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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 17:02

 

                             L’aventure continue. Si on prend un bus, il faut savoir s’armer de patience. Par exemple pour couvrir une distance de 10 km (à vol d'oiseau de Port Mathurin à Saint François) on met 45 minutes. Pour se rendre de la Côte Ouest à la Côte Est ou au Sud, il faut monter vers Mont Lubin, qui est le nœud routier de l’île, et tous les véhicules sont bruyants, cahotants et poussifs, ils ont peu de reprise : parfois pour éviter de faire s’arrêter le bus, le passager monte en marche.

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Ce moyen de transport est très populaire. On le prend pour aller au marché, à l’école, au travail. Il faut éviter les horaires de rentrée ou de sortie des classes (entre 7h30 et 8h30, puis de 14h à 15 h). Les enfants en uniforme s’entassent dans le bus. Ce qui m’a surpris est qu’ils ne se lèvent plus pour céder leur place à une personne âgée. 

Les petits prennent aussi le bus et savent où descendre. Ainsi, à St François, un adulte les accompagne à l’arrêt et un autre les accueille à l ‘arrivée à la Roche Bon Dieu.

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Comme le trajet peut être long, le chauffeur a soif. Et plusieurs fois nous avons assisté à une scène peu commune. Le contrôleur quitte le bus et va remplir un bidon et une bouteille d’eau à une citerne publique.

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Nous nous sommes aussi interrogés sur cet arrêt prolongé des cars à Mont Lubin, ou près de Grande Montagne. Là, nos contrôleurs sont obligés d’aller pointer : une  équipe enregistre leur passage sur des bordereaux A4.

      Pas de clim dans les lignes régulières, les vitres sont ouvertes. Et sous ces vitres, on voit parfois un interrupteur : on appuie et une sonnerie retentit, signal qu’on veut un arrêt.


Dans d’autres bus, le système est encore plus  sophistiqué : une cordelette passe horizontalement  sous toutes les fenêtres ; quand on tire dessus, une sonnerie est déclenchée  et le chauffeur sait qu’on demande l’arrêt.

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 Dans les bus, on voit quelquefois monter des vendeurs ambulants : à Port Mathurin, ce sont des marchands de friandises,

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ou le vendeur d’un quotidien local « l’Express Rodriguais » avec sa "tente" (sac) en vacoa... (le journal vaut 10 roupies, environ 30 cts)

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A Mont Lubin, c’est le jeune marchand de popcorn. Et les affaires marchent, on achète…

 

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                                            Pour 5 roupies un ti sachet de popcorns !

 

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 14:22

Dans les bus de l’île Rodrigues.

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Bien que Rodrigues dépende de  l’île Maurice, elle est autonome "administrativement" depuis le 20 novembre 2001 et on y parle très bien notre langue. Dans les bus, on vous comprend : le chauffeur et le contrôleur parlent en créole et en français. On vous fait signe au moment de descendre quand on leur demande ce service. Les passagers du car, discrets et affables, n'hésitent pas non plus à vous aider.

Le chauffeur et son acolyte sont toujours habillés décemment : pantalon, chemise ou t-shirt, chaussures fermées.

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 On ne paye que lorsque le contrôleur passe dans l’allée centrale : il choisit son moment, évite de collecter l’argent dans les montées ou les descentes en lacets. Quand le bus est bondé, il attend les passagers à la descente du Bus Stop. Etonnante, cette capacité qu’ils ont, tous ces contrôleurs, pour retenir les têtes de ceux qui n’ont pas encore payé.

 Là aussi, selon les compagnies, l’émission du ticket peut différer. Le contrôleur possède parfois une espèce d’engin en fer avec une manivelle, objet qui lui permet de dérouler un titre de paiement (pas toujours bien imprimé, faute d’encre)

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 D’autres fois,  il possède une planchette en bois percée de trois clous sur lesquels sont enfichés des billets bleus, roses, jaunes, selon les tarifs.

D’autres fois encore, il possède une calculette et vous imprime le billet aussitôt. Il est également arrivé que le contrôleur ne puisse vous remettre un ticket (oubli ou panne de matériel ?)

 Pour faire de la monnaie, pas de panique... Il arrive très souvent que lors d’un même parcours, notre homme descende du bus, pour aller dans une boutique où on lui fait le change. Une fois même, il a demandé un billet de 200 roupies à un jeune  passager de ses connaissances pour le dépanner et il lui a rendu le billet dès qu’il avait la somme.

