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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 16:58

Quand la musique est trop forte, on aspire à un peu de calme. J’ai donc quitté la guinguette du restaurant « le Benjoin » pour faire une petite balade solitaire.

 

P1090355

                                         En remontant la rivière Langevin

 

Le long de cette route goudronnée, je n’ai pu résister à l’envie de photographier les ixoras jaunes et d'autres plantes ornementales qui poussaient dans les étroits jardins devant les cases.

 

ixora P1090356

Là aussi j’ai immortalisé un bel arbre qui portait des jamalacs.

jamalac  jamalac 1    P1090358

J’ai remonté la rivière sur la route qui mène aux belles cascades, qu'on trouve sur les cartes postales de l'île. Mais je n’ai pas poussé jusque là.  J’ai bifurqué  sur la droite pour  emprunter le Chemin de la Petite Crête.  Un  sentier charmant qui grimpe très doucement à l’ombre d’arbres souvent envahis par des lianes ou des plantes épiphytes. On doit trouver ici foule de plantes endémiques.

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Dans une clairière, des pieds de songe étaient éclairés par les rayons du soleil.

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                                   sous-bois magiques

 

 

 J’ai rencontré un homme âgé qui avait coutume de venir ici se promener pour profiter du calme et du chant des oiseaux. A ma droite, une petite case en tôle, des bananiers. La construction avait plus l’apparence d’un abri d’outils qu’une case d’habitation.  Mais il est vrai que beaucoup de créoles vivent encore dans des abris en tôle de cette dimension.

J’ai photographié au bord de ce sentier des plantes aux feuilles énormes et aux graines surprenantes. J’ai eu beau chercher dans tous mes livres de botanique et sur les sites, pas moyen de mettre un nom sur ces plantes. A ma prochaine visite au Conservatoire de Mascarin, je soumettrai mes photos à des experts.

 

P1090370 X

             graines et fleurs d'une même plante, mais laquelle ?

 

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 des feuilles géantes

 

Après une vingtaine de minutes de marche sur ce sentier, j’ai entendu un grésillement : comme du sable qui s’écoule dans un tamis. En m’approchant du bruit, j’ai vu devant moi un éboulis, et le grésillement continuait.

 

P1090366 Comme je savais que la rivière Langevin était tristement célèbre aussi pour les chutes de pierres, -d'importants travaux sont actuellement en cours sur ses berges-  je n’ai pas osé poursuivre et suis revenue sur mes pas, tout en herborisant… J’ai cru identifier une fougère « pattes de lézard » mais il faudrait demander confirmation à Edmond Grangaud, spécialiste des fougères.

 

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Ce n’est qu’en arrivant à l’entrée du sentier que j’ai bien observé le panneau de signalisation qui mettait en garde contre les éboulements

 

P1090386

 Ce n'est que partie remise, un jour je reprendrai ce sentier pour savoir où il mène ...

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:16

 Nous étions aujourd’hui une tablée de 15, au Tampon, à partager un Bäckenofe, plat alsacien, avec nos amis de Grands Bois. A l’issue du repas, nous sommes entrés dans la serre de notre voisine qui nous a fait une visite guidée de son domaine. Nous avons ainsi eu une foule de renseignements sur la culture des Orchidées.

 

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La floraison des orchidées a lieu de septembre à janvier, malgré tout nous avons pu en voir quelques –unes en fleurs.

 

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Nous avons appris que les épouvantails et les filets étaient là pour dissuader les merles maurice ( encore eux !) de venir picorer les fleurs.

 

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L’humidité attire aussi des escargots qu’il s’agit de faire disparaître. Contre la cochenille, elle utilise du savon liquide. Pour lutter contre les champignons, il faut employer des fongicides : la bouillie bordelaise est un moyen biologique efficace. En ce qui concerne les engrais, Mme Gironcel nous conseille de ne pas utiliser toujours le même engrais, il faut varier. Et comme terreau, ce sont surtout les scories qui tapissent les pots, scories auxquelles on ajoute du compost. Pour arroser ces fleurs, jamais on ne mouille les feuilles, seulement la terre.

