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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 11:19

Deux photos que j’ai prises la semaine dernière  au Tampon me semblent très proches : d’abord, c’est celle d’un margouillat qui a fini ses jours dans le chambranle d’une de nos porte-fenêtres puis, celle d’une vieille case qu’on désosse dans la rue Hubert Delisle.

 squelette de margouillat

case démolition 2

On ne peut rien contre le temps. Le sort du margouillat me laisse quelque peu indifférente parce qu’e toute une famille de ces reptiles a pris ses quartiers dans notre maison. Je ne suis pas déçue de la disparition d’un membre de cette famille dont les éléments quoique fort utiles laissent souvent des crottes sur les murs blancs. Même mes nappes en gardent des traces indélébiles.

 case démolition

Mais la destruction d’une vieille case, qui aurait mérité une restauration plutôt qu’une démolition me chagrine énormément. Encore un élément architectural du Tampon qui disparaît au profit d’un immeuble qui s’est littéralement collé au trottoir dans la rue descendant vers le marché couvert. Une mort annoncée qui aurait pu être évitée. Quand les termites sont dans le bois, on peut changer la charpente. Enfin, tout le monde ne raisonne pas comme moi…

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 14:08

Classée aux Monuments Historiques depuis 1998, la sucrerie de Pierrefonds, ne semble pas intéresser les élus.

D’année en année, elle se dégrade davantage, alors qu’elle pourrait être valorisée.  La municipalité saint-pierroise vise souvent la rentabilité au détriment de la préservation des sites.

                Pierrefonds 2008

                La sucrerie 10 ans après son classement en Monument Historiques (2008)

Pourquoi ne pas tirer parti de ces murs qui ont une histoire à raconter ?

 

En Allemagne,  à Bochum (dans la Ruhr, pays du charbon) ou à Voelklingen ( bassin de la sidérurgie en Sarre) , par exemple, on transforme les friches industrielles en musées, ou centres artistiques.

Bien sûr, on restaure actuellement la sucrerie de Grands Bois, mais celle de Pierrefonds mériterait aussi qu’on lui redonne un cachet avant qu’elle ne tombe aux mains de promoteurs peu scrupuleux.

 

Les vieilles pierres n’intéressent pas Saint Pierre. L’immobilier et les grandes surfaces, voilà qui rapporte… Que font donc les représentants  à la culture ?  Après eux le déluge, ou plutôt … le néant.

P1130352 P1130356

Les bâtiments de l'usine 14 ans après leur classement ! Quel gâchis !

 

Extrait du site des Monuments classés de St Pierre 

 

http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-saint-pierre-974.html
 

 

Ancienne usine de Pierrefonds

Sucrerie (3e quart 19e siècle)

Ancienne usine, y compris son terrain d'assiette (cad. IH 0008) : inscription par arrêté du 22 octobre 1998

L’usine de Pierrefonds a été avec l’usine des Casernes et celle de Grands-Bois une des plus importantes usines de Saint-Pierre. Créée avant 1837 par Lebidan, l’usine de Pierrefonds fonctionne alors grâce à une machine à vapeur complétée par une roue hydraulique prenant son eau dans le canal Saint-Etienne. Les bâtiments actuels existaient en 1871, ils ont servi jusqu’à l’arrêt de l’usine en 1969. Deux bâtiments principaux en maçonnerie sont implantés sur le site : l’usine proprement dite, grand bâtiment en T, qui renferme les moulins, machines à vapeur, roue hydraulique, ainsi que l’ensemble des cuves, évaporateurs, malaxeurs et centrifugeuses nécessaires à la production du sucre ; le second bâtiment, au nord-est, est constitué de trois corps de bâtiments s’articulant autour d’une cour carrée et abritait une distillerie. Derrière l’usine sont installés les écuries et les parcs à boeufs. Au sud-ouest se trouvent les bâtiments administratifs et les magasins. Le camp des engagés entoure le site vers l’est et le sud. L’ensemble des bâtiments est bien construit, en maçonnerie, sobrement décoré. Il s’articule autour de la plate-forme de réception de la canne, près de laquelle se trouve un bassin circulaire (abreuvoir) , construit dans l’axe de l’usine.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:39

Réponse 1 : Les trois oiseaux endémiques de la Réunion sont par exemple le tuit-tuit, le tec-tec, le pétrel de Barau.

