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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 12:46

Situé entre le CHU et le quartier de Terre Sainte à Saint Pierre, ce quartier autrefois miséreux, aux cases précaires, où vivaient des indigents, souvent chômeurs, se métamorphose.

Le nom « Tanambo » aurait une origine malgache et signifierait « au bout du chemin ».

Une vidéo intitulée : « Dans le rétro : en 1983, la misère dans les bidonvilles de Tanambo » raconte cette misère.

https://youtu.be/hwy_7zlghXw?si=_VYg40eaKsg2GkO8

Quarante ans plus tard, Tanambo n’a plus la même physionomie.Avec le développement du tourisme et l’installation de métropolitains à Terre Sainte, quartier voisin, la population locale n’est plus dans des habitats précaires mais occupe des logements sociaux …

Le quartier n’a plus mauvaise presse mais ce développement anarchique de l’immobilier se fait au détriment des Créoles, obligés de céder leur terrain pour voir s’installer des gens dont le projet consiste à faire essentiellement du locatif, de l’Air BNB.

Les zones végétalisées disparaissent, la côte n’a plus le même charme.

Certains créoles réussissent à y vivre et à valoriser les objets récoltés dans les criques, comme  Richard Riani né en 1968 à Tanambo qui a fait un musée d’art dans sa case.à partir de matériaux recyclés.

https://youtu.be/malojxqUfLw?si=LMzR9GgJc1PXvIId

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12 mars 2024 2 12 /03 /mars /2024 19:50

Un jour, pour rejoindre Grand Bois j’ai voulu éviter les sempiternels bouchons du rond-point de la Cafrine et suis descendue vers le CHU.

Et là, surprise de taille ! L’embouteillage était encore impressionnant. Je n’avais pas réalisé qu’ici a avait été construit un Campus universitaire et que c’était l’heure aussi des sorties de classe. Résultat : une demi-heure pour rejoindre ma destination…

J’ai eu tout le loisir de regarder les nombreux bâtiments qui s’élevaient désormais ici !

J’y suis retournée pendant les vacances pour faire ces photos ! Plus jolies sans les bouchons…

Lien :

https://www.univ-reunion.fr/decouvrir/a-propos/sites-et-campus-plan-d-acces/campus-de-terre-sainte/

 

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10 mars 2024 7 10 /03 /mars /2024 08:23

Mais que se passe-t-il au Tampon ? Les immeubles poussent comme des champignons. La mairie exproprie des concitoyens, achète des terrains  et les cède à des promoteurs qui élèvent des bâtiments qui vont rapporter, mais qui remplacent les zones herbacées et arborées.
On vous retorquera qu’il faut désormais construire en hauteur pour laisser vivre les terres agricoles.
C’est peut- être une des causes de cette prolifération inconsidérée d’immeubles. Mais en creusant on apprend que c’est de la rivalité entre Saint Pierre et le Tampon que naissent ces excroissances envahissantes, qui font de l’ombre (pas seulement de l’ombre) aux petites cases créoles..

En fait, il s’agit dans un proche avenir de décider de l’attribution du siège de la Communauté d’Agglomération du Sud. Or c’est au nombre d’habitants qu’on attribue ce siège. Avec toutes ces nouvelles constructions, le Tampon aurait déjà gagné : ce sont plus de 2000 personnes qui ont trouvé à se loger au Tampon et Saint Pierre est battu !

Une guéguerre de chefs pour obtenir une casquette de plus ! Les maires, Tien Ah Koon (Tampon) et Fontaine (Saint Pierre) se comportent ainsi pour des raisons financières et laisseront derrière eux des villes peu attrayantes. Après eux, le déluge ! Et personne ne réagit, comme toujours…

Je me pose une question : quel est l’intérêt de créer une Communauté d’agglomération ? Pour avoir davantage de fonctionnaires… qui comme d’habitude se tireront dans les pattes et vivront de l’argent du contribuable…?

 

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 17:14

Derrière ce portail vert flanqué de deux piliers de basalte, se cache une maison à étage de facture très ancienne. Sa toiture à quatre pans est bien rouillée, autrefois elle aurait été couverte de bardeaux.

 La façade quant à elle est toujours couverte de bardeaux, qu’on nomme ici « tavaillons » La charpente aurait été construite avec des bois prélevés dans les hauteurs d’Etang Salé.

Dans son jardin arboré, luxuriant une grande vasque qui devait être un bassin d’eau

Depuis le 28 novembre 1990, cette grande case appelée  « Villa Edwards » située au 130 rue Vergès à Saint Louis est classée « monument historique »

 

L’arrière de cette demeure serait occupée par un grand verger.

Histoire : elle appartenait à la famille De Chatellier de 1847. A 1882. Elle a été vendue au maire de Saint Louis, le médecin Pierre Aubry qui l’a restaurée vers 1882.


Qui en est le propriétaire aujourd’hui ? Sûrement un propriétaire peu présent ou inexistant au vu de l’absence d’animation et de travaux de restauration des lieux.

 

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7 novembre 2022 1 07 /11 /novembre /2022 22:21

Incompréhensible ! Alors que l’île n’a que peu de passé et de patrimoine, les sites emblématiques qui auraient mérité un peu d’attention des pouvoirs publics sont laissés à l’abandon.

Je suis toujours révoltée par le peu d’intérêt et de considération que suscite l’ancien séminaire. Ce bâtiment situé à l’arrière de l’église a vu passer des générations d'élèves  dont plusieurs ont administré l’île… Aucun d’entre eux n’a réalisé qu’on aurait pu conserver un vestige de ce passé.

Il y a huit ans ...

