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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 09:42

 … les flamboyants fleurissent tout rouges, les fruits des letchis deviennent rouges eux aussi, c’est signe à la Réunion que Noël est à notre porte !

flamboyants 2

C’est un spectacle magique dont on ne se lasse pas. Que ce soit sur la quatre voies en descendant sur St Pierre depuis le Tampon ou sur la route de la Cafrine en descendant vers Grands Bois, c’est toujours l’émerveillement. Ce sont les boules de Noël des Réunionnais !

flamboyants

Et là-dessus la chaleur : 30° dès le lever du jour ; le froid et  la neige nous arrivent par la TNT, c’est aussi très joli vu de loin !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 17:53

 Quand on se promène sur l’île, on rencontre souvent des arbustes dont les fleurs ressemblent à des clochettes. Souvent ces jolies corolles « urcéolées »  (c'est-à-dire en forme de grelots) sont vénéneuses…

Dans la forêt de Notre Dame de la Paix nous en avons repéré deux :

bois laurent martin 1Le Bois de Laurent Martin (forgesia racemosa ou forgesia borbonica) qui n’existe qu’à la Réunion, elle est endémique. On l’appelle aussi « faux bois de rose ». Thérésien Cadet, un botaniste universitaire souhaitait qu’on retienne cette fleur comme emblème floral de l’île. Yves Buscail, co-auteur du livre »Sentiers Botaniques à l’île de la Réunion » émet également ce souhait dans son ouvrage p.43.

  

 

 

bois de rempartLe Bois de rempart (agarista salicifolia), une plante très toxique.

Cet arbre peut attendre 15 mètres. Il a des feuilles glauques et des fleurs en grelots rougeâtres. Il a de petits fruits secs s’ouvrant par cinq fentes. Un dicton certifie qu’une feuille de ce bois peut tuer un bœuf.

 

 

 

Il existe aussi un troisième arbuste aux fleurs urcéolées :

 

Petit bois de rempartLe petit bois de rempart (agarista buxifolia)

On trouve cette petite plante toxique sur les épandages de lapillis. Sur le sentier qui mène du Pas des Sables à l’Oratoire Ste Thérèse, par exemple,  on en voit énormément, également au belvédère de la Rivière des Remparts, il suffit de se baisser un peu. C’est Edmond Grangaud, botaniste passionné, qui me l’a fait connaître lors de notre sortie à l'îlet Alcide.

Quand on pense que toutes ces superbes plantes risquent de disparaître à cause d'un imbécile ou d'imbéciles qui font naître des incendies le long de la route du volcan à l'heure actuelle... on ne peut rester insensible, et il est juste de souhaiter une punition exemplaire pour ces pyromanes.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 15:14

 Arrêt au Belvédère de Bois-Court.

Nous sommes partis du Tampon vers 7 heures. Les  nuages s’amoncelaient  déjà sur les P1020880contreforts du Piton des Neiges vers 7h30 du matin et risquaient de nous boucher la vue sur Grand Bassin. Un vent froid soufflait du Nord Est. Heureusement que nous avions apporté nos polaires. Un seul cycliste venu du 17e était là pour admirer le panorama. Personne dans les stands à cette heure, une seule voiture sur le parking. Les toilettes publiques qui étaient en construction lors de notre dernier passage semblent être opérationnelles.

Nous ne nous sommes pas attardés longtemps au belvédère de Bois Court, où l’horloge hydraulique n’était pas visible (les volets étaient tirés).Des gens avaient déjà posé des glacières dans le monte-charge pour  les faire descendre dans la vallée.

Le sentier Botanique de Notre Dame de la Paix

Nous sommes retournés vers la Plaine des Cafres et avons pris l’embranchement plus haut en direction de Notre Dame de la Paix. Nous avons traversé les pâturages où des touffes d’arums fleurissaient encore. Parfois un lys marron rouge ou des capucines orange vif se découpaient dans l’herbe. Nous voilà arrivés au Sentier Marmaille, un sentier botanique dont on ne se lasse pas. Nous verrons à notre retour de cette petite randonnée, un groupe d’élèves venus herboriser avec leur professeur d’SVT. Nous sommes les premiers sur le site et pendant 1h 30 nous pourrons jouir du silence des lieux entrecoupé par les ramages des oiseaux lunette, tecs-tecs, oiseaux la vierge…

NDP1

Comme la vue est dégagée, nous en profitons pour monter entre les bois de fleurs jaunes, et les tamarins au belvédère du rempart.

