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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:34

 J’ai profité du déplacement à la Fête des Goyaviers à la Plaine des Palmistes pour faire un tour au Domaine des Tourelles. Mais en raison de la manifestation qui se déroulait Bassin Cadet, seuls quelques ateliers étaient ouverts.

Je suis montée vers le parking, en direction de l’immense bâtisse flanquée de deux tours. C’était la maison de campagne d’un certain M. Alexis Jean de Villeneuve, riche propriétaire terrien de St Benoît. Le bâtiment date de 1929.

Domaine des Tourelles (6)

Géré par le Conseil Général, le lieu est aujourd’hui destiné à la promotion des Métiers d’Art. Derrière le  bâtiment central, une allée qui dessert des maisonnettes où se déroulent par exemple des activités comme  le tissage de vacoa …

Domaine des Tourelles Domaine des Tourelles (2)

Pôle d’animation autour  du « végétal », le domaine permet  la découverte d’ essences diverses comme le géranium, le vétiver,  qui ont fait la richesse de l’île le siècle dernier, la dégustation de thé, une expo de l’ONF dans le Kiosque de la Forêt …

Domaine des Tourelles (3)

Dans le bâtiment central, qui fait office de boutique, on peut se laisser guider pour comprendre la fabrication et l’histoire des produits qui y sont présentés. On peut y trouver de la documentation, des objets à acheter.

 La veuve de M.de Villeneuve avait vendu la propriété à la FOL ( Fédération des Oeuvres Laïques) qui y accueillait des colonies de vacances.

Domaine des Tourelles (4)

Le Conseil Général  a racheté le Domaine, et démoli l’ancienne construction pour la reconstruire à l’identique. Seul le carrelage est d’origine, c’est d’ailleurs ce qui frappe en entrant.

Domaine des Tourelles (5)

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:44

Une fois de plus, l’Association dynamique des "Pêcheurs Golet" s’est mobilisée autour d’un projet visant à perpétuer la tradition. La valorisation du patrimoine, sous toutes ses formes  et la rencontre des générations et des quartiers est une priorité de cette équipe.

  C’est dans cet esprit qu’a été organisée une matinée pédagogique avec des enfants aux Calbanons de la Cafrine. Deux classes de CP de l’Ecole Raymond Mondon, accompagnées de leurs enseignantes, Mmes Daisy Barret et Corinne Lallemand, et de parents d’élèves, sont passées sous la  quatre-voies pour monter à pied à la Cafrine.

accueil

Là, les 33 écoliers  ont été accueillis dans la salle verte, puis répartis en 3 groupes tournants  pour vivre une matinée inédite.

Dans le premier atelier, Jacqueline C.  Martine et Fabienne présentaient une quinzaine de légumes et une trentaine de fruits qu’elles avaient glanés dans les vergers privés et acheté au marché : un régal pour les yeux et les papilles !

ecole Mondon aux Calbanons (9) ecole Mondon aux Calbanons (10)

Tout en nommant les produits, les animatrices coupaient le kambar en deux pour montrer sa couleur mauve, ou la sapote pour faure réagir sur sa texture surprenante.

Les petits ont ainsi appris à manger les prunes malgaches (après les avoir bien triturées, chose  nécessaire, explique Martine). Ils ont aussi pu consommer de la barbadine mûre à la cuillère, des morceaux  de goyaves, des jujubes. Après avoir touché la peau veloutée des mambolos, ils ont pu en déguster la chair trop parfumée au goût de certains…

ecole Mondon aux Calbanons (12) ecole Mondon aux Calbanons (7)

Dans le dernier atelier, Nicole et moi-même, avons joué avec les enfants à associer le nom et l’image des produits, un exercice d’observation, de mémorisation et de lecture ! Tous se sont appliqués et ont mutualisé leurs connaissances.

ecole Mondon aux Calbanons (2) ecole Mondon aux Calbanons (8)

ecole Mondon aux Calbanons (4)

Apprendre en s’amusant, quel bonheur ! Parfois on hésitait : souvent on confondait le fruit à pain et le jaque en raison de leur forme et de leur couleur. Dans un groupe, un enfant a demandé : « Où est le mot aubergine ? ». Forcément ! « aubergine » ne se trouvait pas sur les étiquettes, il fallait choisir le mot créole « bringelles ».

