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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:44

Une fois de plus, l’Association dynamique des "Pêcheurs Golet" s’est mobilisée autour d’un projet visant à perpétuer la tradition. La valorisation du patrimoine, sous toutes ses formes  et la rencontre des générations et des quartiers est une priorité de cette équipe.

  C’est dans cet esprit qu’a été organisée une matinée pédagogique avec des enfants aux Calbanons de la Cafrine. Deux classes de CP de l’Ecole Raymond Mondon, accompagnées de leurs enseignantes, Mmes Daisy Barret et Corinne Lallemand, et de parents d’élèves, sont passées sous la  quatre-voies pour monter à pied à la Cafrine.

accueil

Là, les 33 écoliers  ont été accueillis dans la salle verte, puis répartis en 3 groupes tournants  pour vivre une matinée inédite.

Dans le premier atelier, Jacqueline C.  Martine et Fabienne présentaient une quinzaine de légumes et une trentaine de fruits qu’elles avaient glanés dans les vergers privés et acheté au marché : un régal pour les yeux et les papilles !

ecole Mondon aux Calbanons (9) ecole Mondon aux Calbanons (10)

Tout en nommant les produits, les animatrices coupaient le kambar en deux pour montrer sa couleur mauve, ou la sapote pour faure réagir sur sa texture surprenante.

Les petits ont ainsi appris à manger les prunes malgaches (après les avoir bien triturées, chose  nécessaire, explique Martine). Ils ont aussi pu consommer de la barbadine mûre à la cuillère, des morceaux  de goyaves, des jujubes. Après avoir touché la peau veloutée des mambolos, ils ont pu en déguster la chair trop parfumée au goût de certains…

ecole Mondon aux Calbanons (12) ecole Mondon aux Calbanons (7)

Dans le dernier atelier, Nicole et moi-même, avons joué avec les enfants à associer le nom et l’image des produits, un exercice d’observation, de mémorisation et de lecture ! Tous se sont appliqués et ont mutualisé leurs connaissances.

ecole Mondon aux Calbanons (2) ecole Mondon aux Calbanons (8)

ecole Mondon aux Calbanons (4)

Apprendre en s’amusant, quel bonheur ! Parfois on hésitait : souvent on confondait le fruit à pain et le jaque en raison de leur forme et de leur couleur. Dans un groupe, un enfant a demandé : « Où est le mot aubergine ? ». Forcément ! « aubergine » ne se trouvait pas sur les étiquettes, il fallait choisir le mot créole « bringelles ».

 

ecole Mondon aux Calbanons (5) ecole Mondon aux Calbanons (3)

ecole Mondon aux Calbanons (11)

 

Nicole Abriel  avait imaginé, avec l’équipe, une série de devinettes  et de charades sur les fruits etlégumes. Assis devant les calbanons,  les marmailles très attentifs ont bien participé et ont toujours réussi à trouver les réponses attendues.

De leur côté, Renée, Ginette, Sarah et  Laurence, qui avaient préparé du manioc sucré, des chips de patate douce ont invité les enfants à les goûter. Elles leur ont également servi du  jus de carambole frais. 

  P1090836 ecole Mondon aux Calbanons (6)

 

  Pendant ce temps, Laurent, passionné d’histoire locale,  natif de Grands Bois,  leur a fait visiter les salles d’exposition en contant l’histoire de son quartier, en commentant les maquettes, les photos d’archives et en répondant aux questions des enfants.

ecole Mondon aux Calbanons (13)

Une journée riche en informations pour des enfants très réceptifs. Que de choses à raconter à la maison !

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:12

Jamais je n’aurais eu l’idée de jouer au jeu de dada, sans le traditionnel dé, ce cube à 6 faces. Diredés qu’avec mes élèves, j’avais galéré pour fabriquer des dés dans les règles de l’art, alors qu’on peut aisément  se passer de ce truc sophistiqué.

Et voilà, il a suffi que je tombe sur trois jeunes devant les Calbanons de la Cafrine, un mercredi après-midi, pour que mon éducation sur le sujet soit faite. Les trois dalons* jouaient à un jeu de société, qu’ils appelaient le « dayon » ou le « darion », une variante du jeu de chevaux.

Mais au lieu de dé, ils avaient 6 graines de tamarin coupées.  Les joueurs, des gaillards fort sympathiques,  m’ont expliqué qu’il suffisait de lancer les 6 grains et de compter les points. Le côté marron équivalait à 0 et la face claire (laissés par la coupure) valaient chacun 1 point ! Quoi de plus simple. Encore fallait-il y penser… Merci  les jeunes !
Technique comprise 6 sur 6 !

N.B « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait… » un adage populaire à revoir  : les jeunes ont beaucoup à nous apprendre, quoi qu’on en dise…

Dalon* : copain, ami

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 14:15

Aujourd’hui je vous propose de découvrir un "légume lontan" aux usages multiples.

