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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 18:23

P1130675 copieRandonnée avec les JOLIS PAS le samedi 11 novembre 2011

Durée : 3h30 à 4 heures

Observation : partir tôt, éviter en temps de pluie

 

Arriver à pied  à Ilet à Cordes par le Grand Bras de Cilaos est une belle expérience. Pour moi qui n’ai jamais eu l’occasion de me rendre dans cet ilet du bout du monde, - alors que par la route c’est jouable), j’ai apprécié de monter au hameau comme les gens le faisaient autrefois. 

Marcher avec les Jolis Pas, quel bonheur ! Ce samedi, nous sommes 14 joyeux drilles à faire cette rando. Le car dans lequel nous sommes montés au Tampon nous dépose une heure plus tard un peu plus haut qu’au Pavillon (arrêt des Cars Jaunes « Burel ») 

 

La marche est assez sportive. On monte d’abord en pente douce, on contourne le lieu-dit « parc à tortues », puis devant nous s’ouvre un paysage verdoyant qui se découpe sur le ciel matinal est superbe. Les montagnes arrêtent le regard.

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On progresse toujours à l’ombre de la falaise, le chemin est étroit, et à un endroit, l’ONF a installé des cordes pour sécuriser le promeneur.


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Après une demi-heure de balade agréable,  nous descendons vers dans le lit du Bras de Cilaos. Le temps d’admirer un bassin bleu où l’eau se jette en cascade, et nous  continuons à descendre sur le sable volcanique, et les roches basaltiques aux multiples formes.

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Là, nous nous déchaussons pour traverser à gué le Bras de Cilaos. Nous avons de l’eau à mi-mollet , je pensais qu’elle serait plus fraîche, mais non, on y serait bien restés.  Très vite, nos pieds sèchent au soleil et nous avons reprenons nos bâtons de marche.

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Nous sommes à l’endroit appelé « Parc à Dennemont » Plus loin, un autre passage à gué, cette fois-ci on saute de « galet en galet » pour rejoindre la rive droite du cours d’eau, que nous longerons un petit moment en suivant les marques blanches peintes sur les rochers. Quelle chaleur ! On aspire à un peu d’ombre.

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Nous sommes au lieu-dit « les Trois Bras » ( Bras Rouge, de Benjoin, de Saint Paul) et nous empruntons le petit raidillon sur la gauche qui conduit au  plateau de l’îlet Bois de Nèfles. Bientôt le parcours passe au milieu d’une végétation basse (petits acacias, aloes…), puis les arbustes grandissent. Des filaos des hauts, des néfliers, des grévillées bordent le sentier qui devient de plus en plus escarpé.

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Ti Yab conseille aux randonneurs de se ménager pour pouvoir aborder la dernière montée ( bien plus dure) avec sérénité. Le sol est jonché d’épines sèches de filaos qui semblent chauffer sous nos pieds. Les bouteilles d’eau se vident. Les fruits secs sont les bienvenus pour redonner un ti peu d’énergie.

 

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Une petite pause et c’est reparti.

L’escalade devient difficile, le soleil est torride, et parfois une petite brise essaye de nous atteindre, sans gros résultat. Et ça grimpe, ça grimpe... Dis tonton, c'est encore loin l'îlet à Cordes, tiens en parlant de cordes, on se ferait bien remorquer...

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Mais quelle belle récompense quand on se retourne :  derrière nous le spectacle vaut la chandelle,  on domine les Trois Bras, les remparts, et au loin on distingue même l’océan. 

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Nous voilà sur une crête. De là, on voit nettement la RN5 qui longe la falaise, le Grand Morne, la Plate-Forme,  Bras Sec au fond, plus haut Cilaos. 

 

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Mais nous ne sommes pas au bout de nos efforts, encore des escaliers à gravir et on aperçoit enfin les premières maisons d’Ilet à Cordes que nous n’atteindrons qu’une demi-heure plus tard. 

Nous décidons de pique-niquer à l’ombre. Un arrêt récréatif où circulent les figues sèches de Dédé, le rhum arrangé de not’ président, et où on trouve le temps de bavarder gaiement.

