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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 21:31

 Un jour, en me garant devant les calbanons de Grands Bois, j’ai vu que le sol était jonché de masses duveteuses blanches. Je pensais qu’on venait d’éventrer un coussin et de le jeter là.

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C’est là que Laurence me rassure en m’expliquant : « C’est le fruit du kapokier ». Effectivement l’ouate blanche provient de gousses tombées d’un énorme arbre où pend(ent) encore « un bon peu » (beaucoup) de ces énormes gousses. 

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Le kapok n’était guère utilisé à la Réunion  pour fourrer les taies ou les matelas et pour cause : cette matière retient trop l’humidité, et ne convient donc pas à cet usage.

On lui préférait les fleurs de canne. On en garnissait les gonis (toiles de jute) pour en faire des matelas. Et régulièrement, on agitait ce goni pour aérer ce duvet qui se tassait.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 09:57

De 19 heures à 21h40, les différentes écoles de danses de la Réunion ont présenté un spectacle de qualité au public du théâtre Luc Donat.

Au programme, riche et varié, des chorégraphies classiques côtoyaient les danses contemporaines sur  des musiques d’époques et de régions très diverses.

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Sur la scène se sont succédé 150 danseurs venus des quatre coins de l’île  ( St Denis, St Benoît, la Possession, les Avirons, Saint leu, Saint Gilles, Saint Pierre, le Tampon…)

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Les jeux de lumière remarquables et les costumes de factures très différentes ont donné un éclat particulier à cette manifestation.

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Sous les projecteurs, les pointes, le flamenco, les claquettes, le hip hop, le maloya, les danses orientales, indiennes, jazz… ont rencontré un franc succès. Kozman Ti Dalon était aussi de la partie.

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Et pour finir le groupe Bann Jouar a accompagné le Quadrille Créole exécuté par l'Association « Pêcheurs Golet » de Grands Bois.

Tous les acteurs de ce spectacle se sont retrouvés sur la scène avec leurs professeurs pour une danse collective proposée par Francine. Un final qui a rassemblé tous les amoureux de la Danse. 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:25

Eh oui, dès 7h30 de nombreux membres des  «Pêcheurs Golet » ont répondu présents à  l’appel de Suzy Laurent, présidente de l’association et de Nicole Abriel, cheville - ouvrière des manifestations, pour participer au Téléthon à Saint Pierre. Après avoir répété le défilé la veille, voilà le groupe Bann Jouar, le Quadrille et les danseuses de séga au rendez-vous à Salahin, Ravine Blanche. Les enfants s’apprêtent à former une fleur multicolore vue du ciel. Plusieurs associations ont revêtu des maillots de différentes couleurs pour se placer dans des pétales.

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En même temps, notre groupe est invité à se placer près du rond-point derrière un groupe de Mahorais et des dragons chinois. Encore une attente d’une heure sous un soleil de plomb. La route avait  été bloquée pour le défilé. 

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Bientôt des policiers arrivent, escortant les cyclistes du Téléthon qui convergeaient eux aussi vers la place Salahin. L’un d’eux s’arrête à notre hauteur pour nous saluer, il s’agit de l’époux de la chorégraphe, qui danse aussi quand il n'est pas de service.

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Ceux qui font leur marché rue Hubert Delisle quittent les stands pour filmer la manifestation et écouter les airs lontan joués par l’’orchestre Bann Jouar. Puis vers 9 heures ,  les participants rejoignent le podium où le parrain du téléthon, un chanteur de Bastèr,  se fait interviewer par RFO et France 2.

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Pendant qu’on commence à vendre le riz chauffé, le quadrille se prépare. Les instruments de Bann Jouar sont chauds. Il est 9h30 quand le groupe danse le quadrille devant les caméras des chaînes de télévision …

 

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Nous restons encore un moment pour écouter une chorale chanter « Kaskavel » de J.L Cadet.

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Et la fête se poursuivra ce soir encore à la Ravine Blanche. Le Quadrille quant à lui se produira à 19 heures au Théâtre Luc Donat au Tampon en clôture du spectacle «  Danses de la Réunion ». Nous y serons également.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 15:40

 Hier matin vers 10 heures 36° au thermomètre, même au Tampon. Aux calbanons de Grands Bois, les alizées soufflaient et la chaleur était plus supportable. Nous avons connu la nuit dernière au Tampon notre première coupure d’eau, vraisemblablement à cause de la sécheresse qui sévit sur l’île.