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 Un conseil : ayez des petites sommes sur vous. Les prix varient de 10 à 29 roupies selon le trajet (de 30 centimes à 1 euro). On n’achète que l’aller, jamais le retour.

 

( à suivre)

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:50

La Gare Routière de Port Mathurin

Ce sujet mériterait à lui seul un blog. La première image que j’avais vue sur internet de la gare routière de Port Mathurin était un alignement d’une dizaine d’arrêts pittoresques devant lesquels stationnaient quelques cars.  Le samedi de notre arrivée, nous y avons fait un tour de bonne heure et nous avions nous aussi l’impression que l’endroit ne devait pas être très fréquenté.

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En pratiquant cette gare une dizaine de fois pendant notre séjour, je dirais que cette première impression est celle d’un touriste qui y a hasardé ses pas le week-end, parce qu’en semaine, il en va tout autrement.

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Si les arrêts sont pittoresques avec leur cannage qui se reflète et les peintures colorées faites sur le mur, les bus aussi sont très photogéniques. Chaque transporteur personnalise ses cars ( eh oui, les bus appartiennent à des compagnies privées) par des dessins et en leur attribuant un nom très évocateur - ne tenant pas toujours ses promesses : "l'Aigle de la Route" est plutôt une "tortue fatiguée".

Ainsi le bus que nous prendrons pour la Baie des Anglais (terminus "Grand Baie) s’appelle « le Solitaire » du nom de l’oiseau qui habitait autrefois à Rodrigues. Et sur la carrosserie figurent des dessins de ce volatile mais aussi des danseurs de ségas, des chalutiers, des pêcheurs. Toutes ces illustrations sont signées.

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Il existe plusieurs lignes mais personne n’a encore eu l’idée de réaliser un plan des  trajets, avec les horaires, destinés aux usagers.

On peut depuis Port Mathurin se rendre à  Mont Cabris, Rivière Cocos, Pointe Coton via St François, Plaine Corail, Camp Pintade… En revoyant mes photos, j'ai pu dresser une petite liste, encore incomplète des lignes, numéros et noms évocateurs des bus.

 

Perle de Rodrigues  de Colline Tours  (Plaine Corail )N°206

New Look …(Camp Pintade par Maréchal) N°207

Perle de Rodrigues ( Citron)  N°211

L’Oiseau Bleue (Mont Cabris) N° 210 A

King of Love ( Mont Cabris via Patate Théophile) N°210

Coconut Tours (Camp Pintade)

Skyline ( Baie du  Nord)

Lucky Orcam ( Rivière Coco)

King of the Road de la  Coastal Line ( Pointe Coton via St François)

Le Solitaire ( Grand Bais, ou Grand Baie)

 

Il faut savoir que les bus stationnent à des places fixes : ainsi celui qui va à la Baie des Anglais ( terminus Blue Baie) est toujours le premier de l’alignement.

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Si on veut connaître l’heure de départ, il faut se diriger vers une espèce de guichet ( 4 murs, une ouverture) derrière lequel se trouvent l’homme qui pointe les départs et arrivées des cars et les reporte sur un bordereau.  On lui demande « Quand part le bus pour … ? » il soulève les feuilles et annonce les horaires prévus.

Vous mémorisez et vous allez faire un tour en ville en attendant ou bien vous vous asseyez… sur le banc de votre abri (à suivre)

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 09:14

Pour se rendre à Rodrigues depuis la Réunion, il faut obligatoirement passer par l’île Maurice. Il existait, voilà une décennie, une liaison directe. Dommage qu’on l’ait supprimée.

 Carte-Rodrigues.jpg

 Le voyage de Saint Denis de la Réunion à l’aéroport de Plaisance sur la côte Est de Maurice dure à peine 50 minutes et le coût du vol avoisine les 220 euros AR.

250 km  à peine séparent nos deux îles. Il paraît que le vol Réunion – Maurice est le plus cher au monde. à vérifier…

Dans le zinc, il faut remplir le feuillet jaune pour la commission sanitaire et le formulaire blanc de douane.

Et on se fait systématiquement démoustiquer.

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De  Maurice à Rodrigues, il faut encore compter 1h30 et le prix de ce trajet AR revient actuellement à 125 euros.

 Rodrigues carte 2

Comme Rodrigues dépend administrativement de Maurice, il faut se plier aux mêmes contraintes de remplissages de formulaires, qu’on donne la plupart du temps dans l’avion : numéro du vol, n° et date d’établissement du passeport. Durée du séjour, adresse et numéro de téléphone de l’hébergement.

