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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 08:24

Nos amis de St Pierre nous ont invités samedi dernier à partager un cabri massalé.

 Après l’apéro, Jean Paul nous fait découvrir une pièce qu’il appelle “Mémoires”, une pièce. Là, il expose des textes sur son aïeul, les ancêtres, des témoignages, des poèmes, des photos anciennes de monuments de Grands Bois… des objets lontan  : machines à coudre, un pathéphone (gramophone) qui fonctionne encore, des instruments de musique. … Bientôt toute sa case sera reconvertie en muse s’il continue à ce rythme. Déjà deux pièces sont entièrement consacrées à ses collections. Le couple fait régulièrement toutes les brocantes à la recherche de l’objet lontan qui complètera l’inventaire.

Nos hôtes avaient préparé le cabri avec les épices règlementaires ( la viande est bien pimentée). Comme accompagnement du riz blanc, mouillé par des pois du cap et de la purée de citrouille.

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 Pas d’assiette ! Ce soir, on mange local, comme au bon vieux temps, comme au temps lontan ( Mais cette pratique a encore cours à diverses occasions, comme au pique-nique du dimanche, aux fêtes familiales, dans les manifestations culturelles )

On pose les aliments sur une “feuille –figue”, entendez “ feuille de bananier” Très écologique ! Et quelle économie d’eau ,il est vrai que samedi à St Pierre on souffrait encore de la sécheresse, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

C’est Martine qui nous explique, à nous Béotiens, comment y faire : on prend dans le creux de sa main le riz, qu’on trempe dans la viande et le grain, on fait une boule et on porte la main à sa bouche. Pas plus compliqué que ça.

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Nicole a préparé un dessert qui “adoucit” le gosier. Un dessert … pour éteindre le feu, précise-t-elle. Il s’agit du “paillasson” un mélange de tapioca,lait,  de coco râpé, de raisins secs, sucre, gingembre, cardamome.


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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:49

Etape n°3 De Piton Ste Rose (coulée de 1977) à l’Anse des Cascades

Durée : 1h45

Nous repartons de la coulée de 1977 de Piton Ste Rose pour une promenade de santé d’environ 1h45. Les plus rapides d’entre nous couvriront la distance en 1h 30.

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C’est une belle balade à faire en famille. L’idéal est de partir avec deux véhicules : laisser une voiture à l’Anse des Cascades et partir ensemble de Piton Ste Rose. Ou encore faire deux groupes, chacun partant d’un point pour rejoindre l’autre et au point de rencontre  (milieu du parcours) échanger les clés de voitures.

 Nous n’avions pas ce problème parce que le bus affrété par “les Jolis Pas” nous attendait à notre destination.

 Le sentier du littoral Est est facile, mais nécessite tout de même une bonne condition physique. Parfois le chemin est plat, traverse des zones boisées, mais il arrive aussi qu’il faille passer sur de gros galets, ou se hisser sur des rochers. Cette promenade vaut le coup, ne serait-ce que pour les paysages superbes qu’on traverse, la vue qu’on a sur l’océan.

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Parfois on s’attarde sur la falaise pour filmer le vol d’un paille en queue.

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Parfois, on découvre une fleur…un fruit… on ramasse des feuilles de vacoa… Pas le temps de s’ennuyer.

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Bientôt on croit apercevoir un kiosque. Eh non, ce n’est pas un abri, encre moins un belvédère, mais un sanctuaire édifié là par une famille qui a perdu un de ses proches.

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Aux 2/3 du parcours, on marche sur des roches noires inégales, dures et tranchantes, il s’agit de ne pas tomber dessus. Bientôt, on est en vue d’une crique qu’on surplombe et on croit être arrivé, mais dans le creux, on a devant soi une belle montée (rondins de bois en guise de marches). On se dit “voilà il ne reste plus qu’à redescendre”, mais une autre montée se présente…

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Il faut avouer que sur la fin, on fatigue. A Piton Ste Rose, nous avions déjà 4h30 dans les baskets… Et ce dernier tronçon … nous fait transpirer.

 On reconnaît enfin la marine avec ses grands palmistes aux pieds d’éléphants. L’endroit est pris d’assaut le dimanche par les familles : on sent le délicieux fumet des carris, les enfants jouent avec les parents… 

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J’ai l’impression qu’on me dévisage. Je comprendrai très vite pourquoi : il paraît que je suis rouge comme une pivoine. Forcément, avec cette chaleur.  J’ai bien bu 1 litre et demi d’eau, j’aurais pu en avaler 3. Une bonne dodo me ferait le plus grand bien.