Pour le marketing, la saison estivale est une aubaine : qui dit chaleur, dit soif! Et les énormes panneaux publicitaires rappellent quasiment à chaque croisée qu’ "été peut rimer avec ébriété".  C’est incroyable : on se plaint chaque jour à la Réunion de faits de violence commis sous l’emprise de l’alcool – les faits divers occupent souvent plusieurs pages dans le JIR et le Quotidien.  Et aujourd'hui, on veut moraliser les gens en imposant des éthylotests dans les automobiles. Les dirigeants veulent nous faire accroire qu’ils font de la prévention... Hum ...

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Et là, sur le bord des routes, on  laisse faire. L’image attire, l’image fait saliver,  la pub pour la bière fleurit dans tous les quartiers.  La promotion de l’alcool à grande échelle , avec « zoom » (5 m2)  pour ceux qui n’auraient pas compris le message, avec des rappels tous les 200 mètres. Hallucinant !  Dans quelques semaines, ce sera sûrement au tour du whisky… pour les fêtes ! et pour des routes ...plus sûres !

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:44

Il arrive qu’en se promenant le long de la Plage Ti sable, à Grands Bois, on fasse des rencontres sympathiques. Parfois, on s’arrête sous les banians ou les vacoas « pour casser un blague » (papoter) avec les ouvriers chargés de l’entretien des espaces verts. Une autre fois, on bavarde avec un parent  qui surveille ses enfants dans le bassin, Sur les rochers battus par la houle, des pêcheurs à la gaulette attendent que le poisson morde, et là je ne suis pas assez hardie pour m’aventurer dans leurs parages. Et d’ailleurs, je risquerais de les déranger.

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Mais quand j’ai vu dernièrement, à marée basse,  deux femmes  de Grands Bois en train de se pencher dans le lagon à la recherche de "je ne sais quoi", j’ai aussitôt remonté mes pantalons  et  me suis déchaussée, au risque d’être piquée par les beaux oursins mauves qu’on distinguait entre les galets .  L’eau était chaude et une multitude de petits poissons colorés y nageaient .

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Les dames grattaient les roches avec un couteau pour en déloger … des moules qu’elles déposaient, l'une dans son seau, l'autre dans son sachet.

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Quelle patience pour réussir à récolter de quoi faire un ti cari. Elles doivent être délicieuses, vu le cœur que ces femmes mettent à l'ouvrage.

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Ces moules sont petites, complètement couvertes d'algues et résidus de coques : j'imagine le travail qui attend les cuisinières à leur retour.

Il est de plus en plus rare d'assister à ce type de pêche traditionnelle, vu que le milieu marin s'appauvrit chaque jour. J'ai eu de la chance ! 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 17:52

Après nous avoir parlé des plantes qui ne craignent pas les embruns, Stéphane Ciccione, le Directeur de Kélonia,  a fait découvrir l’arrière –plage aux visiteurs de l'UPTS. Les tortues ne s'aventurent pas dans cet espace, préférant ramper dans le sable abrité par les veloutiers.

Pour commencer, nous avons appris à observer et déterminer trois espèces d’hibiscus

- le thespesia populnea (la feuille en forme de coeur ressemble à celle du peuplier) hibiscus à fleurs jaunes qui deviennent orange puis ocre avant de devenir des fruits dont les rats sont friands

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- le thespesia populnoides (feuilles vert olive, les jeunes feuilles sont cuivrées)

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- le thespesia tiliaceus ou "mova" ou encore " bord d’mer" aux feuilles bien plus larges que celles du populnea ; sa fleurest jaune.

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Des plantes endémiques peuplent cette zone de forêt sèche de littoral : contrairement au manioc bord de mer et au veloutier, elles craignent les embruns, raison pour laquelle elles affectionnent les zones plus abritées. 

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Dans cet espace pousse le tamarin d’Inde, arbre introduit. On le conserve ici parce que ses fruits sont mangés par les oiseaux. On en faisait aussi de la colle autrefois.