( l'oiseau -la-vierge, le merle pays, l'oiseau vert, le pétrel de Bourbon, la papangue sont également endémiques)

Réponse 2 : le caméléon a cinq doigts

Réponse 3 : L'endormi change de couleur

Réponse 4 : Le tuit-tuit niche dans les hauts, (dans la forêt de Roche Ecrite)

Réponse 5 : On soigne les tortues à Kélonia

Réponse 6 : Le paille en queue mange des poissons

Réponse 7 : le merle maurice, ou bulbul condé est l'oiseau dévastateur de cultures

Réponse 8 : le cochon d'inde est l'intrus

Réponse 9 : le seul rapace de la Réunion est la papangue

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:15

Pour les fêtes le quartier de la Mairie de St Pierre est joliment éclairé : le bâtiment est couvert de guirlandes lumineuses qui tombent en cascades le long de la façade.

Dans le parc, des lignes d'ampoules forment des palmiers.  

Photos Jacqueline 3 009

L'Hôtel de ville, ce bâtiment du 18e siècle  dont la construction a été décidée le 8 septembre 1736, est situé sur un terrain acquis par la Compagnie des Indes en 1732. 

Photos Jacqueline 3 010

     La façade et les toitures de ce bâtiment ont été classées en 1982 par les Monuments Historiques.
A l'origine, sur ce terrain situé à quelques pas de la mer, se trouvaient des bâtiments administratifs et des entrepôts.     Photos Jacqueline 3 011

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:19

… est un projet d’animation locale cher à l’Association « Pêcheurs Golet ».

Aidée financièrement par la CAF, soutenue par le CUCS, le CCAS et la Maire de St Pierre, cette association très dynamique, présidée par Suzy Laurent,  a présenté l’avancée des travaux lors d’une rencontre organisée dans les locaux de la MJC.

Devant une salle comble, qui réunissait tous les acteurs et partenaires de cette opération, Nicole Abriel, cheville ouvrière de cette action,  a commenté un diaporama retraçant les étapes de l'entreprise et les cinq réalisations en cours.

Ces dernières ont ainsi été expliquées à l’assemblée (la démarche de collecte, l’implication de chaque acteur, l’utilisation du matériel … et le contenu de chaque ouvrage. C'était aussi l'occasion de remercier toutes les personnes présentes dans la salle pour leur contribution ( mais aussi les personnes qui n'ont pu se déplacer).

Les recueils :

un livret de 16 recettes de cuisine lontan collectées, (réalisées aux Calbanons et à la Semader avec Tress’eknou et le GEPPH), puis expliquées pas à pas ( photos à l’appui)

P1050650


    un livret répertoriant les Jeux lontan, jeux de société, jeux sportifs…

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     recueil sur la langue de Grands Bois (proverbes, comptines, romances, devinettes sur les fruits et légumes, expressions utilisées dans le loto quine, les dominos…)avec le concours du Club des Lataniers et de nombreuses personnes de Grand Bois

P1050640

-       un recueil de scènes de vie lontan (photos et textes)

P1050661

 

Au cours de l’exposé, l’auditoire a pu écouter un document sonore qui complète cette action : un CD de chanson créé sur un texte de M. Bassonville autour du thème de la vie lontan.

A l’issue de cette présentation, les présents ont été invités à prendre la parole pour exprimer leur sentiment. L’orchestre Bann Jouar a accompagné le quadrille créole dansé  par huit danseurs de l’association, puis tous les participants ont partagé une collation préparée par les membres de l’équipe.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 18:51

La Maison Folio à HELL- BOURG

A la maison Folio, nous avons pris la visite en cours. Un monde fou, ce jour-là ! Etonnant, en milieu de semaine d’habitude, c’est plus calme. Faut dire que les vacances d'octobre des Réunionnais ne sont pas terminées. Trois guides se relayaient pour assurer… 

Dans la villa, Manmzel Isabelle était en train de lisser les tiges des brèdes - chouchous devant une quinzaine de touristes : elle expliquait que la fibre servait à confectionner des chapeaux, un travail long et fastidieux qui justifie le prix de ces objets. 

