Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:19

… est un projet d’animation locale cher à l’Association « Pêcheurs Golet ».

Aidée financièrement par la CAF, soutenue par le CUCS, le CCAS et la Maire de St Pierre, cette association très dynamique, présidée par Suzy Laurent,  a présenté l’avancée des travaux lors d’une rencontre organisée dans les locaux de la MJC.

Devant une salle comble, qui réunissait tous les acteurs et partenaires de cette opération, Nicole Abriel, cheville ouvrière de cette action,  a commenté un diaporama retraçant les étapes de l'entreprise et les cinq réalisations en cours.

Ces dernières ont ainsi été expliquées à l’assemblée (la démarche de collecte, l’implication de chaque acteur, l’utilisation du matériel … et le contenu de chaque ouvrage. C'était aussi l'occasion de remercier toutes les personnes présentes dans la salle pour leur contribution ( mais aussi les personnes qui n'ont pu se déplacer).

Les recueils :

un livret de 16 recettes de cuisine lontan collectées, (réalisées aux Calbanons et à la Semader avec Tress’eknou et le GEPPH), puis expliquées pas à pas ( photos à l’appui)

P1050650


    un livret répertoriant les Jeux lontan, jeux de société, jeux sportifs…

P1050646

     recueil sur la langue de Grands Bois (proverbes, comptines, romances, devinettes sur les fruits et légumes, expressions utilisées dans le loto quine, les dominos…)avec le concours du Club des Lataniers et de nombreuses personnes de Grand Bois

P1050640

-       un recueil de scènes de vie lontan (photos et textes)

P1050661

 

Au cours de l’exposé, l’auditoire a pu écouter un document sonore qui complète cette action : un CD de chanson créé sur un texte de M. Bassonville autour du thème de la vie lontan.

A l’issue de cette présentation, les présents ont été invités à prendre la parole pour exprimer leur sentiment. L’orchestre Bann Jouar a accompagné le quadrille créole dansé  par huit danseurs de l’association, puis tous les participants ont partagé une collation préparée par les membres de l’équipe.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 18:51

La Maison Folio à HELL- BOURG

A la maison Folio, nous avons pris la visite en cours. Un monde fou, ce jour-là ! Etonnant, en milieu de semaine d’habitude, c’est plus calme. Faut dire que les vacances d'octobre des Réunionnais ne sont pas terminées. Trois guides se relayaient pour assurer… 

Dans la villa, Manmzel Isabelle était en train de lisser les tiges des brèdes - chouchous devant une quinzaine de touristes : elle expliquait que la fibre servait à confectionner des chapeaux, un travail long et fastidieux qui justifie le prix de ces objets. 

 P1130207

Puis, elle a fait deviner les noms des fruits et légumes qu’elle avait disposés sur la table : les graines de moufia (arbre à rafia), la pomme en l’air (qui pousse sur une liane),  le fruit du baobab (encore appelé « pain desinge »), le tamarin, le manioc, la racine de curcuma dont elle a vanté les vertus. Par les temps qui courent, pour soigner les mauvaises toux, elle préconise du lait et du curcuma. C’est radical !Autre propriété du curcuma : c'est un formidable cicatrisant...

 S’ensuit un petit pas de twist avec la brosse-coco ( noix de coco coupée en deux) qui servait à cirer et lustrer les parquets.

Dans la chambre à coucher, nous avons revu les tapis-mendiants qui couvrent le lit à baldaquin, une boîte en marquèterie, les chapeaux en tresses à dents de brèdes chouchous…

Salazie 0042

 

Une deuxième dame nous a fait visiter le jardin avec ses plantes ornementales, aromatiques, ses arbres : un vrai cours de botanique qui fera l’objet d’autres articles sur ce blog.

Puis nous sommes entrés dans une pièce où étaient exposés des objets lontan : réfrigérateur, fers à repasser (ou « caros »), moulin à manioc, râpes, bacs à glaçons en bambou… et même une sorbetière. Dans cette dernière, on mettait des glaçons et du gros sel, et il fallait tourner la manivelle pendant une heure pour que les fruits se transforment en glace.

Salazie 0055 P1130215

P1130213

Un dernier passage dans la cour où il s’agissait d’identifier des bois ( bois de fer, camphrier, bois maigre, bois de natte,  bois de letchi…)

P1130210

Retour dans la case pour un petit topo sur le mobilier.  Plus d’une heure de visite.  On n’est jamais déçu par la Maison Folio : les gens d’ici savent faire partager leur passion pour la Nature et le passé de l’île.