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Encore une quinzaine de minutes de marche et nous découvrons des lentilles sèches rassemblées sur une bâche : nous sommes bien à Ilet à Cordes ( à suivre)

 

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8 h35 départ de la marche (arrêt de bus Sentier Burel)

8h 40 paroi cordes

8 h 51 lit de la rivière Parc Dennemont -  des bassins

9 h traversée du premier passage à gué

9 h16 2e passage à gué 

9h 34 remontée dans le lit de la rivière

10h 04  Trois Bras - petit sentier, chemin escarpé

10h 30 pause 

10h’45 montée raide 1er point de vue sur le Bras

11h11 dernier point de vue sur le Bras

11h17 crête et superbes panoramas (Grand Morne- Plate-Forme- Mare sèche)

12 h 01 en vue d’Ilet à Cordes - Pique nique

12h 20 arrivée dans les jardins d’Ilet à Cordes

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:45

Une étude sérieuse certifie que 5% des Réunionnais se soignent toujours avec des "zerbaz péi"(comprenez "des plantes du pays"). Je trouve ça formidable. Mais combien de temps encore ce savoir ancestral se transmettra -t-il ?

Pendant la fête du Bicentenaire de la Révolte des Esclaves de St Leu, nous avons bavardé avec un couple de tisaneurs très sympathiques. Judith Tibere nous a proposé de déguster une tisane tonifiante, et a répondu à toutes nos questions. 

aplamedom

Sur la table, étaient exposées différentes plantes dont on nous a expliqué l'usage. La racine de curcuma s'emploie pour ses propriétés cicatrisantes (entre autres), la tige de ravenale a une qualité rafraîchissante, le mazambron, une plante vermifuge. (Une amie m'expliquera aussi qu'on utilisait cette plante amère pour dissuader les bébés de sucer leur pouce)La cannelle et la menthe sont utilisées pour les états grippaux... Certains "zerbages" sont consommées pour leurs propriétés aphrodisiaques comme le bois bandé. Notre interlocutrice, a participé à Paris au Salon de l'Agriculture pour dévoiler ses compétences en matière de pharmacopée traditionnelle. Elle connaît une foule de tisanes associant plusieurs plantes. C'est l'association Aplamedom, qu'elle représentait à l'occasion de cette manifestation. Pour en savoir plus sur l'Aplamedom :

www.aplamedom.org

Résidant à Trois Bassins, Judith  nous a communiqué son numéro de portable au cas où on aimerait se rendre dans leur atelier. Un déplacement que je ferai sûrement pour en apprendre davantage.

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 22:33

Nous avons profité des deux journées de déplacement à St Leu pour allier sport et culture (parapente et connaissance du patrimoine local)

Pour commémorer la révolte des esclaves en 1811, la ville de St Leu a érigé un monument sur la Place de l’Hôtel de Ville.

monument St Leu monument St Leu 2

Pendant 5 jours, des activités ont lieu autour du thème de la révolte des esclaves.

Lundi matin, nous avons écouté quelques bribes du discours d’ouverture du colloque dans la halle, et j’ai trouvé un livre sur les engagés du sucre.

Mardi après-midi, nous (Guillaume, Poum, Michel et moi) sommes retournés sur cette place où avaient lieu des ateliers  destinés à faire connaître le patrimoine de l’île : tressage de feuilles de coco, vannage du maïs,  tisaneur, conte créole…

conte

 

conteuse

J’ai été sidérée par la dextérité des enfants qui réalisaient des tresses à dents, mais l’animatrice ne  pouvait pas s’occuper de chaque marmaille, alors j’en ai profité pour leur consacrer un peu de temps.

J’ai voulu retrouver l’ouvrage sur l’histoire des sucreries  vu la veille, mais il était épuisé. Je suis tombée sur un livre sur les lazarets à la Réunion. Sudel Fuma,  professeur d’histoire qui était un des auteurs de cet ouvrage  était justement dans les parages, et j’ai eu droit à une dédicace sympa parce que je « m’intéresse à l’histoire de l’île ». Dix pages de ce travail évoquent la situation des engagés rodriguais...(à suivre)

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:44

Hier matin, en revenant de St Leu, où notre vol en parapente a été repoussé pour cause de mauvais temps (Eh oui, il pleut enfin, une bonne nouvelle pour les pompiers qui luttent toujours contre les incendies, bonne nouvelle aussi pour les plantations), nous nous sommes arrêtés à l’usine du Gol.

