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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 14:18

Un arbre centenaire qui poussait à la Ravine des Cabris à côté  du Moulin à Café a été abattu !

L’énorme souche est flanquée de tronçons énormes de branches. C’est pitié de voir ce géant débité. Finie l’ombre du Sandragon ! Peut-être que le propriétaire de ce domaine songera à le remplacer…mais les habitués des lieux en doutent.

Justement à cette époque où le réchauffement climatique préoccupe, il serait bon de remplacer tous les arbres disparus par des descendants prêts à prendre la relève !

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:23

Ce lundi, une journaliste et un caméraman de France Ô se sont déplacés à la Cafrine  à Grands Bois pour faire un reportage sur le « vacoa »

 

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Les dames de l’atelier TRESS EK NOU ( Renée, Ginette, Marie-Rose, Céline, Marie-Claire, Christine, Jacqueline) étaient là  pour faire partager leur savoir-faire, et d’autres animateurs et adhérents de Pêcheurs Golet  (Nicole, Martine, Josie, Mélissa, Karine, Suzette) les ont rejointes et se sont prêtées au jeu pour bénéficier d’une petite initiation.

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L ‘envoyée de la chaîne de télévision a appris à confectionner une tresse à dents et une tresse à sept brins, pendant que le cameraman faisait des zooms sur les doigts experts. Les visiteurs ont pris des notes sur les préparatifs : le découpage de la feuille, le séchage, le lissage…  et posé toutes les questions sur  cet artisanat, sur l'association qui chapeaute l'activité, et sur les tresseuses.


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Ces dernières , heureuses de se retrouver  après un mois d’inactivité, ont bien  plaisanté et travaillé pendant la séance qui a duré près de deux heures. Jacqueline Caneschi, responsable du groupe, peut être fière d’avoir mis cet atelier en route.


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Pour illustrer son reportage, Maeva, la journaliste, a emporté des tresses de factures différentes, des brins de vacoa bruts et des réalisations dont un bandeau, un collier, une casquette … ainsi que le souvenir d'une joyeuse bande !

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 19:13

Sur le site de l’ancienne sucrerie de la Ravine Glissante (au nord de Ste Rose) Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 

Les six tailleurs « en formation » qu’il encadre préparent la journée du Patrimoine. Ils présenteront en septembre une de leurs réalisations : un encadrement de porte constitué de 10 pierres taillées empilées, liées par de la chaux ( 1 volume de chaux hydraulique pour trois volume de sable, mélange mouillé). Une plate-bande (linteau constitué de plusieurs  pierres) surmontera la construction. 


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M. Pierrard, très pédagogue, me familiarise ensuite avec les outils des tailleurs de pierre. Si les hommes utilisent la meuleuse pour couper les gros blocs, ils font les finitions avec des objets de spécialistes : le ciseau, la laye... Avec la boucharde dont on peut changer les plaquettes, on donne à la pierre lisse un aspect vieilli, bosselé. Lalaye est peu utilisée sur le basalte, on l'emploie sur des pierres tendres.

 

            Cham-E-Pierrard.jpg


Comme les ouvriers sont autonomes et ont eu des consignes précises ( le plan de l’exécution est affiché sur la porte du bâtiment), le responsable m’accompagne sur le site de l’usine pour me donner des explications très intéressantes.


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Nous nous approchons des quatre chaudières situées au pied de la cheminée. Un morceau d’alambic est adossé contre un des murs qui n’est pas encore pris d’assaut par les racines d’arbres. Incroyable comme la nature reprend vite ses droits : certains pans au fond sont complètement habillés de branches et de racines.


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 La canne était déchargée des charrettes- bœufs en amont de la cheminée, puis était broyée dans un bâtiment où traînent encore des pièces volumineuses rouillées dont mon guide ne connaît pas encore la destination.


