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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 15:19

L’Association Pêcheurs Golet de Grands Bois a repris ses activités et en partenariat avec la municipalité, elle accueille des dizaines d’invités lors de la Journée « Découverte du Patrimoine Local. » En général une à deux fois par mois.

Demain, ce seront une vingtaine de jeunes de la Mission Locale qui auront la chance de vivre cet instant à la Cafrine, après avoir visité les Calbanons sous la houlette de Willy.

Un repas sera partagé et des animations (ateliers de tressage, de cuisine) seront proposées par l’association à l’issue du déjeuner.

Pour ce faire, la journée précédant l’arrivée des convives, c’est toute une troupe de bénévoles qui s’affaire aux Calbanons dans la « salle verte » pour préparer ce moment convivial. Ils étaient une dizaine ce matin à répondre présents à l’invitation de Nicole Abriel, cheville ouvrière des projets.

Il fallait préparer les samoussas, les bonbons piments, les carris, la salade de fruits, les jus de fruits (tamarin, citron…)  …assembler les couverts dans des serviettes, nettoyer les tables…

Les danseurs de Francine Folio ont répété la semaine dernière pour être au point, parfois des musiciens se joignent au groupe…

Mobilisation pour préparer une Journée « Patrimoine » aux Calbanons
Mobilisation pour préparer une Journée « Patrimoine » aux Calbanons
Mobilisation pour préparer une Journée « Patrimoine » aux Calbanons
Mobilisation pour préparer une Journée « Patrimoine » aux Calbanons
Mobilisation pour préparer une Journée « Patrimoine » aux Calbanons
Mobilisation pour préparer une Journée « Patrimoine » aux Calbanons
Mobilisation pour préparer une Journée « Patrimoine » aux Calbanons
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18 novembre 2022 5 18 /11 /novembre /2022 08:50

Une sculpture réalisée par Lionel Lauret en 2020 accueille le visiteur à l’entrée du musée Stella Matutina de Saint Leu

Elle est originale et symbolique car réalisée avec des pièces de métal rappelant le passé de l’usine…

D’ailleurs, l’artiste aurait récupéré tous les objets qu’il a assemblés, dans l’enceinte de l’usine du Gol. Il a utilisé des boulons de toutes tailles, des rondelles, des engrenages, des écrous, une grosse clef, un cadran …

La sculpture appelée « Fleur Bleu Mécanique » fait davantage penser à une femme. De surcroît, des feuilles de palmier en arrière- plan donnent l’illusion d’une jupe végétale qui appartiendrait à l’œuvre… Une association fortuite très esthétique qui allie le patrimoine floral et industriel

 

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 17:14

Derrière ce portail vert flanqué de deux piliers de basalte, se cache une maison à étage de facture très ancienne. Sa toiture à quatre pans est bien rouillée, autrefois elle aurait été couverte de bardeaux.

 La façade quant à elle est toujours couverte de bardeaux, qu’on nomme ici « tavaillons » La charpente aurait été construite avec des bois prélevés dans les hauteurs d’Etang Salé.

Dans son jardin arboré, luxuriant une grande vasque qui devait être un bassin d’eau

Depuis le 28 novembre 1990, cette grande case appelée  « Villa Edwards » située au 130 rue Vergès à Saint Louis est classée « monument historique »

 

L’arrière de cette demeure serait occupée par un grand verger.

Histoire : elle appartenait à la famille De Chatellier de 1847. A 1882. Elle a été vendue au maire de Saint Louis, le médecin Pierre Aubry qui l’a restaurée vers 1882.


Qui en est le propriétaire aujourd’hui ? Sûrement un propriétaire peu présent ou inexistant au vu de l’absence d’animation et de travaux de restauration des lieux.

 

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8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 21:18

La rue commerçante de Cilaos est piétonne à partir de 10h du matin, et les touristes fraîchement débarqués ont coutume de remonter cette rue et d’assaillir les magasins de souvenirs, ou encore  de faire un tour au marché couvert avant de remonter vers l'office de tourisme.

Moi, je  ne peux m’empêcher d’entrer dans la boutique lontan, tenue autrefois par M. Ismaël, lequel est décédé il y a quatre ans déjà. Un vendeur se charge depuis de la liquidation des stocks.
On aimerait trouver la bonne affaire, mais les prix sont encore excessifs, le marchandage fait baisser de très peu les tarifs qu’on nous annonce à l’oral. On y trouve toujours de tout : du tissu, des ustensiles de cuisine, des parapluies, chapeaux, fils de coton, cadres… C’est ici que j’avais acheté mes tambours à broder, et je revois toujours la longue silhouette de l’ancien propriétaire qui aimait vous rechercher dans son bric à brac l’objet qu’on ne trouve parfois qu’ici…

Bientôt la boutique aux étagères hautes en bois encombrées de toutes sortes d’objets perdra de son cachet, à moins qu’un repreneur ait le souci de l’authenticité … ce qui semble illusoire dans ce monde qui veut aller de l’avant et refuse de regarder en arrière… 

 

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7 novembre 2022 1 07 /11 /novembre /2022 22:21

Incompréhensible ! Alors que l’île n’a que peu de passé et de patrimoine, les sites emblématiques qui auraient mérité un peu d’attention des pouvoirs publics sont laissés à l’abandon.

Je suis toujours révoltée par le peu d’intérêt et de considération que suscite l’ancien séminaire. Ce bâtiment situé à l’arrière de l’église a vu passer des générations d'élèves  dont plusieurs ont administré l’île… Aucun d’entre eux n’a réalisé qu’on aurait pu conserver un vestige de ce passé.