 

Mais le lundi, pas de visite de l’usine ! Nous en avons profité pour bavarder avec des employés qui « chômaient » devant leur laboratoire. Aujourd’hui, pas de boulot pour eux, ni pour les usiniers : les planteurs font grève et comme les cannes n’arrivent pas, la sucrerie n’est pas alimentée. Notre interlocuteur nous explique que les planteurs sont en colère parce que la sécurité sociale fait des contrôles : beaucoup de coupeurs de canne ne sont pas déclarés ( Il paraît que ce sont ces derniers qui demandent à ne pas être déclarés….) Et comme les employeurs vont dans le même sens, ils marquent leur hostilité en bloquant le travail. Etrange ! Un saisonnier n’aurait donc pas les mêmes droits qu’un autre travailleur et n’aurait pas envie d’être couvert ? Il faut savoir qu’un coupeur de cannes n’est employé que six mois dans l’année, pendant la coupe, et le reste de l’année il vaque à d’autres occupations, s’il en trouve.

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Très affable, ce contractuel du laboratoire nous a parlé de son travail. A l’aide d’une sonde, les contenus des camions sont examinés. La sonde prélève environ 7 kg de canne qui seront  broyés, on analyse le jus et on en  mesure le taux de saccharose avec un polarimètre.

Nous avons aussi abordé le sujet de la corruption des labos qui l’an passé gonflaient les taux de sucre pour avantager les planteurs. La réponse est que l’affaire est désormais close et que l’équipe des hommes impliqués dans cette magouille a été remplacée. Des caméras de surveillance ont été installées et on ne peut plus faire n’importe quoi.

 

L’accès au Laboratoire est d’ailleurs très réglementé : les seules personnes habilitées à y entrer sont les agents et les administrateurs du CTICS, les membres de la CMU du Laboratoire. Les autres personnes ( planteur désireux de suivre occasionnellement ne analyse , scolaires…) peuvent y pénétrer avec l’autorisation de la direction du CTICS. Je me suis donc contentée de photographier le labo sans y entrer.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 13:46

Un dimanche matin dans les environs de Pierrefonds

 

Après avoir revisité « le Domaine du Café » où l’accueil est toujours aussi sympathique, j’ai emmené mes amis Poum et Michel au Cimetière du Père Lafosse (sortie Le Gol à St Louis). Peu de Réunionnais connaissent cet endroit et pour cause, le fléchage n’est pas évident.  Dans le rond-point du Gol prendre la direction de la zone artisanale et juste avant le pont, emprunter le chemin de terre à droite, puis tourner à droite devant la piste de karting. Le  cimetière se situé entre cette piste et le rond-point de l’usine.

Trois personnes sont assises dans la chapelle du père Lafosse pour prier, nous attendons qu’elles soient sorties pour visiter l’endroit. Nombreux sont les descendants d’esclaves qui viennent se recueillir ici.

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Si la fresque sur l’esclavage, la chapelle avec la tombe du Père Lafosse, ainsi que les croix blanches m’étaient familiers, j’étais loin d’imaginer que l’endroit avait désormais la faveur des esprits vengeurs.  Voilà que l’on trouve à plusieurs endroits des reliquats de cérémonies occultes (un copié –collé des pratiques qui ont lieu sur la Tombe de Sitarane à St Pierre)

 

Devant la chapelle peinte en rouge, traînent des bouteilles de rhum, de whisky, une pile plate de rhum Charrette … toutes vides. Dans le petit édifice, ça sent l’alcool : des verres sont encore pleins de rhum.  Des cigarettes sont alignées devant les statues : rien que de cadeaux pour  St Expédit, ou un autre envoyé de Dieu, pour le remercier d’avoir sauvé quelqu'un ou pour lui demander de punir un ennemi.

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Plus loin à droite, un arbre est couvert de tissus rouges, comme le trident qui a été installé là. Léon Bungui, un habitué des lieux, qui dit s’occuper de l’entretien du cimetière,  nous affirme que là se sont retrouvés des tamouls (indiens). Pas dans le « fénoir », non, en plein jour ! Et ceci pour jeter un sort malbar : témoins en sont les bananes plantées de piques, bananes qui représentent les victimes potentielles. On y voit aussi des noix de coco, ainsi que les verres de rhum récurrents.