 

Prix de la visite : 5 euros/ adulte

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:58

Encore une "scène lontan" qui ne se pratique plus comme autrefois. Aujourd’hui , on les grille encore, mais au four.

Les anciens utilisaient pour ce faire "une machine à griller" composée d’un tambour qui tourne horizontalement sur un axe, à l’aide d’une manivelle. Dans ce cylindre est aménagée une porte qui permet d’enfourner et de libérer les pistaches. Sous ce tambour, on allume le charbon de bois.

P1030903 

Jean-Paul, (encore lui !), en a fait la démonstration à qui le voulait au « boucan ». Les enfants ravis se tenaient à bonne distance des flammes, assis sur une clôture de bois,  et attendaient le moment de la dégustation.

 P1030905 P1030909

Voilà le moment d'ouvrir la trappe et de récupérer les pistaches avec une pelle en fer.

                        P1030916

Et elles ont quel goût ces pistaches ? Ce que certains « z’oreilles » ignorent, c’est qu’ici à la Réunion, on appelle « pistaches » les arachides ! Quand on ôte la peau grillée, on  est en présence de « cacahuètes » tout simplement.

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:08

Ce dimanche 18 septembre, j’ai assisté avec intérêt à la confection d’un tambour malbar, cet instrument  dont les battements ne peuvent passer inaperçus sur l’île. Dans chaque quartier où ont été édifiés des temples, les cérémonies se succèdent et le tambour est de toutes les fêtes.

      Grâce à quatre bénévoles de l’Association "Pandialé"* de Grands Bois, j’ai pu suivre pas à pas la réalisation du tambour.

P1030886

La peau de cabri est achetée aux abattoirs de St Pierre. Il faut la nettoyer à la cendre et la gratter. Puis on la trempe dans de l’eau et c’est mouillée qu’elle se travaille.

Un morceau de fer plat acheté en quincaillerie est  d’abord façonné de manière à devenir un cercle. On encolle ce support.  La colle est une bouillie de farine et d’eau qu’on a chauffée préalablement.

P1030887

Au milieu du cercle on positionne un second cercle (fer rond de 8 mm) On tend ensuite la peau sur le cercle extérieur , puis commence le travail de fixation des cordes, une tâche qui nécessite beaucoup de force et de savoir-faire .

P1030889 P1030890

Il faut tirer sur les cordes piquées dans la peau en les croisant sur le cercle intérieur, raison pour laquelle les hommes de l’équipe se sont relayés au fil de l’élaboration de l’objet. Pour finir on utilise une deuxième corde de tension qui passe entre les premiers fils, une technique qui ne s’improvise pas.

P1030894

Pandialé : nom d'un divinité indienne qui a aussi donné son nom à la Fête de Pandialé (marche sur le feu) 

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 21:19

 Reconstitution de gestes oubliés dans une exposition commentée par un natif de Grands Bois.

 

Aux Calbanons de la Cafrine, Jean Paul Abriel , guide d’un jour (Jour du Patrimoine 2011) a présenté aux visiteurs des scènes de vie lontan .

P1030810 

Les murs d’une pièce des Calbanons étaient couverts de panneaux de photographies en noir et blanc. Les dames de l’Association "Tress ek nou" de Pêcheurs Golet, natives pour la plupart de Grands Bois, avaient posé pour  immortaliser des gestes quotidiens d’autrefois.

P1030818 

Ainsi,  on observe une scène où Renée trie le riz dans un van en vacoa, 

 P1030812  P1030813

Une fois les grains de café cueillis, torréfiés, on les écrase à la bouteille, ou on les moud avec un moulin à l’instar de Céline, puis c’est au tour de Nicole de faire passer le café dans la grègue.

 P1030814

L’emploi du « caro » ou « fer à repasser » est reproduit par les gestes de Jacqueline et Christine, et on voit sur le même panneau Marie-Rose utiliser la petite machine à coudre.

 P1030816

D’autres photos représentent le tressage et le tissage du vacao ( feuille du pandanus), le râpage du manioc, le balayage de la cour avec le balai-coco, l’allumage de la lampe…

Partager cet article
Repost0
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 13:37

J'ai déjà participé à toutes les sorties proposées (hormis celle concernant la Piraterie). Elles sont toujours passionnantes quel que soit le conférencier, et même en les faisant une deuxième fois, on apprend des choses nouvelles : Rachel et Enis sont intarissables. Si vous avez des amis qui ont envie de découvrir la Réunion sous l'angle historique, c'est le moment de noter ce programme :

Il reste quelques places pour les visites guidées  organisées par le "Pôle Valorisation du patrimoine du service culturel de la ville de Saint-Pierre" .

