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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:26

Mercredi soir, j’ai proposé une dernière promenade  dans le quartier de Trois Mares à mes amies avant qu’elles ne prennent l’avion pour la métropole …

Nous sommes descendues par la rue Montaigne, avons bifurqué vers la droite, puis sommes remontés par le Chemin Mondon avant de passer devant le gymnase. Au cours de cette balade, nous nous sommes arrêtées à plusieurs reprises.

 Dans la descente, nous avons admiré devant les cases des fleurs ressemblant à des callistemons (rince-bouteilles)

 callistemon.JPG P1080075.JPG

des euphorbes ( ou Epines du Christ)

                       euphorbes.JPG

puis nous avons fait une courte halte près d’une basse-cour où se dandinaient des canetons, où picoraient des poules hautes sur pattes…

 basse-cour.JPG haies couleurs

Les couleurs des haies à droite ont arraché des exclamations admiratives à mes hôtes. Au bout de la rue, qui est une impasse pour les véhicules, des mûriers. Myriame voit une baba-figue pour la première fois.

murier.JPG baba-figue.jpg

Un arbre est envahi par des lianes de toute beauté

                                        lianes-a-identifier.jpg

Angèle demande que je fasse un gros plan sur une passiflore d’un rouge qu’elle ne lui connaissait pas. La liane poussait sur des arbustes à fleurs jaunes citron.

passiflore.JPG fleurs-jaunes-a-identifier.JPG

Dans le chemin Mondon, un petit coup d’oeil sur une haie de durantas, ces plantes mellifères dont on voit sur les même tiges les petites fleurs violettes, et les graines orange.

 Je suis surprise par la présence d’un petit potager dans ce secteur, un joli jardin où poussent des salades, des songes, de l’oignon vert, des piments, des bananiers, des haricots…

durantas.JPG jardin-C.Mondon.JPG

 

Nous longeons des haies de panaches d’officiers, admirons les mussaendas, les alamandas.. .

panache-d-officier.jpg mussaenda.JPG

                         allamandas

Plus haut, en face du petit salon de coiffure, stationne toujours une vieille carcasse de voiture envahie par les herbes : une Dodge, qui appartenait à une dame du 14e. Son jeune propriétaire nous raconte qu’il envisage de la retaper.

                      Dodge ancienne

J’essaye en vain de montrer le vieil alambic qui se trouvait dans une cour. La taille des crotons et des philodendrons  étonne nos promeneuses. A l'angle du chemin Mondon et de la rue Baudelaire, des plantes ont elu domicile au pied d'un arbre, parmi elles, un croton plumes z'indien, encore appelé "cretonne"sur l'île.

                                       croton-plumes-z-indien.JPG

En face du gymnase, je fais remarquer une liane superbe : la liane orchidée. Cette végétation luxuriante qui prend racine partout était une belle découverte !

                               liane-orchidee.jpg

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:36

 Le mois de mai est aussi appelé « mois de Marie » dans la religion catholique. Pas étonnant que  nos « cœurs de marie » soient en train de s’ouvrir. Sur l’île, même les tamouls fêtent « Marielem » ou « Mariem » à cette époque de l’année.

Près de la varangue, j’ai planté ce «clerondendrum speciosum » et en moins de trois mois la plante s’est enroulée sur la tige de bambou pour atteindre une hauteur de 2 mètres. De petites fleurs rouges émergent d’un calice rose.

clerodendrum speciosum 1 clerodendrum speciosum

Cette plante aime la lumière et un peu d’ombre. Je l’ai placée de sorte qu’elle soit abritée, mais qu’elle puisse bénéficier de l’eau de pluie,  à 50 cm de la sortie d’une descente de gouttière. Elle se plaît bien là et nous le rend bien. Chaque matin, nous assistons à la l’ouverture de ses inflorescences, qui sont de jour en jour plus nombreuses. Sur le feuillage vert, cette floraison est de toute beauté.

clerodendrum speciosum 2

Sous les latitudes tempérées, cette liane n’aurait aucune chance de survivre : elle craint les températures inférieures à zéro degré.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:42

Avec Angèle et Myriam, nos amies métro, nous avons pris la direction du Sud vers les coulées de lave. Le paysage évolue au fil du temps et c’est la présence de la végétation sur le basalte qui nous surprend le plus.