 NDP2 NDP3

                          bois de fleurs jaunes                                        passiflore

De là, nous avons une vue superbe sur Roche Plate et Grand Coude. Il fait bon. Nous découvrons là dans les branches et les fougères une liane magnifique aux fleurs roses, une passiflore !

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                           Point de vue : zoom sur Grand Coude, près de St Joseph

Puis nous descendons dans le sentier. Cela doit bien faire la sixième  fois que nous y  entrons, pour notre plus grand plaisir. C’est un incontournable pour apprendre à mieux connaître les espèces endémiques de la Réunion, une balade facile, dépaysante pour les métros,  pas trop longue, jalonnée de panneaux explicatifs.

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                                            Descente au milieu des fougères arborescentes

Nous cheminons aujourd’hui – et c’est rare- sur un sentier sec ! Pas même un petit crapaud, comme nous en avons l'habitude.NDP1a

Nous pouvons désormais nommer les plantes pour mieux les présenter à nos amis : certaines n’ont plus de secret pour nous comme la digitale pourpre (ci-contre), l’ananas marron, la canne marronne, la marguerite folle, l’ageratina riparia, la fraise de l’eau ou fraise crapaud, le change-écorce, le mahot, la fougère ficelle, la langue de bœuf, le fanjan...

 

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plantes épiphytes sur les troncs              le change-écorce

Nous voilà dans le bas-fond humide -pas humide du tout aujourd'hui- où nous rencontrons des plantes hygrophiles comme le jonc, l'arum... L'ONF est en train d'y replanter des espèces endémiques.

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Cette fois-ci nous avons même fait l’effort de comparer le fanjan mâle  (cyathea borbonica) aux fanjans femelles (cyathea glauca ou excelsa) , ces fougères arborescentes typiques, en prenant le temps de mieux les observer. Leurs troncs sont effectivement différents, celui du mâle est plus fin et n’a pas d’écailles, sur ce tronc se dessinent les cicatrices foliaires. Et ses feuilles sont bipennées. .  J’ai malgré tout de nombreuses hésitations encore : j’ai confondu les clochettes du Bois Laurent Martin avec les clochettes du Bois de rempart… on en apprend tous les jours !  

NDP9zip                                                                                             L'équipe au grand complet

Nous reprenons nos voitures pour descendre par le Petit Tampon, d'où la vue sur le littoral et les montagnes est magnifique, pour plonger vers le Tampon entre les champs d’ananas, de géraniums et de cultures maraîchères.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 08:50

Un jour, en me rendant à pied au Parc des Palmiers, dans la rue Baudelaire, j’ai été impressionnée par la taille d’une fleur ornementale qui  venait d’un jardin privé : une corolle d’au moins 12 centimètres de diamètre !

Hier,  lors de ma promenade avec Robin  dans la Rue Bernardin de Saint Pierre à Trois Mares, je l’ai retrouvée !

liane trompette 2

Il  s’agit de la Liane-Trompette ( solandra nitida) Cette solanacée est originaire du Mexique, se reproduit par bouturage, et fleurirait plusieurs fois par an. La liane est énorme et robuste : elle peut atteindre 15 mètres de haut et occupe donc beaucoup d’espace.

Les fleurs en forme de cloche sont composées de 5 pétales de couleur jaune pâle ou ocre. Les fruits comestibles de cette plante peuvent peser 1 kilo !

 

liane trompette 1

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 17:59

            Ce matin, 27 août, au marché du Tampon, je me suis arrêtée devant un légume qui répondait au nom surprenant de « pomme en l’air » et ça ressemblait bigrement à une pomme de terre ! Et comme "en l’air" signifie en créole "en haut"  je me suis dit que ce bulbe devait pousser en hauteur. Effectivement ! Un acheteur m’a expliqué que cela avait effectivement le goût de la pomme de terre, mais qu’elle poussait sur une grande liane. Cependant, elle est plus ronde et plus ferme.