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Il faut espérer que la municipalité saura leur trouver une place. Toutes les boiseries ont disparu des lieux. Deux morceaux d’origine, en bois de fer, ont été récupérés pour réaliser les linteaux du bâtiment restauré en contrebas. Les bois neufs sont entamarin.


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C’est là qu’on stockait les sacs de sucre (de 84 kilos). Des restes de fosses à mélasse se découpent dans l’herbe. On remarque aussi sur ce site des canaux creusés pour acheminer l’eau (l’eau du Canal Mourouvin  provenait de la Rivière de l’Est). D’ailleurs l’usine a fonctionné grâce au bois, à l’énergie hydraulique, puis à l’électricité. Des centrifugeuses ont été réhabilitées par le Cham.


                        P1120527


Toutes les pierres entassées à la périphérie des constructions (environ 100 tonnes) ont été trouvées dans  cet espace qui sera restauré prochainement.


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M. Pierrard a aussi attiré mon attention, dans un espace qui devait être la cour, (zone de déchargement des cannes) sur la « calade » c’est-à-dire les surfaces pavées de gros galets de basalte, blocs qui ont été posés sur des arêtes pour assurer davantage de stabilité au terrain. Ce procédé pose problème sur des sites destinés à accueillir un public dont des gens à mobilité réduite, raison pour laquelle on ne réitère pas ce type de pavage. ( on en met toujours en oeuvre mais en adaptant aux contraintes des normes d'accessibilité handicapés)Je lui souffle qu’on pourrait prévoir des passages en bois…


Il me raconte aussi qu’un « gramoun » de Ste Rose, M. Bataille,  revient régulièrement sur les lieux où il a travaillé autrefois pour lui parler de son vécu. Des témoignages qu’il conviendrait d’enregistrer et d’écrire avant que cette « bibliothèque vivante » ne disparaisse. Mais Emilien avoue qu’il ne peut pas se disperser, il a déjà fort à faire dans le suivi  de ce chantier qu’il anime d’ailleurs avec professionnalisme : ses hommes respectent les règles de sécurité, mettent les masques quand ils tronçonnent, ont tous le casque et les chaussures de sécurité, travaillent dans le calme et ont envie d’apprendre.

 

      (à suivre)

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 11:22

Quand on randonne de Ste Rose à l’Anse des Cascades, il arrive un moment où il faut quitter le sentier  du littoral pour marcher sur la RN2. Juste après la Ravine Glissante, à main droite on voit s’élever une ancienne cheminée d’usine et un bâtiment qui ressemble à une tour carrée. Je m’étais jurée de m’y arrêter un jour, c’est ce que j’ai fait le lundi 6 août.


                 P1120505

 

En venant de St Denis en voiture, peu après la Ravine Glissante, j’ai suivi la direction « Badamiers » et suis arrivée au pied de cette cheminée classée monument historique depuis le 2 mai 2002.


Ravine Glissante 3

le chantier à l'heure actuelle, un bâtiment restauré à gauche


Non seulement une cheminée, mais aussi des murs, des  dallages, des machines-outils, des chaudières,  un bâtiment déjà restauré occupent l’endroit. Des bougs très sympathiques, équipés de serpes, sont occupés à désherber le site. Ce sont des hommes de la région, heureux d’avoir obtenu un contrat de la municipalité. 

 

A cet endroit, une usine et une distillerie ont fonctionné jusqu’en 1956. 

      Dès 1833, les familles Desbassayns et Faucon-Laborie font l’acquisition des terres sur lesquelles ils font construire la sucrerie. En 1848 la famille Lory des Landes acquiert le domaine et ajoute une distillerie.