 P1130207

Puis, elle a fait deviner les noms des fruits et légumes qu’elle avait disposés sur la table : les graines de moufia (arbre à rafia), la pomme en l’air (qui pousse sur une liane),  le fruit du baobab (encore appelé « pain desinge »), le tamarin, le manioc, la racine de curcuma dont elle a vanté les vertus. Par les temps qui courent, pour soigner les mauvaises toux, elle préconise du lait et du curcuma. C’est radical !Autre propriété du curcuma : c'est un formidable cicatrisant...

 S’ensuit un petit pas de twist avec la brosse-coco ( noix de coco coupée en deux) qui servait à cirer et lustrer les parquets.

Dans la chambre à coucher, nous avons revu les tapis-mendiants qui couvrent le lit à baldaquin, une boîte en marquèterie, les chapeaux en tresses à dents de brèdes chouchous…

Salazie 0042

 

Une deuxième dame nous a fait visiter le jardin avec ses plantes ornementales, aromatiques, ses arbres : un vrai cours de botanique qui fera l’objet d’autres articles sur ce blog.

Puis nous sommes entrés dans une pièce où étaient exposés des objets lontan : réfrigérateur, fers à repasser (ou « caros »), moulin à manioc, râpes, bacs à glaçons en bambou… et même une sorbetière. Dans cette dernière, on mettait des glaçons et du gros sel, et il fallait tourner la manivelle pendant une heure pour que les fruits se transforment en glace.

Salazie 0055 P1130215

P1130213

Un dernier passage dans la cour où il s’agissait d’identifier des bois ( bois de fer, camphrier, bois maigre, bois de natte,  bois de letchi…)

P1130210

Retour dans la case pour un petit topo sur le mobilier.  Plus d’une heure de visite.  On n’est jamais déçu par la Maison Folio : les gens d’ici savent faire partager leur passion pour la Nature et le passé de l’île.

 

Prix de la visite : 5 euros/ adulte

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:58

Encore une "scène lontan" qui ne se pratique plus comme autrefois. Aujourd’hui , on les grille encore, mais au four.

Les anciens utilisaient pour ce faire "une machine à griller" composée d’un tambour qui tourne horizontalement sur un axe, à l’aide d’une manivelle. Dans ce cylindre est aménagée une porte qui permet d’enfourner et de libérer les pistaches. Sous ce tambour, on allume le charbon de bois.

P1030903 

Jean-Paul, (encore lui !), en a fait la démonstration à qui le voulait au « boucan ». Les enfants ravis se tenaient à bonne distance des flammes, assis sur une clôture de bois,  et attendaient le moment de la dégustation.

 P1030905 P1030909

Voilà le moment d'ouvrir la trappe et de récupérer les pistaches avec une pelle en fer.

                        P1030916

Et elles ont quel goût ces pistaches ? Ce que certains « z’oreilles » ignorent, c’est qu’ici à la Réunion, on appelle « pistaches » les arachides ! Quand on ôte la peau grillée, on  est en présence de « cacahuètes » tout simplement.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:08

Ce dimanche 18 septembre, j’ai assisté avec intérêt à la confection d’un tambour malbar, cet instrument  dont les battements ne peuvent passer inaperçus sur l’île. Dans chaque quartier où ont été édifiés des temples, les cérémonies se succèdent et le tambour est de toutes les fêtes.

      Grâce à quatre bénévoles de l’Association "Pandialé"* de Grands Bois, j’ai pu suivre pas à pas la réalisation du tambour.

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La peau de cabri est achetée aux abattoirs de St Pierre. Il faut la nettoyer à la cendre et la gratter. Puis on la trempe dans de l’eau et c’est mouillée qu’elle se travaille.

Un morceau de fer plat acheté en quincaillerie est  d’abord façonné de manière à devenir un cercle. On encolle ce support.  La colle est une bouillie de farine et d’eau qu’on a chauffée préalablement.

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Au milieu du cercle on positionne un second cercle (fer rond de 8 mm) On tend ensuite la peau sur le cercle extérieur , puis commence le travail de fixation des cordes, une tâche qui nécessite beaucoup de force et de savoir-faire .

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Il faut tirer sur les cordes piquées dans la peau en les croisant sur le cercle intérieur, raison pour laquelle les hommes de l’équipe se sont relayés au fil de l’élaboration de l’objet. Pour finir on utilise une deuxième corde de tension qui passe entre les premiers fils, une technique qui ne s’improvise pas.

