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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:24

En juillet, l’île est agréable à vivre car on souffre moins des bouchons : quand des centaines de milliers d’élèves sont en congé, le trafic est considérablement réduit. Pas de bus scolaires, pas de parents, pas de profs… qui piaffent d’impatience pour être à l’heure. A Trois Mares, on souffle : les écoles maternelles, primaires, le collège Trois Mares et le lycée Lagourgue drainent une population incroyable en période scolaire. La rue Baudelaire est un long fleuve vers lequel convergent tous les ruisseaux latéraux. Un flot inimaginable de voitures...

 Ces trois premières semaines de juillet, ce n’est pas encore le temps des tracteurs et cachalots qui font des va-et-vient continuels.

 Dès la fin juillet, la circulation reprend progressivement. Aujourd’hui, j’ai croisé quatre tracteurs chargés de canne  et quatre énormes cachalots. Signe que la rentrée des classes est proche et que le retour des embouteillages est imminent.

 Si dans le Nord de l'île on coupe déjà la canne depuis quelques jours, dans le Sud on vient à peine de commencer : les premières cargaisons attendaient ce matin devant la pesée à la balance des Casernes et à celle de Grands Bois. Autre signe que le temps de la coupe est revenu : sur la chaussée, on roule sur des cannes tombées de véhicules. 

 les premiers tracteurs de cannes

Tracteur se dirigeant vers la balance de Grands Bois.

 secteur névralgique

         Google Earth : quartier Trois Mares 

Dans deux semaines, voilà ce qui rythmera Trois Mares : du Chemin Mondon au Rond-Point Charrières, tous les jours 15 à 20 minutes pour couvrir 900 m lors de sorties de classe… Véridique ! Comme le soulignait à juste titre Jolaine, « Pire que la route de St Tropez ! »

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 21:30

Dans un article précédent concernant la piste menant au Piton de la Fournaise, je signalais les travaux effectués généralement sur cette piste de plus de 5 km, juste avant les grandes périodes de vacances. Je retire ce que j'ai écrit.

Avant-hier, de bonne heure, nous avons pris la route forestière. Elle cahote au début, devient plane dans la forêt de cryptomérias et on peut circuler aisément jusqu'à la Plaine des Sables.

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                                               la route forestière au lever du soleil avant le Pas des Sables

 

Et là.... après le descente, à l'enchantement lié à la découverte de cet univers lunaire, succède l'indignation. C'est ien la première fois que je circule sur un tel tronçon, jamais encore je ne l'ai vu ainsi : des niches très profondes sur toute la largeur et cela continuellment sur tout le tracé jusqu'au Pas de Bellecombe (enfin, jusqu'à une centaine de mètres du Pas de Bellecombe)

P1100974

 

Classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco,  notre île a du souci à se faire pour mériter cette notoriété, en attendant les voitures souffrent, leurs passagers aussi, une aubaine peut-être pour les vendeurs d'amortisseurs...

 

 Au retour, il faut reprendre la piste tant redoutée : on zigzague, quand c'est possible


P1110103.JPG

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 19:10

           P1070885

Déjà en allant chercher nos hôtes à l’aéroport début avril, nous avons été surpris de voir qu’on agrandissait le parking. Et après deux semaines, en ramenant nos amies à Pierrefonds, nous avons pu constater de visu l’avancement des travaux.

 L’aéroport de Saint Pierre-Pierrefonds a entrepris un programme d’agrandissement et de modernisation de ses infrastructures. L’aérogare doit doubler de surface, la petite salle d’embarquement devrait tripler de surface et une nouvelle salle des bagages verrait bientôt le jour.

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                                la salle d'embarquement le 25 avril

On aménage actuellement un parking qui serait gratuit, et on envisage une extension de la boutique duty free.

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les travaux devant l'aérogare.

Le Sud veut ainsi rendre l’aéroport plus attractif, et les importants investissements consentis permettront d’accueillir des moyens courriers.