P1090030 P1090014

Spécialiste des espèces, notre hôtesse a aussi énoncé les noms des orchidées qui ne supportent pas le soleil de Grands Bois, et celles qui ne redoutent pas ses rayons.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:55

Huguette Ricquebourg, une randonneuse des Jolis Pas qui vit à Ste Suzanne m’avait offert voilà quelque temps un rougayer ou pied de bolplant au nom original : elle l’appelait « pied de bol ». Elle m’a expliqué qu’il s’agissait là d’une appellation liée à l’aspect des feuilles. Ces dernières sont effectivement incurvées, comme des bols. J'ai donc mis mon pied de bol en terre, mais le soleil a rapidement eu raison de ce jeune pied. Peut-être aurait-il fallu l’ombrager… à moins que la terre ne lui ait pas convenu.

Quand j’ai demandé aux gens du Sud s’ils connaissaient le nom vernaculaire de « l’arbre à bol », ils avaient l’air étonnés : personne ne connaissait cette appellation et quand j’ai décrit la plante, ils m’ont affirmé qu’on connaissait cette plante à Grands Bois sous le nom de « rougayer » (rougailler). Et pour satisfaire ma curiosité, ils ont précisé : « Un rougayer  est un récipient pour le rougail ! »                                                                       

                                                                                     Le pied de bol (avant qu'il ne rende l'âme)

    J’avais cessé de rechercher le nom de la plante quand aux Calbanons de la Cafrine, la semaine dernière, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir sur une table le fameux « rougayer » !

rougayer 1 rougayer 1 (2)

« Pied de bol » dans le Nord de l’île, « Rougayer » dans le Sud. Qui parmi les lecteurs de ce blog connaîtrait son nom usuel ?

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:37

Récemment nous avons eu une conversation intéressante  avec les amis réunionnais au sujet de la canne : ceux-ci redoutaient la mécanisation de la plantation des boutures de cannes à sucre. Certains sceptiques se demandaient comment les machines pouvaient  placer le germe de la canne vers le haut.

canne boutures

Finalement, en observant la bouture de « canne bourbon »  que Jean Jacques m’a rapportée la semaine dernière, j’ai mieux compris : la canne est composée de plusieurs « étages », et sur chacun d’entre eux on voit un œil, mais ces yeux alternent, et ils sont opposés : une fois ils sont devant, une autre fois derrière. 

canne oeil canne germe

                               un oeil                                                                                        le développement de l'oeil

Par conséquent, il suffit de mettre en terre un morceau de canne ayant trois yeux, forcément l’un d’entre eux se développera.

Nous avons donc planté deux  boutures dans notre verger, l'une était plus développée que l'autre. L’avenir nous dira si l’endroit était propice ! Pour l'arrosage pas de souci : les pluies abondantes de ces derniers jours font le travail !

canne plantation

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 17:25

« Aloes Amer » ou le pouvoir cicatrisant d’une plante !

Dans mon jardin, j’ai replanté trois plants d’aloes amer ( aussi appelé « aloe vera, la plante docteur ou la laisse amer » ) que m’avaient donnés Fanfan et Zaza. Avec la chaleur et l’humidité, ces plantesaloe-vera.jpg grasses qui ressemblent à des cactus à longues feuilles vertes piquantes, se sont bien développées.

Je souhaitais toujours en avoir depuis que Félicia et Julien de l’Entre-Deux me les avaient montrés : ils avaient coupé une feuille de l’aloe vera devant leur case pour m’expliquer que le suc à la superficie des feuilles  et le gel transparent et collant à l’intérieur des feuilles étaient utilisés pour leurs pouvoirs cicatrisants. Il suffit d’appliquer ce suc sur la blessure.

Et voilà que lors d’une randonnée, je « chappe » (tombe) bêtement en m’emmêlant les pieds dans les bâtons de marche, et pas n’importe où : sur des rochers aux arêtes tranchantes. J’ai la peau arrachée au niveau des mains, des genoux et surtout du coude. Et là surtout l’entaille est profonde et ça suinte depuis une semaine malgré la bétadine.

Il me vient une idée aujourd’hui – un peu tardivement- « Et si j’essayais la plante –miracle ? » Inutile d’aller dans mon potager : dans notre pharmacie, réduite comme une peau de chagrin ( comme toujours)  il nous reste du gel à l’aloe vera ( que nous avons déjà utilisé une autre fois pour calmer les brûlures dues au  soleil lors de l'ascension du Piton de la Fournaise)

Vous ne me croirez pas, mais une heure seulement après l’application du baume, la croûte a durci, la plaie est sèche : la cicatrisation opère à une allure phénoménale ! Et le gel a également eu une vertu calmante. A conseiller en cas d’eczéma, piqûres, démangeaisons…

Mon grand-père d'Oeting avait coutume d’utiliser des feuilles de plantain pour cicatriser les plaies. Chacun a sa petite recette ! On ne remerciera jamais assez Dame Nature !