Devinette : c’est un légume qu'on consomme et qui est utile à la case.

D’abord vous pensez à la noix de coco, qui servait aussi à lustrer les parquets (la brosse-coco). Non, trop facile ! Ou encore au chocas dont les fibres étaient utilisées pour faire du fil. Ce n’est pas ça dont je veux vous entretenir  ! Peut-être s’agit-il du maïs qu’on utilisait comme brosse pour frotter le linge ( le coton-maï)… ?

Décidément, vous n’y êtes toujours pas ! Voilà une autre manière de vous guider : trouvez la réponse avec cette charade !


Mon premier vaut 3,14  

Mon deuxième est la deuxième syllabe d’un oiseau rapace menacé d’extinction à la Réunion  

Mon troisième a des gousses qu’on utilise dans les fricassées de brèdes.

Mon tout est un légume long et vert, on peut le préparer en carri et en faire une éponge.

Réponse :

C’est le « pipangaille », ça ressemble à un concombre avec des  stries en relief. Mais il paraît que cette cucurbitacée peut aussi être lisse. Elle a une forme incurvée. Le légumier m’a conseillé de la préparer comme accompagnement d’un carri.

Je me suis documentée pour savoir si on pouvait aussi la consommer crue ( comme la courgette), mais n’ai trouvé aucune indication à ce sujet. En revanche, j’ai appris que "desséché, ce légume devient un gant de crin, ou une éponge !" Alors voilà, si vous oubliez de cuisiner votre pipangaille, ce n’est pas perdu ! Et l’éponge est recyclable !

Pour la charade voilà la réponse : (pi = 3,14 / pang= deuxième syllabe de "papangue"/ail)

pipangaille

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 13:47

 Initiée par mes amies réunionnaises de Grands Bois aux traditions culinaires de l’île, j’ai accepté de poursuivre ma quête, en acceptant leur invitation. Demain, elles vont dans une école primaire pour faire connaître aux enfants "les fruits et légumes lontan" et elles m’ont demandé de les accompagner. Nicole, Martine, Jacqueline et moi  avons donc dressé voilà quelques jours une liste des légumes et fruits qu’on trouvait autrefois sur toutes les tables. Pendant que je m’occupe de la partie « photographie », elles préparent des charades, et d’autres jeux et vont au marché de St Pierre pour récupérer des spécimens de chaque produit.

vers le marchéDe mon côté, j’ai fait un tour au marché du Tampon pour photographier tous les légumes de cette liste. A l'instar de ces Tamponnaises, j'avais pris le chemin de la place Benjamin Hoareau où se tenait le marché hebdomadaire.

Certains légumes étaient introuvables comme « le pois sabre », « le pois carré ». Pour les autres, j’ai été comblée et les vendeurs toujours très affables et souriants ont pris le temps de m’éclairer sur les recettes possibles, mais aussi de me désigner un confrère qui  avait le légume en question… Parfois les acheteurs s’arrêtaient pour se joindre à notre conversation : un acheteur tamponnais d’un certain âge m’a dit qu’il adorait les brèdes mourongue à la sardine, une acheteuse plus jeune m’a plutôt conseillé de préparer une fricassée avec de l’huile, de l’oignon et de l’ail, et d’ajouter de la tomate.L’un d’eux m’a même offert des vouèmes pour les écoliers.  

J’ai pu réaliser 3 fichiers de 8 légumes, destinés à devenir de cartes plastifiées. Voilà l’un de ces fichiers. On proposera aux marmailles d'identifier les légumes avec des cartes.

 

fiche légume 001J’ai constaté en faisant ce travail qu’il était peu aisé de classer certains  légumes : certains sont à la fois utilisés comme fruits et comme légumes, comme le corossol, le zévi, le zavocat…

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:47

tourte brède morelle (6)

 José, ami randonneur du Club des Jolis Pas, avait rapporté un soir lors d’une réunion de comité, une tourte  « brèdes chouchou ». Comme j’ai acheté vendredi matin, au marché du Tampon, une botte de « brèdes morelle », je me suis dit pourquoi pas essayer de préparer une tourte avec ces brèdes –là ? J’ai suivi les conseils de José.


