Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 10:27

Le long de l’arboretum de l’Entre-Deux, un maçon est à pied d’œuvre. Comme il voit mon intérêt pour la technique de construction, il nous parle de son travail.

Il lui faut assembler des moellons (gros cailloux) sur une largeur de 40 cm.

Au préalable, avec une masse il casse les gros galets puis les taille pour donner une face plate à ceux qui seront sur le devant. Pour les assembler, il utilise un mélange de ciment et gravier.  Ici le travail est complexe parce qu’il lui faut insérer de plus petits galets entre les gros de manière à ce qu’il y ait davantage de roches.

Chez lui à La Possession, les galets seraient plus faciles à utiliser car ils se superposent mieux et il n’a pas besoin de faire des rajouts. Le mur de soutènement qu’il construit actuellement pour lui a un mètre de largeur , mais il le fait à son rythme…

Après l’agencement des pierres, il faudra coffrer le haut pour finir par une plaque de protection en béton.

Cette tâche est assez pénible à la Réunion car il faut supporter les grandes chaleurs, mais M. Dijoux aime ce métier qu’il exerce depuis 40 ans et qui le fait vivre.

 

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 07:55

Hier soir, en revenant de la Brasserie de la Gare, nous avons rencontré des bénévoles de la croix Rouge- agence locale de St Pierre- qui étaient en service sur le front de mer.

Leur véhicule était garé le long de la rue Hubert Delisle et des nécessiteux avaient droit à un repas.

Nous avons bavardé avec les bénévoles qui nous expliquaient qu’ils étaient « en maraude * trois fois par semaine (le lundi, le mercredi et le vendredi). Le nombre d’indigents serait en nette augmentation. De plus en plus de femmes sont aidées.

 Le champ d’action de la Croix Rouge est vaste : ils agissent à Grands Bois, à Terre Sainte, Bassin Plat, au Tampon, à St Pierre. On se relaye. Ainsi l’une des présentes nous confie qu’elle est là le lundi et que la Croix Rouge non seulement est sur le terrain pour apporter une aide alimentaire, mais elle collecte aussi des vêtements…

 Le seul nom de bénévole que nous ayons pu connaître était celui du responsable : Michel. Les autres agissent en toute discrétion. Tout honneur à eux.

Bravo à ces braves qui donnent de leur temps pour venir en aide à leurs semblables.

 

*maraude : à la Réunion, on appelle ainsi les déplacements des organisations humanitaires en quête de public nécessiteux.

Lien avec l’antenne de la Croix Rouge

https://www.croix-rouge.fr/Annuaire/ANTENNE-LOCALE-DE-SAINT-PIERRE7

 

Partager cet article
Repost0
23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 16:43

        Un soir, alors que nous nous promenons, nous apercevons non loin de la route un boug du Tampon et son fils en train de "casser" (cueillir) des mangues vertes avec un cueille-fruit. Comme les grappes sont haut perchées la récupération semble difficile.
      Aussitôt notre ami Yoland grimpe comme un singe sur le manguier. Pieds nus, il progresse avec agilité. Je crains le pire quand il s’approche de branches plus fines. Mais il est à l’aise et compte bien participer à la cueillette.

Il récupère le cueille-fruit et attrape les mangues les moins accessibles. Tous sont ravis ! et le butin sera partagé. Du beau travail !

Emmanuel, le Tamponnais, va pouvoir en faire profiter 3 familles et Yoland lui aussi rêve déjà aux bons rougails qu’il va pouvoir préparer. Comme quoi, on sait encore partager et avoir du plaisir à grimper dans les arbres à la Réunion.

Casser la mangue sauvage, un plaisir partagé !
Casser la mangue sauvage, un plaisir partagé !
Casser la mangue sauvage, un plaisir partagé !
Casser la mangue sauvage, un plaisir partagé !
Casser la mangue sauvage, un plaisir partagé !
Casser la mangue sauvage, un plaisir partagé !
Casser la mangue sauvage, un plaisir partagé !
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 09:18

Le long de l’ancienne Nationale qui remonte vers le Tampon, travaille toujours un « capitonneur ». Il doit être un des derniers de l’île à s’être spécialisé dans ce savoir-faire.

