A l'occasion d'une sortie organisée par la dynamique association "Université du Sud Pour Tous" une quarantaine de personnes ont pu découvrir les splendides villas créoles de Saint Denis situées pour la plupart dans la Rue de Paris.

Cette maison créole construite au début du XIXème siècle, n’avait qu’un rez de chaussée en 1820, était construite en bois, et était couverte d’un toit à quatre pans percé de lucarnes. Au fond de cette parcelle qui appartenait à Ephémie Calvet se trouvaient des dépendances.
Elle change de propriétaire en 1827, 1840, 1844, 1868. Mais c’est à Raphaël Carrère, riche négociant en sucre, qui en fait l’acquisition en 1905 qu’elle doit son nom actuel. M. Raphaël Carrère et son épouse Amélie la transforment, ajoutent un étage de facture classique avec des fenêtres séparées par des pilastres formant cinq travées.
En 1961, la maison est rachetée par le maire de Sainte Marie, M. Yves Bédier. Toute la propriété est inscrite en 1998 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Depuis 2001, c’est la Cinor (Communauté Intercommunale du Nord de la Réunion) qui l’achète et y entreprend des travaux de restauration.
Un site intéressant pour voir l’état dans lequel était la maison avant restauration :
http://fr.structurae.de/photos/index.cfm?JS=72321
Voilà deux mois que cette villa abrite l’Office de Tourisme Intercommunal du Nord de la Réunion.
Elle est ouverte au public de 9h à 17h30. Prix d’entrée 3 €. (visite guidée 4 €) S’y trouve une exposition permanente intitulée "La Rue de Paris : familles créoles entre jardins et arrière-cours"


Ces deux portes fermaient la salle à manger de l’ouest, les vitres étaient recouvertes de vitrophanies, dessins sur un film, collé sur la vitre, représentant les Quatre Saisons sous forme d’allégories Seules les figures du Printemps et de l’Eté ont pu être préservées.
Vitrophanie, Art Nouveau

blanches soutiennent





ancienne sucrerie. Une cheminée carrée qui servait aussi de belvédère s'élève toujours à l'angle sud-ouest.
Mme Hoareau nous a fait traverser le sous-bois pour nous faire faire le tour de la ruine, au fond, près de la cheminée, on voit encore l'ancienne chaudière.
Puis notre hôtesse nous a montré un bâtiment
l’aloès et les canaux qui amenaient l’eau.
bureau. Là, le maître des lieux donnait les instructions à ses ouvriers. Sa place surélevée se justifie par la raison qu’il fallait que le patron soit entendu et vu par la masse des employés, et Mme Horeau d’ajouter que les plantes étaient
bien moins hautes autrefois, et ainsi le maître pouvait voir très loin à quelles occupations vaquaient – ou ne vaquaient pas - les hommes.
Rivière des Galets s'est écroulé au passage d'un cyclone.
Il est fermé au public :

"Les mouches bleues."

Deux membres de l’association AR…. Nous donnent des informations sur la lentille, ses variétés, sa culture, sa récolte. Puis nous nous approchons de la place réservée au battage. Deux hommes saisissent une perche de filaos d’environ 3 mètres et frappent en alternance sur un tas de plantes sèches. Normalement c’étaient 4 personnes qui effectuaient cette tâche, me confie un promeneur. Les deux hommes travaillent en cadence, la poussière vole. Cela nous rappelle la fenaison, l’ odeur d’herbe séchée. Janick, un des batteurs, nous expliquent qu’il