Samedi 6 août 2011 à 9h, « la pagode chinoise GuanDi »Avec Enis Rockel, guide conférencier régional. RDV : temple Guandi,  rue Marius et Ary Leblond. Tarif : 3 à 5 € par pers.

 Samedi 6 août 2011 à 14h, « Terre Sainte, village de pêcheurs »Avec Enis Rockel, guide conférencier régional. RDV : Office de tourisme de Terre Sainte.Tarif : 4 € par pers.

 Dimanche 7 août 2011 à 9h, « Saint-Pierre à travers l’objectif » (découverte historique et inititation à la photographie) Avec Enis Rockel, guide conférencier régional et François Louis Athénas, artiste photographe professionnel. RDV : Hôtel de ville de Saint-Pierre. Tarif : 3 à 5 € par pers. (il reste quelques places !)

 Mercredi 10 août 2011 à 9h, « Au cœur de la culture créole » (visite des calbanons de Cafrine Grands-Bois + atelier cuisine + repas)Avec Rachel Cardenas, guide conférencière régionale et l’association « Pêcheurs golet » RDV : Calbanons de Cafrine Grands BoisTarif : 20 € par pers (Visite, atelier et repas compris)  (il reste quelques places !)

Mon avis : Il faut y aller absolument, c'est vraiment authentique, vous baignez dans la tradition créole et vous serez des experts du pliage de samoussas !

calbanons bonbons piment et samoussas

 Samedi 13 août 2011 à 9h, « Panorama de l’histoire de la piraterie aux Antilles et dans l’Océan Indien, des origines à la mort de la Buse » (conférence sur la plage)Avec Rachel Cardenas, guide conférencière régionale. RDV : devant office de tourisme de Terre Sainte (emmenez une serviette)Tarif : 3 à 5 € par pers.

 Dimanche 14 août 2011 à 9h, « Mahavel, Pays des vivres » (une balade à la Ravine des Cabris)Avec Enis Rockel, guide conférencier régional. RDV : Théâtre de Pierrefonds

 

Réservation au 02 62 96 29 10 ou 06 92 91 01 48 ou à valorisation-patrimoine@mairie-saintpierre.fr

 

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:34

 J’ai profité du déplacement à la Fête des Goyaviers à la Plaine des Palmistes pour faire un tour au Domaine des Tourelles. Mais en raison de la manifestation qui se déroulait Bassin Cadet, seuls quelques ateliers étaient ouverts.

Je suis montée vers le parking, en direction de l’immense bâtisse flanquée de deux tours. C’était la maison de campagne d’un certain M. Alexis Jean de Villeneuve, riche propriétaire terrien de St Benoît. Le bâtiment date de 1929.

Domaine des Tourelles (6)

Géré par le Conseil Général, le lieu est aujourd’hui destiné à la promotion des Métiers d’Art. Derrière le  bâtiment central, une allée qui dessert des maisonnettes où se déroulent par exemple des activités comme  le tissage de vacoa …

Domaine des Tourelles Domaine des Tourelles (2)

Pôle d’animation autour  du « végétal », le domaine permet  la découverte d’ essences diverses comme le géranium, le vétiver,  qui ont fait la richesse de l’île le siècle dernier, la dégustation de thé, une expo de l’ONF dans le Kiosque de la Forêt …

Domaine des Tourelles (3)

Dans le bâtiment central, qui fait office de boutique, on peut se laisser guider pour comprendre la fabrication et l’histoire des produits qui y sont présentés. On peut y trouver de la documentation, des objets à acheter.

 La veuve de M.de Villeneuve avait vendu la propriété à la FOL ( Fédération des Oeuvres Laïques) qui y accueillait des colonies de vacances.

Domaine des Tourelles (4)

Le Conseil Général  a racheté le Domaine, et démoli l’ancienne construction pour la reconstruire à l’identique. Seul le carrelage est d’origine, c’est d’ailleurs ce qui frappe en entrant.

Domaine des Tourelles (5)

Partager cet article
Repost0
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:44

Une fois de plus, l’Association dynamique des "Pêcheurs Golet" s’est mobilisée autour d’un projet visant à perpétuer la tradition. La valorisation du patrimoine, sous toutes ses formes  et la rencontre des générations et des quartiers est une priorité de cette équipe.

