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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 09:01

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C’est un manège comme on n’en voit plus guère à notre époque, car il nécessite de l’huile de coude !

 

Incroyable ! Il ne fait pas de bruit, ne nécessite aucune énergie si ce n’est celle des muscles : un truc complètement écolo.

Et avec ça, comme il est silencieux, il ne gêne aucunement les musiciens de « l’ orkes » installés à deux pas de là. D’ailleurs, ce sont ces derniers qui animent  l’endroit.

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Un boug attend que lesmarmaillessoient installés sur les chevaux de bois, bancs, bateaux, canards  et autres accessoires du caroussel, puis il se met à pousser les montants en fer et c’est au son des ségas  de l’orchestre que tourne la machine.

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Et  voilà ! c’est ça le développement durable : allier l’utile à l’agréable !

 

La seule énergie qu’a nécessitécette installation est celle qui a permis aux musiciens de se déplacer depuis Cilaos, et au forain d’apporter  le manège.

 

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 14:08

… mais profitent aux malins qui s’arment de détecteurs de métaux pour faire fortune. On est un peu naïf quand on a hâte de piquer une tête dans le lagon. Trop pressé de barboter dans l’eau chaude, on oublie d’ôter ses boucles d’oreilles, ou sa chaînette, sa gourmette… et voilà que tout ces gages d’amour se retrouvent sous le sable. La plage de l’Ermitage par exemple est un filon, vu le nombre de touristes qu’elle attire.

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Ainsi, quand on met un masque de plongée (pour faire du snorkeling), ou qu’on le retire, on oublie parfois que ce geste peut arracher les boucles d’oreilles en filigrane en forme de papillon qu’on vous a offert pour votre anniversaire.

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La plage n’est pas le seul endroit qui soit une manne pour ces chercheurs de trésors, qui ne prospectent pas par philanthropie- essayez toujours de leur demander s’ils n’ont pas trouvé par hasard tel ou tel bijou- On peut aussi perdre son alliance ou son bracelet dans les eaux fraîches de la Rivière Langevin ou dans les bassins du Cirque de Cilaos en faisant du canyoning… 

Un baigneur averti en vaut deux ! 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:50

 Nous sommes toujours sidérés par la transformation rapide du Parc des Palmiers du Tampon. Après quelques mois d’absence, nous l’avons retrouvé avec le même plaisir. Les palmiers avaient encore grandi, les oiseaux sont de plus en plus nombreux à y élire domicile, le parking a été équipé de lampadaires, les emplois-verts mettent toujours du cœur à l’ouvrage pour entretenir les espaces plantés et on continue de s’activer pour aménager l’endroit.

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Actuellement, on voit Raymond et ses collègues en train de maçonner un regard au pied de la butte.

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En levant les yeux, on découvre une grande excavation en amont de laquelle ont été scellés des rochers. Et au-delà de la route encore une excavation. Renseignements pris, il s’agit là de deux bassins destinés à accueillir des palmiers aquatiques.

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Travaux au Parc des Palmiers

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:49

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Ce jeudi 22 septembre, le drapeau orange flottait devant le poste de secours de la Plage de l'Ermitage. A notre grand étonnement, la mer était calme, rien ne laissait imaginer un quelconque danger pour le baigneur.

Je vais donc m’enquérir de  la raison de ce signal. Très avenant, un responsable explique que c’est pour « marquer le décès de Matthieu » ce moniteur de surf, qui a succombé à une attaque de requin en début de semaine. C’est un peu la façon de l’équipe de signifier leur deuil, mais aussi de susciter la curiosité des baigneurs afin d’entamer un dialogue avec eux.

 

Mon interlocuteur, sans animosité aucune, m’explique qu’il faut trouver une solution rapide face à ces attaques de plus en plus nombreuses dans ce secteur. Quatre ans de réflexion, c’est de trop ! Mais là aussi il admet qu’on ne peut pas faire une chasse systématique  du requin, et qu’une analyse des causes est urgente de manière à trouver des solutions. Il regrette aussi qu’on ternisse l’image des surfeurs et qu’on les traite d’inconscients.

 

Plusieurs pistes ont été évoquées au cours de cet entretien : la prolifération des requins, la pose de balises… la présence d’une pisciculture... Eh oui, et si c'était ça ?

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« Ne doit-on pas incriminer la ferme aquacole de Saint Paul ? On sait bien que les requins sont friands de poissons et leur mettre cette assiette sous le nez, c’est bien les narguer. Paraît même que des requins ont établi leurs quartiers dans cette zone. Ils s’y sont aussi reproduits.

