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21 décembre 2024 6 21 /12 /décembre /2024 12:01

L’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud ne voient pas fleurir certaines plantes au même moment, ni de la même façon.
Ainsi cette petite « Etoile Rouge », le poinsettia, qu’on trouve en pots sur le continent pour l’offrir au réveillon, y fleurit en décembre . Elle doit « grandir » à une température adéquate (18-25°), c’est donc une plante de serre ! Grandir ?  Le poinsettia ne sera jamais un arbuste sous les climats tempérés.

Mais à La Réunion ce poinsettia pousse à l’extérieur, il devient un arbre de 6 mètres de haut et il fleurit évidemment en juin, début de l’hiver austral ! Il serait originaire du Mexique !

C'est une plante d'extérieur !

 

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26 novembre 2024 2 26 /11 /novembre /2024 12:45

Extraction des  huiles essentielles à la Réunion : déjà 42 ans !

Deux chercheurs de la Réunion s’intéressaient déjà en 1982  au développement d’un volet de l’économie qui allait devenir prometteur pour l’île.

C’est ainsi que M.Pierribattesti, universitaire, bientôt rejoint par Marcel Hunez, professeur de lycée,  s’inscrivent dans cette démarche du développement des huiles essentielles.

Ils s’intéressent déjà à la distillation du vétyver en 1982. Le maître-assistant de l’université de la Réunion et l’enseignant très motivés impliquent les élèves du Lycée Amiral Lacaze dans leur démarche.

M. Sisco, assistant parlementaire de Wilfrid Bertile, en février 1983  demande au commissaire de la République, à titre exceptionnel, une subvention pour permettre à M. Pierribattesti de  participer au IXe congrès international des Huiles Essentielles et d'y faire une communication sur le « Lantana Camara » (Corbeille d’or) pour l’intérêt qu’il représente sur le plan chimiotaxonomique. Georges Sisco précise dans son courrier que « la recherche sur les plantes à parfum revêt un caractère très important surtout dans la promotion des richesses naturelles du département."

En avril 1984 M. Pierribattesti et M. Hunez travaillent de concert avec des lycéens et déposent un brevet pour une invention révolutionnaire concernant l’extraction de la vanille à la vapeur d’alcool. En août 1984 un autre brevet est déposé concernant les jus de fruits et les légumes...

Très vite le projet suscite un engouement et un protocole d’accord est proposé à l’Industrielle sucrière de Bourbon en août 1984. Et l’aventure ne s’arrête pas là …(à suivre)

Photos et documents  : Armande Hunez 

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17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 11:55

Le travail du bambou est fastidieux. Les tresseuses de vacoa ou de vétiver ont l’habitude de travailler des brins souples et passer au bambou est un défi : le bambou est un végétal dont le brin est très dur.

Après la récolte, les lanières de bambous sont râpées avec un couteau. Une fois que le nombre de lanières émincées est atteint, on commence le tressage. (cf blog article du 7 mars 2024)

Les tresseuses de Manapany les Hauts , familiarisées à cet artisanat, forment des particuliers, des associations et exposent leur savoir-faire dans diverses manifestations, comme ici à la Fête des Lanternes de Saint Pierre au front de mer en mars 2024.

 

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4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 12:49

Le Parc des Palmiers du Tampon  réserve toujours des surprises ! Les jardiniers ne manquent pas d'imagination. La Nature invite à la Créativité, comme en témoignent ces jolies compositions qu'on croise le long des allées.

                                                               

                                                                                          Photos Véronique Manneville

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12 mars 2024 2 12 /03 /mars /2024 08:09

Le gomphocarpus fructicosus, encore appelé « faux cotonnier » entrevu dans le jardin de Durga à Saint Joseph serait d’après elle, une source de nourriture pour les papillons.

De la famille des apocynaceae, originaire d’Afrique du Sud, cette plante aurait été introduite comme plante d’ornement. Elle est redevenue sauvage et se plaît près des cours d’eau.

Ses fruits sont des capsules gonflées de 4 à 6 cm avec des piquants souples.

Elle aurait des vertus abortives et servirait à soigner les dents…

 

 

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6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 09:22

                        Vue du Relais depuis le cimetière de Petite Ile

Malgré la pluie menaçante, je décide ce jour-là de quitter la ligne des 600 pour accéder à l’antenne relais située en amont évidemment. J’emprunte la petite route qui longe l’épicerie et marche une bonne demi-heure sur la route goudronnée bien abîmée par les intempéries. Ici les cases sont encore de dimension modeste, quelques abris en tôle font office d’abris pour des animaux, des outils de jardin… l’endroit est rural. Mais des voitures il y en a comme toujours beaucoup devant les maisons, ici la camionnette est plus fréquente, sûrement pour le transport des produits maraîchers.

La montée est raide, mais agréable. De la végétation luxuriante colonise les murs, les talus. Les fougères arborescentes se développent avec bonheur depuis que leur espèce est protégée.

A la faveur des conditions pluvieuses, grandissent aussi les feuilles de songe.

Le chouchou est roi… Le bambou que l’on tresse au village y pousse aussi.

Je fais une rapide incursion  dans la petite « impasse du relais » laquelle est bordée de fruitiers, -surtout des agrumes- et permet une vue dégagée sur le littoral.

Je reviens sur mes pas et rejoins la petite route pour remonter plus haut et suivre le chemin de terre à droite qui aboutit à l’antenne relais.