  C’est dans cet esprit qu’a été organisée une matinée pédagogique avec des enfants aux Calbanons de la Cafrine. Deux classes de CP de l’Ecole Raymond Mondon, accompagnées de leurs enseignantes, Mmes Daisy Barret et Corinne Lallemand, et de parents d’élèves, sont passées sous la  quatre-voies pour monter à pied à la Cafrine.

accueil

Là, les 33 écoliers  ont été accueillis dans la salle verte, puis répartis en 3 groupes tournants  pour vivre une matinée inédite.

Dans le premier atelier, Jacqueline C.  Martine et Fabienne présentaient une quinzaine de légumes et une trentaine de fruits qu’elles avaient glanés dans les vergers privés et acheté au marché : un régal pour les yeux et les papilles !

ecole Mondon aux Calbanons (9) ecole Mondon aux Calbanons (10)

Tout en nommant les produits, les animatrices coupaient le kambar en deux pour montrer sa couleur mauve, ou la sapote pour faure réagir sur sa texture surprenante.

Les petits ont ainsi appris à manger les prunes malgaches (après les avoir bien triturées, chose  nécessaire, explique Martine). Ils ont aussi pu consommer de la barbadine mûre à la cuillère, des morceaux  de goyaves, des jujubes. Après avoir touché la peau veloutée des mambolos, ils ont pu en déguster la chair trop parfumée au goût de certains…

ecole Mondon aux Calbanons (12) ecole Mondon aux Calbanons (7)

Dans le dernier atelier, Nicole et moi-même, avons joué avec les enfants à associer le nom et l’image des produits, un exercice d’observation, de mémorisation et de lecture ! Tous se sont appliqués et ont mutualisé leurs connaissances.

ecole Mondon aux Calbanons (2) ecole Mondon aux Calbanons (8)

ecole Mondon aux Calbanons (4)

Apprendre en s’amusant, quel bonheur ! Parfois on hésitait : souvent on confondait le fruit à pain et le jaque en raison de leur forme et de leur couleur. Dans un groupe, un enfant a demandé : « Où est le mot aubergine ? ». Forcément ! « aubergine » ne se trouvait pas sur les étiquettes, il fallait choisir le mot créole « bringelles ».

 

ecole Mondon aux Calbanons (5) ecole Mondon aux Calbanons (3)

ecole Mondon aux Calbanons (11)

 

Nicole Abriel  avait imaginé, avec l’équipe, une série de devinettes  et de charades sur les fruits etlégumes. Assis devant les calbanons,  les marmailles très attentifs ont bien participé et ont toujours réussi à trouver les réponses attendues.

De leur côté, Renée, Ginette, Sarah et  Laurence, qui avaient préparé du manioc sucré, des chips de patate douce ont invité les enfants à les goûter. Elles leur ont également servi du  jus de carambole frais. 

  P1090836 ecole Mondon aux Calbanons (6)

 

  Pendant ce temps, Laurent, passionné d’histoire locale,  natif de Grands Bois,  leur a fait visiter les salles d’exposition en contant l’histoire de son quartier, en commentant les maquettes, les photos d’archives et en répondant aux questions des enfants.

ecole Mondon aux Calbanons (13)

Une journée riche en informations pour des enfants très réceptifs. Que de choses à raconter à la maison !

Partager cet article
Repost0
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:08

Billet d’humeur.

 

J’ai du mal à comprendre… Voilà au Tampon, sur la rue principale, la rue Hubert Delisle, à l’angle de la rue qui descend vers le marché forain, une jolie case en bardeaux actuellement occupée par un cabinet de psychologues. Elle est située sur un terrain que personne n’entretient vraiment, ce qui m’a déjà grandement étonnée.

 

P1080969

 

Mais qu’est-ce qui pousse donc les propriétaires à vendre ce patrimoine, et surtout à le démolir ? Sûr que la rentabilité prime sur la sauvegarde des bâtiments anciens ! Vrai aussi que le Tampon n’est pas classé « village créole » mais est-ce une raison pour détruire ces vestiges ? La politique de subventionnement pour retaper les cases anciennes ici n’a pas dû intéresser les concernés. C’est regrettable ! Du moins, si elle disparaît, cette case pittoresque survivra dans mon blog !

 

P1090623

 N’empêche que ça me révolte ! Que ce soit au Tampon ou à Saint Pierre, que font donc les défenseurs du patrimoine pour empêcher la destruction de ces témoins du passé ?

 

A St Pierre, actuellement le front de mer est aussi le règne du bulldozer : on remplace les petites cases et les parkings par de grands immeubles.

Les promoteurs à Saint Pierre ont même eu l'audace - et l'autorisation- de cacher une cheminée historique, en face de la Place des Victoires...