Nous sommes déjà heureux que la compagnie Air Austral amène nos amis jusqu’ à Pierrefonds avec l’ATR, et que nous n’ayons pas besoin d’aller les chercher à Saint Denis (moins de personnes sur les routes, ça c’est du développement durable ! et aussi moins de stress et de risques d’accident)

      Lien intéressant

http://www.zinfos974.com/Agrandissement-et-modernisation-de-Pierrefonds-Les-travaux-vont-debuter_a39396.html

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:08

C’est toute une expédition ! Il existe bien sûr des vols de  Pierrefonds ( St Pierre) à l'île Rodrigues via Maurice, mais tous les vols en partance de l’aéroport du Sud arrivent à Maurice quand l’ATR au départ de Rodrigues est déjà parti ! Alors évidemment vous devez loger une nuit à Maurice ( ce n’est pas le fruit du hasard). Comme nous ne voulions pas perdre une nuit, nous avons opté pour un départ le matin de St Denis, car là il existe une correspondance.

  

Départ en Car Jaune de Saint Pierre à Saint Denis

 

Il faut donc trouver une solution pour se rendre le matin à Saint Denis. Comme nous n’avons pas voulu déranger la famille et les amis, nous avons pris le bus à la gare routière de St Pierre à 4h30 du matin pour arriver à 6h30 à la gare routière de St Denis  ( soit 2 heures) et de là avons pris une navette pour l’aéroport Roland Garros.

 

Nous aurions aussi pu prendre le bus Z’éclairs à 6 heures du matin. Mais impossible de réserver ce trajet, il faut se présenter le matin même au guichet et s’il n’y a plus de place dans ce bus plus rapide que celui de la ligne régulière, on est vraiment le « bec dans l’eau ». Avec ça, on nous serine que la solution pour désengorger l’île et faciliter les transports, c’est le car !!! Merci aux détracteurs du tram-train qui ont fait avorter ce projet…

 

Donc voilà, nous avons découvert grâce à la ligne régulière des Cars Jaunes  les arrêts de bus de St Pierre, Saint Louis, Etang Salé, Saint Leu, Saint Gilles, Saint Paul, Le Port, la Possession… et avons constaté que beaucoup de Réunionnais se levaient grand matin pour emprunter le car qui part à 4h30. C’est à Saint Pierre, Saint Louis et à Saint Paul que le nombre de passagers était le plus important (plus d’une dizaine), aux autres arrêts, ils étaient à 2 ou 3.

Quand on sait que des centaines de personnes embarquent à Saint Denis et que des centaines atterrissent à Saint Denis, on s’interroge sur les carences du service public. Aucune navette desservant l’Ouest et le Sud de l’île n’a été mise en place. Faut croire qu’on préfère que les gens s’énervent dans les bouchons,  ça doit rapporter plus : on consomme beaucoup de carburant, ça fait marcher les stations essence, ça use les voitures et profite aux garagistes....

Et le covoiturage ?  pas encore à la mode… Le Réunionnais veut être LIBRE. Oui… LIBRE de rester dans les bouchons.

 J’avais découvert un site sur internet qui proposait le covoiturage (voir lien ci-dessous), là encore j’ai fait chou blanc… pas assez de propositions de conducteurs, mais beaucoup de demandes de passagers.

       http://www.iledelareunion.net/covoiturage-reunion/

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 14:52

Comme nous préférons atterrir à Saint Pierre (Pierrefonds), nous avons cette fois-ci réservé un vol avec Air Austral (la seule compagnie à proposer l’atterrissage dans le sud de l’île).

Nous avions réservé un TGV (billet prems) à destination de l’aéroport Roissy – Charles de Gaulle, puis de la gare TGV de Roisssy, avons rejoint à pied l’aéroport (il faut bien compter 20 minutes )

Après un vol de nuit de 10h30 dans un boeing 777 ( très confortable), nous sommes descendus à Saint Denis et moins d’une heure plus tard, nous étions dans l’ATR (un petit zinc de la même compagnie) pour rejoindre Pierrefonds.

Le temps de prendre de l’altitude que déjà l’ATR amorce la descente. Le survol de la Réunion : un régal ! Après avoir longé la côte Est, l ‘avion vire.

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Il traverse l’île d’Est en Ouest : une vue superbe, c’est la première fois que nous voyons les cirques de Mafate et de Cilaos dégagés et apercevons avec netteté les sentiers de rando qui mènent au Piton des Neiges…

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P1030776 P1030778Après avoir survolé le Bras de la Plaine, l’ATR remonte  vers St Louis au - dessus de l’Océan, ( nous sommes déjà en vue de l'aéroport de Pierrefonds)

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Puis il se pose sur la petite piste en venant du Nord.