 

ecole Mondon aux Calbanons (5) ecole Mondon aux Calbanons (3)

ecole Mondon aux Calbanons (11)

 

Nicole Abriel  avait imaginé, avec l’équipe, une série de devinettes  et de charades sur les fruits etlégumes. Assis devant les calbanons,  les marmailles très attentifs ont bien participé et ont toujours réussi à trouver les réponses attendues.

De leur côté, Renée, Ginette, Sarah et  Laurence, qui avaient préparé du manioc sucré, des chips de patate douce ont invité les enfants à les goûter. Elles leur ont également servi du  jus de carambole frais. 

  P1090836 ecole Mondon aux Calbanons (6)

 

  Pendant ce temps, Laurent, passionné d’histoire locale,  natif de Grands Bois,  leur a fait visiter les salles d’exposition en contant l’histoire de son quartier, en commentant les maquettes, les photos d’archives et en répondant aux questions des enfants.

ecole Mondon aux Calbanons (13)

Une journée riche en informations pour des enfants très réceptifs. Que de choses à raconter à la maison !

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:08

Billet d’humeur.

 

J’ai du mal à comprendre… Voilà au Tampon, sur la rue principale, la rue Hubert Delisle, à l’angle de la rue qui descend vers le marché forain, une jolie case en bardeaux actuellement occupée par un cabinet de psychologues. Elle est située sur un terrain que personne n’entretient vraiment, ce qui m’a déjà grandement étonnée.

 

P1080969

 

Mais qu’est-ce qui pousse donc les propriétaires à vendre ce patrimoine, et surtout à le démolir ? Sûr que la rentabilité prime sur la sauvegarde des bâtiments anciens ! Vrai aussi que le Tampon n’est pas classé « village créole » mais est-ce une raison pour détruire ces vestiges ? La politique de subventionnement pour retaper les cases anciennes ici n’a pas dû intéresser les concernés. C’est regrettable ! Du moins, si elle disparaît, cette case pittoresque survivra dans mon blog !

 

P1090623

 N’empêche que ça me révolte ! Que ce soit au Tampon ou à Saint Pierre, que font donc les défenseurs du patrimoine pour empêcher la destruction de ces témoins du passé ?

 

A St Pierre, actuellement le front de mer est aussi le règne du bulldozer : on remplace les petites cases et les parkings par de grands immeubles.

Les promoteurs à Saint Pierre ont même eu l'audace - et l'autorisation- de cacher une cheminée historique, en face de la Place des Victoires...

Avec ça, on a classé l'île au Patrimoine Mondial de l'Unesco : on sauve effectivement l'environnement, mais les bâtiments n'en font-ils pas partie ?

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 15:33

 Lors de notre excursion dans le Sud Sauvage, à Grand Coude, l’association Pêcheurs Golet nous a emmenés un endroit charmant que son propriétaire Johnny Guichard nous a fait découvrir.

 P1080850

A l’entrée, un petit parking sur l’herbe, où le bus a pu se garer. On entre dans ce lieu par une allée bordée de bambous, au pied desquels pousse "le muguet péi". 

P1080854

Puis le maître des lieux nous explique le jeu de mots « en champ thé » en nous faisant remarquer que l’écriture de la pancarte est faite en graines de thé. De grands arbres ombragent l’endroit : ce sont des théiers. Si on ne les taille pas ces arbres peuvent atteindre une hauteur de 20 mètres !

P1080855 P1080858

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P1080864M. Guichard, nous invite à le suivre. Nous sommes devant une parcelle cultivée : du géranium, des choux, des stévias, des piments… poussent ici et on s’interdit  d‘utiliser des désherbants, d’où l’emploi de la feuille de plastique à la racine des plants. L’homme nous explique qu’il plante 4 types de géraniums : le géranium rosat (utilisé pour la distillation, et vendu comme fixateur de parfums, ou comme essence), le géranium poivré, le géranium citronnelle, le géranium au parfum de menthe : il distribue  des feuilles qu’il nous demande de froisser pour en sentir le parfum.

Dans les années 70 on donnait aux agriculteurs 3000 francs pour arracher les géraniums et 5000 francs pour replanter autre chose. Et maintenant on fait marche arrière, et on subventionne de nouveau la plantation de géranium…

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Quelques bizarreries nous intriguent, comme le stévia dont les feuilles sont sucrées -  la plante est utilisée comme édulcorant - et  comme ces piments en forme de cloches, d’ailleurs appelés « piments-cloches »

 

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Nous poursuivons notre balade jusqu’à l’alambic. Là, notre guide explique comment on distille le géranium. Et très pédagogue, il fait la comparaison entre le caféier et le théier qu’il a fait pousser là en nous demandant d’observer les feuilles.

