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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 11:50

De nombreuses cases de la Réunion mériteraient une restauration. Or, seules quelques-unes sont les heureuses élues.


Ainsi à l’Entre-Deux, une case qui se situe dans le quartier de la Mare, et appartenait à l’ancienne institutrice du village, Mme Mooland, est en restauration grâce à des subventions notables notamment des fonds publics. Le bénéficiaire annoncé de cette case est la Commune de l’Entre Deux. Sur la première année le montant de l’opération devait s’élever à 249 922 euros. (cf le détail ci-dessous)

Ce chantier serait une chance pour les jeunes en insertion et permettrait de se familiariser avec les métiers du bois, comme le signale le maire. Dans une vidéo publiée lors des Journées du Patrimoine.

 

 

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 13:12

Au train où vont les choses, où on bétonne à tout va, il est à craindre qu’un jour, la Réunion assiste impuissante à la disparition de ces boutiques pittoresques tenues par les Chinois.

On y trouve de tout :  aiguille à coudre, boîte d’allumette, râpe à manioc, moules, raquette anti-moustique… Ce sont des familles chinoises qui de génération en génération se transmettent ce petit commerce qui est très prisé en cas d’urgence…

L’endroit ne paye pas de mine, mais on y trouve invariablement un grand comptoir avec une vitrine, et des étagères sur le mur du fond…étagères remplies de bric et de broc, de flacons, de boîtes, de cartons…

Au musée Stella Matutina, on consacre une petite place à ce sujet dans l’espace « Patrimoine » : la « boutik chinois », ou « bazar » fait partie du patrimoine, c’est sûr !

On y apprend que les Chinois arrivent sur l’île en 1844 comme engagés. À la fin de leur contrat, certains deviennent colporteurs. Ce n’est qu’à partir de 1862 qu’ils ont le droit de circuler, et de résider, puis d’installer leur commerce. En 1863, on recense 22 boutiques : ce sont à la fois des épiceries et des débits de boissons. On les voit le plus souvent près des usines, à l’angle des rues…

Autrefois, les gens n’avaient pas de salaire régulier et ceux qui allaient y faire leurs achats avaient droit à un crédit et tous les achats étaient consignés dans un carnet.

Dès 1960, les supérettes puis les supermarchés ont contribué à la fermeture de ces boutiques.

Certaines résistent et c’est une chance. Il serait urgent de les répertorier … Pour les touristes, c’est aussi un passage obligé !

Boutik chinois à l'Entre Deux

                             colporteur (gravure de Roussin)

                          dans une boutait chinois autrefois

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 19:05

Au 80 Bd Hubert Delisle, près du marché forain de Saint Pierre, il existe encore une ancienne villa créole. A l’heure où les promoteurs détruisent tous les anciennes habitations le long du front de mer pour leur substituer des bâtiments à étages impersonnels, certaines résistent et heureusement !

La villa, entourée d’un parc, est belle et semble toujours bien entretenue. En fait, il s’agit du siège de l’administration de la Fondation du Père Favron.

Cette fondation constitue la plus importante structure privée à but non lucratif de gestion d’établissements médico-sociaux de l’île de la Réunion.

 

Case créole sur le Boulevard Delisle !
Case créole sur le Boulevard Delisle !
Case créole sur le Boulevard Delisle !
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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 10:27

Le long de l’arboretum de l’Entre-Deux, un maçon est à pied d’œuvre. Comme il voit mon intérêt pour la technique de construction, il nous parle de son travail.

Il lui faut assembler des moellons (gros cailloux) sur une largeur de 40 cm.

Au préalable, avec une masse il casse les gros galets puis les taille pour donner une face plate à ceux qui seront sur le devant. Pour les assembler, il utilise un mélange de ciment et gravier.  Ici le travail est complexe parce qu’il lui faut insérer de plus petits galets entre les gros de manière à ce qu’il y ait davantage de roches.

Chez lui à La Possession, les galets seraient plus faciles à utiliser car ils se superposent mieux et il n’a pas besoin de faire des rajouts. Le mur de soutènement qu’il construit actuellement pour lui a un mètre de largeur , mais il le fait à son rythme…

Après l’agencement des pierres, il faudra coffrer le haut pour finir par une plaque de protection en béton.

Cette tâche est assez pénible à la Réunion car il faut supporter les grandes chaleurs, mais M. Dijoux aime ce métier qu’il exerce depuis 40 ans et qui le fait vivre.