 

A notre descente, chaleur et brise marine sont là pour nous accueillir ! Et cela évite aux enfants le long déplacement à Saint Denis ! Pierre est là, sur le temps de sa pause méridienne, et après une quinzaine de minutes de trajet , il me dépose au Tampon.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 00:31

Le quartier "école-église-mairie" est un carrefour névralgique aux heures de pointe.

En semaine, aux heures de sortie et d'entrée des classes, on se croirait à St Aygulf en août : on roule au pas dans la rue Charles Baudelaire. On met parfois 15 à 20 minutes pour parcourir 200 mètres !

Le week-end, c'est à l'heure de la messe qu'il faut user de patience.

 

Mais, depuis quelques mois, le parking de l’hôtel de ville n’est pas saturé le samedi soir et on traverse mieux le rond-point du baobab, et pour cause… l’église de Trois Mares a été démolie et les offices ont lieu à la Châtoire. La reconstruction de l’édifice avance à grands pas. Son architecture est futuriste. On y travaille d’arrache-pied.

 

Voilà une photo du chantier prise le  25 mai 2011

 

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Le chantier 3 jours plus tard ( le 28 mai)

 

P1090713b

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 22:53

Cette route longue de 62 km, la RN3, fait la jonction entre l’Ouest et l’Est, de St Pierre à St Benoît. Elle grimpe sur une trentaine de kilomètres vers Bourg-Murat, puis  après avoir traversé La Plaine des Cafres dominée par le Piton des Neiges, elle redescend . Il faut bien compter  1 heure pour relier les deux côtes de l’île.

Par temps couvert et brumeux, cette route est dangereuse et peu intéressante. Mais quand le ciel est dégagé, c’est un plaisir que de l’emprunter.

Parfois, il faut prendre son mal en patience parce que les occasions de dépasser un véhicule lent sont très rares dans les rampes. La température fraîchit dans les hauts et on n’ouvre plus les vitres. Les passagers sujets au mal du transport préfèrent s’asseoir à l’avant. Cependant les paysages fabuleux font oublier ces détails.

gb4

La traversée des pâturages de  la Plaine des Cafres au pied du Piton quand fleurissent les arums blancs ou les ajoncs jaunes et que l’ancien volcan se découpe sur un ciel bleu, parfois auréolé d’une écharpe blanche, c’est toujours un événement.

P1090401 P1090399 iris marron 2

          arums                      marguerites folles                         iris sauvage (ou marron)

A toutes les époques de l’année, malgré les lacets, le voyage n’est pas lassant : au mois de novembre ce sont les marguerites folles qui prolifèrent au bord de la route, en décembre , ce sont les iris sauvages qui prennent le relais avec  les hortensias bleu blanc, en  mai ce sont les longoses, ou encore des  fleurs mauves…  Les pentes prises d’assaut par les fougères arborescentes ou les lianes fleuries sont également très pittoresques.

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 En mai, c’est  aussi l’automne et  les platanes jaunes font des taches dans cette toile verte.

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Quand la route débouche sur une  vue sur la Plaine des Palmistes avec la mer au fond,

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ou une vue sur la vallée entourée de montagnes, on est toujours impressionné.

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  Nous avons déjà pris cette route une vingtaine de fois et chaque retrouvaille avec ce panorama est un moment de grâce.

Ne pas faire ce chemin au moins une fois pendant son séjour, c’est rater quelque chose d’essentiel. La traversée des Plaines ( Plaines des Cafres et Plaine des Palmistes) est un incontournable !

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 11:39

Partis de bonne heure de Grands Bois (6 heures du matin) pour arriver dans des délais raisonnables à l’aéroport Roland Garros pour un vol Air France partant à 8h50, nous n’avons pas échappé aux traditionnels  bouchons, ô combien emm… de la Réunion !

