La technique du « montage de chapeau » en vacoa n’est pas un exercice aisé et le pouce en fait parfois les frais sauf si on sait travailler avec un dé.
De moins en moins de personnes savent monter des chapeaux. Les anciennes qui maîtrisaient cet art à la Réunion s’en vont et les descendants n’ont pas la patience ni le temps à consacrer à cet exercice fastidieux.
L’art du montage est complexe, il faut assembler la tresse avec une bonne aiguille soit avec du vacoa, soit avec du rafia, et régulièrement poser des poids sur l’objet pour lui donner sa forme.
Quand on voit le temps qu’on passe d’abord à préparer le vacoa, à tresser un rouleau de plusieurs mètres, à coudre la tresse en escargot… on comprend mal le prix dérisoire que certaines associations demandent pour cette confection. À moins de 20 euros, je ne pense pas que je m’attellerai à un tel travail…
Je viens de réaliser une commande passée par un cultivateur du Sud à une Association de Grand Bois. Bénévolement, évidemment, parce que j’aime rendre service.
Le résultat est concluant, mais il faut que les clients potentiels comprennent qu’on ne peut pas brader l’objet à un prix qui ne reflète pas le travail effectué, sinon il faut acheter malgache : la main d’œuvre de Madagascar est bien évidemment bien moins rémunérée…
Tout travail mérite salaire ! Et les associations en revendant les objets à des prix corrects pourront ainsi acheter du matériel et mieux fonctionner.
Depuis la préparation du vacoa jusqu’à l’objet final il faut bien compter une quinzaine d’heures si ce n’est plus.
Si en métropole les arbres se dégarnissent naturellement en hiver, ici pendant l’été austral, c’est l’homme qui les dégarnit : on procède à de belles coupes, on élague… tout ça pour prévenir les chutes possibles liées à la saison cyclonique. Un bon calcul !
C’est en me promenant dans le parc du Vieux Domaine à la Ravine des Cabris, souvent très ombragé, que j’ai réalisé le changement la semaine dernière.
En quelques jours l’ombre sera de retour pour ombrager les promeneurs, la végétation reprend vite ses droits…
Vue sur un arbre, sur le parking de Stella Matutina. Sa forme si particulière interpelle et séduit.
Elle se métamorphosera bientôt en « pain de singe », un fruit considéré comme un aliment riche en calcium, en vitamines. Eh oui, il s’agit de la fleur du baobab…
La feuille de cette liane a la forme d’une patte de poule d’où son appellation. L’arbre pousse rapidement. Comme son bois est dense et élastique on en faisant autrefois de manches à outils ou d’ustensiles de jardin
Cette plante aurait de nombreuses vertus. Ses feuilles contiennent une huile essentielle et des alcaloïdes. Dans « le livre des tisaneurs et plantes médicinales de la Réunion » de Lavergne Roger on y trouve le détail.
Elle favorise la sudation et combat état grippaux et rhumatismes. Accompagnée de Plantain elle soulagerait les règles douloureuses. La teinture de patte poule aurait les mêmes propriétés que l’arnica (pour soulager les douleurs dorsales, entorses, soigner les hématomes… Le patte poule favoriserait également la cicatrisation…
A la pépinière « Latitude fruitière » où on peut acheter des plants du pays, nous avons découvert un fruit intéressant : le canistel (pouteria campechiana)
L’arbre de la famille des sapotacées, originaire du sud du Mexique, donne un fruit qui jaunit. Sa texture également jaune est farineuse et assez sèche. Sa saveur est sucrée et musquée. On l’appelle d’ailleurs « jaune d’œuf » à La Réunion.
Le fruit (de 5 à 8 cm) se récolte quand la peau jaunit.
Tous les organes de l’arbre contiennent du latex blanc.
Un jour, alors que je rendais visite à Nadine, la cousine de Marie-Ange, près de la Marine Ango, (Saint Philippe) elle était en train de faire sécher des feuilles pour confectionner des nattes, des tentes, des capelines…
Toute fière, elle me montre aussi un nouveau produit qu’on fait avec les feuilles de vacoa : du papier !
Son association a déposé un projet qui consiste à valoriser autrement la feuille du pandanus : la confection de « papier de vacoa ».
De nombreuses vidéos, de qualité inégale, sont déjà en ligne pour expliquer la fabrication de ce produit inédit.
C’est dans la pépinière « Latitude Fruitière » de Saint Philippe que j’ai découvert ce fruit.
Il serait d’origine mexicaine. On appelle d’ailleurs l’arbre à croissance rapide sur lequel il pousse « pommier mexicain »
La sapote, (Casimiroa edulis) de la famille des agrumes, n’est pas aussi dure qu’une pomme, plutôt comme une poire, sans que la chair pour autant soit granuleuse. Ce fruit succulent très sucré est blanc à l’intérieur.
Le Piton Montvert concentre un nombre impressionnant d’espèces végétales. Parmi celles-ci figure l’avocat marron.
On l’appelle ainsi car il présente des similitudes avec l’avocatier, notamment de larges feuilles simples et ovales. Il peut atteindre 15 mètres.
Nicole, notre guide botaniste, prélève avec un couteau un peu d’écorce de la tige centrale du « litsean glutinosa » et l’applique sur le doigt de Stéphane et nous explique que l’avocat marron aide à cicatriser la plaie.
Cette sapote sud-américaine pousse bien à la Réunion. L’arbre « quararibea cordata » peut atteindre 40 m de haut dans les forêts tropicales. Mais dans les plantations on le laisse croître de 12 à 30 m.
Le chupa chupa pousse bien, associé à l’avocatier, parce qu’ils affectionnent le même sol fertile et humide et le premier ombrage le deuxième
Le bois est utilisé pour la charpente et la menuiserie