 Sur le muret de la marine, sont assis  les premiers arrivés qui se réhydratent avec les boissons qu’ils sont allés acheter au bar.

De là, on voit  les cascades, bien alimentées en cette saison. Un petit groupe décide de se rafraîchir avec l’eau de ces cataractes. Des jeunes se douchent, ignorant le panneau mettant en garde contre les chutes de pierres.

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Une fois que tout le monde est là, il  nous faut rejoindre le car qui nous attend sur son parking. Vers 16h, nous partons.

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En revenant au Tampon par la route du littoral, nous croisons  des familles qui cueillent des goyaviers au bord du chemin. Nous traversons les coulées et manquons à plusieurs reprises de prendre un motard dans le pare-brise. Certains motards, complètement déjantés, coupent allègrement les virages en revenant de la Messe de l’Entre-Deux. Et à hauteur de la Rivière Langevin, nous devons patienter. C’est l’heure du retour des pique-niqueurs du dimanche. Il est 17h45 quand le bus nous dépose au Tampon. Une belle journée, et sous le soleil...

Nous l'avons échappé belle : depuis deux jours sommes en "vigilance fortes pluies" et ça tombe bien... 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 14:40

Etape 2 :

De la Ravine Glissante à Piton Ste Rose (environ 3 heures)

 Nous voilà sur la RN2, sur laquelle nous marchons, en direction du sud, pendant quelques minutes.  Nous passons au-dessus de la “Petite Ravine Glissante” , laissons à notre gauche devant une épicerie, une discothèque.

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A notre droite s’élèvent les ruines d’une ancienne usine sucrière, vraisemblablement celle de la Ravine Glissante, une usine qui a été vendue par la famille De Villiers à un engagé nommé Mourouvin. Mais, comme toutes les usines de l’île ( à l’exception de deux), l’usine est  arrêtée, et sa restauration est au programme de la Cham.

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 Au bout d’un quart d’heure, nous bifurquons à gauche le long d’un stade et tentons de rejoindre le sentier qui doit border le littoral. La descente est escarpée, on se fraye un passage au milieu de hautes herbes et de fleurs.

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Nous devrons parfois  écarter de hautes cannes.

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Au bout d’une demi-heure de marche, nous nous arrêtons pour attendre tout le groupe. Il faut se couvrir ou se bomber d’anti-moustique.

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Jean Paul nous fait remarquer qu’on trouve ici des pousses d’ananas-diable, un ananas rouge. Nadège prétend qu’on ne peut manger le fruit, JP au contraire dit aimer sa saveur, même si ça pique.  Quelques mètres plus loin, Nadège repère un “endormi” dans une haie.

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 Les vues sur la mer sont superbes. Des vagues se fracassent contre la roche noire sous un ciel bleu. La patate à Durand, cette liane verte aux fleurs mauves, et le manioc bord de mer abondent.

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La plupart du temps le sentier est facile, parfois, il nous faut escalader la roche. L’ombre des vacoas et des filaos nous est agréable.

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Cette fois – ci tout le groupe s’est arrêté, non pas à cause d’un propriétaire indélicat, mais pour observer un énorme caméléon turquoise qui enjambe les herbes du sentier. Je le photographie, “sans flash” évidemment, sinon, la pauvre bête risque de devenir aveugle et de ne plus pouvoir se nourrir : ce serait la mort assurée.

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Jean Paul le prend dans sa main, pour le remettre dans les branches.  L’animal n’a pas l’air content et ouvre sa gueule. Impressionnant ! Bien que le caméléon soit un prédateur des “mouches à miel” (abeille), on le protège.

Pause -déjeuner sous les vacoas  devant l’écran magique de la houle qui bouillonne…

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Après ce repos bien mérité, nous repartons. Et là une fois de plus, un superbe caméléon de ses yeux globuleux nous regarde passer.

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Nous continuons notre balade, quand une partie du groupe marque une fois de plus une halte : que regardent donc nos amis ?

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C’est le spectacle d’un souffleur qui les scotche ici. Ce phénomène du “souffleur” est toujours spectaculaire : l’eau s’engouffre sous la roche et sous la pression d’une déferlante, cette masse jaillit tel un geyser de l’anfractuosité.