 

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 08:12

Depuis très longtemps, l’Hôtel de Ville de Saint Pierre nécessitait une restauration urgente. Les bardeaux (ou tavaillons) du toit étaient en piteux état et les murs de la bâtisse méritaient un sérieux coup de jeune !

         Je réalise le 24 janvier que la restauration est en cours. Les coups de marteaux résonnent sous la bâche couvrant l’échafaudage. Des bardeautiers s’affairent !

Comme les tavaillonneurs ( ou bardeautiers) artisanaux sont très rares à la Réunion et que le coût des travaux d’art est prohibitif vu le temps que cela prend de réaliser des bardeaux de qualité, je pense que la commune a dû opter pour des tavaillons industriels… ils tiendront certainement moins longtemps. Mais le bâtiment aura au moins l’air digne d’accueillir les administrations de cette riche ville du Sud. Il était temps !

 

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 07:47

Il est à parier que les maisons créoles détruites feront bientôt place à des immeubles à étages, comme c’est le cas le plus fréquent sur le front de mer à Saint Pierre.  L’authenticité, la couleur locale disparaît au profit d’établissements impersonnels, comme ceux qu’on trouverait dans n’importe quelle ville… Dommage !

En quelques années, les « cases péi » caractéristiques ont été rasées. Saint Pierre-de-la-Réunion n’est plus ce qu’elle était !

 

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 09:11

Alors qu’il existe déjà deux stations essence à Trois Mares, une troisième se construit à en face du stade !

 Incroyable, ce besoin irrépressible de faire de l’argent à tout pris et surtout de détruire l’environnement, environnement naturel et architectural !

Car ici encore une fois, on a nivelé et creusé  pour détruire un beau terrain qui accueillait une superbe case créole située entre la Rue Fargeau et la Rue St Expédit !

 

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 10:35

A la Ravine des Cabris dans le Chemin du Moulin à Café, on peut observer quelques vestiges du "Vieux Domaine".


Une cheminée, d’anciennes écuries réhabilitées…

Le bâtiment du moulin à café existe toujours : c’est celui auquel a été ajoutée une salle de cinéma.  La billetterie s’y trouve. Mais les meules ont bel et bien disparu…

Le Chemin du Moulin à café longe le vieux Domaine

 

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 11:35

A l’occasion d’une sortie organisée dans l’Est de l’île par « les Amis de l’Université », j’ai découvert un Domaine remarquable auquel on accède par une allée de palmiers, -un peu défoncée-.

Et grâce à M. Chassagne, ancien habitant de la demeure du Grand Hazier, qui nous a ouvert les portes de la villa classée Monument Historique, nous avons pu y déambuler. Enis Rockel, le conférencier qui nous accompagne,  nous explique que c’est la première maison de la Réunion à posséder une structure métallique.

Notre hôte nous confie qu’il faisait lui-même ces dernières années des visites guidées de cette demeure. Aujourd’hui , il est présent exceptionnellement.

La villa est fermée pour travaux et ne se visite pas…

Les héritiers n’habitent plus là : la construction est en cours de restauration.

Dans les salles aux cloisons de bois d’époque et au parterre carrelé se voient encore de nombreux meubles (console, lits, commodes, chaises, tables…) en attente de rénovation pour certains.

Les jardins attenant à la villa sont désormais abandonnés. Les parterres sont tristes.  Il y a une vingtaine d’années, ils étaient encore riches en plantes.

Une seule parcelle à l’arrière est devenue une plantation de vanille. Une énorme ombrière recouvre des centaines de plans que M. Côme nous fera visiter plus tard.

En 1703 la famille Panon rachète sa concession à Jean  Julien et y développe des plantations de café et d’épices, puis de canne à sucre ; en 1911, le domaine est racheté par Albert Chassagne qui lui donne sa physionomie actuelle. Il plante une double allée de palmiers,  reconstruit la villa et ses dépendances agricoles, construit une longère pour les ouvriers, restructure le verger. Ingénieur de formation, il dessine lui-même le plan de la villa, des  pièces qui donnent sur les 4 varangues de chaque façade.

Aujourd’hui, elle est toujours propriété de la famille Chassagne qui investit dans la rénovation avec également l’aide de finances publiques.

Habitée jusqu’en 2012, la maison est devenue un chantier de rénovation en 2013.

Dans un coin de la varangue, le propriétaire a laissé des documents pour le visiteur (plan de masse, reproductions de cartes postales de l’époque…)

Depuis le 16 décembre 1991, cette villa est inscrite à l’inventaire des monuments historiques (avec l’allée de palmiers, le verger, le potager, le parc…)

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