Ravine-Glissante-reste-de-colonne-d-alambic.jpg

reste de colonne d'alambic


La famille Adam de Villiers, propriétaire depuis 1896, a vendu l’usine en 1920, à  M. Mourouvin, propriétaire terrien à Bras Panon et fournisseur de bois de toutes les sucreries de l’Est de l’île.  (sources www.zinfos974 article de Sabine Thirel)

 

Ce patrimoine culturel et architectural, appartenant à la commune de Ste Rose est restauré actuellement par le CHAM ( Chantiers Histoire Architectures Médiévales) En 2011, cette opération a été financée par la Commune de Ste Rose, la DAC et  l’Europe

 

Un chantier-école-insertion  se déroule depuis avril 2011 sur le site de la Sucrerie avec le programme suivant : 

- nettoyage et débroussaillage du site

- sécurisation des zones dangereuses

- maçonnerie de conservation

- taille de pierres de basalte

- réalisation de sanitaires

- piquetage, rejointoiement

- enduit et piquetage


Ravine Glissante

      piquetage de pierre par les tailleurs du Cham

 

Peu encline à enfreindre l’interdiction de pénétrer sur le site, je m’apprête à repartir, non sans avoir fait un crochet par la tour carrée (distillerie) en contrebas.


Ravine Glissante 2

 

Et là, c’est ma chance… voilà que vient à ma rencontre le responsable du chantier, Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job et qui m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 


Ravin Glissante vers le chantier

(à suivre)

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 08:33

Je suis retournée au lavoir de St Pierre pour remettre les photos promises  à Yolande. J’allais les déposer dans sa boîte aux lettres, comme convenu,  quand je l’ai aperçue dans la petite ruelle, devant les bacs à laver. Elle était de nouveau au lavoir pour bavarder avec une jeune dame qu’elle m’a présentée comme étant sa « commère». J’ai cru comprendre qu’il s’agissait de sa voisine.

 J’en a profité aussi pour « casser un blag' » avec Madeleine, âgée de 69 ans, qui habite aussi à deux pas d’ici. Elle vient régulièrement laver son linge dans ces bacs où coule une eau claire et "potable" précise-t-elle. Parfois même, elle s'y rend trois fois par jour.

Lavoir 2 Madeleine

lavoir Madeleine

C’était aussi l’occasion de faire vivre  à Robin, notre marmaille de 4 ans, un moment exceptionnel. Quel enfant de sa génération  aura encore une  telle occasion ?

                     Lavoir Robin

Ici, la vie se déroule au ralenti, on n’a même pas l’impression d’être dans une ville. Le quartier semble épargné. Les gens y sont souriants, heureux. Un monde attachant !

 Cette fois-ci j’ai arpenté tout le lavoir. Au bout de la rangée de bacs, quatre gramouns bavardent près d’un panneau qui prévient que l’alimentation des bassins est coupée de 18 h à 6 h  pour des raisons d’économie. 

lavoir panneau

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 18:56

Situé 60, rue Victor le Vigoureux à Saint Pierre, l ‘ancien tribunal est classé « Monument Historique » depuis six ans (12 janvier 2006)

Construit de 1858  à 1862, il est désaffecté depuis 1980. A peine un siècle d’existence, et quelle existence. Les murs ont dû en entendre, surtout lors du procès de Sitarane en 1910.

Jusqu’en 1973 on y plaidait.  Dans la salle d’audience, il paraîtrait que les magistrats, les accusés et même les pigeons (les oiseaux évidemment !) se côtoyaient.

ancien tribunal

 

 Depuis le transfert du tribunal rue Archambaud, ce bâtiment rectangulaire à deux niveaux, couvert d’une toiture à deux pans,  attend qu’on lui trouve une destination, mais ce n’est pas pour demain. Pour l’instant ce sont les amateurs de graffitis qui s’en donnent à cœur joie. Des fenêtres semi-circulaires éclairent la salle. Dans la façade se découpent trois portes en plein cintre. Des bureaux et des annexes forment des appentis autour de ce bâtiment de facture néo-classique.

 Bien situé, au centre ville, il aurait peut-être pu  devenir un centre culturel, une salle de théâtre… Pourquoi n’envisage-t-on jamais ces solutions ? Que décidera le Conseil Général, son propriétaire depuis 1946 ?