Notre sentier bientôt débouche sur une plage de galets, rien ne signale qu’il faut descendre sur cette grève, battue par les flots, mais nous avons en mémoire ce passage acrobatique ( randonnée du 23.11.2009)

Jacky et moi partons en reconnaissance, et nous trouvons un peu plus haut les marques blanches qui délimitent le sentier. La troupe suit… le passage des galets est périlleux : ils sont inégaux, ça glisse et les hautes vagues qui s’échouent là ne sont pas rassurantes.

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Une fois sur les scories de la coulée de 1977,  nous sommes plus tranquilles, mais l’air est chaud, la roche noire attire les rayons, et la végétation ici est rare, même si la nature reprend progressivement ses droits. On se demande comment les filaos peuvent prendre racine, comme ça dans le basalte.

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Nous aurons mis plus de 3 heures depuis la Ravine Glissante jusqu’à Piton Ste Rose. 

  Personne ne se sent le courage de faire un crochet par Notre Dame des Laves, parce qu’il nous reste encore 1h45 jusqu’à  l‘Anse des Cascades (à suivre)

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 15:55

1ère étape : De Ste Rose à la Ravine Glissante (1h15)

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Dimanche, nous étions une vingtaine de marcheurs du Club de rando “Les Jolis Pas” à rallier la marine de Sainte Rose à celle de L’Anse des Cascades.

6h30 de marche pour des jambes aguerries et des petits mollets très courageux. Les deux petites filles d’Yvan et trois ados faisaient partie de l’expédition ! Un beau challenge pour ces 5 jeunes qui ont relevé le défi.

 Partis en bus du Tampon vers 6h20, nous avons pris la route des Plaine et avons été déposés à la marine de Ste Rose. Là, sous les énormes “sang dragons” faisant face au bar, nous avons pris en commun le petit déjeuner, préparé par Sylviane H.

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Tranquillement, la petite troupe se met en route, Jacky fermant la marche.

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Le chemin est large, la végétation luxuriante. Il fait chaud, une chaleur humide, une chaleur bien… tropicale.  A notre droite, des épis rouges surmontés de panaches blancs. Des longoses ?

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Par terre quelques fruits jaunes ressemblant à des pommes. Jacky explique : ce sont des “pommes jacot”. Nous essayons de les ouvrir mais la peau est dure. Nous n’y goûterons pas. D’ailleurs sont- elles comestibles ? ( ce sujet fera l’objet d’un autre article)

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Comme il a dû pleuvoir ces derniers jours, le sol est jonché de grains jaunes de pimpins, de minuscules grains rouges de la “liane cascavelle”.  Si nous voulons arriver avant la tombée de la nuit, nous devrions peut-être rejoindre le groupe de tête.. Nous photographions encore les énormes bambous, les lianes poc -poc, des vacoas aux formes insolites…

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Une petite demi-heure après notre départ, notre groupe s’immobilise.

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Là, oh surprise ! quelques randonneurs  sont en pourparlers avec une dame peu commode qui a installé des rubans rouges et blancs et des panneaux, à deux mètres de sa clôture ( derrière laquelle aboient ses chiens) Elle a installé cette ligne entre la falaise et son terrain, prétextant que sa propriété finissait à ces bandeaux :  il ne resterait donc qu’un mètre entre l’a- pic de la falaise et les rubans : les enfants sont peu rassurés, il nous faut prendre leur main et marcher à la queu-leu-leu.

                P1070471 et surtout "se taire"

Certains s’excuseront auprès de cette “gente dame”, pas gente du tout, même agressive. Quant à moi, je lui rappelle que la “loi du littoral” existe, ce qu’elle ne semble pas comprendre.

Incroyable : ce sentier de pêcheurs qui longe la côte sauvage  aurait donc été oublié des pouvoirs publics… et pourrait donc  être entravé par des propriétaires sûrs de leur bon droit  ? Les lois pour la Réunion sont-elles donc différentes de celles de la métropole ?

Les “randonneurs “seraient donc des êtres nuisibles, parce qu’ils ennuient les chiens de la dame en passant trop près de sa propriété ? N’oublions pas que les randonneurs aiment l’île, et aiment la faire connaître. Avouons que ce genre de situation donne aux touristes une image vraiment très négative de  l’île  La commune de Ste  Rose osera-t-elle se pencher sur la question ?

Puis nous continuons notre balade. A notre gauche, des fruits typiques du “bonnet de prêtre” jonchent le sol, certains sont déjà enracinés et un petit arbre y pousse.

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Nous  longeons l’océan à l’ombre des filaos, puis des vacoas. Bientôt, nous  traversons une petite passerelle rouillée qui mériterait d’être retapée.