 

En revenant à pied à Trois Mares, j’ai croisé Ti Yab qui revenait lui aussi du marché et je lui ai parlé de ces fameuses patates.( Pardon ! « patates », ici à la Réunion, ce sont des « patates douces » comme me l’a déjà fait remarquer ma légumière…)

C’est là que l'ami Ti Yab raconte que son copain Raymond en cultive et qu’il passe  justement chez lui. Il m’invite à le suivre pour voir  son « pote âgé ». Raymond qui nous accueille dans sa case vient justement de cueillir « des pommes en l’air » sur sa liane et m’en offre une. Il m’explique qu’il faut que je laisse le tubercule à l’air pour qu’il germe, et quand le germe fait plus d’un centimètre, je dois mettre la pomme en terre, près d’une palissade, et j’aurais moi aussi mes propres « pommes de terre en l’air ». Qu’ils sont gentils  mes amis de nos amis !

 

Après avoir fait de plus amples recherches sur le sujet, j’ai appris que ce légumes pomme en l'airs’appelait « l’ hoffe », qu’aux Seychelles on lui donnait le nom de « pomme d’Edward », voilà de quoi étonner notre ami Eddy !

Elle se consomme d'ailleurs comme la pomme de terre. Elle aurait aussi des propriétés médicinales

En médecine traditionnelle, sa pulpe séchée est utilisée contre les plaies, les furoncles, blessures et les hoffes servent également à traiter les ulcères, les hémorroïdes, la dysenterie. Les feuilles sont utilisées contre les problèmes ophtalmiques.

 On en apprend tous les jours ! Je croyais que les pois ne poussaient qu’en l’air, voilà que chez Tit Cafrine j’en ai mangé, qui poussaient dans la terre, et moi qui pensais que la pommes de terre étaient souterraines, je vais en planter qui sont aériennes… Les préjugés ont la vie dure !

 

Et les « pom pom girls » alors ? un rapport avec les « pommes en l’air » ?

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 18:45

 

Le long des routes, on remarque que les cannes sont regroupées en bouquets.

cannes route

 canne route 2On rassemble les cannes en gerbes le long des routes ou des chemins tout simplement pour qu’elles ne « chappent » pas  ( ne tombent pas )

Imaginez ces énormes tiges qui s’affaisseraient sur la chaussée… En rentrant de l’aéroport jeudi soir, nous en avons eu l’illustration : une pluie battante s’était abattue sur le Sud  et les cannes étaient gorgées d’eau. Dans la descente du Tampon, malgré le fait qu’on ait lié les gerbes, elles penchaient dangereusement sur la chaussée. Dans le brouillard et la pluie, le spectacle était fantomatique et un peu angoissant.

 

 

Le letchi aussi était bien arrangé !

Deux branches de notre letchi ont aussi souffert de cette pluie torrentielle et l’une a cassé net, en emportant une autre. Il a fallu recouper proprement et cicatriser les plaies. François en a profité pour élaguer quelques branchettes envahissantes qui empêchaient la montée de Robin sur le toboggan.

letchi 2 chappe

letchi chappe

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 10:07

Les palmiers ont bien grandi !

Après un mois d’absence, nous revoilà à fouler le sol réunionnais pour rejoindre le Parc des Palmiers situé à 15 minutes de notre maison, descendons sur la rue Charles Baudelaire, passons devant le stade, puis à la quincaillerie tournons à gauche pour descendre vers le Dassy, et nous voilà arrivés.

parc01

parc06parc05 parc07

A la tombée du jour, il y a encore foule dans le parc : des familles, des couples, des solitaires, tous sont là pour marcher ou courir, ou encore se reposer. Le spectacle sur l’océan et les arbres est superbe au soleil couchant. En un mois, les palmiers ont poussé de façon surprenante!

Un vrai havre de paix, que ce Parc des Palmiers, où il fait bon flâner entre les arecas, les bismarckias, les lataniers rouges, les caryotas…Les Chamaedorea  plumosa près du kiosque se sont bien remplumés aussi.

