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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 09:44

La frangipane, on connaît sous nos latitudes tempérées, surtout en période hivernale, quand on commence à confectionner la Galette des Rois, mais le frangipanier, on connaît moins...

 

C’est un arbuste tropical ornemental magnifique dont les fleurs ont un parfum envoûtant.

Le nom scientifique de cet arbre est le "Plumeria", nom dérivé d’un nom de botaniste (Charles Plumier) qui a décrit ces plantes qu’il a découvertes aux Caraïbes au 17e siècle. Mais l’appellation vernaculaire de « frangipanier » viendrait du patronyme d’un Italien du 12e siècle, Frangipani,  qui aurait fabriqué un parfum dont  l’odeur était similaire à celle de la fleur étudiée quelques siècles plus tard.

On l’appelle aussi « la fleur des temples ». Et pour cause ! Pendant les fêtes sacrées des tamouls et même à l’occasion de mariages dans d’autres religions, on aime en faire des guirlandes, les piquer dans des coiffures, en décorer les tables…

Nous avons planté un frangipanier blanc devant la maison et assistons chaque jour  à son développement : les fleurs sont en train de naître à la base des branches au milieu de feuilles très longues qui peuvent atteindre 30 cm, pour l’instant ces feuilles ont une quinzaine de centimètres.
 

Le nombre de fleurs de l a hampe  florale est impressionnant : on devrait en compter une vingtaine. Chaque fleur aura 5 pétales. Quand les boutons seront en fleurs, il y aura des bouquets à chaque branche !

L’arbre dépasse rarement 2 mètres en pots mais peut atteindre 10 mètres à l’extérieur.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 16:47

Travaux de bûcheronnage ce matin ! Une branche était déjà tombée, une autre menaçait de suivre le même chemin. Ici, en pays tropical, il vaut mieux prévenir que  guérir ! Une bourrasque  et voilà le drame ! Alors, nous nous sommes résignés et avons préféré sacrifier  l’ombre à la sécurité. D’autant que le portique à  balançoires était juste en dessous.

Nous avons mis les déchets sur le trottoir pour la collecte des déchets verts et les kilos de pêches écrasées et malades  au compost. Rien ne se perd.

Pour terminer, François a bombé le tronc restant pour cicatriser les plaies.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:12

Pour la énième fois, nous sommes retournés dans ce lieu idyllique, près de Saint Philippe,  où Patrick Fontaine, maître des lieux et animateur passionné,  raconte la vie de toutes les plantes qui peuplent cet univers. Ce n’est jamais le même discours car selon les saisons, les fructifications, les demandes des visiteurs, il s’arrête, fait sentir, observer, et va même jusqu’à grimper sur un giroflier pour y prélever un fruit…

   
   giroflier                      affouche blanc                             muscadier

Cette fois –ci nous avons parlé de l’arbre « étrangleur », l’affouche - blanc, qui enserre  les autres arbres avec ses racines et ses branches. Nous avons vu les fruits du muscadier, fruits jaunes qu’on pourrait aisément confondre avec la reine-claude par sa taille et son aspect, mais en l’ouvrant on trouve une petite coque rouge. Ensuite, il a caressé les longues tiges de ces fleurs rouges en épis appelées héliconias et nous a montré sa paume devenue blanche, comme talquée. C’est ainsi que les ouvriers protégeaient leurs mains autrefois. 
Ce féru de botanique nous a fait découvrir une liane qui contenait de l’eau et qui coupée pouvait désaltérer le promeneur sans danger, et quelques mètres plus loin, il a mis les visiteurs en garde contre une autre liane qui, elle pouvait être toxique, suffisait de savoir les différencier en observant l’inflorescence. Il aussi capté notre attention en exhibant la liane de jade, une merveille de la nature.
 
plantes à talc                                                         liane de jade

Puis c’était le  passage obligé dans le secteur des théiers, des cacaoyers et caféiers. Il a fait sentir la feuille – caca ( qui pue réellement l’excrément), la feuille de cannelle, le quatre épices… Nous avons aussi appris que cette année les letchis souffraient du manque de pluie et qu’ils ne fructifiaient pas bien, que les anciens ont coutume de battre l’arbre pour le stresser afin qu’il produise. « Battre » l’arbre, c’est le frapper avec un sabre, de manière à lui laisser des marques, mais sans le blesser. Et bien sûr, il a expliqué comment on fécondait la fleur de vanille, en ajoutant une touche d’humour. D’ailleurs toute la promenade était ponctuée d’allusions amusantes, pour que l’attention soit constante. Quelle masse d’informations ! Une visite d’une heure trente, passionnante, qui donne envie de revenir… Une carte d’abonnement devrait exister pour ce parcours – découverte  !