Au Cap méchant, on marche sur du  gazon pique-fesse, un tapis fin et clair. Du manioc bord de mer d’un vert luisant tranche sur le noir de la roche et le vert clair de l’herbe. Un peu partout pousse le vacoa aux racines élancées.

 P1160035

P1160037

Petit arrêt près du souffleur d’Arbonne où les vacoas et les filaos se balancent au vent.

 P1160043

Au puits arabe, ce sont les filaos et les vacoas qui se disputent l’espace.

P1160058 

Au Grand Brûlé sur la coulée de 2007,  on se rend le mieux compte du pouvoir qu'a nature à se régénérer. Le vent, les oiseaux, disséminent les graines sur la lave refroidie. Aux pieds de Myriam une touffe a pris racine.

P1160076

Là, entre les marches qui mènent au belvédère de la coulée se dresse une petite fougère effilée à pennes courtes et larges  il s’agit du nephrolepsis abrupta. Ce cryptogame est visible sur les coulées récentes.

P1160078 

Le basalte est parfois recouvert d’un lichen blanc, le stereocaulon vulcani, communément appelé Fleur de roche.

 P1160081

Sur la coulée située près du rempart de la Rivière de l’Est pousse une plante surprenante à longues feuilles fines, aux fruits singuliers, qui pendent comme des grappes. On l’appelle ortie chapelet ou bois chapelet pour cette raison. Le nom latin de cette urticacée est boehmeria pendulifora.

P1160092

Et l'inventaire est loin d'être achevé...

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 10:43

Il est une plante qui envahit régulièrement mon jardin, qui se développe aussi dans les pots d’orchidées, au pied des palmiers, dans tous les terreaux.

C’est un trèfle aux feuilles fines et larges et aux tiges très fines. Généralement, je l’arrache et ne lui laisse pas le temps de fleurir.

Pour une fois, je n’ai pas « gratté » la terre près de nouvelles plantations et voilà que quelques trèfles ont donné des fleurs. Très jolies d’ailleurs !

                        oxalis

 

Pour lui donner l’envie de ne plus revenir, on peut l’étouffer par du paillage, ou l’asperger de savon liquide ou d’huile.Souvent quand on l’arrache, ses petits bulbes se dispersent, et le trèfle refait surface.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 16:32

 

Je ne pouvais pas déterminer trois fleurs rencontrées sur la Côte Est malgré les ouvrages et sites consultés. J’ai donc posé le problème au Conservatoire Botanique de Mascarin et j’ai déjà la réponse ! N’est-ce pas formidable ?

Les doutes ont été levés en un temps record par Christian Fontaine. Voilà les textes qu’il m’a envoyés. Quelle promptitude ! Merci à lui. 

P1070594 

Le nom botanique : Striga asiatica (L.) Kuntze ; le nom vernaculaire : « Goutte de sang » ou « Herbe feu » pour Maurice ; elle appartient à la famille des Orobanchaceae.

Plante à répartition des régions chaudes du Vieux Monde (+ Etats-Unis) ; on peut la retrouver dans les Mascareignes (Réunion, Maurice et Rodrigues) ; elle serait probablement indigène, et peu commune.

A La Réunion on peut la rencontrer du littoral sud et jusqu’à environs 500 mètres d’altitude ; elle est aux abords des routes des champs de cannes à sucre ou maïs.

 

costus speciosus gingembre crêpe panaché

Le nom botanique : Costus speciosus (J. König) Sm. ; Longose à grandes fleurs, et à Maurice "Spiral Flag" ; elle appartient à la famille des Costaceae (Zingiberaceae).

Plante à répartition Asie subtropicale (Chine, Taiwan) et tropical (Inde à Malaisie, Philippine) ; largement cultivée et naturalisée dans les  régions tropicales ; c’est une espèce exotique à La Réunion,  elle est plus ou moins plantée dans les vieux jardins créoles.