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Pandialé : nom d'un divinité indienne qui a aussi donné son nom à la Fête de Pandialé (marche sur le feu) 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 21:19

 Reconstitution de gestes oubliés dans une exposition commentée par un natif de Grands Bois.

 

Aux Calbanons de la Cafrine, Jean Paul Abriel , guide d’un jour (Jour du Patrimoine 2011) a présenté aux visiteurs des scènes de vie lontan .

P1030810 

Les murs d’une pièce des Calbanons étaient couverts de panneaux de photographies en noir et blanc. Les dames de l’Association "Tress ek nou" de Pêcheurs Golet, natives pour la plupart de Grands Bois, avaient posé pour  immortaliser des gestes quotidiens d’autrefois.

P1030818 

Ainsi,  on observe une scène où Renée trie le riz dans un van en vacoa, 

 P1030812  P1030813

Une fois les grains de café cueillis, torréfiés, on les écrase à la bouteille, ou on les moud avec un moulin à l’instar de Céline, puis c’est au tour de Nicole de faire passer le café dans la grègue.

 P1030814

L’emploi du « caro » ou « fer à repasser » est reproduit par les gestes de Jacqueline et Christine, et on voit sur le même panneau Marie-Rose utiliser la petite machine à coudre.

 P1030816

D’autres photos représentent le tressage et le tissage du vacao ( feuille du pandanus), le râpage du manioc, le balayage de la cour avec le balai-coco, l’allumage de la lampe…

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 13:37

J'ai déjà participé à toutes les sorties proposées (hormis celle concernant la Piraterie). Elles sont toujours passionnantes quel que soit le conférencier, et même en les faisant une deuxième fois, on apprend des choses nouvelles : Rachel et Enis sont intarissables. Si vous avez des amis qui ont envie de découvrir la Réunion sous l'angle historique, c'est le moment de noter ce programme :

Il reste quelques places pour les visites guidées  organisées par le "Pôle Valorisation du patrimoine du service culturel de la ville de Saint-Pierre" .

Samedi 6 août 2011 à 9h, « la pagode chinoise GuanDi »Avec Enis Rockel, guide conférencier régional. RDV : temple Guandi,  rue Marius et Ary Leblond. Tarif : 3 à 5 € par pers.

 Samedi 6 août 2011 à 14h, « Terre Sainte, village de pêcheurs »Avec Enis Rockel, guide conférencier régional. RDV : Office de tourisme de Terre Sainte.Tarif : 4 € par pers.

 Dimanche 7 août 2011 à 9h, « Saint-Pierre à travers l’objectif » (découverte historique et inititation à la photographie) Avec Enis Rockel, guide conférencier régional et François Louis Athénas, artiste photographe professionnel. RDV : Hôtel de ville de Saint-Pierre. Tarif : 3 à 5 € par pers. (il reste quelques places !)

 Mercredi 10 août 2011 à 9h, « Au cœur de la culture créole » (visite des calbanons de Cafrine Grands-Bois + atelier cuisine + repas)Avec Rachel Cardenas, guide conférencière régionale et l’association « Pêcheurs golet » RDV : Calbanons de Cafrine Grands BoisTarif : 20 € par pers (Visite, atelier et repas compris)  (il reste quelques places !)

Mon avis : Il faut y aller absolument, c'est vraiment authentique, vous baignez dans la tradition créole et vous serez des experts du pliage de samoussas !

calbanons bonbons piment et samoussas

 Samedi 13 août 2011 à 9h, « Panorama de l’histoire de la piraterie aux Antilles et dans l’Océan Indien, des origines à la mort de la Buse » (conférence sur la plage)Avec Rachel Cardenas, guide conférencière régionale. RDV : devant office de tourisme de Terre Sainte (emmenez une serviette)Tarif : 3 à 5 € par pers.

 Dimanche 14 août 2011 à 9h, « Mahavel, Pays des vivres » (une balade à la Ravine des Cabris)Avec Enis Rockel, guide conférencier régional. RDV : Théâtre de Pierrefonds

 

Réservation au 02 62 96 29 10 ou 06 92 91 01 48 ou à valorisation-patrimoine@mairie-saintpierre.fr

 

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