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:41

 

Dans le jardin voisin un arbre est rempli de fleurs mauves – rouges fabuleuses, je l’admire chaque jour en descendant au collège. On voit aussi cette espèce d’arbres ornementaux le long des routes. Le Bauhinia est un « arbre à orchidées ». Les frères Bauhin, des naturalistes franco-suisses, auraient donné leur nom à cette fleur.

                     

En face de la boulangerie fleurit un arbre aux feuilles larges et épaisses et aux superbes fleurs blanches qui ont un diamètre de 10 à 15 cm. Une merveille ! Nous l’avons photographié sans savoir qu’il s’agissait là  aussi d’un …bauhinia !

Cette fleur est l’emblème officiel de Hong-Kong, depuis 1965.Elle apparaît sur la monnaie et le drapeau de Hong Kong.

 

 

                                      Fichier:Flag of Hong Kong.svg
                                                                                              le drapeau de Hong Kong

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 11:38

 Bon Anniversaire !
Voilà pour toi des orchidées de chez nous !

 

   

Les orchidées refleurissent ! Dans la serre, près de notre maison, c'est très coloré actuellement  ! Alors je t'en fais profiter aussi...

L'orchidée
Elle est la reine des Floralies du Tampon, on la voit aussi au Jardin des Senteurs de Saint Philippe, au  Conservatoire Botanique de St Leu… et beaucoup de Réunionnais en font leur plante décorative de jardin. Celui de notre voisine est envahi d'orchidées "pompon".Moi je cultive 5 de ces merveilles sur la varangue... Va falloir que je change bientôt les "scories"  - eh oui !la fleur pousse dans de la roche volcanique et non dans du terreau.-

                            
            l'orchidée pompon                                    l'orchidée sur une fougère !

 
Une orchidée qui pousse en osmose avec une fougère arborescente dans un jardin privatif de notre rue !
Paraît qu'il existe 20.000 espèces de ces fleurs sous les tropiques et près de l'Equateur.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 20:41

  "LES ROSES DE BOIS..."

Eh oui ! ça existe. L’ipomea tuberosa est une liane de fleurs jaunes dont les fruits secs ont donné leur nom à la plante. Les fleurs qui ont vraiment l’aspect du bois et sa rigidité (bien qu’elles soient friables) entrent dans la composition de bouquets. Zaza, membre dynamique des Jolis Pas,  nous a confié qu’elle les bombait de peinture dorée à Noël pour en faire des décorations. Comme déco de table, en effet, ça doit être joli !

Il vaut mieux ne pas les cueillir au départ d’une randonnée, elles ne restent pas fixées au sac à dos. Sur les 5 fleurs que nous avions sur cette liane, nous avons réussi à en récupérer une, mais François en a gardé les graines pour les semer !

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:44

Nous avons participé aujourd’hui à une visite guidée au Conservatoire National des Mascarins de Saint Leu, parcours qui présentait les plantes endémiques de l’île et expliquait le pourquoi des déforestations successives opérées au fil des siècles.

D’abord, ce sont les plantations de café qui portent un coup à la forêt : la notion de propriété apparaît, et la Compagnie des Indes impose sa loi : elle laisse 1/3 de la récolte aux colons et s’accapare les 2/3 restants. De 1705 à 1810 on exporte le café de Saint Leu.