P1080891

Non loin de là, des habitués des lieux sont en train de couper des brèdes chouchous. Il laisse aussi dans sa petite exploitation quelques bringelliers marrons (portant considérés comme peste végétale) car ces arbustes servent de tonnelle aux chouchous.

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Devant les remparts, dans cette végétation verte, domestiquée et sauvage à la fois,  se découpe un bel arbuste aux fruits rouges : ce sont des « tomates cerises ».

Un peu plus loin, M. Guichard vient de replanter des pieds de songe qu’il a associé à des choux.

P1080900

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On y voit aussi des feuilles de citronnelle ainsi qu’un un parterre d’agapanthes dont les tiges servaient autrefois à fabriquer des chapeaux, me confie Mme Abriel.

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Nous terminons la visite guidée dans un sous-bois, très ombragé par de hauts théiers qui se sont greffés les uns aux autres par simple contact. Les troncs de certains théiers ont une écorce toute douce. Là, notre guide ramasse sur le sol des graines qui ont déjà germé pour nous les montrer. Le théier ne se bouture pas, il se régénère grâce aux semis.

P1080908

Après cette demi-heure très instructive, il nous invite à nous promener dans le labyrinthe des P1080912théiers. Chacun y fait un petit circuit, il n’est pas facile de s’y perdre, toutes les petites allées convergent et quand une quarantaine de personnes y bavardent, on ne se sent nullement abandonné ! Il y fait bon déambuler, car le terrain n’est pas trop accidenté. Et par les fortes chaleurs de décembre, il doit y faire plus frais que sur la côte !

A l’issue de la visite, nous avons eu droit à une dégustation de thé blanc. Et ceux qui le souhaitaient ont pu acheter des essences, du thé, du miel, et même des chouchous ou des brèdes.  

 

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On est agréablement surpris par la variété des informations qu'on glane en venant ici ! Si "le thé" est le sujet essentiel de la  visite, on comprend très vite pourquoi notre hôte veille aussi  à faire connaître les autres plantes locales qui ont fait l'histoire de Grand Coude. D'ailleurs, ce jardin s'appelait jusqu'en 2005 "labyrinthe des sens" !

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 14:30

 Où se trouve donc ce vestige ? Il paraît qu’il est encore visible en montant vers les Calbanons.  Nouscheminée Cafrine avons mis le temps pour le localiser, mais nous avons enfin découvert ce témoin du passé.

Pour ceux qui aimeraient la voir de plus près, c’est finalement assez facile. En sortant de St Pierre, en direction de St Joseph, au rond-point direction Mont-vert - la Cafrine, il suffit de prendre la montée sur une cinquantaine de mètres, puis la première à droite et là, on tourne dans la troisième rue à droite.

La cheminée est dissimulée sous de hautes herbes, des bringelliers marron, à main gauche. L’endroit mériterait qu’on le mette en valeur, ne serait-ce que pour honorer ce lieu qui a donné du travail à de nombreux Grandboisiens.

  cheminée cafrine 3

 En 1857 dix terrains d’habitation appartenant au Domaine de Grand Bois avaient été mis aux enchères et achetés par Germeuil Chaulmet et les frères Choppy, comme l’atteste le jugement d’adjudication consultable aux Archives Départementales.

  Sur le terrain N°2 d’une superficie de 125 ha se trouvaient alors une sucrerie, deux bâtiments servant de magasins, trois bâtiments en bois et en pierre servant d’ateliers, un bâtiment en pierres où logeaient les engagés et leur famille, un bâtiment servant de cabanon et un bâtiment ayant la fonction d’hôpital. C'était le domaine de la Cafrine.

cheminée cafrine 2

                                                                                      Ce qui reste de la cheminée ...

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 15:37

  Ils ont toujours un pincement au cœur, les Réunionnais qui  pendant des décennies, ont vécu l’aventure de la canne, une canne qui a permis aux familles de rester au pays, à d’autres de s’installer et de gagner leur pain. Cette masse laborieuse a, hélas, vu se fermer toutes les sucreries  sur l’île, à l’exception de celle du Gol et de Bois Rouge.

En 1991, c’était au tour de celle de Grands Bois de fermer ses portes, Grands Bois qui avait déjà absorbé les ouvriers et concentré les cannes des sucreries de Terre Rouge, La Cafrine, Manapany, et Grande Anse.