 

P1070628

Le nom botanique : Hippobroma longiflora (L.) G. Don , pas de nom vernaculaire pour La Réunion, à Maurice « Lastron blanc » ; elle appartient à la famille des Campanulaceae.

 répartition  :de la  Floride, Antilles, Mexique, Centre et Sud  Amérique ; introduite  et largement naturalisée dans les tropiques de l'Ancien Monde ; c’est une espèce exotique à La Réunion, elle est considérée comme envahissante. Beaucoup plus présente dans le Sud, l’Est et le Nord de La Réunion.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 10:43

Quelques minutes après avoir quitté la marine de Ste Rose avec la troupe de Jolis Pas, nous  voyons à main droite une zone colonisée par une végétation dense, et nous pensons être en présence de longoses, cette peste végétale très jolie d’ailleurs mais de laquelle on a du mal à se débarrasser. Mais non ! après vérification, je découvre que ces fleurs aux épis rouges surmontés de pananches blancs sont en réalité des fleurs de “gingembre crêpe panache” (dont le nom latin est costus speciosus). Il paraît qu’on la cultive dans les jardins d’ornement.

 costus-speciosus-gingembre-crepe-panache.JPG

Dans le même secteur, nous sommes en présence d’une plante qui mérite cette fois-ci le nom de peste végétale. C’est le tabac boeuf (clidemia hirta) une plante envahissante, introduite par l’homme voilà quelques années.. Ses fleurs sont blanches et ses fruits noirs. Ses graines sont disséminées par le merle Maurice, qui lui aussi est considéré comme une peste.

 clidemia hirta tabac boeuf

Non loin de là s'accroche la liane poc-poc, une passiflore dont les fleurs ressemblent à celles des fruits de la passion.

liane-poc-poc.jpg

Près de la Petite ravine Glissante, après être descendus près du stade, nous traversons des zones herbacées . De hautes tiges supportent des fleurs ressemblant à de petites pensées. Il s’agit  d’une acanthacée  appellée asystasia gangetica.. “herbe à rail", on la reconnaît à ses fleurs blanches, dont la lèvre inférieure est violacée.

balade étang salé 5b 

Plus loin, il nous faut nous frayer un chemin entre de fragiles tiges  flanquées d’inflorescences mauves . Son nom vernaculaire est  “ queue de rat,”  ou”’herbe papillon”(Stachytarpheta uticifolio)

 queue de rat herbe papillon

Grâce à Jean Paul, originaire de Saint Joseph, nous découvrons, au milieu de fougères,  une plante qu’il appelle “ananas diable” parce que son fruit devient rouge.  Cet “ananas bracteatus” est aussi  dénommé “ananas requin”. Nous n’en verrons pas la couleur.

ananas diable 

Cinq plantes sont identifiées. Encore quelques inconnues…

 Il nous reste encore bien d’autres fleurs à identifier comme cette plante à la fleur étoilée blanche et aux feuilles dentelées, et cette autre qui porte des fleurs à petits pétales rouges. Peut-être que le Conservation Botanique du Mascarin que j’ai contacté par mail pourra les identifier…

 P1070628.JPG P1070594

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 08:23

Actuellement, la RN3 qui relie St Benoît à St Pierre est bordée de hauts massifs de fleurs violettes. 

Comme il est difficile de s’arrêter dans ces rampes  pour les photographier de près, j’ai dû prendre mon mal en patience.

Et hier, au bord de la ravine de Manapany , dans les hauts, en descendant de voiture pour bavarder avec Jacques Fontaine, un habitant des lieux,  je les ai revues ces superbes fleurs violettes. Elles poussaient le long de la chaussée. J’en ai fait de gros plans.

 tibouchina

Alors voilà, la plante est identifiée : “tibouchina urvilleanna” est son nom latin.

tibouchine 

 Sa floraison peut durer 4 mois. Elle peut atteindre 3 mètres de haut. Les feuilles opposées et veloutées sont ovales. Le limbe vert a des nervures longitudinales. Cette grande  herbe semi ligneuse est originaire du Brésil.