Quelques grands arbres remarquables ont encore leur place le long du chemin.

Et c’est le règne du silence, et des oiseaux… cardinal, martins, zoizos blancs, zoizos verts, tec-tecs…Plus on avance vers l’antenne, plus les chants des oiseaux se multiplient.

Un verger de tangors, des champs cultivés à droite et sur la gauche toujours des cultures au pied des massifs montagneux…

D’ailleurs le sentier qui aboutit ici porte bien le nom « sentier des agriculteurs ».

Une table d’orientation a le mérite d’exister ici mais les cannes empêchent de voir le paysage qui y est décrit.

Un panneau donne le descriptif de l’antenne située plus haut !

Vue depuis l'antenne :

Retour à Manapany-les-Hauts sous une petite « farine » accompagnée par le bruit de l’eau qui dévale de la montagne au milieu de galets…

J’aurai marché une petite heure dans la nature ! Que du bonheur !

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6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 05:05

J’ai été accueillie ce mardi pendant une petite heure dans l’atelier de tressage. La responsable était absente : elle coupait des bambous au Relais avec des stagiaires.
Malgré tout, Sylvie, Gillette, Selène et Jean Pierre, des bénévoles, m’ont proposé une chaise et ont bavardé un brin avec moi pendant qu’ils râpaient des lanières de bambou avec de grands couteaux.

La dureté de ces brins est ce qui m’a le plus impressionné : rien à voir avec la souplesse du vacoa, du vétiver, de la tige d’agapanthe, du jonc et même de l’osier (lequel est humidifié). Pendant tout le temps que nous avons causé, tous les quatre amincissaient des lanières de même dimension avec un énorme couteau de cuisine. Près de 8 minutes pour une seule tige… « Il faut 17 de ces brins pour fabriquer un petit panier à fruits », précise Gillette à Selène. Ces bénévoles les mettent en commun et l’une d’entre elle ensuite s’attelle au tressage.

Une autre découverte : leurs genoux étaient protégés par des linges : on se salit facilement, les échardes peuvent entrer dans le vêtement ou le couteau peut déraper ! Jean Pierre a d’ailleurs failli se faire mal et a bien enveloppé sa cuisse d’une serviette doublée…

J’ai eu des informations sur les finitions : les tiges sont repliées et si elles sont trop dures on peut les amincir, me raconte Sylvie en alliant le geste à la parole. Parfois on termine par un ourlet de vacoa…

Gillette m’explique aussi qu’on peut prendre le brin entier avec le nœud mais il faut bien râper dans le sens qui convient. Ce genre de brin sert à faire de plus grands contenants.

Leur atelier a pu partir en métropole et découvrir le tressage de l’osier dans le Sud de la France. Elles ont aimé le contact avec cette matière.

Quand la cheffe est revenue, on m’a gentiment demandé de laisser la place aux stagiaires, et je n’ai pas osé insister alors que je pensais payer mon adhésion et pouvoir participer à un atelier. Dommage ! Mais je n’étais pas là au bon moment. Je peux comprendre la responsable, un ti guiguine surprise de me voir là !

Retour des stagiaires : leurs tiges coupées à la machette seront divisées en deux puis en quatre avant d’être redécoupées en fine lanières… Au boulot ! ou plutôt « au bambou ! 

Un grand merci à Gillette, Sylvie et Sélène pour leur accueil et ce bon moment de partage !

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28 février 2024 3 28 /02 /février /2024 07:00

En découvrant le vacoa (ou pandanus), on est d’abord séduit par ses racines noueuses, puis on se plaît à regarder les pommes si pittoresques qui pendouillent au milieu des palmes.


Cette fois-ci c’est la floraison de l’arbre qui intrigue. Jamais encore je n’ai vu autant d’inflorescences couvrir les arbres, que ce soit à Grand Anse, ou au sentier Pêcheur de Grand Bois.  Ces fleurs sont semblables à des morceaux d’éponge blanc jaune.

 

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 14:05

Bien que les universitaires préconisent la fécondation naturelle des plantes dans leur milieu naturel, il est des passionnés de Nature qui aiment intervenir dans ce processus pour perpétuer l’espèce…avec un cure-dent et ils contribuent ainsi à leur manière à la protection de la flore.

Il en va ainsi de Nicole et d’une bande qu’elle a initiée à la fécondation du "cryptopus élagus"  : plusieurs déjà comme Sylvain s’essayent à cette technique à laquelle elle les a initiés, technique où il faut faire montre de doigté et de patience.

Régulièrement, les fécondeurs suivent l’évolution de leur travail, et ça marche !

 

A gauche fécondation de Sylvain mi-décembre, à droite 3 janvier.

Pour ceux qui fécondent régulièrement et artificiellement les orchidées de la vanille, - car aucun insecte pollinisateur ne réussit à le faire à la Réunion- on les appelle « les marieurs ».

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 17:42

On la trouve dans les forêts semi-sèches du sud-ouest de l’île, dans les Bas. C’est dans la forêt de Montvert que je l’ai vue pour la première fois. Elle dépasse les végétaux, mais ne s’appuie pas sur un tronc.

https://blog.laneb.re/la-jolivave-une-jolie-liane/

Nicole Crestey qui nous avait fait la liste guidée m'a envoyé ce zoom sur la liane Jolival

 

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