 Sucrerie Grands Bois (6)Il resterait bien sûr dans les mémoires l’expression « zéro calebasse la fumée Grands Bois » pour dire « rien du tout » et les ruines des bâtiments, mais comment les jeunes se représenteraient-ils l'usine de leurs ancêtres ? 

Je me demandais toujours, en passant devant le site, si on allait aussi s’attaquer aux vieilles pierres, comme trop souvent on a coutume de le faire dans ce département. Actuellement, la région injecte de fortes sommes dans deux musées "Stella Matutina et le Musée du Volcan" alors que 150 sites mériteraient qu'on s'intéresse à eux.

Sucrerie Grands Bois

                                                                La sucrerie en mai 2009

Ces ruines majestueuses s’élevaient voilà quelques mois  au bord de cette route qui en a vu passer des gens et des véhicules (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, le trafic ayant été délesté par la nouvelle route située en amont). De ces ruines, à la plage bordée d’immenses banians et de vacoas, il n’y a qu’un pas. L’endroit invite à la rêverie.

Il est heureux que le bulldozer n’ait pas impitoyablement rasé ces vestiges du passé. La cheminée est toujours là, ainsi que la façade du bâtiment principal.

Sucrerie Grands Bois (5)

                                        la sucrerie en mars 2011

Des grues s’activent actuellement pour réhabiliter les lieux, des murs s’élèvent derrière la superbe Sucrerie Grands Bois (2)façade : ces constructions devraient accueillir des logements, des bureaux, une crèche et même une médiathèque… une action de sauvegarde  qu’on peut saluer !

Bravo à ceux qui ont œuvré pour le sauvetage de ce symbole cher aux Grands Boisiens.

Ci-contre photo prise le 9 mars 2011

 

 

 

 

Plusieurs photos de Jean Legros figurant p.172 du Volume 2 de « C’était Hier » de Daniel Vaxelaire permettent de se faire une idée très précise de l’animation qui y régnait avant sa fermeture.

*( Pour le premier, je ne vois pas ce qu'on avait à lui reprocher, il était superbe, quelle idée de le réhabiliter ! un choix ..pour évincer et remplacer des personnels n'ayant pas la même "sensibilité politique" et nommés par l'équipe précédente? et quelle idée de fermer ces musées, juste au moment où la Réunion, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, attire des foules ! )

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 21:57

 

Préfecture St Denis

Notre visite de la  Préfecture a bien failli être compromise : à l’heure où on était censé rencontrer le préfet, celui-ci était retenu par ses obligations : des délégations syndicales, excédés par la dégradation du service public,  avaient une entrevue avec M. Michel Lalande, représentant de la nation.

 

  Grâce à Philippe Schaefer, sous-préfet de St Pierre – à la retraite – qui a demandé à ce qu’on honore les engagements pris, nous avons pu investir les lieux un quart d’heure plus tard, sous la conduite de M. Hajemi, attaché du préfet.

Nous avons gravi les marches de cette imposante bâtisse, classée Monument Historique,  située non loin du Barachois, derrière un écrin de verdure. On nous a fait remarquer que nous étions des visiteurs privilégiés, car la Préfecture n’ouvrait ses portes qu’à l’occasion de la Journée du Patrimoine, et là ce sont des groupes qui défilent toutes les vingt minutes. Seules sont autorisées, le reste de l’année, les visites pédagogiques organisées par la Drac.  Les étudiants en Histoire ont aussi accès aux salles.

Le bâtiment était en 1669 la maison du Gouverneur (Regnault) du temps de la Compagnie des Indes, un magasin à café : on y entreposait le café et on séchait les grains sur l’argamasse au-dessus du bâtiment.

Préfecture de St Denis (5)Nous entrons dans le hall, dont le revêtement en damier noir et blanc est en marbre de carrare, puis nous empruntons les escaliers qui mènent au premier étage. Des salles spacieuses se succèdent , ce sont des salles de réception richement meublées ( certains meubles datent de la Compagnie des Indes). De là, on peut rejoindre la terrasse depuis laquelle on a une vue sur l'océan. Des lustres gigantesques, qui paraissent même trop grands pour l'endroit, ornent le plafond.