Si vous laissez traîner des miettes, on ne peut pas interdire aux fourmis de se servir … Ôter les miettes est la solution la plus raisonnable. »

 

Et qui aura le courage de mettre le holà à cette pêche industrielle dans la baie de Saint Paul ? Hélas, trop souvent le profit passe avant le bon sens. 

Quand on sait aussi que ce type d’élevage nécessite une alimentation ( dont la part la plus importante provient de la pêche en mer) on prélève bien sûr sur le  vivier des gros poissons qui ne retrouvent plus de quoi se nourrir et s’approchent donc des lieux où ils peuvent faire bombance.Ces propos n’engagent que moi, et je pense que la piste n’est pas négligeable.

Quand les requins commencent à s’en prendre aux hommes, on a de quoi s’inquiéter et s’ils trouvent là de quoi se sustenter, l’heure est grave…

Il faut espérer que la réunion des spécialistes à Saint Denis débouchera sur des solutions concrètes.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 06:24

 Encore une technique qui nous a été dévoilée  grâce aux Journées du Patrimoine. C’est Jeannick, qui s’est attelé à cette tâche, dont il s’est d’ailleurs fort bien acquitté.

D’abord, il a réalisé un cadre en bois carrés : un rectangle d’environ 30 cm sur 40. Au milieu, il a installé une baguette horizontale, de même facture que les bois carrés, pour consolider cette armature. Puis, il a découpé des tiges (de fleurs de cannes), et les a fixées minutieusement sur le support avec de petits clous. Il faut veiller à placer ces tiges tête-bêche. 

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Ce travail s’effectue au recto et au verso de ce cadre. Notre ami a pris soin de laisser une ouverture avant de poser la dernière tige : on introduit les graines dans les deux compartiments, graines qui feront ce bruit très caractéristique du kayamb : un chuintement (comme celui qu’on peut entendre dans les bâtons de pluie ou les maracas)  et qui rythme le maloya. On peut utiliser des graines de conflore ou de "safran marron" (graines de job ou de cascavelle). Ensuite, il faut s’exercer à agiter l’objet en le tenant devant soi à l’horizontale,  en développant la dextérité des poignets pour rythmer les danses et chants traditionnels d'ici.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:11

Alors que la météo laissait augurer une journée compromise, la pluie ayant dissuadé les lève-tôt de prendre le chemin de la Cafrine, la manifestation a connu un franc succès dès la disparition des nuages.

Plusieurs activités ont été annulées comme les jeux lontan, la charrette-bœuf. Mais il restait bien d’autres attractions, comme la promenade à cheval, le caroussel, la torréfaction des pistaches au boucan, la musique, les histoires lontan…

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Plusieurs moments de la journée étaient consacrés à la visite des calbanons et de l’exposition des scènes quotidiennes lontan : histoire de la sucrerie, objets, maquettes, photos...

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Dans la bibliothèque, les murs étaient tapissés de dictons créoles traduits.

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Au courant de la journée, à deux reprises, les associations présentes ont servi des mets locaux préparés et présentés avec goût.

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Dans les différentes pièces des calbanons, on pouvait aller à la rencontre d’un savoir-faire artisanal comme la fabrication de tambours malbars, le tressage de la feuille coco,  la réalisation de kayambs,  l’assemblage de rosaces de tissu,  le tressage et tissage d’objets en vacoa, la confection de bijoux en noyaux de mangue ou autres végétaux, de tableaux de sable...

 

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Plusieurs groupes de danseurs et de musiciens se sont succédés sur la petite estrade de la salle verte où s’était agglutinée une foule de spectateurs.

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Sur la pelouse, accompagnés par l’orchestre Bann Jouar,  les deux groupes de quadrilles composés d’enfants et d’adultes ont fait une prestation remarquée.

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La soirée s’est terminée par la projection en plein air de « l’histoire de la Cafrine. » L’air était frais, mais n’a pas dissuadé les amateurs d’histoire locale de s’installer sur les bancs devant le grand écran.

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:58

Encore une "scène lontan" qui ne se pratique plus comme autrefois. Aujourd’hui , on les grille encore, mais au four.

Les anciens utilisaient pour ce faire "une machine à griller" composée d’un tambour qui tourne horizontalement sur un axe, à l’aide d’une manivelle. Dans ce cylindre est aménagée une porte qui permet d’enfourner et de libérer les pistaches. Sous ce tambour, on allume le charbon de bois.

