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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:47

 Prenons l’exemple d’un habitant de Bassin Plat qui devrait se rendre à pied à St Pierre, ou qui aurait raté son bus à St Pierre et aurait décidé de regagner sa case à pied : il risque à chaque virage d’être heurté par un véhicule. Murs des propriétés et champs de canne longent la chaussée, aucun espace pour le piéton ! Le lycéen ou le collégien qui rentrerait à pied n’a qu’à faire attention ! Hier matin, en descendant vers la RN, j’osais imaginer un instant qu’on déblayait le bord de la route pour y aménager une piste cyclable ou un trottoir, mais non ! Un propriétaire faisait édifier un mur juste en limite de  chaussée !

Tu veux traverser au niveau d’un rond-point, il n’est pas sûr qu’on ait pensé à toi. Pas de passage piéton pour toi  qui vas faire tes courses à pied, et d’ailleurs quelle idée d’aller au supermarché à pied !

Vrai que çà et là, on a eu des idées pour toi, mais elles sont rares, parce P1070972que « coûteuses » peut-être ! Au Tampon, pour remonter du supermarché Géant vers la rue Delisle, tu peux marcher tranquillement dans une allée séparée de la route par une végétation dense et variée ! Là, quelqu’un d’intelligent et de prévenant a imaginé que ce serait bien de sécuriser l’espace du marcheur.

Tu veux traverser un pont à pied, il n’est pas certain qu’on ait prévu ça dans le budget. Je me demande si dans la construction du Pont de la Rivière St Etienne, on a pensé à une piste réservée aux gens qui se déplaceraient à pied pour rejoindre St Louis...

Il serait grand temps qu’on arrête de privilégier la chaussée pour les voitures (qui rapportent certainement  bien au lobby automobile,  et c’est bien là le drame de la Réunion !) pour s’intéresser à ceux qui utilisent pour se déplacer la seule énergie mécanique de leur anatomie. A l’ère du renouvellement durable, et de la crise du pétrole, favorisons les comportements écolos moins coûteux, et aménageons des voies sécurisées pour le piéton !

P1070970

                                                                    un trottoir sécurisé, une initiative louable mais rare !

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:16

Avant 1932, date à laquelle a été tracée la route, on rejoignait le hameau de Cilaos à pied. Le départ en chaise à porteurs se faisait à 6 heures du matin. En général, c’étaient des personnes aisées qui se faisaient transporter à Cilaos, c'est-à-dire des curistes, des touristes, des habitants qui travaillaient dans le cirque et résidaient sur le littoral.

 

Cilaos Chaise à porteurs 001

On traversait  la rivière Saint Etienne à gué. Une chaussée existait jusqu’au Petit Serré et on pouvait s’y faire conduire en calèche (pour les plus fortunés), ensuite il fallait compter sur ses jambes, ou sur les porteurs.

 

 Les voyageurs passaient la nuit à l’îlet du Pavillon qui comptait une quarantaine d’âmes à cette époque. Ensuite ils affrontaient les pentes raides du Cap Noir. Il existait un chemin vertigineux tracé sur une arête entre le Pavillon et Peter Both où les porteurs devaient redoubler de vigilance. L’étroitesse du passage à certains endroits obligeait les gens à se plier à une règle : les habitants de Cilaos qui descendaient vers la côte avec leurs bœufs et leurs chargements de récoltes cédaient le passage aux porteurs qui montaient. Parfois les portefaix devaient se faire bateliers quand un éboulis avait transformé la rivière en lac.

Cilaos Chaise à porteurs 001bis

 

En général, il fallait compter douze porteurs qui se relayaient pour le transport d’une personne. A chaque halte, on prenait un remontant pour se donner du courage dans ces chemins périlleux. On buvait ce qu’on appelait le « petit coup d’sec », le rhum de la Réunion.

Le coût de revient était fixé en fonction du poids du client. C’était 1.50 F le kilo, c'est-à-dire que pour une personne de 80 kilos on payait 120 F, soit 10 F par porteur. A l’époque on comptait en Francs CFA ( 1/2 Franc CFA équivalait à 1 F français, soit 15 centimes d’euros)

 

chaise à porteurs Cilaos (3)

Le dernier porteur, François Séry, s’est éteint à l’âge de 102 ans en 2006.