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Comme nous sommes prévoyants, nous gardons un stylo noir et  nous remplissons avant le départ un petit feuillet avec toutes les données qu’il nous suffira de recopier.

 

Toujours très pénible le transit : il  faut se dépêcher, repasser  le contrôle des bagages à main…

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:08

C’est toute une expédition ! Il existe bien sûr des vols de  Pierrefonds ( St Pierre) à l'île Rodrigues via Maurice, mais tous les vols en partance de l’aéroport du Sud arrivent à Maurice quand l’ATR au départ de Rodrigues est déjà parti ! Alors évidemment vous devez loger une nuit à Maurice ( ce n’est pas le fruit du hasard). Comme nous ne voulions pas perdre une nuit, nous avons opté pour un départ le matin de St Denis, car là il existe une correspondance.

  

Départ en Car Jaune de Saint Pierre à Saint Denis

 

Il faut donc trouver une solution pour se rendre le matin à Saint Denis. Comme nous n’avons pas voulu déranger la famille et les amis, nous avons pris le bus à la gare routière de St Pierre à 4h30 du matin pour arriver à 6h30 à la gare routière de St Denis  ( soit 2 heures) et de là avons pris une navette pour l’aéroport Roland Garros.

 

Nous aurions aussi pu prendre le bus Z’éclairs à 6 heures du matin. Mais impossible de réserver ce trajet, il faut se présenter le matin même au guichet et s’il n’y a plus de place dans ce bus plus rapide que celui de la ligne régulière, on est vraiment le « bec dans l’eau ». Avec ça, on nous serine que la solution pour désengorger l’île et faciliter les transports, c’est le car !!! Merci aux détracteurs du tram-train qui ont fait avorter ce projet…

 

Donc voilà, nous avons découvert grâce à la ligne régulière des Cars Jaunes  les arrêts de bus de St Pierre, Saint Louis, Etang Salé, Saint Leu, Saint Gilles, Saint Paul, Le Port, la Possession… et avons constaté que beaucoup de Réunionnais se levaient grand matin pour emprunter le car qui part à 4h30. C’est à Saint Pierre, Saint Louis et à Saint Paul que le nombre de passagers était le plus important (plus d’une dizaine), aux autres arrêts, ils étaient à 2 ou 3.

Quand on sait que des centaines de personnes embarquent à Saint Denis et que des centaines atterrissent à Saint Denis, on s’interroge sur les carences du service public. Aucune navette desservant l’Ouest et le Sud de l’île n’a été mise en place. Faut croire qu’on préfère que les gens s’énervent dans les bouchons,  ça doit rapporter plus : on consomme beaucoup de carburant, ça fait marcher les stations essence, ça use les voitures et profite aux garagistes....

Et le covoiturage ?  pas encore à la mode… Le Réunionnais veut être LIBRE. Oui… LIBRE de rester dans les bouchons.

 J’avais découvert un site sur internet qui proposait le covoiturage (voir lien ci-dessous), là encore j’ai fait chou blanc… pas assez de propositions de conducteurs, mais beaucoup de demandes de passagers.

       http://www.iledelareunion.net/covoiturage-reunion/

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 14:08

Classée aux Monuments Historiques depuis 1998, la sucrerie de Pierrefonds, ne semble pas intéresser les élus.

D’année en année, elle se dégrade davantage, alors qu’elle pourrait être valorisée.  La municipalité saint-pierroise vise souvent la rentabilité au détriment de la préservation des sites.

                Pierrefonds 2008

                La sucrerie 10 ans après son classement en Monument Historiques (2008)

Pourquoi ne pas tirer parti de ces murs qui ont une histoire à raconter ?

 

En Allemagne,  à Bochum (dans la Ruhr, pays du charbon) ou à Voelklingen ( bassin de la sidérurgie en Sarre) , par exemple, on transforme les friches industrielles en musées, ou centres artistiques.

Bien sûr, on restaure actuellement la sucrerie de Grands Bois, mais celle de Pierrefonds mériterait aussi qu’on lui redonne un cachet avant qu’elle ne tombe aux mains de promoteurs peu scrupuleux.

 

Les vieilles pierres n’intéressent pas Saint Pierre. L’immobilier et les grandes surfaces, voilà qui rapporte… Que font donc les représentants  à la culture ?  Après eux le déluge, ou plutôt … le néant.

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Les bâtiments de l'usine 14 ans après leur classement ! Quel gâchis !

