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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:04

On n’arrête pas de s’extasier devant les métamorphoses du paysage, les nuages, les couchers de soleils toujours différents.

Ce soir encore, la lumière du couchant jouant dans le feuillage du jardin était un régal pour les yeux.

soirPuis près de la varangue, de petits oiseaux - lunettes sautillaient dans des branches du  pêcher et du manguier pour nettoyer les feuilles.

soir 3Ensuite, à travers la grille on voyait les nuages couronner les montagnes  et un cardinal s’était posé sur la branche  d’un yucca en fleurs.

soir 4Et pour finir, M. Hoareau, un voisin âgé, m’a invité à venir regarder de magnifiques  fleurs poussant dans sa cour : elles sont énormes, poussent dans la feuille et ne s’ouvrent que la nuit ! Je n’ai pas encore trouvé leur nom.

soir 2Etre près de la nature et savoir l’observer suffit au bonheur, et quel bonheur aussi de partager ces instants !

Bonne fête Martine !

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 22:53

 Aujourd'hui, le Parc des Palmiers est ouvert à tous et beaucoup de Tamponnais s'y retrouvent pour se promener ou courir.

 
Avant son ouverture, nous avions la chance de participer à une visite guidée.
Thierry  Hubert, un féru en matière de palmiers, nous avait alors fait découvrir la serre et le parc aménagé au Dassy, parc  encore en travaux avant la "visite présidentielle". C’est la présidente de  l’UPTS (Université Pour Tous  Sud) qui avait organisé ce déplacement ô combien enrichissant. Et cette présidente-là, Chantal Schaeffer,  ne s’est pas contentée d’une visite –éclair, car elle a écouté  le guide pendant près de 3 heures ! 

 parc palmiers                          la serre du Parc des Palmiers

Alors voilà…ce que j'ai retenu :

Figurez- vous qu’il existe  2800  espèces de palmiers qu'on peut classer en 190 genres ! Le plus petit est malgache et mesure 30 cm adulte, et le plus haut atteint 60 m, il s’agit du ceroxylon  de la Cordillère des Andes : on n’imagine pas que les palmiers puissent pousser à une altitude élevée et pourtant, c’est vrai :  certains palmiers résistent à – 20°.

Pour les fruits, il en existe de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Certains sont comestibles, comme les dattes, les noix de coco, d’autres ne le sont pas. Le fruit le plus gros est le « coco-fesse ».

               parc fruits des palmiers  

En ce qui concerne les feuilles on peut en voir qui sont « pennées » (en forme de peignes), palmées, entières…

 Le Talipot (tallipot), de la famille des aracacea  a une fleur « géante » qui pompe toute l’énergie de l’arbre qui a une durée de vie de 60 ans, pendant deux à trois ans, il fait des millions de fleurs, puis les feuilles se ratatinent, le fruit apparaît et la plante meurt.  La fleur peut atteindre  6 à 8 mètres de hauteur ! Près de l’usine de Bois Rouge, il en existe encore deux spécimens.  

Dans ce parc on verra 90% de palmiers et 10 % d’autres arbres de la famille des encéphalartos,des cycadacées ou des pandanacées (vacoas) qui ressemblent aux palmiers.



Voilà quelques espèces qu'on peut rencontrer dans ce superbe parc et dans les serres :

                                           parc bismarckia zip
le Bismarckia, il prend 1 mètre par an : ainsi celui qui pousse en pépinière a été planté en 2000 et atteint déjà 9 mètres !


                                        parc caryota zebrina
                                        Caryota zebrina (tronc zébrée)

 

 

 

                              parc chamaedorea plumosa zip

                                      Chamaedorea  plumosa (Mexique)

 


parc latanier rouge 1zip parc latanier pleureur
    Latanier rouge                                                          Latanier pleureur

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 11:48

  Genèse et actualité

 parc palmier 3

Avec l’Association "Université pour Tous", nous  étions une trentaine de privilégiés à découvrir le Parc des Palmiers du Tampon,  avant son ouverture officielle. M. Thierry Hubert, une des chevilles ouvrières de ce projet, nous a guidés pendant trois heures dans ce complexe encore inachevé qui fera le bonheur des promeneurs et des botanistes.