 

Christian HUET a été initié à ce métier par son père. Cela fait 40 ans qu’il exerce cette profession.

On fait appel à lui de toutes parts : les concessionnaires automobiles, pour remettre des sièges à neuf, des praticiens hospitaliers pour faire la réfection de tables de consultation, des kinésithérapeutes pour réparer leur mobilier, mais aussi des particuliers pour couvrir des divans, des fauteuils… Ces derniers clients plus souvent lui apportent la matière dont ils souhaitent voir couverts leurs sièges…

Son atelier est un fouillis de chutes de cuir, de mousse… Il travaille sur deux machines à coudre avec une dextérité peu commune.

L’homme est important, car même l’arrêt des cars qui a été installé un peu plus haut s’appelle « Arrêt Capitonneur ». Souhaitons à M. Huet de travailler encore de longues années sinon il faudra débaptiser l’arrêt de bus et surtout se passer d’un artisan habile.

 

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 18:19

Très bricoleur, Jeanick  Baïri de Grand Bois s’est découvert une passion pour le recyclage.  Avec une pince il découpe cannette, boîtes de conserves et réalise des objets utiles ou décoratifs.

Par exemple il réalise des porte-photos à partir de boîtes de soda, il leur donne l’allure de chemises, de robes…

Il s’attelle à la confection de barques à partir de boîtes de conserve, les équipe de bancs, les peint…

Faire des gobelets est un jeu d’enfant pour lui…

Quand il attend le visiteur au Musée de Grand Bois, il s’occupe en recyclant ce que d’autres jetteraient.

Les systèmes d’ouverture des cannettes deviennent des accessoires pour fixer des objets, le fond devient boîte pour punaises, ou cendrier, rien ne se perd…

 

Partager cet article
Repost0
4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 17:38

Rencontre inévitable que celle de Léon, quand on visite ce cimetière situé à une encablure de l’usine du Gol à Saint Louis.
L’homme originaire de Saint Louis, fils de père mauricien et mère Saint louisienne, s’occupe de veiller sur le cimetière depuis 2006. Pour ce retraité,  cette activité est bénévole. Ce sont les employés communaux de St Louis qui entretiennent les espaces verts de la nécropole.

Quand on aborde l’homme, il est communicatif. Je pense qu’il voit très peu de gens, le cimetière étant bien caché derrière la piste de kart et le panneau de direction, explique-t-il, a été emporté par le mauvais temps…

Il nous raconte le jour où la chapelle a failli prendre feu à cause d’une bougie placée à mauvais escient près du drap qui recouvrait la tombe.

Le plan du cimetière aurait été dessiné par des enfants de l’école. Selon lui 200 croix sont présentes au cimetière. Il le ferme actuellement tous les soirs à 17h30. 

J’ignore si c’est lui qui est à l’origine de tous les écrits placardés au mur, dont des interdictions de faire ses besoins dans cet endroit… Ecriture naïve et surprenante !

Nous lui demandons aussi la nature des fruits ronds et verts vus sur un arbre près de l’allée centrale à quoi il nous répond qu’il s’agit de « vavangues ». Il en trouve un très mûr tombé à terre et nous l’ouvre.

Le moustique se plaît ici. Nous demandons à M. Bundi pourquoi il ne vide pas les récipients où l’eau stagne… Mais il affirme que les moustiques sont là de toute façon à cause d’une mare située à proximité… Nous ne resterons qu’une dizaine de minutes avant de reprendre la piste rejoignant la route de Bel Air.

Leon Bundi, gardien du Cimetière du Père Lafosse
Leon Bundi, gardien du Cimetière du Père Lafosse
Leon Bundi, gardien du Cimetière du Père Lafosse
Partager cet article
Repost0
13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 13:22

Près de la poissonnerie, où je vais ce matin acheter du thon pour faire un tartare, un pêcheur de Terre Sainte a étalé un grand filet de pêche. Spectacle peu commun ! Le quartier de Terre Sainte n’est plus ce qu’il était et les pêcheurs s’y font rares.