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Des philodendrons s’agrippent aux arbres.Nous voilà  dans une clairière, au bord de l’océan. C’est l’ aire de pique-nique de “Cayenne”. Sous un kiosque, une fillette et son papa jouent aux dames avec des pions originaux : la fillette joue avec des graines de badamier, son père avec des graines de pimpin.

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Sur ce site, un panneau explicatif sur une plante rampante du littoral : la lavangère (delosperma napiforme).

Nous y faisons une petite halte pour nous reposer et profiter de l’air marin,

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puis nous  longeons la Ravine Glissante, dont le passage est interdit, en raison de la possible montée brutale des eaux  liée à la proximité du barrage hydraulique.

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Nous aurons mis 1 heure 15 depuis la marine de Ste Rose. ( à suivre)

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:12

Il chantait avec le pupître des basses dans le choeur “Villancico” et nous avons appris à mieux le connaître fin 2010 à l’occasion de notre séjour à Madagascar, grâce à l’association “AAHL Association des Amis des Habitants de Lokaro”.

Pendant ces trois semaines, il nous mitonnait des carris, grillait des poissons apportés en pirogues par les pêcheurs, pendant que François et les hommes de Lokaro construisaient la “case santé.” Parfois on tapait un carton, on chantait avec les enfants... Parfois, il s'isolait pour aller voir la mer, et pêcher.

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Jean Michel Emma, qui aimait tant chanter et faire partager sa joie de vivre, est parti aujourd'hui, à l’aube, pour ne plus revenir.

  J’entends encore sa voix résonner  dans la pénombre la veille du jour de l’année 2011 devant tout le village rassemblé sous l’éclairage de quelques ampoules de fortune, quand il accompagnait Donas qui jouait à la kaboch,  quand il dansait et faisait rire tous les enfants en reprenant les refrains.

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Il nous reste de lui le souvenir d’un homme généreux, et les enregistrements de cette voix  puissante et fervente qu’il a prêtée à de nombreuses occasions. Dona eis requiem !

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:11

Au lieu de laisser se gâter toutes les mangues tombées à terre après les dernières averses, je me suis décidée à les conditionner pour ne pas les perdre.

Comme j'avais du sucre, du citron et de la vanille à la maison, j'ai pensé que je pourrais m'essayer à la confiture locale.

Après avoir pelé les mangues, les avoir découpées en menus morceaux, je les ai réduites en purée épaissse avec un mixer. Pour le kilo de mangues, j'ai pris 700 g de sucre que j'ai ajouté à cette masse. Puis pendant une bonne demi-heure, j'ai laissé cuire dans une casserole  à feu doux le mélange mangues-sucre auquel j'avais ajouté un demi -citron pressé et une demi gousse de vanille. Il faut remuer constamment pour éviter que ça n'attache, et l'ennui avec cette confiture est qu'elle fait des bouillons et des petits jets qui éclaboussent toute la gazinière. Il faut donc couvrir en surveillant la cuisson.

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La confiture chaude est ensuite versée dans des verres stérilisés qu'on ferme immédiatement avec un couvercle. Et voilà le résultat : ce matin au petit déjeuner, sur notre varangue, éclairée par les rayons du soleil, nous avons mangé des tartines à la confiture de mangues.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:19

(suite de l'article du 16.03.2012)

Nous nous arrêtons pour  admirer une plantation de palmistes, et l’homme nous raconte qu’il les a plantés pour faire tenir le terrain. Il se souvient encore des plantations de vétiver et regrette qu’on ait abandonné leur culture. 

palmistes Jacques Fontaine 

M. Jacques Fontaine, c’est son nom, autrefois agent ONF, est retraité depuis 4 ans et travaille toujous la terre, il la loue également. D’ailleurs, la plupart des légumes que nous achetons chez la légumière de Trois Mares poussent chez lui.

Palmistes J Fontaine Jeunes palmistes de Jacques Fontaine

Il nous précise que le palmiste met 10 ans à grandir. A la Plaine des Palmistes, on n’a pas mesuré la portée de l’abattage de cet arbre qui avait donné le nom à cette localité.

plantation de palmistes

Comme le palmiste entre dans la composition  d’un plat local très prisé ( et très cher), on a fait du commerce en négligeant l’impact de la déforestation. Le chou palmiste peut être récolté dès la 5e année.