Situé à l’angle de la Rue Baudelaire et de la Rue descendant vers le Dassy, ce parc était déjà un projet communal initié par le conseil municipal de l’ancien député –maire du Tampon voilà 15 ans. Ayant eu connaissance de ce programme, M. Thierry Hubert a mis en relation les élus et l’Association Palmeraie-Union, des « mordus de palmiers » (http://palmeraie-union.com/index.php)  et en 1998 a été signée une convention entre la commune et cette équipe.

Ce parc a une superficie de 20 hectares (le fameux Jardin de Pamplemousse en compte 25 !) Il sera essentiellement consacré aux palmiers, on y dénombrera 500 espèces différentes ( Pamplemousse n’en comptabilise que 80 !)

Thierry Hubert nous a fait visiter une petite partie  de ce complexe : les serres, la pépinière, et le parc qui aura deux entrées : une au Chemin du Dassy et l’autre dans le prolongement de la rue Delisle, à savoir la  rue Baudelaire. Le Parc sera d’accès libre du lever au coucher du soleil, on pourra y flâner sur des chemins de terre et des allées bétonnées, puis se reposer à l’ombre de plusieurs kiosques, mais pas y pique-niquer, sauf dans une zone aménagée à cet effet ! Y existeront une serre tropicale et un point de vente de palmiers. Un restaurant, une boutique, une bibliothèque y trouveront aussi leur place.

                            parc palmier 0
Actuellement des travaux sont encore en cours : le parking est en construction… Les pluies battantes de ces derniers jours ayant creusé des ornières et raviné le terrain non encore consolidé par endroit, on prévoit de combler les creux, avant la visite présidentielle de la mi-janvier.

La situation  de ce parc (entre 545 et 600 m d’altitude) est idéale car elle peut accueillir des plantes tropicales, équatoriales. Dans les 2,5 ha de pépinière  750 espèces sont en culture. 40 000 pots de 1 à 300 litres contenant des palmiers y sont en attente.

                         parc palmier 2 
                          parc palmier 1

   Depuis 2006,  la plantation des palmiers qui étaient en culture devenait urgente. Le parc a déjà accueilli ces plants et  c’est déjà du plus bel effet.  A la mi - janvier, les portes du Parc s’ouvriront au public. Dans quelques années, les allées seront ombragées…

                       

                                  parc palmier 6 

 

 parc palmier 4

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 08:07

Pour ceux qui ne lisent pas les commentaires des articles du  blog, situés sous les textes, j'ai reproduit ici in extenso  le commentaire de Gérard, notre"informateur"

Il nous livre le secret dont Carnot Dijoux était le détenteur...

"Lorsque les techniciens de la CAHEB ont réalisé que leur alambic produisait un tiers moins d'essence de vétyver que les vieux modèles, ils ne savaient que faire. Carnot Dijoux (un vieux Tamponnais amoureux des appareils de musique comme des essences) leur a enseigné une astuce incroyable. Une  fois récupérée l'essence distincte par densité avec l'eau, il restait donc de l'eau... Cette eau était mélangée elle-aussi à l'essence de vétyver! Il fallait donc la récupérer et non la jeter comme le faisait les jeunes techniciens. Au fait comment retirer de l'essence à de l'eau ? Simplement en trempant dans cette eau un morceau de laine. L'imprégnation de la laine séparait l'eau de l'essence de vétyver. Ainsi était résolu le problème du tiers manquant d'essence par rapport aux ancien alambics... "

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 15:51

Suite à l’article sur la Caheb, Gérard, notre personne – ressource de l’île, nous livre quelques remarques sur la distillation du vétiver :


« Astuce des anciens pour le vétyver.


La distillation du vétyver est particulièrement délicate. Traditionnellement, les essences se séparent par effet de densité par rapport à l'eau. Parfois l'essence est plus légère et flotte sur l'eau parfois c'est le contraire. En ce qui concerne le vétyver, l'essence se sépare par densité évidemment mais une partie importante reste mélangée DANS l'eau. Les techniciens de la CAHEB jetaient beaucoup d'eau et ne comprenaient pas pourquoi leur distillation produisait 1/3 moins que les alambics traditionnels. Un vieux Tamponnais (Carnot Dijoux, il a un superbe alambic près de la caserne des pompiers du Tampon) leur a expliqué l'astuce. Il leur a aussi expliqué comment récupérer l'essence mélangée à l'eau. Une vieille recette des habitants du Tampon et des hauts. Voudriez-vous la connaître ? » Gérard


A suivre… si notre correspondant veut bien nous livrer ce secret...