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Léon Bungui nous certifie qu’il jette tous ces reliefs de fête au-dessus du mur, quand quelques jours ont passé. Allez savoir…

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 16:14

Dès 6H30 des Tamponnais s’agglutinent aux barrières encadrant quatre zones de plantes (hibiscus, bois d’arnette, ayapana, verveine, lavande, citronelle, palmiste, marguerites jaunes …) sur la Place de la Libération. Le soleil darde déjà ses rayons sur ce vaste espace non ombragé.

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La distribution doit commencer à 7 H30. Les personnels des espaces verts sont déjà là , la foule grossit… mais le maire doit venir et on ne peut commencer sans lui. A 8 h moins le quart, enfin, voilà M.Paulet Payet qui monte sur le podium. Il nous annonce que 5000 personnes ont retiré des bons à la mairie. « Un avis municipal interdit l’arrosage des plantes et voitures en raison de la sécheresse. Mais pour permettre à tous les jardiniers de planter les arbustes et fleurs dans leurs jardins, cette interdiction est levée ce week-end. » Si je n’étais pas venue ici, je n’en aurais peut-être rien su. Le premier magistrat ajoute que les Tamponnais doivent appeler la pluie de leurs vœux. 

Cette manifestation est aussi une occasion d’apprendre les vertus de certaines plantes : une dame explique à une zoreille qu’elle fait bouillir les feuilles d’ayapana pour soigner les maux de ventre.

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Conseil à donner pour les années à venir : ne vous placez pas aux coins, vous attendrez vainement d’être servis, la répartition des agents n’est pas très réfléchie et parfois un seul boug est là pour satisfaire une centaine de personnes excédées par l’attente et la chaleur, c’était notre cas. Et par dessus le marché, des personnes arrivées depuis cinq minutes vous grillent la politesse sans vergogne. Et quand on leur en fait la réflexion, ils se permettent de jouer aux offensés.  Et souvent ce sont des sexagénaires ! Tu attends deux heures et le zig qui est là depuis deux minutes aurait la priorité ?

 

Autre conseil, écrivez sur une feuille (de papier) les noms de 5 plantes que vous souhaitez avoir, et posez une tente (panier) dans l’enclos pour que l’employé puisse vous servir efficacement, et faire moins de kilomètres.

 

Garez vous dans un endroit d’où vous pouvez ressortir facilement, car là aussi, la courtoisie n’est pas toujours de mise, évitez les parkings (la logique fait parfois défaut à certains conducteurs). Si vous avez grillé 2 heures au soleil vous pouvez encore griller un quart d’heure dans votre voiture en attendant que le conducteur mal garé revienne.

 

Quel soulagement quand on arrive chez soi avec des plantes aux vertus calmantes, et qu’on peut jardiner au grand air …  Bravo à la mairie du Tampon qui renouvelle chaque année cette opération. 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:16

Récemment, sur le front de mer, mi casse un blag avec Alain Baltz, aquarelliste. Et il m’apprend qu’à la sortie de St Pierre en allant sur St Louis, un nouveau jardin est né.

Partageant comme Alain une passion pour les plantes et le patrimoine de la Réunion, j’y vais quelques jours plus tard.

 

Facile à trouver : en quittant St Pierre par la 4 voies direction St Louis, prendre la sortie Ravine des Cabris, faire le tour du rond-point, prendre la direction de l’aéroport, et dans la montée du 2e rond-point suivre la direction (panneau jaune) « allée des Cèdres ». Encore une centaine de mètres et vous trouvez l’endroit à main droite.

Le domaine est ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 17 heures.

Renseignements : infos@domaineducafegrille.fr   télephones 0262241540

 

Ce projet mis en route voilà 4 ans a enfin abouti. C’estJean - Mi, un passionné d’horticulture qui avec son épouse Marie gère ce petit paradis. ……..

Nous y avons passé une heure trente, et avons eu toutes les réponses à nos questions.

