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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 20:08

 Un monument historique qui ne se visite pas…P1140396 zip
Le phare de Sainte-Suzanne est le dernier de l'île de La Réunion depuis que celui de laP1140400 zip Rivière des Galets s'est écroulé au passage d'un cyclone.
Il mesure 20,25 mètres et sa hauteur au dessus de la mer est de 40 mètres. Il a été construit en 1845 et mis en service le 15 octobre 1846.
De nombreux gardiens s'y sont succédé. Ils devaient se relever toutes les quatre heures pour remonter le contrepoids permettant de faire tourner la cellule autour de l'ampoule. Ils vérifiaient en même temps le groupe électrogène manuel et tournaient, le cas échéant, la tour de manivelle. Le dernier d'entre eux, M. Baillif a rendu la clé en 1985.
Depuis, le phare est automatisé.


Malgré le fonctionnement en continu du phare jusqu’en 1984, plusieurs naufrages ont tout de même eu lieu. Le plus impressionnant fut sans conteste celui de l’Adour, un navire postal de 4000 tonnes qui échoua le 23 Janvier 1913 à Bois Rouge.

Depuis 1970, le phare de Bel Air demeure le seul bâtiment de cette utilité sur l’île. En 1989 un système de commande automatisé avec l’équipement optique a été installé pour permettre sa performance autonome. Par temps clair, le feu blanc du phare peut être aperçu à 28 kilomètres,


P1140391 zipIl est fermé au public :
12 marches de fer puis 76 marches de bois en spirale mènent au sommet. Mais on ne peut pas y accéder... or  cet endroit très pittoresque et calme  attire une foule de promeneurs et de cyclistes.


Le 25 septembre dernier, le Maire de Sainte Suzanne , a inauguré les salles restaurées du phare de Bel Air. Ce dernier  étant le seul phare inscrit « monument historique »de l’Ile de La Réunion, doit devenir ou redevenir un point majeur culturel pour la ville.
La tour est accolée  à un bâtiment rectangulaire  comprenait le logement du gardien, une salle pour le personnel de passage et une salle des machines. Les trois salles principales ont été rénovées par la municipalité  pour accueillir des expositions.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 10:59

Dans le cirque de Salazie, à 930 m d’altitude,  il est un petit village appelé Hell Bourg  (en souvenir de M. Hell,  gouverneur  de l’île en 1838 ) Ici de nombreux curistes affluèrent pour prendre les eaux, aujourd’hui il ne reste que quelques ruines de ces thermes, mises en valeur par les plantations de l’ONF. On peut y accéder en descendant la rue principale puis en empruntant le chemin de la gendarmerie. Un sentier aménagé bordé de fleurs y conduit. (comptez 30 minutes aller-retour)

2009-decembre 0093 
Descente d'Hell-Bourg vers les ruines des thermes

 
Là, à 912 m d'altitude, une source minérale a été découverte par des chasseurs de cabris en 1831. Les eaux thermales jaillissaient par les fissures d’une roche volcanique sur le bord de la Ravine du Bras Sec. De 1852 à 1853 des travaux d’encaissement ont permis de réunir toutes les sources en deux canaux et l’eau était distribuée aux buveurs par deux robinets, un troisième alimentant directement le réservoir des bains. L’écoulement de ces eaux était peu abondant : les trois robinets fournissaient 22 tonneaux en 24 heures.


«  La température de l’eau au sortir des robinets est de 32°5 centigrades. Ces eaux sont claires, limpides, d’une odeur peu intense et qui rappelle celle de l’encre. Le dégagement de gaz acide carbonique, par petites bulles, est appréciable dans le verre qui vient d’être rempli. Leur saveur est aigrelette et laisse un arrière – goût austère. Après quelques instants de repos, elles déposent sur les parois du vase un sédiment ocracé d’un rouge sombre assez abondant ». A.Roussin


Pour en savoir davantage sur la composition de cette eau et les maladies qu’elle combattait,je vous conseille de lire l’Album de la Réunion d’Antoine Roussin -Volume 1 -editions Orphie  p110 à 112

 

« Pour les bains, les Européens pouvaient les prendre en tout temps, mais surtout du 15 avril au 15 novembre, tandis que les créoles se trouvent mieux en y allant du 15 septembre au 15 décembre. Le froid de l’hiver, quoique léger, est souvent très désagréable pour ceux qui sont nés sous les tropiques. » A.Roussin


P1110893 thermes Salazie

 
Les curistes logeaient  à l’hôtel des Salazes, aujourd’hui abandonné à un triste sort.

Du  bâtiment des thermes  qui était en bois il ne reste que le soubassement, quelques tuyaux, un vieux chauffe-eau rouillé.

thermes hell bourg 001
                le bâtiment de thermes  autrefois
thermes actuels

               le bâtiment de thermes  aujourd'hui



2009-decembre 0103 2009-decembre 0099
                  Dans le bâtiment des thermes

               2009-decembre 0096
                                                  Vue d'ensemble du site aménagé, aire reposante, ombragée, près d'un cours d'eau.

On voit encore les reliquats de machines de la salle de chauffe, quelques murs revêtus de  carreaux bleu et blanc.

