Ce dimanche 18 septembre, j’ai assisté avec intérêt à la confection d’un tambour malbar, cet instrument dont les battements ne peuvent passer inaperçus sur l’île. Dans chaque quartier où ont été édifiés des temples, les cérémonies se succèdent et le tambour est de toutes les fêtes.
Grâce à quatre bénévoles de l’Association "Pandialé"* de Grands Bois, j’ai pu suivre pas à pas la réalisation du tambour.
La peau de cabri est achetée aux abattoirs de St Pierre. Il faut la nettoyer à la cendre et la gratter. Puis on la trempe dans de l’eau et c’est mouillée qu’elle se travaille.
Un morceau de fer plat acheté en quincaillerie est d’abord façonné de manière à devenir un cercle. On encolle ce support. La colle est une bouillie de farine et d’eau qu’on a chauffée préalablement.
Au milieu du cercle on positionne un second cercle (fer rond de 8 mm) On tend ensuite la peau sur le cercle extérieur , puis commence le travail de fixation des cordes, une tâche qui nécessite beaucoup de force et de savoir-faire .
Il faut tirer sur les cordes piquées dans la peau en les croisant sur le cercle intérieur, raison pour laquelle les hommes de l’équipe se sont relayés au fil de l’élaboration de l’objet. Pour finir on utilise une deuxième corde de tension qui passe entre les premiers fils, une technique qui ne s’improvise pas.
Pandialé : nom d'un divinité indienne qui a aussi donné son nom à la Fête de Pandialé (marche sur le feu)