Pour les autres  propriétés de l’aloes se référer, par exemple, au livre «  Des Plantes et des Hommes »  de Pasqual Porcel  (p.15)

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 07:07

Lors d’une escapade, une Grandsboisienne, nous a proposé de partager la  tisane qu’elle avait préparée. La plante qu’elle avait fait infuser était de « l’ayapana » !

« Comment ça, tu ne connais pas l’ayapana ? tout le monde en cultive dans son jardin, c’est la planteayapana-plante-medicinale.jpg miracle… » me suis-je entendu dire. En ce qui concerne les plantes médicinales, certaines mamans de l’île en savent plus que nos, béotiens, qui ne demandons qu’à être initiés.

Alors voilà : l’ayapana en infusion, est utilisée pour lutter contre la fièvre, les maux digestifs (coliques, indigestions, nausées, diarrhées). Elle a une action sédative contre l’insomnie. La feuille fraîche aurait des propriétés à la fois  antimicrobiennes, antibactériennes et antifungiques.

Dans le livre « Des Plantes et des Hommes – plantes aromatiques et médicinales de la Réunion- » de Pasqual Porcel, on note deux contre-indications : compte tenu de la présence importante  de coumarine, on déconseille son usage aux enfants et aux personnes souffrant d’obstructions biliaires.

Je me sentais assez isolée devant le nombre d’adeptes de l’ayapana. Du coup, lorsque j’ai trouvé un plant d’ayapana dans une grande surface, je l’ai acheté en me disant que ça pouvait toujours servir ! Je peux l’utiliser toute l’année et même la bouturer !

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 20:50

 Décidément, certains vergers réunionnais souffrent terriblement. D’abord, c’était les papayers qui étaient attaqués. Pour limiter les dégâts, nous avions il y a quelques mois, coupé à contrecoeur nos pieds de papayers. Désormais, ça se propage partout : cette fois-ci on voit les traces de la cochenille dans les hibiscus, les poinsettias…

Dans le jardin de Martine, les grenades, les fruits de l’arbre à pain et plein d’arbustes ornementaux étaient maculés de ces affreuses taches qui rabougrissent les feuilles.

cochenille sur grenade

                                        la grenade mise à mal par la cochenille

Bien que je rechigne à utiliser des traitements de choc, je me suis résignée ce matin à pulvériser une mixture sur mes arbustes pour prévenir le mal : mélange d’eau, de liquide vaisselle, d’alcool et d’anti-cochenille acheté dans le commerce.

Une campagne d’information à l’échelle de l’île serait nécessaire pour endiguer ce fléau !

 

cochenille sur fruit à pain

                                                                     le fruit de l'arbre à pain subit le même sort !

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 11:25

 En arrivant à L’Entre-Deux, depuis le sentier du Bras de la Plaine,  Ti Yab (encore lui !) attire mon benjoinattention sur un arbre pittoresque dans un jardin privé : un benjoin. Il me fait remarquer une blessure sur son tronc . Un morceau d’écorce avait été prélevé, vraisemblablement, me précise-t-il pour l’ajouter au rhum arrangé. Le benjoin est très utilisé dans la pharmacopée traditionnelle.

On reconnaît scientifiquement trois propriétés à cet arbre : diurétique, antibactérienne, traitement de l'hypertension artérielle.

On l'utilisait traditionnellement pour la sudation pour lutter contre les maladies dues au refroidissement ( bronchites, toux...), on peut faire infuser des feuilles de benjoin, les associer à la cannelle, au vetiver et à la verveine citronnelle. Dans l'ouvrage "Des Plantes et des hommes" de Pasqual Porcel (pages 222-223), on cite son efficacité contre les problèmes urinaires, contre l'hypertension artérielle, contre les maux de gorge (on conseille des gargarismes avec infusion de feuilles), contre la pleurésie , les diarrhées, les dysenteries, les dermatites...

benjoin 2Plus loin, sur notre gauche, un autre benjoin, d’une taille impressionnante. Quelle couronne splendide ! L'ombre de cet arbre planté le long des routes plaît aux piétons.