Pour l’anecdote, il avait transporté sa future épouse qui venait travailler à Cilaos : la Dionysienne s’était éprise de ce courageux « boug ».

 

 

 

 

 L’ancien maire de Lyon, et ancien Premier Ministre Raymond Barre a été transporté par ce moyen à Cilaos. On utilisait la chaise à porteurs, de 1932 à  1965, pour des trajets entre le centre de Cilaos et les anciens  thermes. Exceptionnellement on transportait des malades ou des femmes enceintes d’Ilet à Cordes vers Cilaos.

 

Cilaos Chaise à porteurs 002

                                                le Chemin des Bains

 

Cilaos Chaise à porteurs 003

                                  les randonneurs dans le chemin de la Chapelle

 

La chaise à porteurs visible à l’Office du Tourisme de Cilaos a été restaurée par l’Arast : les montants sont en bois de tamarin et l’assise, comme les lanières, en goni (toile de jute). Grâce au témoignage de sa fille on sait que M. Séry allait lui-même chercher le bois pour fabriquer ensuite sa chaise : pour les bras, il façonnait le bois d’olive, pour les traverses, il prenait du bois de grévillaire et pour l’assise le tamarin des hauts.

 

chaise à porteurs Cilaos (2) chaise à porteurs Cilaos (4)

                    les jeunes des "Pêcheurs Golet" découvrent la chaise à porteur à l'O.T.

Cilaos chaise

Sources :

-          textes de l’O.T de Cilaos dans la salle de la Chaise à porteurs

-          http://www.temoignages.re/la-chaise-a-porteurs-lontan,25690.html

-          C’était Hier (Daniel Vaxelaire)  Volume 1 p.142-143

-   Photos lontan des  Collections Bazin, Beltran, Boulogne, Hibon de Frohen, Patel, images publiées dans le supplément C'était Hier" du Journal de l'Ile de La Réunion (avec l'aimable autorisation des collectionneurs et de M. Vaxelaire)

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:55

Pour ceux qui appréhendent les centaines de lacets qui grimpent vers Cilaos, le meilleur plan est de prendre le bus à Saint Louis, comme l’a fait ce jour notre groupe de « tresseuses de vacoa de Grands Bois» de sortie en famille. 

  Il suffit de laisser la voiture près de la gare routière de Saint Louis ou de se faire ramener là. Les tickets sont au prix d’1,30 euro, et avec ce ticket, qu'il faut absolument composter dans le bus,  on peut aussi rejoindre Bras Sec ou Ilet à Cordes ( mais là il faudra changer de bus, et prolonger le trajet dans la demi-heure qui suit)

 

bus vers Cilaos 1 bus vers Cilaos 2

  Le trajet dure 1h30 jusqu’au terminus de Cilaos et la vue est imprenable à chaque virage. Les paysages sont grandioses. Partis vers 9 h du matin, sommes arrivés un peu après 10h30.

bus vers Cilaos

Quand le car est complet, on laisse des candidats au bord de la route,comme cette femme et ses deux enfants qui voulaient monter à Peter Both et qui ont été refoulés : ils prendront le car suivant. Sécurité oblige !

Les chauffeurs sont des as ! Ils négocient les courbes comme des experts, font marcher le klaxon pour prévenir les automobilistes et les engager à se ranger. Et jamais,ils ne perdent patience.

Il faut des nerfs d'acier pour conduire dans ce décor vertigineux. Dans les tunnels, ils avancent précautionneusement de peur de briser les rétroviseurs.

Il se peut que l’on se sente mal dans cette ascension, alors il suffit de s’asseoir à l’avant du bus, ou de fermer les yeux pour dormir, ou encore de les cacher derrière des lunettes de soleil.

Ce qui m’amuse toujours dans ces bus, c’est la façon dont on signale au chauffeur qu’on veut descendre au prochain arrêt : on frappe dans les mains ! Un code qu’il faut connaître ici …

Pour descendre vers l'Office du Tourisme, on longe le collège Alsace Corre, on tourne à gauche et on passe devant la maison de la Broderie ( qui vaut aussi le coup qu'on s'y arrête !) et on est au coeur du village.