Là, on rencontre également le prosopis aux branches épineuses, espèce envahissante. Finalement, on garde quelques pieds pour leur ombre. Nous y découvrons aussi  le coco margot (un gros arbre aux racines puissantes), le bois de chandelle, le latanier rouge (un endémique qui perd sa couleur en vieillissant), le bois rouge ( bel arbre qui peut atteindre 12 mètres et qui résiste bien aux cyclones), le bois rouge ( pas le même que celui qu’on peut trouver sur les sols humides de Mare Longue), la pomme jacquot, le bois d’arnette ( ou bois de reinette, dont les feuilles écrasées sentent la pomme,  il peut atteindre 3  mètres )

 

 La Forêt sèche de basse altitude a quasiment disparu. Il en reste un peu à la Grande Chaloupe. Autrefois, à Saint Leu, pour alimenter les fours à chaux (chaux obtenue à partir des coraux), l’homme a prélevé le bois avec les conséquences que nous connaissons. Avec le concours de l’ONF, la DIREN et le Conservatoire Botanique de Mascarin, les espèces en voie d’extinction sont réintroduites, et la population est sensibilisée.

      Petite parenthèse très perso « Ce qui n’empêche pas les promoteurs de bétonner allègrement » ajouterais-je. Depuis quelques semaines à Saint Leu par exemple, on croit rêver… ou plutôt cauchemarder : à quelques mètres de l’océan, au bord de la route, à l’entrée de la ville, les logements poussent comme des champignons. A Saint Gilles, c’est le délire.  Tout ça peut-être parce que la Route des Tamarins convainc les Dyonisiens de venir habiter dans l’Ouest, ou le Sud – ils préfèrent faire la route, et être dans les bouchons de St Paul, au lieu de payer des logements aux prix prohibitifs sur Saint Denis- Tout ça se fait au détriment de la végétation. Heureusement que certaines zones sont protégées, par le Conservatoire du Littoral par exemple. Cela me fait penser à ce gouverneur de l’île qui avait eu l’idée géniale de préconiser des plantations sur 50 m depuis l’océan vers l’intérieur des terres.  Par endroits, on voit encore cette bande, qui s'est réduite comme pot de chagrin.

 Revenons à notre forêt sèche. On s’y intéresse de plus en plus et quelques efforts sont faits pour la replanter, on y convie les écoles, et même les associations Ainsi, au cours de notre visite, les 21 membres de l’UPTS ont participé à cette replantation..

 Ils ont été invités par Stéphane Ciccione, directeur de Kélonia à creuser des trous destinés à accueillir 7 plantes endémiques, une activité très prisée par tous ces défenseurs du patrimoine, amoureux de la Réunion.

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 Pour terminer, le groupe s’est retrouvé dans la nurserie de Kélonia pour voir de près les bébés- tortues nés voilà 4 jours. Fascinant.

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Là aussi, M. Ciccione, a répondu à toutes les interrogations des visiteurs sur le passé, le présent et l’avenir de ces petites bêtes si vulnérables et qu’on a envie de voir revenir sur nos plages en plus grand nombre.

 

lien intéressant 

http://mer.reunion.fr/fileadmin/user_upload/SiteMer/Rubriques/Documents_a_telecharger/Restauration%20Ecologique%20de%20la%20Vegetation%20Littorale.pdf

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 12:11

L’idée d’entrer au Palais de Justice de Saint Pierre, ne me serait jamais venue. Quand la Présidente de l’UPTS a évoqué cette possibilité pour les adhérents intéressés, j’ai posé ma candidature.

Nous sommes donc une vingtaine de personnes à nous présenter le jeudi 24 novembre devant le bâtiment vers 7h45. Après avoir franchi règlementairement la zone du détecteur, nous nous regroupons autour de M. Gardie.

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Audiences en correctionnelle

Nous  passerons deux heures dans la salle d’audience du tribunal correctionnel (audience publique). Le premier rang est réservé aux avocats, nous nous asseyons derrière eux. A gauche entre la salle et le premier banc se trouve un petit bureau pour les journalistes. La salle est austère, le mur du fond derrière l'estrade réservée aux juges est vert sapin. Le plafond est haut et au fond tourne le moteur d'une clim plutôt bruyante et peu efficace : l'endroit n'était particulièrement agréable, assez conforme à cette vieille institution, si bien croquée par Molière. ( Photos interdites à l'intérieur du bâtiment)

 A huit heures pile, une sonnerie retentit : un juge entre, l’assistance et les magistrats se lèvent. La séance débute par un va-et-vient de robes noires : plusieurs affaires sont renvoyées à une date ultérieure, pour diverses raisons (impossibles à comprendre, tant l’acoustique est déplorable). Une sonnerie rythme les entrées et sorties des juges, et annonce ainsi le début et la fin de chaque séance.

Nous avons l’occasion de suivre trois affaires.