En essayant tant bien que mal d’emprunter les files les plus fluides, nous aurons tout de même mis 2h10 par la Route des Tamarins. Bouchons à St Paul, bouchons à la Possession, bouchons à l’entrée de Saint Denis. Ras le bouchon ! Et dire qu’on ose espérer que ces embouteillages et ces goulots disparaîtront avec le projet de la 6 voies… ça ressemble à une « brève de comptoir ! » Embouteillages, bouchons, comptoir, poétique ma métaphore filée , non ?  N'empêche que ça n'avait rien de grisant ! A quand les vols Air France depuis Pierrefonds ? Il y aurait bien moins de gens sur les routes…

Manou angoissait, Pierre appelait l’aéroport pour savoir si l’enregistrement était fini, heureusement que ça bouchonnait aussi aux comptoirs d’Air France.

 aeroport 2 aeroport 3

Arrêt au dépose – minute, Anne Laure court chercher deux chariots, on décharge en hâte les deux voitures. Puis  les trois enfants et les trois parents font rapidement leurs adieux.

 automne Plaine des Palmistes

Cette fois-ci,  pour le retour au Tampon, ce sera la Route des Plaines  ( plus exactement la traversée de l’île par la montagne)! Le temps est superbe. Les crêtes sont dégagées. En 1h20 je serai à la case ! 25 min jusqu’à St Benoît puis 55 minutes par la montagne. On respire ! la circulation est quasi inexistante dans le sens de la montée, les longoses blancs fleurissent, les platanes  de la Plaine des Palmistes et de Bourg Murat ont pris des teintes automnales. Sous le soleil, c’est une merveille !

automne Plaine des Palmistes (3) automne Plaine des Palmistes 2

  Alors qu’à la Réunion, c’est bien l’automne (avec des températures toujours très agréables : 28° auaeroport petit matin à St Denis, une eau chaude  dans le lagon de St Pierre dès 8 heures), en métropole, c’est le printemps avec sa fraîcheur matinale !

Difficile à not’ Ti Robin créolisé et tropicalisé d’imaginer ce qui l’attend là-bas, déjà que grand matin sa maman l’a obligé à mettre des chaussettes et des chaussures, lui qui a l’habitude de courir en  sandalettes ou pieds nus ! Il ne pensait pas qu'il fallait mettre des chaussures pour prendre le gros z'avion.

"Zordi zazaquelle saute la mer !" ( aujourd'hui l'enfant quitte la Réunion)

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:47

 Prenons l’exemple d’un habitant de Bassin Plat qui devrait se rendre à pied à St Pierre, ou qui aurait raté son bus à St Pierre et aurait décidé de regagner sa case à pied : il risque à chaque virage d’être heurté par un véhicule. Murs des propriétés et champs de canne longent la chaussée, aucun espace pour le piéton ! Le lycéen ou le collégien qui rentrerait à pied n’a qu’à faire attention ! Hier matin, en descendant vers la RN, j’osais imaginer un instant qu’on déblayait le bord de la route pour y aménager une piste cyclable ou un trottoir, mais non ! Un propriétaire faisait édifier un mur juste en limite de  chaussée !

Tu veux traverser au niveau d’un rond-point, il n’est pas sûr qu’on ait pensé à toi. Pas de passage piéton pour toi  qui vas faire tes courses à pied, et d’ailleurs quelle idée d’aller au supermarché à pied !

Vrai que çà et là, on a eu des idées pour toi, mais elles sont rares, parce P1070972que « coûteuses » peut-être ! Au Tampon, pour remonter du supermarché Géant vers la rue Delisle, tu peux marcher tranquillement dans une allée séparée de la route par une végétation dense et variée ! Là, quelqu’un d’intelligent et de prévenant a imaginé que ce serait bien de sécuriser l’espace du marcheur.

Tu veux traverser un pont à pied, il n’est pas certain qu’on ait prévu ça dans le budget. Je me demande si dans la construction du Pont de la Rivière St Etienne, on a pensé à une piste réservée aux gens qui se déplaceraient à pied pour rejoindre St Louis...

Il serait grand temps qu’on arrête de privilégier la chaussée pour les voitures (qui rapportent certainement  bien au lobby automobile,  et c’est bien là le drame de la Réunion !) pour s’intéresser à ceux qui utilisent pour se déplacer la seule énergie mécanique de leur anatomie. A l’ère du renouvellement durable, et de la crise du pétrole, favorisons les comportements écolos moins coûteux, et aménageons des voies sécurisées pour le piéton !