D’année en année, malgré les alertes répétées sur mon blog, l’endroit s’est dégradé : on aurait au moins pu restaurer la petite tour en bardeaux…

                                                                    De 2014 à 2022

Même le panneau de direction « Chemin du Séminaire » penche dangereusement… L’endroit, il me semble est voué à accueillir « un site funéraire… »

D’accord, on a mis un joli panneau narrant le passé prestigieux du Séminaire, mais  laissé mourir les pierres et bardeaux rappelant ce passé.

 

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 11:50

De nombreuses cases de la Réunion mériteraient une restauration. Or, seules quelques-unes sont les heureuses élues.


Ainsi à l’Entre-Deux, une case qui se situe dans le quartier de la Mare, et appartenait à l’ancienne institutrice du village, Mme Mooland, est en restauration grâce à des subventions notables notamment des fonds publics. Le bénéficiaire annoncé de cette case est la Commune de l’Entre Deux. Sur la première année le montant de l’opération devait s’élever à 249 922 euros. (cf le détail ci-dessous)

Ce chantier serait une chance pour les jeunes en insertion et permettrait de se familiariser avec les métiers du bois, comme le signale le maire. Dans une vidéo publiée lors des Journées du Patrimoine.

 

 

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 13:12

Au train où vont les choses, où on bétonne à tout va, il est à craindre qu’un jour, la Réunion assiste impuissante à la disparition de ces boutiques pittoresques tenues par les Chinois.

On y trouve de tout :  aiguille à coudre, boîte d’allumette, râpe à manioc, moules, raquette anti-moustique… Ce sont des familles chinoises qui de génération en génération se transmettent ce petit commerce qui est très prisé en cas d’urgence…

L’endroit ne paye pas de mine, mais on y trouve invariablement un grand comptoir avec une vitrine, et des étagères sur le mur du fond…étagères remplies de bric et de broc, de flacons, de boîtes, de cartons…

Au musée Stella Matutina, on consacre une petite place à ce sujet dans l’espace « Patrimoine » : la « boutik chinois », ou « bazar » fait partie du patrimoine, c’est sûr !

On y apprend que les Chinois arrivent sur l’île en 1844 comme engagés. À la fin de leur contrat, certains deviennent colporteurs. Ce n’est qu’à partir de 1862 qu’ils ont le droit de circuler, et de résider, puis d’installer leur commerce. En 1863, on recense 22 boutiques : ce sont à la fois des épiceries et des débits de boissons. On les voit le plus souvent près des usines, à l’angle des rues…

Autrefois, les gens n’avaient pas de salaire régulier et ceux qui allaient y faire leurs achats avaient droit à un crédit et tous les achats étaient consignés dans un carnet.

Dès 1960, les supérettes puis les supermarchés ont contribué à la fermeture de ces boutiques.

Certaines résistent et c’est une chance. Il serait urgent de les répertorier … Pour les touristes, c’est aussi un passage obligé !

Boutik chinois à l'Entre Deux

                             colporteur (gravure de Roussin)

                          dans une boutait chinois autrefois

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 19:05

Au 80 Bd Hubert Delisle, près du marché forain de Saint Pierre, il existe encore une ancienne villa créole. A l’heure où les promoteurs détruisent tous les anciennes habitations le long du front de mer pour leur substituer des bâtiments à étages impersonnels, certaines résistent et heureusement !

La villa, entourée d’un parc, est belle et semble toujours bien entretenue. En fait, il s’agit du siège de l’administration de la Fondation du Père Favron.

Cette fondation constitue la plus importante structure privée à but non lucratif de gestion d’établissements médico-sociaux de l’île de la Réunion.

 

Case créole sur le Boulevard Delisle !
Case créole sur le Boulevard Delisle !
Case créole sur le Boulevard Delisle !
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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 10:27

Le long de l’arboretum de l’Entre-Deux, un maçon est à pied d’œuvre. Comme il voit mon intérêt pour la technique de construction, il nous parle de son travail.

Il lui faut assembler des moellons (gros cailloux) sur une largeur de 40 cm.

Au préalable, avec une masse il casse les gros galets puis les taille pour donner une face plate à ceux qui seront sur le devant. Pour les assembler, il utilise un mélange de ciment et gravier.  Ici le travail est complexe parce qu’il lui faut insérer de plus petits galets entre les gros de manière à ce qu’il y ait davantage de roches.

Chez lui à La Possession, les galets seraient plus faciles à utiliser car ils se superposent mieux et il n’a pas besoin de faire des rajouts. Le mur de soutènement qu’il construit actuellement pour lui a un mètre de largeur , mais il le fait à son rythme…

Après l’agencement des pierres, il faudra coffrer le haut pour finir par une plaque de protection en béton.

Cette tâche est assez pénible à la Réunion car il faut supporter les grandes chaleurs, mais M. Dijoux aime ce métier qu’il exerce depuis 40 ans et qui le fait vivre.

 

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 08:12

Depuis très longtemps, l’Hôtel de Ville de Saint Pierre nécessitait une restauration urgente. Les bardeaux (ou tavaillons) du toit étaient en piteux état et les murs de la bâtisse méritaient un sérieux coup de jeune !

         Je réalise le 24 janvier que la restauration est en cours. Les coups de marteaux résonnent sous la bâche couvrant l’échafaudage. Des bardeautiers s’affairent !

Comme les tavaillonneurs ( ou bardeautiers) artisanaux sont très rares à la Réunion et que le coût des travaux d’art est prohibitif vu le temps que cela prend de réaliser des bardeaux de qualité, je pense que la commune a dû opter pour des tavaillons industriels… ils tiendront certainement moins longtemps. Mais le bâtiment aura au moins l’air digne d’accueillir les administrations de cette riche ville du Sud. Il était temps !

 

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