Notre Dame de la Paix. L’entrée du « sentier Marmailles » ressemble à Verdun, après le passage des obus !
Les arbres ont été décapités, il ne reste que des troncs ! Les fougères arborescentes quant à elles ont résisté au cyclone Garance qui s’était invité en 2025.
La zone où s’élevaient des kiosques souffre du manque d’abri : plus de rempart contre la pluie ni contre le soleil. Les toits en tavaillons se sont envolés, il ne reste que les poteaux et parfois une table et des bancs…
Et la forêt primaire a été épargnée, heureusement ! On a toujours plaisir à s’y promener.
À Grand Bois, Jean Louis Courtois, un ami de la famille, avait apporté à Zouzoune et à Lise Philippe de petits citrons que mes amies appelaient « le citron de Chine ».
C’étaient de petits agrumes à la peau verte, mais à la chair orange. À leur tour, elles m’en ont offert quelques-uns !
Ce « Citrus madurensis » serait idéal pour la cuisine réunionnaise, notamment pour les rougails et les citronnades.
Sa saveur est acidulée et sa peau fine est comestible. Ce citron serait facile à cultiver en pot ou en jardin.
En famille, nous avons dirigé nos pas dans l’arboretum, situé à main gauche de l’office de Tourisme. Un endroit calme où le merle maurice, les tourterelles péi et d’autres oiseaux aiment s’attarder.
L’endroit est accessible en chaise roulante. On peut même y pique-niquer, bavarder à l’ombre des arbres, admirer les lataniers rouges, les ravenales…
Dans cet endroit, des panneaux invitent à l’observation de la Nature et au dessin. On peut s’asseoir là et apprendre à croquer un arbre en utilisant des aquarelles, et par exemple dessiner un caféier, un tronc de letchi ou une dentelle de feuilles.
Si le départ de ce circuit est à l’arboretum, c’est toute la petite ville qui est jalonnée d’endroits propices au dessin…
Au parking de l’aéroport Roland Garros, les traces du passage de Garance sont encore visibles. Des palmiers ont carrément été déplumés ou étêtés, d’autres arbustes et arbres littéralement cassés.
Rien à voir avec les dégâts subis dans le Sud de l’île. Ici au Nord, à Ste Marie, Ste Suzanne des rafales de plus de 200 km /h n’ont pas épargné les arbres !
Garance, un trouble-fête qui a aussi fortement impacté les vols et donné du tourment aux voyageurs : vols annulés, reportés, affluence de passagers souvent mal informés …
Zéro pointé à l’attention de la compagnie Air Austral qui était tout simplement « injoignable ». Pas d’interlocuteur, pas d’info pendant 2 jours, est-ce normal ?
Après le passage de cyclones, les Réunionnais ont coutume de nettoyer leur jardin où les rafales de vent ont fait des ravages. Les papayers ne résistent pas et beaucoup de plantes fragiles perdent leurs palmes, leurs feuilles et leurs branches.
Devant les cases s’entassent alors de gros tas de végétaux que les camions viendront chercher…
Avec le réchauffement climatique, on pourrait s’attendre à ce que les municipalités gardent des oasis de verdure et de fraîcheur au lieu de les détruire !
Le cas flagrant est celui de la place située à côté de l’ancienne gare ferroviaire de Saint Pierre : un dallage sombre qui attire la chaleur a remplacé une zone où poussaient il y a encore quelques années des arbres qui offraient de l’ombre à toute la population ! Cette place est impersonnelle, froide…ou plutôt très très chaude. Pas un pet d’ombre ! Les quelques palmiers qu’on a alignés là font triste figure. Jamais ils n’offriront l’ombre souhaitée…
Descartes qui disait « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée » lui qui croyait que la raison était supérieure, douterait aujourd’hui, comme bon nombre d’entre nous, de l’intelligence humaine !
photo archives Pêcheurs Golet (calbanons de la Cafrine)
La feuille du vacoa (ou pandanus) a la particularité de posséder des épines à la nervure centrale et sur les deux côtés.
Les tresseuses qui travaillent cette feuille ont toujours au préalable le devoir d’enlever avec un couteau ou des ciseaux ces épines coupantes pour pouvoir tresser en toute sérénité.
Signification de l'expression "vacoa coupe trois côtés » : on désigne ainsi celui qui mange à plusieurs râteliers.
Un savoir-faire enseigné aux Calbanons par les gramounes de Grand Bois : Marie Rose, Renée, Marie Rose...
C’est sa forme (tête) et l’aspect de sa peau ( hérissé) qui lui valent ces attributs. Une grosse tête pleine de gales, de vésicules ou boursouflures plutôt… c’est ça le « jaque ».
Vert, il se consomme comme un légume, en cari. Plus mûr, on le consomme comme un fruit. Trop mûr, il pue et reste immangeable.
Il a la particularité de pousser tout près du tronc du jaquier…
(Vrai qu’il ressemble même au vecteur de la gale vu au microscope… de quoi couper l’appétit. Mais à l’époque de la création des devinettes, on parlait plutôt de ce qu’on voyait de ses yeux, sans microscope !)
Souvent le sol est jonché de graines de filaos au pied de ces arbres qui grandissent sur les plages ou le long des sentiers de rando. Ça fait de jolis parterres. Et la collecte de ces graines est aisée. Et gratuite !
Et ces graines sèches sont du plus bel effet sur une table de fête ! Il suffit de les bomber avec de la peinture dorée ou argentée et de les éparpiller sur les nappes de Noël pour donner une note festive à la table !
On peut aussi les utiliser dans des compositions florales, ou en faire des boucles d’oreilles, des pendentifs... La Nature est un réservoir inépuisable d’idées pour la créativité …