P1070970

                                                                    un trottoir sécurisé, une initiative louable mais rare !

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:16

Avant 1932, date à laquelle a été tracée la route, on rejoignait le hameau de Cilaos à pied. Le départ en chaise à porteurs se faisait à 6 heures du matin. En général, c’étaient des personnes aisées qui se faisaient transporter à Cilaos, c'est-à-dire des curistes, des touristes, des habitants qui travaillaient dans le cirque et résidaient sur le littoral.

 

Cilaos Chaise à porteurs 001

On traversait  la rivière Saint Etienne à gué. Une chaussée existait jusqu’au Petit Serré et on pouvait s’y faire conduire en calèche (pour les plus fortunés), ensuite il fallait compter sur ses jambes, ou sur les porteurs.

 

 Les voyageurs passaient la nuit à l’îlet du Pavillon qui comptait une quarantaine d’âmes à cette époque. Ensuite ils affrontaient les pentes raides du Cap Noir. Il existait un chemin vertigineux tracé sur une arête entre le Pavillon et Peter Both où les porteurs devaient redoubler de vigilance. L’étroitesse du passage à certains endroits obligeait les gens à se plier à une règle : les habitants de Cilaos qui descendaient vers la côte avec leurs bœufs et leurs chargements de récoltes cédaient le passage aux porteurs qui montaient. Parfois les portefaix devaient se faire bateliers quand un éboulis avait transformé la rivière en lac.

Cilaos Chaise à porteurs 001bis

 

En général, il fallait compter douze porteurs qui se relayaient pour le transport d’une personne. A chaque halte, on prenait un remontant pour se donner du courage dans ces chemins périlleux. On buvait ce qu’on appelait le « petit coup d’sec », le rhum de la Réunion.

Le coût de revient était fixé en fonction du poids du client. C’était 1.50 F le kilo, c'est-à-dire que pour une personne de 80 kilos on payait 120 F, soit 10 F par porteur. A l’époque on comptait en Francs CFA ( 1/2 Franc CFA équivalait à 1 F français, soit 15 centimes d’euros)

 

chaise à porteurs Cilaos (3)

Le dernier porteur, François Séry, s’est éteint à l’âge de 102 ans en 2006.

Pour l’anecdote, il avait transporté sa future épouse qui venait travailler à Cilaos : la Dionysienne s’était éprise de ce courageux « boug ».

 

 

 

 

 L’ancien maire de Lyon, et ancien Premier Ministre Raymond Barre a été transporté par ce moyen à Cilaos. On utilisait la chaise à porteurs, de 1932 à  1965, pour des trajets entre le centre de Cilaos et les anciens  thermes. Exceptionnellement on transportait des malades ou des femmes enceintes d’Ilet à Cordes vers Cilaos.

 

Cilaos Chaise à porteurs 002

                                                le Chemin des Bains

 

Cilaos Chaise à porteurs 003

                                  les randonneurs dans le chemin de la Chapelle

 

La chaise à porteurs visible à l’Office du Tourisme de Cilaos a été restaurée par l’Arast : les montants sont en bois de tamarin et l’assise, comme les lanières, en goni (toile de jute). Grâce au témoignage de sa fille on sait que M. Séry allait lui-même chercher le bois pour fabriquer ensuite sa chaise : pour les bras, il façonnait le bois d’olive, pour les traverses, il prenait du bois de grévillaire et pour l’assise le tamarin des hauts.

 

chaise à porteurs Cilaos (2) chaise à porteurs Cilaos (4)

                    les jeunes des "Pêcheurs Golet" découvrent la chaise à porteur à l'O.T.

Cilaos chaise

Sources :

-          textes de l’O.T de Cilaos dans la salle de la Chaise à porteurs

-          http://www.temoignages.re/la-chaise-a-porteurs-lontan,25690.html

-          C’était Hier (Daniel Vaxelaire)  Volume 1 p.142-143

-   Photos lontan des  Collections Bazin, Beltran, Boulogne, Hibon de Frohen, Patel, images publiées dans le supplément C'était Hier" du Journal de l'Ile de La Réunion (avec l'aimable autorisation des collectionneurs et de M. Vaxelaire)

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