   Cilaos en bus 3

Le soir, nous avons repris le bus au même endroit à 17h05 et sommes arrivés à Saint Louis vers 18h30.

Parfois on a l’impression que les rochers, qui se dressent près de la route, vont vous égratigner. De temps à autre on voit sur la chaussée des roches provenant d’éboulis. Dans la remontée de Pavillon, au retour, le bus est obligé de manœuvrer pour négocier un virage en épingle à cheveu. Mais on s’y fait ! Le chauffeur chevronné a été applaudi à son entrée dans la gare routière.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:56

Dans le chemin Dassy, au pied du Parc des Palmiers,  on s’active depuis quelques mois pour aménager le parking.

parking parking 3

                    un parking où pour l'instant ne se garent que les ouvriers et où travaillent les bulldozers

 

De jolis murets en pierre volcanique ont déjà été montés, d’autres constructions sont en cours. Des zones de stationnement en pavés gris, bordées de palmiers sont déjà achevées. C’est le ballet incessant de bulldozers, et de camions qui fascine les plus jeunes.

 

parking 2

 Actuellement les usagers du parc garent  leur véhicule le long de la rue, - c’est très préoccupant quand les mariés et leurs longs  cortèges de voitures viennent le vendredi faire leurs photos devant les palmiers - mais à l’allure où progressent les travaux, les visiteurs du parc pourront bientôt profiter de ce nouvel aménagement.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 20:52

 Avec Carmen et Benoît, venus du froid ( il fait -4° en Alsace) et que nous avions accueillis à l’aéroport Roland Garros, nous sommes passés par les Plaines. Quand on dit « passer par les Plaines » c’est en réalité traverser la montagne. Et quelle montagne ! des sommets vertigineux, des ravines ,une végétation luxuriante... La Plaine des Palmistes et La Plaine des Cafres sont deux villages importants situés sur notre itinéraire dans des zones plates.

Quand le temps est dégagé  et que la circulation n’est pas dense, c’est un plaisir de grimper par les lacets à l’ombre des énormes platanes, puis de  redescendre cette RN3 pour plonger vers St Pierre : actuellement la route est bordée d’hortensia bleu et blanc en fleurs, de fougères gâte-ménage, de marguerites folles…

C’est aussi le meilleur moyen de découvrir la Réunion profonde, ses cases bois sous tôle, ses montagnes majestueuses, les premiers St Expédit, les calvaires, la Cascade Biberon, les snacks-bars jaune vert rouge, à l’effigie du dodo. Prendre la route des Tamarins, à l’Ouest de l’île, ne revêt pas le même charme !palmiste 0

Et souvent à mi-chemin nous faisons une halte à la Plaine des Palmistes, à la Viennoiserie-boulangerie- pâtisserie  située à droite, un peu avant la mairie.

Là, nous faisons goûter la dodo à nos hôtes et achetons quelques samoussas et des bonbons- piments. Il faisait un peu plus frais ici qu’à Ste Marie (de 32° sommes passés à 24°)

 

 

Derrière cet établissement, se trouve une petite épicerie, où nous achetons soit un chou-fleur,palmiste soit des artichauts, ou encore des fruits de saison… Aujourd’hui, j’ai acheté deux kilos de letchis (à 1 euro le kilo). Comme je savais qu’ici on vendait du fromage péi (de vache) fabriqué par un gramoun du village, j’en ai fait une petite provision. C’est un certain M. Azor qui fabrique ces petits fromages traditionnels (2,5 euros pièce)

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 17:34

 Un transfert d’enfer ("infernal" serait plus juste !)

Si vous venez à la Réunion, un bon conseil prenez-vous y assez tôt, pour ne pas avoir de mauvaises surprises… surtout pendant les belles saisons ( octobre- novembre-décembre- avril – mai –juin) Nous avons vécu, avec l’arrivée de nos amis, une situation complètement inédite ! Les deux couples ont commandé un véhicule assez grand pour 4 chez un agent de Saint Gilles.