Le vétiver est donc utilisée en parfumerie ! Les autochtones emploient aussi sa racine pour parfumer les armoires et faire fuir les mites


Le vétyver, c'est quoi au juste ?


C’est une plante dont on recueille la racine pour la distiller. On n’en plante quasiment plus car cette culture n’est pas rentable et exige du terrain. La canne étant subventionnée, c’est elle qui occupe la plupart des surfaces cultivables…
Le vétiver  se présente sous la forme de grandes touffes vertes. Sa racine qui se développe verticalement peut atteindre 3 mètres . On récolte cette dernière 10 mois après le repiquage quand la plante a sa taille adulte.


vetiver vetiver 2
                           Chemin des alambics au Tampon à la Caheb

Il sert à fixer les sols .
Comme la plante est très résistante à la sécheresse, elle peut fixer les terres dans les pays désertiques et semi-désertiques.


                      vetiver 3
                              Case en vétiver reconstituée au Conservatoire Botanique des Mascarins à Saint Leu

Le vétiver servait aussi dans la construction des cases.
La feuille qui n'est pas parfumée sert à couvrir les toits, confectionner des paniers et est également utilisée comme litière pour les animaux.


Des essais sont en cours actuellement pour déterminer la capacité du vétiver à épurer les eaux polluées et à fixer l'excès de gaz carbonique de l'atmosphère. C’est ce qu’on fait déjà dans certaines communes en Allemagne avec les roseaux et c’est ce qu’on appelle  « la rhizosphère », Le procédé est peu coûteux et écologique. On parlera peut-être dans un proche avenir de « vétiverosphère »…

 

 

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 15:13
Caro et moi avons visité la CAHEB (Coopérative Agricole des  Huiles Essentielles de Bourbon) au Tampon.  Une seule visite guidée a lieu chaque jour du lundi au vendredi à 15 heures au prix de 3 euros. Prévoir de l'anti-moustique ou des pantalons et des manches longues, cela évitera quelques désagréments.
Pour commencer on nous a visionné un film sur les plantes de la Réunion, tourné par un botaniste belge : un documentaire fort intéressant d'environ 15 minutes.

P1110920 caheb

La visite animée par une jeune fille très compétente permet ensuite de découvrir le jardin où se côtoient plantes ornementales et plantes destinées à la parfumerie. Pour chaque espèce, nous avons eu droit à un commentaire sur les vertus médicamenteuses du bulbe, de la feuille ou de la fleur. Dans l'allée des alambics nous avons pu découvrir, sentir mais aussi toucher une foule d'espèces dont les suivantes : niaouli, vétiver, géranium rosat, combava, buchu, ylang-ylang, giroflier, quatre épices, arrow-root, champac, flamboyant, canellier., citronnelle, camphrier, arbre à thé, caféier...

Dans cette soopérative 200 adhérents environ viennent toujours faire distiller les feuilles de géranium ( les poils des feuilles donnent l'essence) Il faut environ 300kg à 500 kg de géranium pour obtenir un litre d'essence, une essence qui est un fixateur remarquable pour les parfums.

P1110944 caheb


Nous avons eu la chance d'assister au déchargement d'une remorque de géranium qui contenait environ 1,5 tonnes de plantes,  plantes qui étaient immédiatement déchargées à la fourche dans des cuves, puis elles étaient tassées pour être distillées.

P1110928 caheb   P1110930 caheb
 Le procssus de cette distillation nous a été expliqué en détail pat notre jeune guide.
Nous avons ensuite rejoint la boutique où l'on pouvait se fournir en essences diverses, en eau de toilette, et même en essences alimentaires !

P1110916 caheb
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 18:03
Si on n'y était pas, on ne le croirait pas... Faire son jardin à la Réunion est un vrai plaisir : à peine semés, les plants jaillissent de terre. Et sans engrais chimique, s'il vous plaît ! rien que du compost fait maison.  

                        

                      
Cinq jours à peine séparent ces deux clichés. Une terre riche, une température clémente, une petite pluie de temps en temps et voilà le résultat. Mais pour éviter que les escargots ne dévastent tout, une petite barrière anti-limace s'impose.
Les graines de courgettes ont donné des plants de 8 cm, les feuilles des betteraves rouges et des carottes et  sortent déjà de terre, on distingue aussi les feuilles de salade...

