage obligé !