Arrivés à l’aéroport, après 24 heures de voyage…vannés,  ils attendent la voiture. Des personnes sont  là, au terminal de Roland Garros, avec des panneaux portant le nom de clients, mais pas celui qui concerne notre petite troupe. Nous tournons un bon moment, pus d' une demi-heure,  avant qu’un monsieur ne se présente. Où est le véhicule ?

« Ah non, votre voiture n’est pas à l’aéroport... C’est tout simple, j’emmène l’un de vous quatre à Ste Clotilde chercher le véhicule loué avec mon pick-up – je n’ai pas de place pour tout le monde et les bagages - et il reviendra vous prendre vous les trois autres à l’aéroport. » dit notre homme.

Cela me fâche ! C’est quoi ce transfert ? On s’amuse donc à transférer les gens au lieu de transférer le véhicule ? Est-ce pour ne pas avoir à payer le parking ?

François et moi, qui étions venus accueillir nos hôtes, sommes abasourdis… Nous n’avons jamais connu ce type de situation depuis que nous habitons sur l’île.

Malgré tout, pour leur faciliter la tâche, on voit bien qu’ils sont peu réactifs,   nous décidons d’emmener, nous,  les femmes à Ste Clotilde, le « transféreur » quant à lui charge les hommes (et deux autres personnes qui n’ont rien à voir avec nous). Un petit quart d’heure pour rejoindre un parking non aménagé, près d’un terrain vague.

Et là, il faut encore attendre que ce même individu, responsable du transfert, revienne : il a deux autres personnes dans son véhicule qu’il doit emmener chercher leur voiture. Pendant ce temps, Albert et Patrice commencent à noter les défauts du véhicule pendant que Carmen et Sylvie demandent les noms de arbres qui poussent là : elles se familiarisent déjà avec le raisinier, les manguiers…

A son retour,  le responsable du transfert participe à l’état des lieux – la voiture n’est pas de location voiturepremière jeunesse, les banquettes sont tachées, brûlées, la carrosserie a des bosses, il manque l’antenne radio, mais le véhicule est « climatisé »- et cet intermédiaire réclame, comme convenu dans le contrat, un chèque de caution, plus une somme de 18 euros pour ce premier transfert… Et cerise sur le gâteau, il demande à nos voyageurs d’aller à Saint Gilles, au garage untel, route une telle… régler le prix de la location. Inimaginable ! comme si les gens fraîchement débarqués connaissaient l’île… et d’ailleurs nous n’avions aucunement l’intention de passer avec eux par St Gilles (à l’ouest) , mais de les emmener au Tampon par les Plaines. Nous remettons donc ce rendez- vous à lundi, avec la bénédiction du « transféreur » !

Et ce n’est pas fini, on demande à nos invités de redéposer le véhicule à Ste Clotilde, le soir de leur départ et non à l’aéroport… Encore faut-il qu’ils retrouvent ce drôle de parking ! Et il leur faudra repayer la même somme : soit 18 euros ! Suite au prochain feuilleton…

Conclusion : réservez tôt votre voiture de location, de préférence avec une agence basée à l’aéroport, il y a le choix. Et surtout méfiez-vous du mot « TRANSFERT » !

location voiture 2

                              "sa même : il vaut mieux en rire...Patrice et Albert prennent la situation avec philosophie,"

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 19:47

ou...Etre au courant ou ne pas être...

Ce n’est pas la Côte d’Azur, en plein été, même si ça en a l’air à voir le trafic et les bouchons récurrents.

En semaine, on sait qu’il faut éviter de sortir sa voiture le matin de 7h à 7h45 , car c’est la rentrée des collèges, qu’il faut éviter d’être dans la rue principale de 8h à 8h45, parce que les parents emmènent les petits des classes primaires (en voiture) à l’école. Et là, depuis l’intersection de la rue Charles Baudelaire et de la rue Epidaure Hoareau jusqu’au rond-point Charrière, c’est la galère ! On avance au pas, on se déplace quatre fois plus vite à pied !

manif (2) manif (3)