 

Extrait du site des Monuments classés de St Pierre 

 

http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-saint-pierre-974.html
 

 

Ancienne usine de Pierrefonds

Sucrerie (3e quart 19e siècle)

Ancienne usine, y compris son terrain d'assiette (cad. IH 0008) : inscription par arrêté du 22 octobre 1998

L’usine de Pierrefonds a été avec l’usine des Casernes et celle de Grands-Bois une des plus importantes usines de Saint-Pierre. Créée avant 1837 par Lebidan, l’usine de Pierrefonds fonctionne alors grâce à une machine à vapeur complétée par une roue hydraulique prenant son eau dans le canal Saint-Etienne. Les bâtiments actuels existaient en 1871, ils ont servi jusqu’à l’arrêt de l’usine en 1969. Deux bâtiments principaux en maçonnerie sont implantés sur le site : l’usine proprement dite, grand bâtiment en T, qui renferme les moulins, machines à vapeur, roue hydraulique, ainsi que l’ensemble des cuves, évaporateurs, malaxeurs et centrifugeuses nécessaires à la production du sucre ; le second bâtiment, au nord-est, est constitué de trois corps de bâtiments s’articulant autour d’une cour carrée et abritait une distillerie. Derrière l’usine sont installés les écuries et les parcs à boeufs. Au sud-ouest se trouvent les bâtiments administratifs et les magasins. Le camp des engagés entoure le site vers l’est et le sud. L’ensemble des bâtiments est bien construit, en maçonnerie, sobrement décoré. Il s’articule autour de la plate-forme de réception de la canne, près de laquelle se trouve un bassin circulaire (abreuvoir) , construit dans l’axe de l’usine.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:26

Ethel est un cyclone qui nous vient de l’Est, et Funso est actuellement à l'Ouest, le long des côtes du Mozambique : à l’heure où j’écris ces lignes  les météorologues annoncent que le premier serait ce soir à 22 h à 845 km des côtes réunionnaises, et menacerait de s’abattre sur Rodrigues la nuit prochaine. Le second, Funso,  était à  1770 km de nos côtes à 10 heures du matin.

 sat.png

   Sur l’image satellite, on dirait que les deux systèmes embrassent la Réunion.

 Depuis quelques semaines, on sent que l’air est plus chaud et l’après –midi les hauts se couvrent de nuages, le vent souffle,  signes avant-coureurs de pluies qui ne devraient pas nous épargner. C’est toujours à la rentrée de janvier qu’on se demande si on y aura droit…

N’empêche que « la prévention » a du bon. A la télévision des flashs expliquent la conduite à tenir, les précautions à prendreen cas d'alerte cyclonique. Dans les quotidiens, et sur  les sites des journaux, on voit l’image satellite…

Et régulièrement les surfeurs ( même ceux qui n’ont pas de planche) et qui ont quand même un peu peur…vont sont internet pour consulter le site « mtotec ». A peine levé, on va sur le site météo suivant, pour se rassurer…

 http://www.meteo-reunion.com/cyclone/

 Mais, c’est souvent la 7e dépression qui commence par la lettre G qui a davantage de chances de nous inquiéter. E, F, G… ( rappelez vous Gamède, Gaël… ces dernières années) Peut-être que « Giovanna » sera celle qui nous menacera davantage ou encore Hilwa… (ces propos n’engagent que moi : je joue à la voyante. C’est très courant sur l’île de jouer aux voyants,  contre rémunération SVP - et ça marche fort !-. Pour  moi, c’est un jeu, rien de plus…)

 

Connaissez-vous les noms de baptême de nos visiteurs potentiels ?

Les jolis prénoms des systèmes dépressionnaires de la saison cyclonique ( qui se termine en mars 2012) sont :

Alenga, Benilde, Chanda, Dando, Ethel, Funzo, Giovanna, Hilwa, Irina, Joni, Kuena, Lesego, Michel, Noyana, Olivier.

Lequel nous obligera à allumer nos bougies ?

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 08:44

Avant l’arrivée de la « Fée Electricité », les Réunionnais avaient coutume de s’éclairer à l’aide de lampes de fortune : on prenait par exemple une bouteille dans laquelle on versait du pétrole, puis on y trempait une mèche qui passait dans un système posé sur le goulot, système qu’on appelait « bobèche ». On disait qu’on s’éclairait à la bobèche*… 

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Comme le pétrole était cher, les familles dînaient avant le coucher du soleil (économie oblige...). On faisait ses devoirs à la lueur de ce maigre filet de lumière. La combustion du pétrole qui émettait une fumée puante, noircissait les murs, les plafonds, et le matin quand on se mouchait, c’était « noir » aussi, explique Jean Paul Abriel.