D’abord, le tribunal rend ses délibérés au sujet d’une affaire mettant an cause une entreprise, dont un ouvrier a succombé pour des défauts de sécurité. L’employeur accusé d’homicide est condamné entre autre à verser une somme à la famille. J’ai été surprise par la précision de la ventilation de l’amende : 15000 euros pour chaque parent, 7000 euros pour chaque frère et sœur, 5000 euros pour la grand-mère…

Puis deux gendarmes amènent un condamné menotté. Après lui avoir ôté les menottes, ils escortent l’homme à la barre. Le prévenu est un Tamponnais accusé d’agressions sexuelles en 2009. Tout en clamant calmement son innocence, il ne sait expliquer pourquoi il a refusé à plusieurs reprises de se soumettre à l’obligation de communiquer son adresse. En vertu d’un article cité par la cour, ce dernier écope de quatre mois de prison ferme, et le juge lui  signifie qu’il peut faire appel de cette décision dans un délai imparti.

Puis c’est au tour de trois pompiers dont un professionnel et deux volontaires accusés de non-assistance à personne en danger lors d’un événement survenu dans un foyer de Trois Bassins ( bagarre entre  jeunes pris de boisson alcoolisée et forces de l’ordre).  Un des deux gendarmes avait signalé que les pompiers appelés à la rescousse seraient restés passifs lorsque l’un d’eux était en difficulté. Aucun des gendarmes n’est présent à l’audience. Les interventions du procureur et celles de l’avocat sont animées et longues. La présidente clôt la discussion en affirmant que le jugement serait rendu à la mi-décembre.

J’étais mal à l’aise lors de cette audience. Pas de sentiment,  ici on étudie froidement les cas. Et surtout ce que j’ai eu du mal à comprendre, c’est que le procureur qui n’était pas en possession d’un dossier qui allait être examiné  demande un délai une suspension d'audience et au bout de dix minutes, il est de retour, prêt à requérir !)

 

Visite des lieux

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                    "La salle" des Pas Perdus

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       Entrée dans l'antre du Palais de Justice

M. Gardie nous invite ensuite à quitter la salle d’audience et à découvrir la salle des pas perdus (qui est une terrasse en plein air). Dans un couloir, d’où nous parviennent le bruit des engins de chantier dans la Rue Archambaud, il nous explique les spécificités de chaque tribunal. 

Enfin, nous nous retrouvons dans une salle tout aussi austère où notre hôte fait un rapide historique de la Justice et de ses institutions. Il situe les magistrats dans la salle : procureur à gauche, juges au milieu, en insistant sur le rôle du greffier, à droite,  dont on n’a pas la possibilité de faire l’économie, car seuls les jugements  dont les conclusions sont notées par ce secrétaire sont valables. Là aussi je me demande comment un greffier peut travailler sans dictaphone, cela lui simplifierait bien la vie et il n’oublierait rien.

M. Gardie précise qu’un littéraire a du mal à comprendre un juriste : l’étude des textes n’est pas la même. Des subtilités peuvent échapper au linguiste. Ainsi, on pensera qu’une personne qui distribue des tracts le jour des élections est condamnable, parce qu’un texte de loi le dit. Mais le juriste  veillera à savoir si cette distribution s’est faite devant un bureau de vote, combien de tracts l’accusé possédait, et regardera si cela a eu une influence sur le résultat des élections. On modulera ou on classera le dossier en fonction de tous ces paramètres. Pas si simple ! Nous avons abordé bien d’autres sujets qu’il serait long de rapporter ici.

En tout cas, ce déplacement ne me donne aucune envie de revenir sur les lieux, même pour une audience publique ! Je suis néanmoins satisfaite d’avoir vécu ce moment pour pouvoir en parler. 

 

 

 

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 16:36

 Avec  l’UPTS ( Université Pour Tous du Sud), j'ai eu la chance de partir ce matin  à St Leu à Kélonia pour une sortie originale : la « découverte des lieux de ponte des tortues marines. »

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Stéphane Ciccione, directeur de cet établissement, a axé la visite sur la « restauration des plages de ponte ». Notre guide, un personnage passionné de botanique, nous a emmenés sur une plage réhabilitée pour accueillir les tortues marines.

Autrefois appréciées pour leur chair, elles sont aujourd’hui protégées par la Convention de Washington. A Kélonia, on soigne celles qui blessées sont rapportées par les pêcheurs et on les remet dans leur milieu naturel sitôt guéries.Certaines profitent de leur séjour pour se reproduire ici.