2009-decembre 0105     

  Le chemin longeant  cet endroit pastoral débouche sur un vieux pont rouillé, délabré qui penche dangereusement et dont le franchissement est interdit. Ce pont devait mener à l’Hôtel des Salazes situé en hauteur de l’autre côté de la source. Hell-Bourg comptait 3 hôtels. Mais le thermalisme commence à stagner avec la crise au début du 20e siècle.

2009-decembre 0108

Aujourd’hui "ce village créole" pittoresque et très touristique est le point de départ de superbes randonnées.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:19

  "Les mouches bleues."

On ne peut les rater quand on se promène entre Ste Anne et Le Piton Ste Rose. Nous en avons vu une quantité impressionnante dans la vigne marronne, parfois trois mouches sur une même feuille. Ces insectes concurrencent l’abeille et empêchent la butineuse de récolter le pollen de la fleur. Pour les apiculteurs, c’est une calamité car leur production de miel a chuté de façon vertigineuse. Ils ont porté l’affaire en justice et demandé des expertises.

Non mais, quelle mouche les a piqués, ces scientifiques  ?

 
Le Cirad de la Réunion avait introduit en 2006 cette mouche (cibdela janthina) pour éradiquer la vigne sauvage, une peste végétale qui a envahi toute l'île, mais ces chercheurs  n’a pas mesuré les conséquences sur les  abeilles... On minimise et on dit aux apiculteurs de ne pas prendre la mouche...(alors qu'ils la prendraient bien pour l'écraser s'ils le pouvaient)  Et les pauvres abeilles continuent à tomber comme des mouches...
Voilà ce que c'est, messieurs les introducteurs de "cibdela janthina", que de jouer à la Mouche du Coche - à savoir essayer de rendre service en ne faisant qu'envenimer la situation - Espérons qu'ils trouveront l'antidote !

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:16

 La municipalité de Saint Louis a décidé de faire une brèche vers l’océan pour permettre au trop-plein de l’étang de s’écouler vers la mer, compte-tenu des importantes précipitations  tombées vendredi et samedi dernier. Mesure de prévention pour épargner une dizaine d’habitations situées à proximité de ce plan d’eau. Du coup, les protecteurs du site s’indignent : ils n’ont pas été contactés pour donner leur accord. La polémique s’est installée. Une menace de plainte plane …  

Ce site de 41 hectares a été classé par le « Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres ». Ce classement contribue à la préservation des zones humides, habitats particulièrement sensibles et rares à l’échelle de l’île de la Réunion.

  

                 avril 2009                                                    11 novembre 2009

Nous y avons fait un tour ce matin et nous avons effectivement constaté que « les laitues d’eau » étaient soit complètement desséchées, soit elles pourrissaient sur les berges, et que les jacinthes d’eau avaient complètement disparu ; le niveau de l’eau avait baissé de plus d’un mètre, et on ne voyait plus les butors… ni les poules d'eau ; parfois un petit poisson, ventre à l’air, flotte sur une eau peu profonde. 

 
Une affaire à suivre…

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 18:15

 

 

Nous sommes partis aujourd’hui à la Fête des Lentilles avec Tine, Hartmut et leurs deux filles à Cilaos  . Du Tampon nous avons rejoint la Rivière St Louis par le Ouaki et pris la N5 en direction de Cilaos. Le temps était splendide, le ciel bleu et le panorama toujours grandiose.  Nous desncedons vers le lit  du Bras de Cilaos, laissons le petit îlet de Furcy sur notre droite, poussons jusqu’au Petit Serré, et poursuivons tranquillement sur cette route aux 400 virages. Nous sommes toujours admiratifs devant le rocher de Peter Both qui se découpe dans ce paysage sauvage.

 Nous traversons trois tunnels  très étroits ne livrant le passage qu’à un seul véhicule, avant d’atteindre Mare Sèche. Ce qui surprend est que les gens puissent vivre dans ces endroits retirés.  Bientôt, nous apercevons sur notre gauche, les vignes qui produisent le vin de Cilaos, un vin réputé pour « rendre fou ». Ce vin est fait avec du raisin « Isabella », un fruit très sucré et parfumé. Nous espérons arriver pour 10 heures pour pouvoir assister au battage des lentilles. Finalement nous aurons mis 1h45 depuis le Tampon.

Nous trouvons une place pour garer nos deux voitures et descendons vers la place des festivités. Des stands de produits locaux sont déjà pris d’assaut : là, on vend du miel, des essences, des parfums, du savon, du vin, les petites lentilles à 12 euros le kilo, des fruits, des gâteaux- maison,  des produits artisanaux…

Deux membres de l’association AR…. Nous donnent des informations sur la lentille, ses variétés, sa culture, sa récolte. Puis nous nous approchons de la place réservée au battage. Deux hommes saisissent une perche de filaos d’environ 3 mètres et frappent en alternance sur un tas de plantes sèches. Normalement c’étaient 4 personnes qui effectuaient cette tâche, me confie un promeneur. Les deux hommes travaillent en cadence, la poussière vole. Cela nous rappelle la fenaison, l’ odeur d’herbe séchée. Janick, un des batteurs, nous expliquent qu’il  fait dans la demi-heure qui suit une visite guidée d’un champ de lentilles  à un kilomètre de là, sur la Route de Bras Sec. Nous décidons d’y aller (à suivre)