Félicia Payet, une habitante de l’Entre-Deux m’a confié hier après-midi, que dans sa jeunesse, elle s’était abîmé les yeux en brodant « les jours de Cilaos »  à la lueur de ces bobèches.

 * Là encore, on assiste à un glissement de sens. En réalité « la bobèche » était un disque qui récupère la  cire des bougies, mais aussi ce morceau de tube cylindrique  par lequel on passe la mèche et qui est cerné par un disque plat.

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 20:49

Jean Paul, enfant de Grand Bois, conserve depuis de longues années tout ce qui parle du passé : sa petite case est devenue un vrai musée.

C'est donc bien renseigné par Josie, membre active de Pêcheurs Golet, que l’Office Municipal des Sports de St Pierre organise un déplacement chez notre collectionneur avec deux groupes (des petits et des adolescents) pendant ces vacances.

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Pendant deux heures, Jean Paul accueille une quarantaine d’enfants et leur explique l’usage et l’histoire des spécimens qu’il a rangés sur les étagères ou accrochés aux murs. C’est tout un bric à brac d’objets hétéroclites qu’il passe en revue : du clairon au caro (fer à repasser) en passant par des bouvets, guillaumes, varlopes (outils du menuisier), des appareils photo, tourne-disque, radio, des bouteilles, des marmites trois pieds, des bidons de lait… Les jeunes sont fascinés par l’éclairage lontan, le phonographe, la toupie, demandent des explications quant à leur fonctionnement. Ils restent dubitatifs devant le projecteur de diapos (encore une époque que toute cette génération ne connaît pas !)

Nicole, l’épouse de Jean Paul qui partage  la même passion l’accompagne dans les brocantes pour compléter leur collection.

Elle montre aux groupes une ceinture réalisée avec des bouchons de bouteilles, ainsi que  des cahiers de classe d’autrefois, comme ce cahier de 6e où sont collées des broderies, dont le texte manuscrit explique les points.

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Les enfants sont aussi fascinés par le lancer de toupie, et le jeu du cerceau qu'on pousse avec un manchon terminé par une boîte de sardine incurvée...

 

A l’issue de la visite sur la varangue, tout le groupe assiste à la torréfaction à l’ancienne de pistaches (cacahuètes). S’improvisant pâtissier, le maître de maison prépare un caramel qu’il mélange aux pistaches pour confectionner de la « colle pistache». Le mélange refroidi est découpé et offert aux visiteurs.

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Puis on propose également à tout ce petit monde de goûter le « sirop la cuite »,  des pommes latanier au sirop, ou encore du sirop tamarin.

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Après avoir fait un tour par le petit bassin où flottent deux barques lontan, et remercié leurs hôtes, les groupes et leurs animateurs quittent l’endroit, satisfaits de ce passage dans la caverne aux objets lontan.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:37

 

Si les propriétaires aiment vendre leur terrain, d’autres préfèrent le rentabiliser en y aménageant un potager*. Et ces derniers ne rechignent pas à la tâche.

 En me promenant un soir, à Trois Mares,  avec ma voisine Micheline , j’ai découvert un quartier tranquille, un de ceux où on rencontre parfois des gens très sympathiques qui s’arrêtent de travailler pour bavarder avec vous.

Ainsi, jeudi dernier en remontant une rue parallèle au  Chemin Mondon, nous avons croisé un monsieur qui s’occupait d’une immense parcelle où il avait planté toutes sortes de légumes. L’homme y est tous les matins et tous les soirs.

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Etonnée par la beauté de ses salades par ce temps de sécheresse, j’ai eu l’explication : le jardinier a installé un arrosage enterré.

Le potager était magnifique : là étaient plantés des tomates de plein champ, de superbes laitues, du  thym, des oignons verts, du chou, du songe… Pas une mauvaise herbe ! Un alignement parfait.  On aimerait pouvoir venir là faire son marché.

 

*potager : trois définitions...

- jardin de légumes

- un copain de Ti Yab .... (pote âgé)

- en créole, le potager était un « fourneau à charbon à plusieurs feux », le mot serait tombé en désuétude comme son objet

Ai trouvé cette dernière définition très surprenante dans « le Piment des mots créoles » de  J. Albany 

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