Avec ça, on a classé l'île au Patrimoine Mondial de l'Unesco : on sauve effectivement l'environnement, mais les bâtiments n'en font-ils pas partie ?

 

Partager cet article
Repost0
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 15:33

 Lors de notre excursion dans le Sud Sauvage, à Grand Coude, l’association Pêcheurs Golet nous a emmenés un endroit charmant que son propriétaire Johnny Guichard nous a fait découvrir.

 P1080850

A l’entrée, un petit parking sur l’herbe, où le bus a pu se garer. On entre dans ce lieu par une allée bordée de bambous, au pied desquels pousse "le muguet péi". 

P1080854

Puis le maître des lieux nous explique le jeu de mots « en champ thé » en nous faisant remarquer que l’écriture de la pancarte est faite en graines de thé. De grands arbres ombragent l’endroit : ce sont des théiers. Si on ne les taille pas ces arbres peuvent atteindre une hauteur de 20 mètres !

P1080855 P1080858

P1080914 P1080917

P1080864M. Guichard, nous invite à le suivre. Nous sommes devant une parcelle cultivée : du géranium, des choux, des stévias, des piments… poussent ici et on s’interdit  d‘utiliser des désherbants, d’où l’emploi de la feuille de plastique à la racine des plants. L’homme nous explique qu’il plante 4 types de géraniums : le géranium rosat (utilisé pour la distillation, et vendu comme fixateur de parfums, ou comme essence), le géranium poivré, le géranium citronnelle, le géranium au parfum de menthe : il distribue  des feuilles qu’il nous demande de froisser pour en sentir le parfum.

Dans les années 70 on donnait aux agriculteurs 3000 francs pour arracher les géraniums et 5000 francs pour replanter autre chose. Et maintenant on fait marche arrière, et on subventionne de nouveau la plantation de géranium…

P1080894

Quelques bizarreries nous intriguent, comme le stévia dont les feuilles sont sucrées -  la plante est utilisée comme édulcorant - et  comme ces piments en forme de cloches, d’ailleurs appelés « piments-cloches »

 

P1080886

Nous poursuivons notre balade jusqu’à l’alambic. Là, notre guide explique comment on distille le géranium. Et très pédagogue, il fait la comparaison entre le caféier et le théier qu’il a fait pousser là en nous demandant d’observer les feuilles.

P1080891

Non loin de là, des habitués des lieux sont en train de couper des brèdes chouchous. Il laisse aussi dans sa petite exploitation quelques bringelliers marrons (portant considérés comme peste végétale) car ces arbustes servent de tonnelle aux chouchous.

P1080902 P1080907

Devant les remparts, dans cette végétation verte, domestiquée et sauvage à la fois,  se découpe un bel arbuste aux fruits rouges : ce sont des « tomates cerises ».

Un peu plus loin, M. Guichard vient de replanter des pieds de songe qu’il a associé à des choux.

P1080900

P1080898

On y voit aussi des feuilles de citronnelle ainsi qu’un un parterre d’agapanthes dont les tiges servaient autrefois à fabriquer des chapeaux, me confie Mme Abriel.

P1080882 P1080883

 

Nous terminons la visite guidée dans un sous-bois, très ombragé par de hauts théiers qui se sont greffés les uns aux autres par simple contact. Les troncs de certains théiers ont une écorce toute douce. Là, notre guide ramasse sur le sol des graines qui ont déjà germé pour nous les montrer. Le théier ne se bouture pas, il se régénère grâce aux semis.

P1080908

Après cette demi-heure très instructive, il nous invite à nous promener dans le labyrinthe des P1080912théiers. Chacun y fait un petit circuit, il n’est pas facile de s’y perdre, toutes les petites allées convergent et quand une quarantaine de personnes y bavardent, on ne se sent nullement abandonné ! Il y fait bon déambuler, car le terrain n’est pas trop accidenté. Et par les fortes chaleurs de décembre, il doit y faire plus frais que sur la côte !

A l’issue de la visite, nous avons eu droit à une dégustation de thé blanc. Et ceux qui le souhaitaient ont pu acheter des essences, du thé, du miel, et même des chouchous ou des brèdes.  

 

P1080923

On est agréablement surpris par la variété des informations qu'on glane en venant ici ! Si "le thé" est le sujet essentiel de la  visite, on comprend très vite pourquoi notre hôte veille aussi  à faire connaître les autres plantes locales qui ont fait l'histoire de Grand Coude. D'ailleurs, ce jardin s'appelait jusqu'en 2005 "labyrinthe des sens" !

 

Partager cet article
Repost0