J’ai arraché les feuilles, les ai lavées plusieurs fois (je redoute les pesticides…), puis je les ai fait revenir dans de l’huile avec un demi-oignon émincé. J’ai rajouté de l’ail.

tourte brède morelle tourte brède morelle (2)

Comme toujours, j’ai fait ma pâte (farine, sel œufs, huile, eau) que j’ai posée dans un moule. Le fond a été tapissé de brèdes, de morceaux de jambon.  J’ai ajouté un mélange crème- œufs, salé, poivré. Après avoir parsemé la tourte de gruyère, j’ai enfourné et fait dorer. Je pense qu’on peut faire une tourte aux épinards en métropole suivant le même principe (pas à la Réunion  où  les « épinards » sont des plantes à piquants.)

tourte brède morelle (3) tourte brède morelle (4)

tourte brède morelle (5) Mon appréciation après dégustation : c’est un plat complet qui peut aussi être servi en entrée. Finalement une demi-botte de brèdes aurait suffi pour la tourte. Et je trouve aussi que les "brèdes chouchou" ont meilleur goût que les "brèdes morelle", ces dernières ont une petite amertume qui ne plaît pas forcément à tout le monde.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 10:53

 (brèdes d’autrefois, brèdes d’aujourd’hui)

 

brèdes variées

                             un caro* de légumes au marché hebdomadaire du Tampon

 

"Brèdes", un mot d’ici qui représente des feuilles qu’on peut manger en légumes, le plus souvent cuits. On trouve régulièrement sur les étals des légumiers, ou sur les marchés  les brèdes chouchou, les brèdes mafane, les brèdes chou de Chine, les brèdes « Tom Pouce »(petits choux de Chine), les brèdes paille à terre, les brèdes citrouille, les brèdes cresson...

 

Les brèdes de consommation courante

 

brèdes chouchou brèdes mafane

            brèdes chouchou                                                         brèdes mafane

brèdes Tom Pouce  brèdes paille à terre

            brèdes Tom Pouce                                                         brèdes paille à terre

 

Il n’en est pas de même pour d’autres brèdes, que cuisinaient les Réunionnais autrefois. Parmi celles-ci, les brèdes mourongue, les brèdes manioc, les brèdes morelle, les brèdes lastron.

  

Les brèdes moins consommé(e)s*

 

brèdes mourongue botte brèdes manioc

          brèdes mourongue                                    brèdes manioc

brèdes morelle botte brèdes lastron

         brèdes morelle                                              brèdes lastron

 

 Comment expliquer la rareté de ces brèdes ? Vraisemblablement que la demande n’est plus là : on n’a plus le temps d’effeuiller ces plantes (comme c’est le cas pour les brèdes mourongue) on n’aime peut-être plus le goût de ces feuilles, ou tout simplement les mamans n’ont pas transmis leur savoir-faire culinaire à leurs filles, trop occupées par leur profession à l’extérieur. Toute une génération n’a pas eu la chance d’être initiée et ces traditions se perdent. Cuisiner demande du temps et souvent cet argument prévaut pour justifier la disparition de ces habitudes gastronomiques. Dommage !

 

caro* : mot créole signifiant "étal" ( mais il peut aussi désigner le fer à repasser, un terrain...)

consommé(e)s * Doute sur le genre du nom "brèdes" dit-on un brède ou une brède ? Merci d'éclairer ma lanterne...

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 15:36

Oté marmailles, pas besoin faire des dépenses folles pour out moman ! Regardez autour de vous, les ravines, les friches sont pleines de superbes marguerites jaunes qui se sont épanouies au soleil. Un joli bouquet de fleurs naturelles, voilà qui réjouira celle que vous aimez !

fleur fête des mères

Chaque année en Lorraine, mes enfants couraient dans les prés me chercher des marguerites, des coquelicots, des graminées pour me confectionner un joli bouquet pour ce jour. Cadeau suprême !  Offertes avec le sourire et les mirettes pétillantes, ces fleurs naturelles représentent à mes yeux le souvenir du bonheur partagé avec mes enfants.

fleur fête des mères (2)

Cueillez donc un gros bouquet  de  cette marguerite qu’on appelle « tithonia diversifolia » et que l’on connaît mieux ici sous le nom de « Fleur la Fête des Mères ». C’est une grosse marguerite jaune qui prolifère fin mai dans les terrains non cultivés, le long des routes… tous les cent mètres, on en trouve au Tampon, suffit d’ouvrir les yeux.

 

 

Une merveille ! Elle s’élance même vers le faîte des arbres. Quittez  donc internet et la télé pour une escapade au grand air dans les terrains vagues !

fleur fête des mères (3)

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:08

Billet d’humeur.

 

J’ai du mal à comprendre… Voilà au Tampon, sur la rue principale, la rue Hubert Delisle, à l’angle de la rue qui descend vers le marché forain, une jolie case en bardeaux actuellement occupée par un cabinet de psychologues. Elle est située sur un terrain que personne n’entretient vraiment, ce qui m’a déjà grandement étonnée.