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S.Ciccione sous un veloutier faisant observer les graines de l'arbre 

 Elles étaient vouées à la disparition, mais en 2004, elles sont revenues sur les côtes réunionnaises, attirées par « la plume olfactive ». Jolie expression pour désigner des odeurs générées par des plantations et transportées par les courants marins. D’où l’intérêt de mieux connaître toutes ces plantes qui favorisent le retour des tortues.

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Sur la plage, nous nous sommes familiarisés avec plusieurs espèces 

dont deux arbustes  : le veloutier, le manioc bord de mer 

et deux lianes : la patate à Durand et la patate-cochon.

Le spécialiste a fait remarquer que le veloutier mâle et le veloutier femelle n'avaient pas les mêmes fleurs, ni les mêmes graines...

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le veloutier

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Des graines qu'on peut planter jusqu'à 150 m d'altitude. Le veloutier peut atteindre la taille de 4 mètres. 

Je sais désormais discerner ces lianes dont la discrimination devient évidente avec les explications de l’expert : la feuille de la première n’a qu’un lobe, celui de la seconde en possède trois

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La première donne des graines ayant une forme de fleur (comme de petites roses de bois),  l'autre fait des fruits ressemblant à des cosses de petits pois, grains qu’on devait donner autrefois aux cochons.

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Ensuite, nous avons rejoint une seconde zone de plantations. Sous nous pieds, M. Ciccione a fait remarquer la présence d’une pelouse de cynodon dactylon, herbe qui  se mélange avec les lianes.  Ces espèces piègent les sédiments et créent la dépression d’arrière-plage.

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cynodon dactylon (herbe) et patate à Durand (liane)

(à suivre)


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 20:49

Une belle animation au Domaine Vidot.

 

C’est au Domaine Vidot à Mont-Vert les Hauts que deux formations de « Pêcheurs Golet » se sont rendues ce matin pour  danser devant des personnes atteintes d’Alzheimer . Au programme des festivités : « danses country et quadrille créole »  

 

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Le CCAS de St Pierre avait bien fait les choses. D’abord un représentant du Conseil Général a pris la parole pour souligner le mérite des personnels et pour souhaiter une bonne journée à tous les présents. Les infirmières, assistants sociaux, aides-soignantes qui suivent tous ces patients avaient également fait le déplacement : le médecin Mme Payet a présenté toute l’équipe.

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Et tous les gens « qui avaient encore des jambes » ont été invités à se trémousser avec les danseurs, un succès ! Francine avait concocté un ti programme de danses pas compliquées  (pas de polka, danses mimées…) qui permettait  à tous de faire la fête au rythme d’une musique traditionnelle très appréciée par les gramounes. Puis tous ont été invités à partager un cari. Bravo à tous les danseurs bénévoles de Grands Bois qui ont fait le déplacement pour contribuer au succès de cette rencontre !


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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:05

Le mois dernier, le 31 octobre,  grâce à Vérène, j’ai participé à un stage de danses rodriguaises à Saint Joseph.

 Joseph Hortense, accordéonistes et Lorenza Gaspard, chanteuse ont animé l’atelier. Marlin Augustin quant à lui encadrait un  stage d’accordéon à Manapany. La veille déjà, à Saint Jo à l’auditorium Henri Payet, j’avais eu le loisir d’écouter le concert de ce trio. Je pensais que leur venue drainerait davantage de Rodriguais, mais ce sont surtout des amateurs d’accordéon, de danses populaires qui étaient  dans le public.

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Donc, le dimanche, nous nous sommes retrouvés à huit novices pour apprendre des « cotis » (scottishs), « polkaris » (polkas russes), mazurkas, ségas, danses encore très vivaces sur cette île située à deux heures de vol de la Réunion. IL paraît qu’à Port Mathurin, le dimanche, ces danses rassemblent encore aujourd’hui toutes les générations…

 

 Accordéon diatonique, tambour, triangle accompagnaient nos évolutions.  Tout en chantant Lorenza, nous expliquait les pas, pendant que Joseph s’occupait de la partie instrumentale. Après six heures d’entraînement (3 heures par demi-journée) nous avions compris toutes les finesses des placements et déplacements.

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Pour moi, qui ai rejoint le stage au pied levé (c’est le cas de le dire), j’ai apprécié la jovialité, la discipline, et la gentillesse des participants (et des animateurs) : immédiatement on se sentait à l’aise dans ce groupe. Tous partageaient la même passion pour la danse.

 

Les associations Zanbrokal’Basse et Arem avaient organisé ces rencontres. Bravo et merci à eux !

 

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