Il y a huit ans ...

D’année en année, malgré les alertes répétées sur mon blog, l’endroit s’est dégradé : on aurait au moins pu restaurer la petite tour en bardeaux…

                                                                    De 2014 à 2022

Même le panneau de direction « Chemin du Séminaire » penche dangereusement… L’endroit, il me semble est voué à accueillir « un site funéraire… »

D’accord, on a mis un joli panneau narrant le passé prestigieux du Séminaire, mais  laissé mourir les pierres et bardeaux rappelant ce passé.

 

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 16:42

Un jour, alors que je rendais visite à Nadine, la cousine de Marie-Ange,  près de la Marine Ango, (Saint Philippe)  elle était en train de faire sécher des feuilles pour confectionner des nattes, des tentes, des capelines…

Toute fière, elle me montre aussi un nouveau produit qu’on fait avec les feuilles de vacoa : du papier !

Son association a déposé un projet qui consiste à valoriser autrement la feuille du pandanus : la confection de « papier de vacoa ».

De nombreuses vidéos, de qualité inégale, sont déjà en ligne pour expliquer la fabrication de ce produit inédit.

 

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19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 18:51

Avant que le riz ne soit le féculent le plus utilisé sur l’île, les Réunionnais cultivaient le manioc et le maïs. De nombreux champs étaient plantés de manioc dès les années 1730.

Le sieur de la Bourdonnais aurait fait cultiver, non sans mal, le manioc rapporté du Brésil dans les deux îles (Madagascar et Réunion) afin de prévenir les disettes si fréquentes… « Il fallut même des ordonnances pour assujettir l’habitant à planter 500 pieds par tête d’esclavage. »

Pour en savoir davantage sur l’introduction du manioc à la Réunion,

un site intéressant :http://blogs.histoireglobale.com/le-manioc-racine-dafrique_1572

Une fois le tubercule de manioc récolté, il fallait le râper… Et pour ce faire, les habitants confectionnaient eux-mêmes l’accessoire avec du bois et du métal qu’ils trouaient…ou l’achetaient plus tard dans la « boutik chinois ». On trouve de ces râpes dans différents musées de l’île, notamment dans celui de Grand Bois.

 

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 13:12

Au train où vont les choses, où on bétonne à tout va, il est à craindre qu’un jour, la Réunion assiste impuissante à la disparition de ces boutiques pittoresques tenues par les Chinois.

On y trouve de tout :  aiguille à coudre, boîte d’allumette, râpe à manioc, moules, raquette anti-moustique… Ce sont des familles chinoises qui de génération en génération se transmettent ce petit commerce qui est très prisé en cas d’urgence…

L’endroit ne paye pas de mine, mais on y trouve invariablement un grand comptoir avec une vitrine, et des étagères sur le mur du fond…étagères remplies de bric et de broc, de flacons, de boîtes, de cartons…

Au musée Stella Matutina, on consacre une petite place à ce sujet dans l’espace « Patrimoine » : la « boutik chinois », ou « bazar » fait partie du patrimoine, c’est sûr !

On y apprend que les Chinois arrivent sur l’île en 1844 comme engagés. À la fin de leur contrat, certains deviennent colporteurs. Ce n’est qu’à partir de 1862 qu’ils ont le droit de circuler, et de résider, puis d’installer leur commerce. En 1863, on recense 22 boutiques : ce sont à la fois des épiceries et des débits de boissons. On les voit le plus souvent près des usines, à l’angle des rues…

Autrefois, les gens n’avaient pas de salaire régulier et ceux qui allaient y faire leurs achats avaient droit à un crédit et tous les achats étaient consignés dans un carnet.

Dès 1960, les supérettes puis les supermarchés ont contribué à la fermeture de ces boutiques.

Certaines résistent et c’est une chance. Il serait urgent de les répertorier … Pour les touristes, c’est aussi un passage obligé !

Boutik chinois à l'Entre Deux

                             colporteur (gravure de Roussin)

                          dans une boutait chinois autrefois

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 12:34

Aujourd’hui encore, de nombreuses Réunionnaises prennent plaisir à confectionner des maniques, housses de lits, piquettes, à partir de chutes de tissu colorées.

On utilisait ce principe pour fabriquer des tapis ou couverture qui ne coûtaient pas cher, d’où l’appellation « tapis mendiant ». Nicole m’en explique la technique.

La base de chaque pièce est un hexagone en carton qu’on place sous le morceau de tissu (plus large que le modèle). On coud un ourlet sur toute la surface de cette rosace, puis on en confectionne une deuxième pour le verso. Puis tout est joliment assemblé, toujours à la main. Il suffit d’un fil, d’une aiguille et d’une bonne dose de patience !

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 19:05

Au 80 Bd Hubert Delisle, près du marché forain de Saint Pierre, il existe encore une ancienne villa créole. A l’heure où les promoteurs détruisent tous les anciennes habitations le long du front de mer pour leur substituer des bâtiments à étages impersonnels, certaines résistent et heureusement !

La villa, entourée d’un parc, est belle et semble toujours bien entretenue. En fait, il s’agit du siège de l’administration de la Fondation du Père Favron.

Cette fondation constitue la plus importante structure privée à but non lucratif de gestion d’établissements médico-sociaux de l’île de la Réunion.

 

Case créole sur le Boulevard Delisle !
Case créole sur le Boulevard Delisle !
Case créole sur le Boulevard Delisle !
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