 

photo : Colette Gioan

 

Préfecture de St Denis (8)

                                                           photo : Colette Gioan

 Ce n'est pas la demeure du préfet. Les personnalités telles que le ministre de l'Outre-Mer y ont leurs quartiers lors de leur venue sur l'île : Mme Penchard est la dernière a être venue ici, mais elle s'y attarde rarement contrairement à son prédecesseur Yves Jego. C'est aussi le lieu de rencontre régulier des sous-préfets de l'île et du préfet de la Réunion.

 

 

Préfecture de St Denis (2) Préfecture de St Denis (3)

  ls salons                                      photos : Colette GioanPréfecture de St Denis                                                photo : Colette Gioan

 

 Préfecture de St Denis (4)  Préfecture de St Denis (9)

                                                         photos : Colette Gioan

 

 Dans une aile, l'appartement privé, avec lits à baldaquin, coin toilettes, écritoire.

 

                                          Les chambres à coucher

 

Préfecture de St Denis (6) Préfecture de St Denis (7)

                                                                                 photos : Colette Gioan

 

  On nous a autorisé à monter à l'étage supérieur, pour admirer une charpente remarquable, remarquable est unique parce qu'elle est construite comme la coque d'un navire. Elle m'a également fait penser aux installations qu'on rencontre ("rencontrait" serait plus juste) dans les galeries minières du Bassin Houiller de Lorraine.

Préfecture de St Denis (10)

                                                                                         photo : Colette Gioan

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 20:17

Si les rues fourmillent de touristes le dimanche matin, il n'en est pas de même à partir de 15h : tous ont hâte de redescendre avant que les nuages ne s'accumulent dans le cirque ou que la nuit ne tombe.

 

Cilaos village WH7 Cilaos village WH5

A midi, au Petit Randonneur, au menu pour notre quatuor d'amis, un plat de lentilles  de Cilaos aux saucisses, Après avoir déjeuné , nous avons remonté la rue Delisle, la rue principale où se trouvent le seul distributeur du hameau (à la Poste), une gendarmerie, un cabinet d'infirmiers, une boulangerie, une pharmacie ( mais tous les rideaux sont baissés) Nous dirigeons nos pas vers le petit marché couvert, et y avons droit à une dégustation de vins de Cilaos.

 

CIlaos village WH6 Cilaos village WH

 

Cilaos village WH8Comme la Maison de la Broderie est fermée ( elle n'ouvre que le dimanche matin), nous faisons un

tour dans la boutique "le Magnolia" où je trouve un tambour à broder en bois de fleurs jaunes - la boutique d'Ismaël était fermée -

Devant ce petit magasin pousse un arbre énorme aux grosses fleurs blanches... arbre centenaire qui n'est autre qu'un ...magnolia. Géant !

 

 

Nous remontons vers le parking, et en profitons pour faire un petit tour dans l'église. Nous avions déjà entendu son long carillon à notre retour de randonnée. Sur la place de l'église, la tombe du Père Paul Boiteau,  celui qu'on appelle ici "Saint Popaul" Ce personnage local était prêtre de la paroisse de 1933 à 1947, et  Supérieur du Petit Séminaire de Cilaos. Ce Petit Séminaire pourrait aussi devenir le sujet d'un prochain article...

 

Cilaos village WH2 Cilaos village WH3

 

Je ne peux m'empêcher de longer l'église par la gauche, pour revoir une maison de contesCilaos village WH4 de fées qui se délabre au fil du temps : il s'agit d'un restaurant - qui était encore opérationnel voilà 5 ans, aux dire d'une habitante des lieux- Mais l'établissement "L'Auberge du Hameau " a dû fermer car il n'était plus aux normes et la rénovation de ce bâtiment représentait un coût que les propriétaires ne pouvaient supporter. Et la longue bâtisse vide derrière ce logis accueillait autrefois des touristes, c'était un gîte... Quel dommage ! L'endroit est stratégique, non loin du sentier des porteurs, et les tourelles couvertes de bardeaux sont très pittoresques ! Pourvu qu'on ne détruise pas ce patrimoine ...

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 18:40

Depuis que je suis membre de l’Association "Pêcheurs Golets" de Grands Bois, j’ai une activité régulière qui me passionne : le tressage de vacoa.

Une poignée de charmantes dames désintéressées (bénévoles !), qui viennent là pour le plaisir de se rencontrer et participer à la vie associative, me donnent des rudiments de tressage.