C’est une Melastomatacée. Ses noms vernaculaires sont “Douldoul” ou “Lisandra”  ou “Griffe du Diable”

 

Comme c'est la fin de la floraison, le fossé est jonché de pétales : un joli tapis violet.

tibouchina 1


Sources : L’art du Jardin Créole (Isabelle Hoarau), “Les Sentiers Botaniques à l’île de la Réunion (Yves Buscail et Roger Lavergne) 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:33

 La fleur est magnifique, presque irréelle. On dirait une fleur artificielle. Elle est très haute sur tige. La première que j’avais vue, c’était au Jardin des Senteurs de Saint Philippe. Mais depuis, au fil de nos randonnées, j’ai constaté avec bonheur qu’elle pouvait encore pousser à l’état sauvage le long de certains sentiers, mais il faut avoir l’oeil, parce qu’elle se plaît dans les endroits ombragés.

 

      rose de porcelaine 2

Je trouve dommage de la “casser” pour la mettre dans un bouquet, elle est tellement plus belle dans la nature. Et d’ailleurs dans les vases, elle meurt trop vite.

rose-de-porcelaine-.JPG

La rose de porcelaine, magnifique…et fragile,  de la famille des Zingibéracées est originaire de Malaisie et d’Indonésie. On la multpilie par semis. Cassante et craquante, on souhaiterait qu’elle le soit moins et continue à pousser discrètement à l’ombre dans cette nature qui chaque jour perd de plus en plus du terrain au profit des constructions.

Je dédie cet article et cette fleur à trois êtres très proches dont c’est l’ anniversaire les 13, 14 et 15 mars :  à François, mon homme, Martine, ma soeur aînée, et à mon papa. Bon Anniversaire !

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:18

On l’appelle aussi « rose sultane ». Son nom latin est "meremmi tuberosa."

P1140321   P1140315

Très discrète, cette liane pousse encore dans la nature. La première fois que j’ai eu l’occasion de la « casser » ( à la Réunion on emploie le verbe « casser » au lieu de « cueillir »), c’était  sur le Chemin des Anglais près de Saint Bernard. Hélène, notre guide breveté avait l’œil exercé : elle a orné son chapeau d’une de ces fleurs, quant à celles que j’avais prélevées et accrochées à mon sac à dos n’ont pas tenu le choc pendant la rando. Trop fragiles !

 Les fleurs de cette liane sont du plus bel effet sur une table de Noël, certains la bombent avec de la peinture or, pour lui donner un caractère plus festif. Mais même à l’état naturel, ces roses de bois sont superbes.

      La deuxième fois, j’ai eu le bonheur d’en voir une non loin de l’arrêt du tailleur à l’îlet Furcy. J’en ai cassé quelques –unes pour les mettre dans un vase.

 

 P1140304 P1140320

Et très récemment en allant au marché forain du Tampon, en face de cette zone, où la commune vient de racheter un terrain, une liane de roses de bois montait à l’assaut d’un gros arbre. J’espère qu’ils ne vont pas abattre l’arbre et mettre en péril ce petit joyau de la Nature réunionnaise.

P1140312 


Christine, une amie de l'association Pêcheurs Golet réalise des bouquets secs magnifiques où cette fleur est du plus bel effet.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 14:10

Depuis plus d'un an, je cherchais vainement le nom du pied qu'Huguette Ricquebourg m'avait offert en me disant : " C'est un arbre à bols" Le pied serait appelé ainsi en raison de la forme de ses feuilles. A Grand Bois, on lui donnait l'appellation "rougailler" parce qu'on remplissait ces feuilles de rougail (préparation à base de piment).

arbre à bols 2

Et voilà qu'en flânant au Domaine du Café Grillé, un jardin remarquable à la sortie de Pierrefonds, j'obtiens enfin la réponse.

Il s'agit du " Polyscias" de l'espèce des " scutelloria" famille des "araliaceae".

arbre à bols

Mais à Pierrefonds, on appelle l'arbre "la moque". Quand on sait qu'une "moque" est une boîte de conserve, on pense aussi à la forme d'un contenant. Finalement, toutes les images se rapprochent : on assimile la feuille du polyscias à un bol à Ste Suzanne, dans l'Est de l'île, un Rougailler au sud de St Pierre, à la Moque au Nord de St Pierre. Encore une fois, si vous êtes curieux, si vous aimez la botanique et la Réunion, faites un tour dans ce Domaine.

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