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Le parcours permet de remontre dans le temps en passant par toutes les cultures qui ont marqué l’histoire de l’île : le géranium, le café, les épices, la canne… Des experts vous guident dans ce havre de paix et vous font reconnaître les plantes, vous apprennent comment fonctionne un alambic, comment on sèche le café, comment on vivait dans une case en paille…

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Une boutique artisanale très intéressante est située à l’accueil. Ma visite donnera lieu à plusieurs articles, tant elle était riche et passionnnante. Un ti coin charmant à voir ABSOLUMENT , seul, ou en groupes...

 

Quand nous repartons, Marie referme le barreau fait de bois de goyaviers ( comme autrefois) et je me promets d’y revenir, tant il reste de plantes à découvrir. 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 18:26

Cette promenade m’inspire quelques réflexions.

D’abord, même si la route est escarpée et longue pour accéder au parking, c’est toujours du bonheur quand on découvre le point de vue sur le cirque de Mafate. On prétend que la vue n’est dégagée qu’au petit matin, cette fois-ci, il était déjà 11 heures et la le panorama était superbe, malgré quelques nuages qui couronnaient épisodiquement les cimes.

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Ensuite, force est de constater que les comportements de certains randonneurs sont révoltants : un Réunionnais résidant actuellement à Lyon, nous dit avoir honte de ses concitoyens qui enlaidissent les sites en laissant traîner des canettes, des mouchoirs, des saletés ;  je lui rétorque que bon nombre de touristes manquent aussi d’éducation à ce niveau.

 

Enfin, nous avons assisté à une scène qui nous a retournés : à une vingtaine de mètres du point de vue – pour ceux qui connaissent les lieux, ils peuvent confirmer ces dires, la falaise tombe à pic sur la Rivière des Galets- le pire a été évité : devant nous un jeune homme avec un bébé dans son sac à dos, à côté de lui deux enfants plus grands dont une fillette qui pleurait, et … dans le ravin, dans la falaise, une jeune maman, qui avait noué un foulard ( un simple foulard !) autour de sa taille et qui demandait à son mari de la remonter sur le sentier.

Rougeaude et fière, cette mère de trois enfants agite l’objet qu’elle est allée chercher au risque de dévaler dans la Rivière des Galets : une tétine que le bébé avait perdue. Nous n’avons pu nous empêcher de la traiter d’ « inconsciente » alors que les qualificatifs de « folle, tarée » lui auraient mieux convenu.

 

J’espère qu’elle s’est rendue compte de la profondeur du rempart en arrivant au point de vue. Et si en chutant, elle avait emporté son mari ?

 

«  Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » disait Descartes. C’est à se le demander. Certains en ont bien moins que d’autres.

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:59

...faut le faire . Du jamais vu ! la route forestière du volcan de la Fournaise était un vrai boulevard.  A 6 heures du matin, la webcam du site www.fournaise.info montrait un piton complètement dégagé, un ciel beleu. Partir du Tampon vers 7 heures pour arriver à 8 heures au départ de la rando était une bonne idée, mais se lever plus tôt aurait été encore plus judicieux. Il faut absolument être au Pas de Bellecombe au lever du soleil, pour profiter des couleurs lavées du paysage et ne pas souffrir de la chaleur. 

Dans la Plaine des Sables, un sportif gonflait une voile, vraisemblalement pour un spot publicitaire.

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On aurait cru que tous les touristes de l'île s'étaient donné rendez-vous ce jour-là au Piton. Des milliers de gens de tous âges -aux équipements parfois irréfléchis (sandalettes, dos nu...)- se suivaient comme des fourmis sur le marches descendant dans la caldeira.

La chaleur était déjà étouffante à 8 heures, avant notre descente. On a du mal à imaginer qu'on puisse faire la randonnée au cratère de la Fournaise en partant à 10 heures, cela fait arriver au point d'observation vers 13 heures pour des marcheurs moyens. Le basalte noir chauffe, les scories aussi, pas d'ombre jusqu'au sommet, la déshydratation guette et sans entraînement, on s'épuise.

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Descente de 536 marches le long du rempart

 

Prudents, nous avons opté pour une rando abrégée jusqu'au Formica Léo ( pour Poum et moi) jusqu'à la Chapelle Rosémony pour Michel et Francine. Au pied de la falaise,quand on foule les gros blocs de basalte aux formes multiples,  c'est toujours le ravissement.

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Et on a hâte de grimper sur le petit cratère de scories

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La remontée est toujours très pénible quand les rayons frappent la falaise et que les coins d'ombre sont rares.