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Jean-Paul, (encore lui !), en a fait la démonstration à qui le voulait au « boucan ». Les enfants ravis se tenaient à bonne distance des flammes, assis sur une clôture de bois,  et attendaient le moment de la dégustation.

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Voilà le moment d'ouvrir la trappe et de récupérer les pistaches avec une pelle en fer.

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Et elles ont quel goût ces pistaches ? Ce que certains « z’oreilles » ignorent, c’est qu’ici à la Réunion, on appelle « pistaches » les arachides ! Quand on ôte la peau grillée, on  est en présence de « cacahuètes » tout simplement.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:08

Ce dimanche 18 septembre, j’ai assisté avec intérêt à la confection d’un tambour malbar, cet instrument  dont les battements ne peuvent passer inaperçus sur l’île. Dans chaque quartier où ont été édifiés des temples, les cérémonies se succèdent et le tambour est de toutes les fêtes.

      Grâce à quatre bénévoles de l’Association "Pandialé"* de Grands Bois, j’ai pu suivre pas à pas la réalisation du tambour.

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La peau de cabri est achetée aux abattoirs de St Pierre. Il faut la nettoyer à la cendre et la gratter. Puis on la trempe dans de l’eau et c’est mouillée qu’elle se travaille.

Un morceau de fer plat acheté en quincaillerie est  d’abord façonné de manière à devenir un cercle. On encolle ce support.  La colle est une bouillie de farine et d’eau qu’on a chauffée préalablement.

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Au milieu du cercle on positionne un second cercle (fer rond de 8 mm) On tend ensuite la peau sur le cercle extérieur , puis commence le travail de fixation des cordes, une tâche qui nécessite beaucoup de force et de savoir-faire .

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Il faut tirer sur les cordes piquées dans la peau en les croisant sur le cercle intérieur, raison pour laquelle les hommes de l’équipe se sont relayés au fil de l’élaboration de l’objet. Pour finir on utilise une deuxième corde de tension qui passe entre les premiers fils, une technique qui ne s’improvise pas.

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Pandialé : nom d'un divinité indienne qui a aussi donné son nom à la Fête de Pandialé (marche sur le feu) 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 21:19

 Reconstitution de gestes oubliés dans une exposition commentée par un natif de Grands Bois.

 

Aux Calbanons de la Cafrine, Jean Paul Abriel , guide d’un jour (Jour du Patrimoine 2011) a présenté aux visiteurs des scènes de vie lontan .

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Les murs d’une pièce des Calbanons étaient couverts de panneaux de photographies en noir et blanc. Les dames de l’Association "Tress ek nou" de Pêcheurs Golet, natives pour la plupart de Grands Bois, avaient posé pour  immortaliser des gestes quotidiens d’autrefois.

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Ainsi,  on observe une scène où Renée trie le riz dans un van en vacoa, 

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Une fois les grains de café cueillis, torréfiés, on les écrase à la bouteille, ou on les moud avec un moulin à l’instar de Céline, puis c’est au tour de Nicole de faire passer le café dans la grègue.

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L’emploi du « caro » ou « fer à repasser » est reproduit par les gestes de Jacqueline et Christine, et on voit sur le même panneau Marie-Rose utiliser la petite machine à coudre.

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D’autres photos représentent le tressage et le tissage du vacao ( feuille du pandanus), le râpage du manioc, le balayage de la cour avec le balai-coco, l’allumage de la lampe…

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 20:45

 

… dans une ville de l’Est de la France, sous des latitudes tempérées, devant une gare construite par les Allemands en 1870. Vous avez deviné ?

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Eh oui, nous avons fait cette rencontre,  le 10 septembre, dans un jardin aménagé devant la belle gare en grès de METZ ! Cela nous a fait chaud au coeur...


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Et dire qu’on pensait être privilégiés à la Réunion… Finalement les tropiques s’exportent bien. On se croyait « chez nous », c’est à dire « au péi ».

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Drôle d’époque où on peut exporter des espèces végétales sans trop de problèmes  et qu’on interdit en Réunion l’importation d’arbres, de fleurs ou de fruits.

Chaque fois, je suis frustrée de ne pouvoir apporter des mirabelles, des quetsches ou des pommes dans mes bagages pour les faire goûter à ma petite famille établie sur l’île.

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