Avant la construction de la route de St Louis à La Rivière St Louis, des benjoins centenaires  bordaient la chaussée, mais pour l’élargir, il fallait sacrifier ces arbres.

La version que m’en a donnée Ti Yab est que les arbres étaient de toute façon condamnés car déjà très affaiblis, à cause, justement, des prélèvements d’écorce faits par les habitants des lieux.

Depuis quelque temps de jeunes benjoins ont remplacé les anciens sur cette même route. Tant mieux ! Et L'ONF en replante un peu partout. C'est d'ailleurs un excellent bois de construction, de charronnage, de menuiserie et d'ébénisterie.

Un message à faire passer absolument  : pour ne pas abîmer l'arbre, il faut préferer les feuilles et les tiges à l'écorce !

Son nom entre dans la toponymie de nombreux endroits de l'île, comme le Bras de Benjoin dans le Cirque de Cilaos, la Pente Benjoin aux Avirons...
Les semis de benjoin prennent bien . On peut en faire une plante d'appartement les deux premières années, puis le mettre au jardin, le tailler, lui donner une forme tabulaire. Le benjoin peut atteindre une hauteur de 20 à 30 mètres.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 09:34

 de Maurice et de Rodrigues, voilà la concrétisation d’un travail de longue haleine, entrepris par notre ami  Edmond Grangaud. Edité en novembre 2010, l’ouvrage apparaît encore timidement sur les rayons de l’île. Edité par Biotope, dans la collection Parthénope, ce « Guide des Fougères et plantes alliées des Mascaraignes » est une encyclopédie de la fougère.

 Edmond, passionné de botanique, professeur ès Sciences de la Vie de la Terre est un homme de terrain : appareil photo en bandoulière, calepin et crayon en main, il a sillonné les sentiers de la Réunion, de Rodrigues et de Maurice pour collecter des informations sur les fougères, pour les observer, les photographier, mais aussi pour en prélever et les envoyer au Museum d’Histoire Naturelle avec lequel il travaille en étroite collaboration.

Edmond Grangaud 2Ce livre scientifique, premier ouvrage grand public sur ce sujet est organisé en trois parties. Dans la première, il explique le pourquoi de cette quête, donne la définition de la fougère, met l’accent sur la nécessité de conserver sa biodiversité... La deuxième partie (qui compte une cinquantaine de pages) est consacrée aux méthodes et clés de détermination des genres.

 Et la dernière partie, riche de 300 pages décrit les espèces. Pour réaliser les fiches des fougères, Edmond Grandgaud a adopté un plan en 4 parties : 1) Premier coup d’œil, 2) Que faut-il percevoir ?  3) Confusions possibles, 4) Répartition écologique et géographique : plusieurs photos, de très bonne qualité, accompagnent chaque fiche.

La trentaine de pages en annexe est également très intéressante : on y trouve par exemple le cycle de reproduction des fougères, la liste des noms vernaculaires, la liste de genres et espèces…

Un superbe travail, et l’auteur n’en reste pas là. Il m’a confié cette semaine qu’il comptait bientôt refaire une balade à Cilaos, pour continuer son observation des fougères. Son amour de la Nature, il le partage avec son épouse Marie – Françoise, qui l’accompagne dans toutes ses pérégrinations -  et ses trois enfants. Et il prend toujours plaisir à transmettre ses connaissances, notamment lors de sorties botaniques avec l’UPTS, qu’il anime bénévolement ! Bravo Edmond, continue comme ça !

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 15:42

 

Jean-Paul Choel, ami -randonneur des Jolis Pas, nous a fait parvenir des photos de son caféier qui fleurit toujours, avec le commentaire suivant :

 

"Je vous envoie une fleur de Bourbon Pointu, prise le 3 janvier. Le pied est à nouveau en fleurs, après une pause de 3 semaines. Cette fois, la floraison est abondante et générale. On voit déjà de petites cerises (grains) de la première floraison. La pluie ne favorise pas la photographie. Ces floraisons successives sont surprenantes, peut-être une bizarrerie de la Nature ?"

 

  

 

 


  cafeier en fleurs

 

 

Merci Jean- Paul.

Pour la pluie, c'est vrai que nous sommes gâtés depuis quelques jours. Sommes en vigilance "Fortes Pluies" depuis vendredi. Un peu contrariant pour les randos prévues mais bénéfique  pour nos jardins...

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