La salade de palmiste et le gratin de palmiste sont toujours proposés dans les restaurants, mais leur culture, et leur abattage et leur vente sont désormais réglementés. Les choux palmistes vendus au marché doivent être marqués d’un poinçon.(pour cette réglementation, voir le lien ci-dessous)

palmiste 

http://droit-finances.commentcamarche.net/legifrance/55-code-forestier/149911/coupe-enlevement-transport-mise-en-vente-et-detention-des-choux-palmistes-fougeres-arborescentes-et-fanjans

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 20:10

Nous venons de trouver dans notre boîte aux lettres notre « avis de démoustication » de l’ARS (Agence Régionale de Santé). Nombreux sont ceux qui s’en réjouissent, notamment ceux qui redoutent le chik.  On sait que la toxicité des produits utilisés est avérée, mais nous dit-on toute la vérité ?

Voulant faire preuve de transparence, l’ARS stipule que l’insecticide utilisé contient de la deltamethrine. Et d’ajouter « cet insecticide peu toxique pour l’homme peut cependant provoquer des irritations chez les personnes sensibles en cas d’exposition. »

D’ailleurs ce traitement « ne serait pas réalisé dans les périmètres de protection des captages, ni à proximité des cours d’eau, des bassins de pisciculture, ni des ruchers de la Réunio »n 

Or, en faisant des recherches, j’ai trouvé  que ce produit,  classé T (toxique aigu) très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique. La deltamethrine est également classée « perturbateur endocrinien » selon l’Union Européenne.

          L’Agence de Santé Océan Indien, dans l’avis de passage qui est prévu dans la nuit du 18 au 19 mars à Trois Mares, formule des précautions d’usage à prendre avant traitement et après traitement. Avant, il faut fermer les portes, les fenêtres, couvrir les bassins et les aquariums, mettre à l’abri les tortues. Après, 30 minutes portes et fenêtres doivent restées fermées, pendant 6 heures il faut éviter de pénétrer dans la zone traitée, et laver et/ou peler fruits et légumes avant de les consommer.

Le traitement est certes utile, l’Ars informe la population des risques. Encore faut il espérer que tous se donnent la peine de lire l’avis. Le traitement n’est pas anodin. Un poison reste toujours un poison…

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 14:24

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Plutôt que de suivre le chemin équestre, nous poursuivons vers les sommets. Nous passons à côté de serres, puis entre des parcelles cultivées, qui font plaisir à voir.

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Tout est ordonné, et les cultures sont variées : tomates de plein champ, choux, salades...

Que l’on regarde vers la montagne ou vers l’Océan, c’est une mosaïque de “verts” .

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.....en regardant les Hauts

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en regardant les Bas..

Et partout, les gens sont au travail : on replante à la main dans une terre rouge uniforme ( pas de roches) aux sillons réguliers.

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La petite route grimpe et à 967 mètres voilà qu’elle redescend, traverse un radier.

Un homme que nous rencontrons  une centaine après  la ravine, nous explique que nous sommes sur la commune de St Joseph, il suffit de franchir la ravine, pour être dans une autre commune. On ne se fatigue pas à “borner” les terrains à la Réunion. C’est la ravine qui délimite,  ce sont d’ailleurs ces traits continus qui alternent avec trois petits points sur la carte IGN qui le prouvent.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 08:23

Actuellement, la RN3 qui relie St Benoît à St Pierre est bordée de hauts massifs de fleurs violettes. 

Comme il est difficile de s’arrêter dans ces rampes  pour les photographier de près, j’ai dû prendre mon mal en patience.

Et hier, au bord de la ravine de Manapany , dans les hauts, en descendant de voiture pour bavarder avec Jacques Fontaine, un habitant des lieux,  je les ai revues ces superbes fleurs violettes. Elles poussaient le long de la chaussée. J’en ai fait de gros plans.

 tibouchina

Alors voilà, la plante est identifiée : “tibouchina urvilleanna” est son nom latin.

tibouchine 

 Sa floraison peut durer 4 mois. Elle peut atteindre 3 mètres de haut. Les feuilles opposées et veloutées sont ovales. Le limbe vert a des nervures longitudinales. Cette grande  herbe semi ligneuse est originaire du Brésil.

C’est une Melastomatacée. Ses noms vernaculaires sont “Douldoul” ou “Lisandra”  ou “Griffe du Diable”

 

Comme c'est la fin de la floraison, le fossé est jonché de pétales : un joli tapis violet.

tibouchina 1


Sources : L’art du Jardin Créole (Isabelle Hoarau), “Les Sentiers Botaniques à l’île de la Réunion (Yves Buscail et Roger Lavergne) 

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