Puis ce sont les épices qui occupent les terrains. Pierre Poivre, intendant des Mascareignes acclimate les épices : on plantera poivriers, muscadiers, canneliers, girofliers. On cultive aussi la cadamome, le laurier, le kaloupilé, le quatre-épices…

 
             Plants de café au Conservatoire                                                          Quatre-épices et  poivriers au Conservatoire

Une troisième vague de plantations donne le coup de grâce à de nombreuses zones boisées : c’est l’introduction de la canne à sucre.Les champs de canne sont délimités par des arbres appelés bois de chandelle. En 1785 apparaît la première sucrerie et le sucre prend une place capitale dans l’économie réunionnaise à partir de 1815.


Champs de cannes près du Bras de Pontho 2009

Puis au-delà de 1000 mètres, on va introduire vers 1870 le géranium pour le distiller et en faire des huiles essentielles. Cette culture nécessitera aussi un espace important. Il sera planté sur les collines du sud : ainsi la forêt du Tampon disparaît. Si nous étions venus sur l’île avant l’époque du géranium  nous aurions vécu au milieu de bûcherons.   Pour le géranium, il en existe encore de nombreuses parcelles, mais c’est la progression de l’immobilier qui a changé le paysage de cette montagne.

 

champs de géranium au Piton Hyacinthe 2009

70% de la forêt réunionnaise a disparu, 30% sont encore intacts mais menacés aujourd’hui notamment par les pestes végétales comme les goyaviers, la vigne marronne … Les seuls moyens de combattre ce fléau sont la prévention, puis la lutte mécanique, la lutte chimique –avec ses limites et  la lutte biologique.

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 20:39

C’est une jolie plante semi-grimpante aux fleurs roses à pourpre, ressemblant à de petits pompons. Sur le plateau surplombant la Possession, au Nord-Ouest de l'île, nous en avons vu pour la première fois. On l’appelle  aussi "Trompe-la-Mort, Herbe mamzelle, la Honte, Marie la Honte." Elle est si sensible que lorsqu’on touche ses feuilles, celles-ci se rétractent. Elles retrouvent leur position première un quart d’heure plus tard.

Elle aurait une foule de vertus !  la tisane de ses racines est dépurative et vomitive, elle est bue en cas d’empoisonnement. En infusion toute la plante est fébrifuge, diurétique, apaise les enfants qui font leurs dents, combat l’asthme …La décoction de racines est efficace contre les calculs des reins, les rhumatismes, les douleurs des os et des muscles, en usage externe elle soigne les abcès… Voilà une plante qui mérite bien son surnom de « Trompe-la- mort »

 

Elle se propage uniquement par graines. Son nom latin est le "mimosa pudica". Les planteurs de canne n’aiment pas la rencontrer dans leurs plantations car ses épines  ne facilitent pas l’entretien des champs.

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 19:57

 

Il nous arrive souvent de voir au bord des routes – près de l’Etang Salé par exemple-  et des sentiers de randonnées  - comme le Chemin des Anglais- un arbre sur les branches duquel pendent de longues et larges  gousses dorées. Les belles gousses couleur -paille qui s'agitent au vent permettent facilement l'identification du Bois Noir !

Le « Bois Noir », il est de la famille des mimosacées. Introduit au XVIII e siècle à la Réunion, cette plante d’origine asiatique  est naturalisée dans les zones sèches, elle se plaît au soleil et peut atteindre 15 mètres.

Son bois est très apprécié et on utilise ses feuilles comme fourrage et même pour accélérer le mûrissement des mangues.

L’arbre aurait été introduit en 1767 pour faire de l’ombre aux caféiers.

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 11:24

Ils refleurissent actuellement et surprennent toujours autant. On en voit beaucoup sur l’île, le long des routes, dans des parcs et même dans certains jardins privés : ce sont des arbres graciles dont les fleurs ressemblent vraiment à des écouvillons, ou rince-bouteilles. Ces inflorescences étonnantes sont rouge vif. "Enlair" de notre impasse, (c'est à dire "en haut") j’ai vu  quatre  de ces arbres et ils ont bien 5 mètres de haut.

Leur nom latin est  le "Callistemon viminalis" et ils appartiennent à l’espèce des "myrtacées". Mais ce n'est pas ce qu'on retiendra, c'est sûr ! Si vous retenez "rince-bouteille" vous êtes plus forts que moi, qui ai toujours tendance à les appeler " tire-bouchons", je ne suis pas loin...

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