Parfois ce sont des tambours malbars qui annoncent une procession et un cortège fleuri arrive. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Alors c’est quoi ce ralentissement ?  Et c’est quoi ces battements métalliques ? Voilà que ça bouchonne terriblement de 10 heures à 10h45, alors que les collégiens ne sont pas en cours et que les petits sont déjà en classe depuis longtemps… La cause ?

manif

Voilà  la réponse…

Un petit groupe de femmes et enfants ont investi la chaussée et défilent derrière un drap blanc, une banderole de fortune, sur laquelle elles ont écrit : «  Locataires en colère. Pas d’EDF depuis 15 jours. Que fait le maire ? » Cette petite troupe à pied, de mamans poussant des landaus, d’adolescentes tapant sur des objets en métal, a bien réussi à attirer l’attention, en ne bloquant qu'une voie de circulation, -c'est déjà pas mal! -mais sont-elles parvenues à leur fin ? C’est ce qu’on appelle "essayer de se faire entendre sur la voie publique !" Ce serait dommage de faire tout ce bruit pour rien et de paralyser la circulation pour ne pas susciter de réaction. Chers automobilistes, vous qui avez été si patients, maintenant au moins vous, vous êtes …au courant !

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 18:17

Hier après-midi, escapade à Saint Denis pour récupérer nos visas pour l’Inde. Cette fois – ci , nous avons bien trouvé la Rue du Maréchal Leclerc et n’avons pas descendu toute la rue piétonne jusqu’à une centaine de pas du front de mer comme il y a dix jours.(Cette artère est immense : plus d’un kilomètre dont la moitié en rue piétonne ). Sous la chaleur, cette descente était un vrai calvaire. D'ailleurs il fait toujours très chaud à Saint Denis !

 En fait, pour trouver le consulat, il est bien plus aisé de venir par le front de mer : il suffit de longer le Barachois direction Saint André et de bifurquer à droite juste avant la gare routière, puis tourner à gauche. Et nous y voilà. Le consulat est situé au n°266, au troisième étage d’un immeuble quelconque.

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 Pour tuer le temps avant l’ouverture des bureaux, nous avons remonté la Rue du 10-1cMaréchal à pied. Ce boulevard de Saint Denis est peu engageant, pas de verdure, pas d’ombre, seulement du béton, des terrains vagues, des immeubles en construction… Beaucoup de circulation et peu de piétons, forcément ! Quelques magasins sympas : tissus, produits indiens, jouets, boutique où on peut faire des photos d’identité…

 

 Nous avons pris à gauche la rue Saint Jacques jusqu’à l’église du même nom. Dans un petit restaurant faisant face à la pension Aïcha, nous avons bu un bon petit café, puis sommes entrés dans l’église.

10-1d

                                             L’église Saint Jacques

Elle est étonnante ! Des bancs devant l’autel, derrière l’autel, et de part et d’autre de l’autel. Cet édifice paraît immense. Il donne aussi l’impression d’être bien entretenu par ses paroissiens.

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                                      une nef profonde                                 

10-1j 10-1f

             un transept de grande dimension

Depuis ce sanctuaire, on domine la rue St Jacques qui dévale en pente douce vers l’océan. Au loin, se profile la tour des pompiers. 

 Et à l'arrière de l'église,  une tour qui fait office de clocher et quelques jolies maisons créoles encore épargnées par la boulimie immobilière. Et sans discontinuer, une circulation très dense.

 10-1h 10-1i

vue de l'ocean depuis les portes de l'église            vue des Hauts de St Denis,clocher

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 22:04

Faut le faire !

jace1On voit ses gouzous « petits bonshommes moutarde » dans les endroits les plus insolites parfois.

Jace, artiste local, doit aimer les acrobaties et ne pas être sujet au vertige pour réaliser des fresques sur des rochers surplombant des précipices.

Là encore, voilà qu’il a décoré un pont de la Route des Tamarins enjambant une ravine, au-dessus de Saint Leu. Depuis l’ancienne RN, on voit bien le fond bleu du dessin, en zoomant voilà ce que cela donne !