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 00:31
La Réunion n'a pas de patrimoine architectural médiéval. Forcément, comme le Moyen-Age s'étend du 5e au 15e siècle de notre ère, et que l'île n'est habitée que depuis le début du XVIIe siècle, les élèves ne peuvent visiter ni châteaux, ni églises romanes ou gothiques... Frustrant pour un professeur d'histoire qui doit se contenter de visionner les monuments !
Ce n'est pas le cas sur le continent. Non loin de nous, dans l'Est de la France, de superbes châteaux-forts sur les crêtes vosgiennes, des villes fortifiées dont subsistent encore des portes...
Ainsi , nous avons découvert la semaine passée une des plus vieilles églises d'Alsace : elle date du 7e siècle et se situe non loin de Molsheim, à Avolsheim : on l'appelle le Dompeter (église de St Pierre)

L'édifice a subi des transformations au fil des siècles, notamment son toit qui a perdu son caractère roman au profit d'un clocheton conique en ardoises.
Les murs du cimetière entourant l'église sont surprenants : des pierres tombales y sont incrustées.

 
détail dans le mur du cimetière               entrée de l'église
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 18:54

Nous avons participé ce matin à la sortie culturelle «  Sur les Chemins de Mahavel » avec Les Portes du Sud Rendez-vous à l’ancienne maison des directeurs de l’usine de Pierrefonds où nous avons été accueillis par le conférencier Marcel Tiepveau. Puis nous nous sommes regroupés dans 4 voitures pour partir à la découverte du passé de la Ravine des Cabris et de l’histoire du « Grand Canal. »

Dans le lit de la Rivière Saint Etienne, on aperçoit encore les vestiges du canal construit de 1825 à 1826. Les murets le bordant avaient été édifiés par des esclaves. Les pierres étaient liées entre elles par « l’argamasse » un mortier à base de sable, de chaux. (l’argamasse  était aussi le nom d’une place où on faisait sécher les grains de café, ce nom provient de la masse utilisée  et étalée sur le sol)


 L’eau y coule toujours, mais elle ne sert plus à alimenter les sucreries. Des enfants s’amusent à y  plonger et à barboter. L’endroit est très prisé pour les pique-niques du dimanche. On y plante même la tente et on se réserve les kiosques de bonne heure.

 
On aperçoit non loin de là une écluse. Le maître – éclusier, un personnage robuste, qui y travaillait était contraint de répéter  200 à 300 fois la même manœuvre.


Ce  Grand Canal, comme on l’appelle ici malgré sa taille modeste alimentait au début du XIX e la première sucrerie du Canal Saint Etienne, qui se composait déjà de constructions en bois, d’une argamasse, d’un moulin, d’une cuve de décantation de mélasse, d’une purgerie ( qui transformait la mélasse en sucre). M. Dessay a réorganisé cette sucrerie, atout regroupé dans un seul bâtiment, le domaine s’est modernisé avec la venue des machines à vapeur. La façade de l’usine qu’on voit encore aujourd’hui est d’époque.

Nous avons suivi le cours de cet ancien canal dans la partie Basse de la Ravine des Cabris, dans un sentier parallèle à la Ligne des Bambous. On voit encore les murets et un pont métallique surmontant l’ancien aqueduc. Le sentier s’enfonce dans la végétation et on distingue au loin la tour d’un domaine, propriété de Vallet, appartenant un privé, donc non accessible. Nous avons rebroussé chemin. Puis nous avons visité la Ravine des Cabris et découvert de vieilles cases créoles ( à suivre)

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:43

Nous avons pris la route du littoral pour rejoindre Saint Denis et avons visité le matin l’exposition sur Antoine Louis Roussin, au Musée Dierx. Sommes repartis enchantés : un fond documentaire très riche, des lithographies variées, une présentation agréable et très pédagogique. Une entrée pour un prix prohibitif (2 euros), un musée climatisé et nous étions les seuls visiteurs… Forcément le Jour de Pâques ….

 
Le musée Dierx, autrefois siège de l'Evêché

Après un crochet par Saint André, où nous avons déjeuné dans un restaurant qui n’était pas à la hauteur de nos attentes, le Champ Borne, pour ne pas le nommer, nous nous sommes promenés sous les vacoas, le long de la mer,-sur les galets traînait de la ferraille de quoi faire le bonheur des ferrailleurs...- J'ai photographié quelques temples tamouls  dont le Colosse…

 temple du Colosse


Et sommes repartis sur la Côte Ouest à Saint Gilles les Hauts. Et là nous avons participé à une visite guidée de la maison Villèle, ancienne demeure des Debassyns, aujourd'hui propriété du Conseil Général. Cette famille avait plus de 400 esclaves pour entretenir 400 ha de terres... On peut visiter la cuisine, l’hôpital, et la riche demeure des propriétaires, ainsi qu'une demeure créole.
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