 Jace ancien tribunal

Dessin de Jace : allusion à la fragilité de l'édifice

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:26

A quelques pas de la maison Adam de Villiers , en face, au N°28,rue Marius-Ary Leblond, j’ai découvert ce qui restait d’une maison de style néo-classique. Si Furcy Choppy, son premier propriétaire revenait sur terre, il ne la reconnaîtrait plus. Et pour cause : le bâtiment est en piteux état !

La maison, ses façades, son portail et son jardin ont été classés « Monuments Historiques » en décembre 1984( bientôt 30 ans !)

Si les piliers encadrant le beau portail de fer forgé ont su passer les siècles sans trop de dommage, il n’en est pas de même pour la bâtisse.

 ecole-st-charles-portail.JPG

On ne reconnaît rien de ce que décrit l’ouvrage* réalisé par les Portes du Sud « une façade principale aux proportions élancées, des galeries superposées intégrées au corps de logis, supportées par des colonnes de bois légèrement renflées, son entablement à denticule à la base de la toiture et ses modénatures antiquisantes… » Ce retour à l’antique cher aux architectes à la fin du 18e siècle n’est plus du tout visible, occulté par des planches, des panneaux et des arbres.

ecole-st-Charles-en-peril.JPG 

Cette maison, occupée par Blainville Choppy puis par son fils Charles, était un pied à terre pour ces grands propriétaires de la sucrerie de Grands Bois. Comme Charles Choppy vit en métropole, il permet en 1895 aux frères des Ecoles Chrétiennes chassés de l’ancien gouvernement – actuelle médiathèque- d’installer là leur école. Les Frères pour le remercier donnent le nom de Saint Charles à leur établissement. La papauté pour la même raison confère à Charles Choppy le titre de comte. Cette maison, très dégradée actuellement appartenait depuis 1924 à L’Ordre des Frères Chrétiens  avant de devenir la propriété d’un groupe immobilier-SCI de l’Océan Indien- en 1957 nécessiterait une restauration rapide.ecole-St-Charles-en-peril-2.JPG

 

*Sources :

Monuments Historiques – saint louis/saint-pierre – Patrimoines, préfacé par Anne Marie Papy

NB. J'ignore si cette maison a changé de propriétaire depuis 1957, vu que les Portes du SUD, partenaires de cet ouvrage n'existent plus et s'appellent actuellement "Pôle Valorisation du Patrimoine"

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 21:02

Flâner un dimanche matin dans les rues de St Pierre est un pur moment de bonheur.  La ville est déserte, de rares voitures circulent dans des rues où peu de monde stationne. On a l’impression d’être projeté des décennies en arrière, à une époque où la chaussée semblait large et où on entendait chanter les oiseaux des vergers créoles. On imagine là une vie au ralenti dans un quartier agréable.

J’ai donc laissé la voiture dans la rue Barquisseau et suis partie, armée de mon appareil numérique,  à la recherche de cases anciennes classées « monuments historiques ».

Maison Adam de Villiers 5

 A l’angle de la Rue Ary Leblond et de la rue Barquisseau, je me suis attardée devant la  Maison Adam de Villiers, une superbe bâtisse blanche, massive,  en pierres, qui en semaine a l’air assaillie de tous côtés par un flot continuel de véhicules.

Mais aujourd’hui, elle est majestueuse au carrefour de chaussées silencieuses. Elle a même l’air de respirer : la porte d’entrée est ouverte et le vestibule est aéré. Et le jardinet fleuri situé en façade semble désormais entretenu.

