Il y a vingt ans, cet aéroport était très fréquenté par les Réunionnais du Sud. On y partait pour Maurice, pour Madagascar, Paris… Et aujourd’hui ? La salle d’embarquement est vide, désespérément vide !
Seuls des hélicoptères, des ULM et des avions militaires utilisent le tarmac ! Pierrefonds doit à l’avenir accueillir le fret ! Peut-être ...
Ce deuxième aéroport situé près de Saint Pierre, et qui désengorgeait l’île aurait très bien pu encore conserver sa fonction première pour les voyageurs à destination de Maurice notamment.
Maintenant tous les habitants de l’île, soit des milliers de passagers, doivent converger vers Saint Denis, ce qui n’est pas sans poser de problème de circulation. Plusieurs fois par jour, des vols quittent la Réunion. Et arrivent sur l’île.
Pourquoi ce qui était bien voilà 20 ans est-il mis au placard. Aucun élu n’a eu l’idée de maintenir ce site pourtant viable à l’époque ! Politique, finance, que doit-on incriminer ? Il n’empêche que rien ne va dans « le bon sens » sur cette terre !
Le survol de l’île est toujours un instant privilégié.
Je me souviens de ces survols de St Denis à Pierrefonds à une époque où on pouvait encore réserver un vol Paris-Pierrefonds ! On arrivait au chef-lieu de l’île et un petit avion faisait la navette entre les deux aéroports : c’était toujours un événement pour les touristes. Inévitablement, on passait au- dessus de la Fournaise !
Lors d’une éruption, j’avais déjà pu survoler l’île dans un hélicoptère Corail, la Plaine des Sables et approcher le volcan. Une visibilité incroyable et une belle émotion.
Mon récent survol avec la même compagnie n’avait pu offrir le même spectacle sur le volcan car des nuages et d’épaisses fumées empêchaient l’approche.
En revanche, l’engin a survolé les trois cirques, est descendu dans plusieurs cascades dont le Trou de Fer. L’heure n’était pas propice : trop de zones de contre-jour à 7 h du matin. Cilaos était plongé dans l’ombre alors que l’îlet à Cordes était bien éclairé ; à Salazie aussi les zones d’ombre étaient très nombreuses. Le passage d’un cirque à l’autre était un moment de grâce, notamment de Cilaos à Mafate : on a frôlé les trois Salazes, le Taïbit… Voir Grand Etang et de ses cascades d’en haut était aussi superbe. Et c’est la première fois que je réalise combien l’île regorge de cascades sur le flanc Est.
Les commentaires du pilote étaient bien rodés et pour les habitués de la Réunion, tout avait du sens : on reconnaissait les chemins de randonnée, les routes, les plantations …
À l'inscription, on nous a demandé de porter des habits sombres pour éviter les reflets dans la vitre ( pour pouvoir photographier sans problème). À notre arrivée, c'était la pesée traditionnelle. Le commandant de bord répartit les 6 passsagers en fonction de leur poids ! Les consignes de sécurité sont données sur un écran dans une salle avant le décollage.
Au lieu de construire un édifice administratif dans un endroit plus vaste et plus accessible, voilà que la municipalité a collé les nouveaux bâtiments à proximité immédiate de l’ancienne mairie… Quel dommage !
C’en est fini du charme de cette place arborée non loin de l’océan ! Le quartier est devenu moderne certes, mais pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, c’est raté !
On imagine déjà le nombre de personnes qui vont affluer ici, cherchant à se garer pour travailler, mais aussi pour faire appel aux services de la ville… Ça va être un bazar innommable ! Déjà qu’on circule très mal à Saint Pierre, on a rajouté de la difficulté pour les résidents et les touristes !
Et dire que tous ces immeubles vont être climatisés, - un budget démesuré - je n’ose pas imaginer la chaleur qui sera rejetée dans les rues déjà très chaudes de la ville ! On suffoque déjà depuis la construction des édifices récents en ville qui ont mené à la démolition d’anciennes cases !
Le réchauffement climatique n’est pas une crainte pour les promoteurs, ni pour les élus ! On bétonne, on oublie la végétation et on ventile pour des sommes colossales…
Au parking de l’aéroport Roland Garros, les traces du passage de Garance sont encore visibles. Des palmiers ont carrément été déplumés ou étêtés, d’autres arbustes et arbres littéralement cassés.
Rien à voir avec les dégâts subis dans le Sud de l’île. Ici au Nord, à Ste Marie, Ste Suzanne des rafales de plus de 200 km /h n’ont pas épargné les arbres !
Garance, un trouble-fête qui a aussi fortement impacté les vols et donné du tourment aux voyageurs : vols annulés, reportés, affluence de passagers souvent mal informés …
Zéro pointé à l’attention de la compagnie Air Austral qui était tout simplement « injoignable ». Pas d’interlocuteur, pas d’info pendant 2 jours, est-ce normal ?
Des hommes viennent les chercher pour les mettre dans leur camion.)