                     Alors, "cultivons notre jardin..."
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:00

      Au fond du jardin, nous avons un composteur, et chaque jour nous l'alimentons en épluchures, marc de café, coquilles d'oeufs, fruits et légumes pourris, restes de salades... parfois nous y mettons les déchets de tonte. Et comme ces résidus se transforment très vite en terre végétale, inutile d'acheter des trucs chimiques pour nourrir notre modeste potager.
      Mais les gros volumes, comme les troncs de bananiers, leurs feuilles, le bois mort, les branches de la haie, tout ça est déposé sur le trottoir régulièrement et un camion passe pour les récupérer.
       Un seul homme est nécessaire pour faire ce travail de titan, - en période de pluie, les tas devant les maisons sont énormes -  Cet employé qui est aussi le chauffeur du camion, avec sa seule télécommande, et son sourire,  effectue toute cette tâche : le crochet saisit les végétaux et les met dans la benne. Puis l'homme consciencieux prend son rateau et ramasse les débris restants.

                           

  
              

Sur le site de la Ville du Tampon, j'ai trouvé des infos intéressantes à ce sujet : les voilà !

Déchets végétaux

Il s'agit de : tontes de pelouse (à disposer dans des boîtes en carton), tailles de haie et d'arbuste...

Pour vous en débarrasser :

  • attendre le passage de la CCSud (toutes les deux semaines environ devant votre logement),
  • déposez les sans attendre à la station de broyage à la Plaine des Cafres ou à la déchetterie de Terrain Fleury (ouverte du lundi au vendredi de 8h15 à 12h et de 13h à 16h30, le samedi de 8h15 à 15h30)
  • faites votre propre compost * 

 

                *  Bio composteur

 

La CCSud a décidé de doter ses administrés de bio composteurs en bois. Les foyers concernés sont ceux qui ne possèdent pas encore de bio composteurs et qui en font la demande.

Plus d'infos, cliquez ici >>

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:23

                 

Lors de notre balade le long de la côte Est, j’ai vu pour la première fois des espèces d’immenses   graines  jonchant le sol et elles ressemblaient à des « bonnets d’évêques », coiffures de 10 cm2 à quatre pans.  C’est d’ailleurs le nom du fruit qu’on donne à cet arbre ici à la Réunion ! Ce fruit a aussi la texture de la noix de coco. La graine qu’il contient ressemblerait à un avocat et serait toxique.

                        


                            
 
Le bonnet d’évêque ou « Barringtonia asiatica » peut atteindre 20 mètres. On ne le voit qu’en bord de mer, il a le tronc gris et de grandes feuilles vertes bien brillantes.

Recherches complémentaires :  Sur cinq espèces de barringtonias étudiées au Vanuatu, 2 seules seraient comestibles.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 14:34

 Dans notre jardin pousse un arbuste qui porte de petits fruits ronds à la peau verte, épaisse et bosselée. On dirait de petits citrons. Ceux-ci restent très petits : 3 cm de diamètre ! Cet arbre est un « combava ».

Le combava  (citrus hystrix) fait effectivement partie de la famille des Rutacae comme le citronnier, le limettier et le pamplemoussier.

Les cultivateurs réunionnais le produisent à grande échelle et les fruits sont vendus au marché à des prix spéculatifs. On utilise le zeste des fruits (et celui des feuilles) en parfumerie ou comme condiment pour la cuisine. Ainsi on trouve parfois des lamelles de combavas dans les samoussas, les bouchons, les viandes. Chaque fois que j’en mange j’ai l’impression d’avaler du produit vaisselle, du « P. Citron » (pour ne pas le nommer),  tant il en a l’odeur.

J’ai taillé l’arbuste en août et voilà qu’il redonne une quantité impressionnante de petites fleurs roses (quand elles sont fermées) et blanches (quand elles s’ouvrent. Sur la même branche on peut voir les 3 stades de développement : du bouton au fruit en passant par la fleur. Les feuilles sont aussi très particulières.

 
              fleurs en boutons                                                                   fleurs en train d'éclore, on perçoit déjà le fruit


                  le fruit : un petit citron rond qui restera vert !

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