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Au fond du parc, se profile encore le champ de cannes qui ne sera plus qu’un souvenir dans quelques années, après la coupe de 2010, la dernière, l’espace fera partie du Parc des Palmiers.

parc02

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 14:42

ambrevate 1C’est la même chose même si l’orthographe est très variée. Actuellement cette légumineuse d’environ un mètre cinquante de haut, qui pousse dans mon jardin, donne des gousses. Elle est en fleurs depuis le mois d’avril. Cette plante croît bien sous nos tropiques car elle aime la saison des pluies de 5 mois.


Les ambrevattes cueillis avant complète maturité sont consommés comme des petits pois. Ce matin j’ai cueilli des gousses et les ai écossées. Mes doigts étaient poisseux. Là,  Guillaume m’a expliqué qu’il aurait fallu que je mette de l’huile sur mes mains pendant ce travail d’écossage , comme le font les locaux. Technique utilisée pour préparer le jacque et les zambrevates.

ambrevate 3

 

 

Les feuilles de cette plante ont aussi de multiples vertus. Les feuilles torréfiées, réduites en poudre puis infusées, combattent les inflammations rénales et les calculs urinaires. Les tisanes de feuilles soignent les maux de dents, les abcès et la toux

Jean Benoist, dans son  Anthropologie médicale en société créole (1993) en parle à ambrevate 2l’occasion des hernies. L'ambrevate entre dans une composition destinée à soigner la hernie inguinale.

Hernie inguinale droite réductible. Epiploon replié passant par l'anneau inguinal.

Bain local matin et soir avec les plantes suivantes :

1 poignée feuilles bois noir, 1 poignée feuilles ambrevates, 1 poignée fleurs camomille, 1 poignée pignon d'Inde, 7 feuilles petite ouate, 7 feuilles verveine-citronnelle. Ne pas jeter le résidu qui servira pour les bains suivants. Une série de 7 jours. À chaque bain ajouter une poignée de chaque sauf pour petite ouate et verveine 7 feuilles de chaque.

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 07:59

papayer sain1

Un moyen bio !

 

Hier matin, en écoutant France Inter, j'ai eu la solution pour lutter efficacement contre la cochenille, cette bestiole qui s'en prend à nos papayers et qui menace de s'étendre à tous les arbres (pieds) des vergers créoles. Solution écologique, s'il vous plaît ! Raison pour laquelle je vous la livre ici.

Alors voilà, le traitement opère au début de la propagation, il n'agit pas quand l'arbre est déjà rempli de cette "poudre blanche" Voilà la recette :

une cuillère à café d'huile de soja

une cuillère à café de savon noir

une cuillère à café d'alcool (médical ou autre)

un litre d'eau.

On mélange le tout et on pulvérise cette solution sur les feuilles atteintes. Tous à vos pulvérisateurs !

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 00:51

Comme je sais que rares sont les personnes lisant les commentaires faits par les lecteurs du blog, je me permets de recopier ici celui de Gérard qui me paraît fort intéressant, pour illustrer mon récent article sur les cannes à sucre de la Réunion. Merci à lui !

 

"Les cannes en fleur sont en effet le signe qu'il est temps que la coupe commence. A partir du moment où fleurit une canne, celle-ci comment à perdre du poids. La canne vide son centre (ou son cœur) pour faire sa tige fleurie. Grosso Modo, les cannes riche en sucre (R 575, R 578/9) fleurissent beaucoup. En général, ce sont des cannes de début de campagne (surtout la R575). Actuellement, les planteurs sélectionnent plutôt des cannes non fleurissantes car plus lourdes et plus fibreuses (comme la nouvelle R582). Les grandes exploitations choisissent plutôt des espèces non fleurissantes, alors que les plus petites aiment les cannes fleurissantes (car ces exploitations peuvent mieux gérer leur plan de coupe). En outre, les grandes exploitations comptent surtout sur le tonnage alors que les petites tablent plutôt sur la richesse.

Une dernière chose, les fleurs de cannes servent à la confection des cayambs (instrument du Maloya). Aussi est-ce pourquoi toutes les exploitations conservent quelques cannes fleurissantes. "

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