P1030163

  Chaque mercredi de 14h 15 à 16h30, dans une pièce des Calbanons de Grands Bois, je retrouve Jacqueline, la gestionnaire de la section, Ginette, Renée, Lucette la doyenne âgée de 83 ans, et Christine. Deux d’entres elles habitent Bassin Plat, les autres sont de Grands Bois les Hauts, Grands Bois,  Bassin 18…  Marie-Claire, une "zoreille" de Petite- Ile nous rejoint aussi ce jour-là.

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     Lucette                                       Lucette, Renée et Christine

Depuis que j’y vais, je commence à maîtriser la tresse « plate », la tresse « à dents » ;  j’ai un peu plus de mal avec la tresse « coquille »… mais ça viendra. Renée m’explique : « si ou conné plus ou dégrenne » (si tu ne sais plus, tu défais….)

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la tresse "plate" à 4 brins                                                                      la tresse "à dents"

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la tresse "coquille" à 4 brins                                               tresse "coquille" à 6 brins

Aujourd’hui, cette dernière a inventé un autre type de tresse coquille à 6 brins du plus bel effet, Christine a réalisé un petit bracelet en tresse plate pour un enfant, Jacqueline a commencé à faire un tressage simple pour confectionner un petit sac en vacoa.

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                      Jacqueline                                                                        Ginette

Lucette a rapporté cinq chapeaux  et une casquette qu’elle avait confectionnés à la maison avec des feuilles de « datte »… Ginette a fait des tresses avec du latanier blanc. Pendant cette activité, toutes bavardent en créole, et c’est un plaisir de les écouter même si on ne comprend pas toujours tout !

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:53

Calbanons GB1Non loin de la Ravine des Cafres, se trouve le quartier de la Cafrine : ces deux lieux-dits font partie de Grands-Bois. Le dimanche 19 septembre, nous nous y sommes rendus à l’occasion des Journées du Patrimoine.

La fête avait lieu autour des « calbanons ». Il s’agit là de maisons d’ouvriers qui ont été construites pour héberger les « engagés » et leur famille, vers le milieu du XIXe siècle. Plusieurs associations de Grand(s) Bois et la ville de Saint Pierre s’étaient retrouvées pour animer cette journée.  

Calbanons GB8

                                                     Association : "tress ek nou"

Dans les pièces d’un des  calbanons, des ateliers nous ont permis de dialoguer avec des couturières, une tisaneuse, un monsieur du terroir, des tresseuses de vacoa…  

Calbanons GB4 Calbanons8

couturières                                                                                                tisaneuse

Calbanons GB0

tresseurs de vacoa

L’intérieur d’une cabane a été reconstitué en plein air : des râpes à manioc et un bertel (sac à bretelles en vacoa tressé) étaient accrochées sur l’armature de la cahute ; « un lit  court-pas » (fixé dans le sol) couvert d’une paillasse en goni (toile de jute) et d’une ouverture en tissu très colorée, avait trouvé sa place dans un angle. Au pied de cette couche, une bassine en fer blanc. Plus loin une table et une chaise. Sur la table, la traditionnelle « lampe à pétrole » qui éclairait faiblement et noircissait l’intérieur des narines, des récipients en fer-blanc, une vieille bouteille de dodo. Par terre un chapeau de paille et deux bouteilles de rhum vides, un fourneau rudimentaire.

Calbanons GB7 Calbanons GB6

Sur une autre table devant cet abri de fortune, une dame très souriante avait installé les accessoires dont on faisait usage autrefois : brosse-coco ( pour lustrer les parquets), coton-maïs ( pour frotter « les linges »), bouteille pour écraser les grains de café. Elle nous a fait deviner le nom de fruits contenus dans son van : les vavangues, grenades, papayes, fruit à pain, cerises péi, cœur de bœuf.

calbanons GB5Dans la cour, une machine à griller le café, un engin mu par la main de l’homme, une machine qu’on pourrait étiqueter « développement durable » et sous un arbre étaient assises deux femmes qui préparaient le repas, l’une coupait des mangues vertes, l’autre découpait minutieusement les feuilles de brèdes.  Une autre dame triait les grains de riz dans un "van"(plateau tressé). Plus loin un homme écorçait le manioc et le râpait…Là aussi, tout avec de l’huile de coude, aucun recours à l’électricité.

 

machine à torréfier le café 

Calabanons 6 Calabnons GC7

râpage du manioc                                                            tri du riz

calbanons GB3 calbanons GB2

         l'effeuillage des brèdes                                        hachage des mangues vertes

Une cour très animée par les bavardages des habitants. Il ne manquait que le chant du coq et le caquètement des poules…( à suivre)

 

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