Ali Véliat, l’homme qui recoud son filet me dit que nombre d’habitants des lieux ont vendu leur maison pour aller s’établir dans les hauts, à Bérive, au Tampon... Lui aussi regr

ette le temps où on y croisait les gens du péi.

Le quartier, en quelques années, est devenu un lieu de villégiature et a perdu de son âme.

Je m’étonne de la technique de réparation d’Ali : il utilise des brins de vacoa pour restaurer sa toile. « C’est solide, ça tient aussi… » prétend-il. Technique ancestrale de fortune…

Je suis tellement surprise de le voir ici que je me demande si ce n’est pas la ville de St Pierre qui l’a installé ici pour faire couleur locale… comme une pièce de musée qu’on peut encore relier au passé…

Rafistolage de filet à Terre Sainte
Partager cet article
Repost0
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:42

Jamais on ne rend trop hommage aux personnes qui travaillent pour leur commune et pour la postérité : cette fois encore, sur le site de l’ancienne sucrerie de la Ravine Glissante, j’ai rencontré des contractuels très occupés.


Debrouissaillage-Ravine-Glissante-2.JPG

Ils avaient pour tâche de débroussailler le terrain. Ils avaient tous obtenu un « contrat aidé » de la municipalité et semblaient heureux de participer à l’entretien de ce site dont la cheminée est classée Monument Historique depuis 2002.

debroussaillage-Ravine-Glissante-4.JPG

 

Ces contrats de six mois renouvelables, mais qui ne vont pas au-delà de 3 ans, leur permettent de se sentir utiles et d’avoir un revenu en travaillant près de chez eux. Très important, le fait de travailler chez soi.  On sera bien obligé un jour de reconsidérer les emplois qui nécessitent les déplacements et favoriser la proximité (cela évite les déplacements qui occasionnent des frais supplémentaires, des bouchons, des problèmes familiaux et du stress…) Autrefois, les patrons d’usines textiles  à Mulhouse et charbonnières  en Lorraine avaient bien compris qu’il fallait garder les ouvriers et les employés près de l’entreprise ;  les   corons et les familistères du Nord aussi étaient implantés non loin du lieu de travail.


Debroussaillage-Ravine-Glissante-2.JPG

Ils se sentaient très impliqués. Ce n'est que lorque le chef d'équipe leur a signifié la pause méridienne qu'ils ont quitté leur activité : l'un a même rapporté un outil, trouvé dans les ruines : un grosse clé rouillée datant des riches heures de la sucrerie.

Ils ont de chance ces hommes de la région de Ste Rose d’avoir obtenu ce contrat, mais à l’échéance de ce dernier… peut-être un travail saisonnier, ailleurs ?


Debroussaillage-Ravine-glissante-3.JPG

Partager cet article
Repost0
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 20:36

L' ouvrage Regard d'un Créole sur la France écrit d’après le « Journal de voyage d’Henri-Paulin Panon-Desbassayns » voyage effectué du 20 décembre 1784 au 17 juin 1786 a été présenté par son auteur au Centre Culturel Lucet Langenier le jeudi 2 août.

                         J.P La Selve 3

 Jean Pierre La Selve, invité par L’Académie de l’Ile de la Réunion (fondée en 1913) et le Pôle Valorisation du Patrimoine de Saint Pierre, a apporté à une assistance captivée un éclairage intéressant sur « ce tourisme en France » relaté dans les écrits de ce personnage, époux de Mme Desbassayns. Un éclairage sur les motifs de ce déplacement : visite à ses enfants qui étudient à Sorèze, voyage d'affaires, découverte des villes (Lorient, Paris, Toulouse…) retrouvailles de cousins…

                JP La Selve

Pour cet homme, qui  voyageait en voiture de poste, tout est source de curiosité : une vache qui donne 20 litres de lait, alors que les siennes en produisent le dixième ;  des blancs qui travaillent sans rémunération (la corvée) ; du beurre en mottes... Il y découvre aussi le monde de l’art (sculptures dont la Vénus Callipyge), l’architecture, la musique (l’opéra) et les  instruments. Dans ce journal, il parle des rencontres, de la cuisine, de l’éducation, des loisirs… d'un univers que les insulaires ne connaissent pas.