Cette sortie formidable a marqué mes hôtes, qui ne cessaient de s'extasier sur la beauté du site (Plaine de Sables, Route forestière rouge, pâturages, coulées de lave du Piton...) Si le cadre est merveilleux, il est aussi très fragile.

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Le Piton de le Fournaise vu depuis le Chemin du Volcan

Poum est attirée par une petite fleur rose qui pousse au milieu des branles : c'est le petit bois de rempart ( une plante  magnifique, mais très toxique)

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En revenant par la piste de sable, nous avons dépassé les véhicules hésitants, puis c'était un plaisir de descendre les lacets de la route forestière au revêtement rougeâtre au milie des branles verts et blancs. Nous longeons une zone incendiée et exprimons tous notre indignation, la nature reprend ses droits, mais combien d'années faudra-t-il pour qu'on oublie les branches calcinées ?

Nous nous arrêtons au Cratère Commerson avant de plonger vers las pâturages.

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Très écolos dans l'âme aussi, mes amis se sont insurgés contre la mauvaise éducation de certains randonneurs qui laissent traîner leurs mouchoirs, les papiers des bonbons, au lieu de les remettre dans leur poche ou un sachet. Michel a même fait remarquer que la Chapelle Rosémont devenait un WC, fallait veiller à ne pas marcher sur les crottes... Parfois ce sont des mégots qui sont jetés un peu partout. 

Faut dire aussi que les toilettes manquent cruellement au départ du parcours (à 8 heures, personne n'avait encore ouvert le bar du Pas de Bellecombe). Accueillir des milliers de personnes, c'est aussi assurer au niveau des toilettes publiques... A bon entendeur...

 

 

 

 

 

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 21:23

Aujourd'hui, j'ai fait découvrir des coins magiques de l'île à Francine, Michel et Poum, mes hôtes zoreilles. Partis de St Pierre, nous sommes passés par Terre Sainte ( qui perd son cachet au fil du temps), puis avons rejoint Grands Bois par l'ancienne nationale. Petit arrêt à Bassin 18 -pour admirer le bassin bleu turquoise-, puis au Sentier des Pêcheurs de la Ravine des Cafres ; devant l'usine, nous avons pris la petite route bordée de banians qui longe la Plage Ti Sable. Là, nous nous sommes promenés dans les rochers au milieu des poissons et des oursins.

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Ensuite, nous avons laissé Grand Anse sur notre droite (on ne peut pas tout faire en une journée) et avons continué jusqu'à Manapany, et sa côte sauvage, son ancien four à chaux. 

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      De là, nous sommes descendus vers St Joseph. Vers midi, nous étions au Cap Méchant, pas si méchant que ça ce jour-là, et nous avons été étonnés de ne pas y rencontrer qui vous savez... Faut dire que le jour-là était celui de Grand Mère Kale ( le 31 on fête la sorcière) Au Baril, nous avons acheté de la vanille, et mangé au Mascarin après les ruines de l'ancienne usine.

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et nous avons pris le chemin qui longe la côte de St Philippe au milieu des vacoas, puis  fait un arrêt à la coulée du Puits Arabe.

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J'ai été étonnée par le nombre croissant de restaurants sur cette portion de littoral et la présence de nombreux marchands de vanille. Nous avons quitté la végétation luxuriante et le petites cases du Tremblet pour entrer dans le domaine de la Fournaise et des coulées de lave. 

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La descente vers l'Anse des Cascades m'a permis de constater que la route était toujours aussi détériorée, j'ai slalomé entre les nids de poule avant d'arriver dans la forêt aux palmiers pattes d'éléphant. Belle promenade au pied des cascades.

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Une halte traditionnelle à Notre Dame des Laves m'a permis de constater que la vierge au Parasol n'était plus sur son socle. Enigme à résoudre. 

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De St Benoît, nous sommes remontés vers le Tampon par la Route des Plaines. Après avoir franchi le col, nous avons assisté au spectacle fascinant de la brume qui monte de la vallée. Cette nappe s'étalait progresssivement sur les pâturages au pied du Piton des Neiges.

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Nous étions au-dessus des nuages à Bourg Murat, mais en arrivant au 12e la vue était imprenable sur la mer que le soleil couchant embrasait.

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