Réponse : la canne à sucre
La canne à sucre ! On n’imagine pas la Réunion sans canne à sucre, c’est elle qui a donné du travail à la population pendant des années et elle continue à en donner bien que sa production soit de plus en plus menacée. Six mois par an, on la coupe, on la transforme. Chaque année, la saison commence et juin et termine vers le 20 décembre, date importante qui fête la fin de l’abolition de l’esclavage ! Moins de « cachalots » sur les routes à partir de cette date, « kabars » pour fêter la fin de la coupe… Peut-être moins de ralentissements sur les routes… vœu pieux !
Pour rejoindre la Saga du Rhum deux chemins sont possibles. Le plus rapide depuis St Pierre est certainement celui qui passe par le Chemin Badamier, mais emprunter cette voie peut réserver des surprises.
En fait, on traverse un chemin de cannes étroit au revêtement inégal, où il est difficile de croiser d’autres automobilistes. Parfois une petite aire goudronnée est aménagée sur les côtés mais il faut savoir anticiper… et il faut avouer que la plupart du temps les usagers font preuve de courtoisie.
On apprend à conduire lentement, à bien regarder devant soi et à être serein. Le musée de la Saga du Rhum est contourné par cette route qui rejoint la ligne Paradis. Mais s’arrêter sur cette route du Rhum à ce musée vaut le coup !
Ce sera bientôt un problème pour les habitants et touristes de Saint Pierre ! La grande aire de stationnement en contrebas de la mairie est désormais un énorme chantier !
Ici doit s’élever la nouvelle Cité Administrative de la ville. Il y aura vraisemblablement un parking dans ce complexe, - à souhaiter - mais accueillera-i-il seulement les employés de ce complexe ?
Pour l’instant, c’est un crève-cœur pour tous ceux qui se rendent en ville pour diverses raisons (shopping, médecins, profession…) de trouver une place de stationnement : on tourne des heures avant de pouvoir trouver un emplacement …
Personne n’a encore eu l’idée géniale de construire un parking à étages comme on en voit dans toutes les grandes villes du monde ? Avec tout ce parc automobile qui ne cesse de s’étendre, l’heure de la réflexion devrait sonner… Tous ces promoteurs qui détruisent des cases créoles trouveront peut-être un petit espace pour construire ce genre de bâtiment…en gardant le cachet local pourquoi pas ...
L’ancienne gare de trains de Saint Pierre est désormais un restaurant-bar. On n’y accède plus par les anciennes portes, passage obligé par le local de restauration, depuis lequel on accède aussi à la terrasse arrière.
Et là a été installée une micheline qui reliait autrefois le sud de l’île au nord.
Ce wagon, une pièce de musée, est utilisé pour la vente de glaces… On peut regretter la fin des chemins de fer à la Réunion : ils auraient été une panacée contre les éternels embouteillages, que ce soit dans l'Ouest comme dans l'Est . Encore une option pour une qualité de vie meilleure que les élus de la région sous le mandat de Didier Robert, ont négligée en donnant priorité aux voitures et à la NRL. Quelle bêtise d’avoir rejeté l’option tram-train…
De nouveaux panneaux de signalisation apparaissent çà et là dans le Sud. On peut y lire « Route des Caps, Chemin Grand-père… » 26 stations sont desservies !
Ils permettent à tous les cyclistes de choisir des itinéraires en fonction de leur centre d’intérêt.
Récemment j’ai rencontré trois jeunes touristes qui avaient posé leur vélo à la Cafrine pour découvrir le Bassin 18. Ils étaient en route pour St Jo. Un aller-retour, m’expliquent-ils.
Jusqu’à la Cafrine la route est favorable aux cyclistes, mais la portion entre Grand Bois et Petite Ile devrait être moins aisée avec le passage des ravines et l’absence de piste cyclable sur une route à grande circulation.
Il est à espérer que ce projet de pistes cyclables se poursuivra : un atout économique et touristique indéniable…
Bien que le cyclone soit passé depuis plus de dix jours, que l’électricité ait été rétablie, les séquelles sont encore à l’origine de perturbations de circulation.
Ainsi la réfection de la rampe de Manapany où il y a eu un éboulement nécessite des fermetures de voies et on trépigne d’impatience pour rejoindre St Jo.
Il m’aura fallu 20 minutes pour couvrir 400 mètres entre Grand Anse et Petite Ile mercredi dernier. Pour éviter les embouteillages récurrents on prend les chemins de cannes, à condition de les connaître.
Vendredi, pour rejoindre St Jo nous sommes passés par les hauts de Petite Ile et malgré tout sommes tombés sur des routes barrées. Partout où l’eau est passée elle a cassé des radiers, des chaussées…
Jamais on n’avait encore vu autant de trombes d’eau d’un coup. Finalement nous avons trouvé une petite route manant à Carrosse pour redescendre sur Saint Jo… C’est déprimant pour les gens qui prennent la route pour aller au travail…
En temps normal se déplacer en voiture est très très difficile à la Réunion et là les conditions météo ont encore ajouté aux difficultés de circulation.