Avant de rentrer au pays, il fera d ‘ailleurs provision de grègues, achètera deux pianos et une harpe… mais il rapportera surtout ces textes, documents précieux pour comprendre ce qui se passe en France à cette époque et pour entrer dans la psychologie d’un Créole de l’époque.

A l’issue de cette conférence qui a duré plus de deux heures, J.P. La Selve s’est entretenu avec le public et a dédicacé à qui le souhaitait son livre publié aux Editions Azalées.

                                  JP La Selve 2

L’auteur, à la fin de son ouvrage, rend hommage "au remarquable travail de restitution et de documentation accompli  avec une grande précision par Mme Annie Lafforgue, Mme Christine de Villèle et Jean Barbier, responsable de l’édition du Petit Journal par le Musée Historique de Villèle en 1990, une édition qui met à disposition du grand public les différents carnets de voyage de M. Desbassayns". C’est grâce à ces documents que Jean Pierre La Selve a pu entreprendre ce travail universitaire.

                       JP La Selve 1 

« Porter un regard créole sur le France » ou « porter un regard de zoreil' sur la Réunion » comme je le fais dans ce blog, au quotidien,  procède de la même motivation : écrire pour faire partager un vécu marquant qui vous construit (à la seule différence que les lecteurs en 1784 ne devaient pas être très nombreux)

 Ce qui me frappe dans ces conférences culturelles, c’est que le nombre de créoles qui y assistent est relativement faible. Pourquoi ? à mon avis, c’est que le sujet ne les intéresse pas, et ils ne souhaitent peut-être pas raviver le souvenir des « gros blancs » propriétaires terriens. Ce pourrait être une explication.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:37

Ce matin, au marché du Tampon, je revois, assis derrière des cagettes de légumes vides, sur lesquelles sont empilés des livrets, ROBY,  ce marin au long cours, qui a mouillé en rade de St Pierre en avril 2012 après 11 mois de voyage.

     Autrefois pâtissier au Tampon, il avait dû abandonner sa carrière pour se soigner. Atteint d’un cancer, l’homme a voulu relever un défi : il est parti en métropole chercher son embarcation  « Fureur de Vivre » pour la ramener à la Réunion.

Cet Alsacien avait emporté à bord des vivres, entre autres 40 kg de choucroute, 5 kg de foie gras, 30 kg de pommes de terre, 10 kg de riz… 600 cannettes de bière, 100 litres de vin de Cahors, du Crément d’Alsace, du Sylvaner…

Parti le 6 mai d’Istres (Bouches du Rhône) il est revenu dans son « île magique » après un voyage qui a duré onze mois. Dans son petit carnet de voyages qu’il a intitulé « Un défi, un but, un destin » il raconte quelques moments importants de son périple (Détroit de Gibraltar , Canaries, Cap Vert, île de Saal, Brésil, Afrique du Sud, Madagascar, St Pierre de la Réunion)

                    Roby Reinhardt

Dans ce recueil qu’il a préfacé de façon admirable (c’est un hymne à la Réunion !) et qu’il a agrémenté de nombreuses photos, il rend hommage à tous ses sponsors et à ceux qui l’ont aidé à réaliser cette expédition au cours de laquelle il a même essuyé un cyclone (Giovana).

Roby m’a dédicacé son livre et  m’a invitée à passer le voir sur son voilier au port de Saint Pierre. C’est avec plaisir que je répondrai à cette invitation.

Roby Reinhardt 2 

Lien avec son site

http://Capsurlareunion-space-blogs.com

Partager cet article
Repost0