Mason A. De Villiers 6

Maison A de Villiers 4

Cette maison construite entre 1770 et 1780  par  H.A Nairac, garde-magasin du roi appartient à la famille De Villiers depuis 1938. Elle a un corps de logis sur deux niveaux : il paraîtrait que les pièces du rez-de-chaussée soient des salles de réceptions et que les chambres mansardées à l’étage soit occupées par des chambres. Des appentis en bois ajoutés à l’arrière et sur le côté Est abritent une varangue fermée.

Maison A de Villiers 2

Le portail et la grille datent des années 1960, la toiture a été restaurée en 1985. C’est le 6 juin 1988 que cette maison est classée « monument Historique »

Cette maison, encore appelée Maison Sanglier,  a été habitée par une douzaine de propriétaires répondant aux noms de Nairac, Lebidan, Olivier, Eudel, Hoareau-Desruisseaux, Caillot, Sanglier et enfin Adam de Villiers. J’aurais bien aimé y vivre dans les années 1800…

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 11:51

Des milliers de voitures passent chaque jour dans la rue Luc Lorion qui descend vers l’océan. Chacun repère la Gare Routière et arrêté devant les feux de signalisation peut regarder à loisir le dessin de Jace à main gauche : un gouzou électrocuté dans un nuage ( de mousse ? ) … dessin non fortuit car derrière ce mur, à l’abri des regards, il est un monument historique incontournable. Pas un vestige du passé, mais un vestige qui continue à vivre ! 

 lavoir casabona 1

125 bacs s’alignent là et l’eau coule toujours. En 1932, ce lavoir de 250 m  de long avait été construit sous le mandat d’Augustin Archambaud,  dans un champ de cannes sur une parcelle très étroite et l’eau était acheminée depuis le canal St Etienne.  

Avant 1945,  le lavoir était à ciel ouvert et les lavandières mettaient leur capeline pour se protéger du soleil.

lavoir casabona

C’est encore aujourd’hui un endroit convivial  abrité par une charpente métallique où se retrouvent les dames de ce quartier : elles y apportent leur linge et le frottent sur la pierre de basalte avec une brosse et le savonnent au savon de Marseille) avant de le tremper dans le grand bac, et de le rincer dans le petit bac d’eau claire attenant. Yolande a connu l’époque où on utilisait encore le coton-maïs pour brosser les vêtements et où on prenait la boule de bleu pour blanchir l’étoffe, époque où on étalait le linge sur l’herbe.  La dame apporte toujours le gros morceau de savon mais la boule de bleu, elle l’a remplacée par l’eau de Javel.

lavoir casabona 2

Désormais des fils ont été tendus sur des supports métalliques. Tout en continuant de frotter son linge, cette St Pierroise, qui habite à deux pas d’ici me raconte qu’elle y vient régulièrement, que beaucoup de gens s’arrêtent pour photographier les lieux et l’activité qui y règne. Les gramounes de 90 ans n’y viennent plus avec leur ballot de linge, parce qu’elles «  i gagnent plus faire », seules quelques jeunes filles, essentiellement des Mahoraises, rejoignent les anciennes du quartier.

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A ma question concernant le destin de l’eau savonneuse, Yolande m’explique que dans chaque bac, il y a une bonde qui permet de la faire couler.

En me déplaçant le long de ces bassins, je remarque aussi la présence de robinets, une bonne idée pour économiser l’eau.

Quand le prix de l’électricité se sera envolé,  peut-être que ces bacs seront providentiels, surtout pour les retraités (qui ont davantage de temps et moins de lessive)

L’endroit est toujours animé. La preuve : même le dimanche, j’ai pu y rencontrer une lavandière.

Située Ruelle du Lavoir, plus précisément à l’angle de la Rue Lorion et de la rue du Presbytère, cette structure est classée « Monument Historique » depuis le 12 janvier 2006.  

 

 

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:17

Ce soir, jeudi 5 juillet, 18h15, à St Pierre, au Centre Culturel "Lucet Langenier", a lieu une conférence qui peut intéresser tous les amateurs d'histoire locale et les passionnés du chemin de fer. 

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