Il s’agit maintenant de l’interpréter : rappel de l’océan qui est parallèle à cette quatre-voie, gouzous surfant la vague, impression de vitesse créée par la position des bonshommes se déplaçant au-dessus de l’eau. Opposition statisme- dynamisme : statisme du nageur et de la vache, scotchés par ce qu’ils voient, dynamisme des vagues et du surfeur(debout sur un pétard ? une fusée ? un surf ?… ) L’accent a été mis sur la rapidité. La route des Tamarins a effectivement facilité les déplacements dans l’Ouest de l’île. Et le « bouchon qui saute », quel symbole...

jace4

 

Mais  voilà ! cette « autoroute » n’a pas réglé le problème des bouchons qui asphyxient Saint Paul et Saint Denis, ni ceux de Saint Pierre et de Saint Jo. Les goulets d’étranglement sont toujours là. Et notre président de région pense résoudre le problème grâce aux  bus… il en faudrait des voies supplémentaires pour rendre ce projet réalisable, on est en peine « fiction » !

Jace bouchon                                        un bouchon entre Saint Paul et la Possession

Justement, on pourrait parler de l’embouteillage occasionné aussi ce matin à Saint Pierre. Une seule rue était bloquée par des riverains lassés de la circulation et des excès de vitesse dans leur quartier (une rue perpendiculaire à la RN)  et tous les usagers de la route, même les bus,  ont été piégés. Du rond-point de Grand Bois au rond-point Canabady, en passant par la route de l’Hôpital, on avançait à une allure d’escargot. 40 minutes pour un trajet qui en temps normal dure 15 minutes. Quand on arrive au boulot on a du mal à se dire « bon-jour ! » La réunion de gynécologues du CHR e dû être reportée faute de présents à l’appel.  A quand donc le contournement de Saint Pierre ? A quand l’incitation au covoiturage ?

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 18:36

Pour les Journées du Patrimoine, un passage obligé, parce qu’exceptionnel dans l’île : monter dans une micheline restaurée par une association méritante, et faire l’aller-retour La Grande Chaloupe – Possession ! Pour 4 euros seulement, un voyage inédit dans le temps !

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Un passionné, Gérard Chotard, vous invite à monter dans le wagon, se met aux commandes et c’est parti ! Neuf kilomètres au total dans un train de 36 places aux sièges rénovés, un train rouge qui siffle et qui vous berce de son « tchou-tchou ».

 

titrain1 titrain 2b

Sur une centaine de mètres, il circule à l’air libre, longe le lazaret, et soudain s’enfonce dans un tunnel d’outre-tombe : un tunnel étroit -pour un seul train- où la roche est brute. Parfois on voit des chauves-souris s’enfuir dans le halo des phares, des chiffres peints sur la paroi doivent marquer les kilomètres, à trois reprises une bouche de lumière. Pas question d’être claustrophobe pour entreprendre cette excursion !

 

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Pour les enfants présents, c’est une aventure. Quand le conducteur éteint les phares, place aux hurlements, quand le train revoit la clarté du jour, ce sont des cris de joie. Parfois, les marmailles imitent les bruits de la micheline. Imperturbable, le conducteur a les yeux rivés sur son tableau de bord.

 

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Certains passagers descendent à la Possession, ce sont des randonneurs venus à La Grande Chaloupe par le Chemin des Anglais. Bonne idée que celle d’allier la marche à la découverte d’un fleuron du patrimoine. Pour revenir au point de départ, Gérard Chotard change de place et s’isole dans une cabine à l’avant. C’est reparti ! Une moyenne de 18 km/heure, plus vite qu’à pied…

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On peut regretter que l’Etat n’accorde pas davantage de d’intérêt – et de subventions- à cette association, surtout à l’heure du développement touristique. Si une locomotive et deux michelines ont peu être restaurées, il reste encore de quoi faire pour redonner ses lettres de noblesse au chemin de fer, qui a été crucial pour le développement de l’île avant l’invasion de l’automobile. Quelques établissements scolaires, grâce à l’initiative de d' enseignants, ont participé à la remise en état des machines, et les mécaniciens de l’association ont fait bénéficier les jeunes de leur savoir-faire. Mais le train fera-t-il un jour vivre ces jeunes, que ce soit dans le domaine du tourisme ou du transport ?

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