 

P1080969

 

Mais qu’est-ce qui pousse donc les propriétaires à vendre ce patrimoine, et surtout à le démolir ? Sûr que la rentabilité prime sur la sauvegarde des bâtiments anciens ! Vrai aussi que le Tampon n’est pas classé « village créole » mais est-ce une raison pour détruire ces vestiges ? La politique de subventionnement pour retaper les cases anciennes ici n’a pas dû intéresser les concernés. C’est regrettable ! Du moins, si elle disparaît, cette case pittoresque survivra dans mon blog !

 

P1090623

 N’empêche que ça me révolte ! Que ce soit au Tampon ou à Saint Pierre, que font donc les défenseurs du patrimoine pour empêcher la destruction de ces témoins du passé ?

 

A St Pierre, actuellement le front de mer est aussi le règne du bulldozer : on remplace les petites cases et les parkings par de grands immeubles.

Les promoteurs à Saint Pierre ont même eu l'audace - et l'autorisation- de cacher une cheminée historique, en face de la Place des Victoires...

Avec ça, on a classé l'île au Patrimoine Mondial de l'Unesco : on sauve effectivement l'environnement, mais les bâtiments n'en font-ils pas partie ?

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 16:32

Cette semaine, avec l’UPTS, nous avons visité une exposition inédite au MADOI ( Musée des Arts Décoratifs de l’Océan Indien) à Saint Louis. La signalétique pour y accéder laisse toujours à désirer : pas de panneau pour le Madoi sur la quatre voies, ni à l’entrée de Saint Louis, avis aux développeurs qui s'occupent du tourisme à la Réunion  et aux autorités locales !  Cette fois-ci encore des visiteurs ont été ennuyés par cette absence d’indication.

Deux groupes d’une vingtaine de personnes ont néanmoins pu se familiariser ce jour-là avec « des meubles créoles anciens. »

Pas de « lit court pas », ni de tapis mendiant, dans cette exposition qui présente avant tout des madoi (3)pièces de collection : on y voit des meubles rares importés de Pondichéry, des toiles indiennes…- je dirais le mobilier des classes aisées-,  tout un arsenal  que M. Tchakaloff concepteur du musée est allé chercher, acheter ou emprunter… Le seul mobilier réalisé sur l’île et exposé ici consiste en deux armoires en bois local de facture sobre. Il nous a été donné à comprendre qu’autrefois à la Réunion on avait peu de meubles et le savoir-faire faisait défaut, pas de compagnons du devoir, pas d’ébénistes chevronnés sur l’île ! Absence peut-être aussi d’outils. Pour la réalisation de tissus, on savait bien tisser le coton qu’on y cultivait, mais la toile était grossière, les tissus les plus fins venaient d’Inde. Pour les techniques de teinturerie, là aussi on manquait de ressources sur l’île. Et les plus belles étoffes teintes venaient d’Inde elles aussi .
madoi (2)M. Tchakaloff, en personne, nous a guidés dans cet espace très sécurisé en répondant à toutes nos interrogations. J’ai ainsi appris que le cannage de certaines pièces étaient en rotang, une fibre de palmier ( d’ailleurs des fiches explicatives très détaillées sont à la disposition des visiteurs pour comprendre la facture des brins)  et ce rotang, on le vernissait. De nombreuses pièces étaient en bois et en cannage. Plusieurs fauteuils attirent l’attention, certains ont un dossier triangulaire, d’autres un dossier arrondi. Certains de ces sièges ont des assises rondes surprenantes, on les appelle les  fauteuils « Bürgermeister ». Dans une vitrine immense en acajou étaient exposées de magnifiques porcelaines de Chine aux motifs bleu et blanc. Plusieurs meubles de travail (écritoire, secrétaire…)  font partie de cette collection.

  Parfois la facture des pieds étonne : certains pieds de meubles se terminent par des mains ( symbole indien ?). Nous avons été séduits par une table en marqueterie composée de bois divers (ébène, citronnier…) une table dite « de voyage » (parce qu’on peut la démonter). Une chaise longue en bambou et en cannage transformable grâce à un plateau sur roulettes qui coulisse sous le siège nous a impressionnés. Je regrette surtout de ne pouvoir illustrer mes propos avec des photos parlantes. Mais la maison interdit la photo ! Allez savoir pourquoi … comme si on allait faire des copies des meubles. Je me suis donc contentée de photographier le groupe et son guide.

Nous sommes restés deux heures dans ce musée, à écouter un personnage intarissable, passionné par l’histoire et les caractéristiques des objets qu’il a glanés dans le monde.

 madoi (4) madoi (5)

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 14:36

 Ce matin, j’ai rapporté du marché du Tampon une botte de wouêmes pour les goûter.  Si les écritures de ce légume étaient multiples, les variétés étaient moins nombreuses.

 

wouêmes verts wouêmes rouges
Ce sont des haricots  longs à enveloppe verte ou rouge.  Les pois quant à eux sont petits, en forme de « c »  verts ou blancs.

wouêmes ingrédients


De retour à la maison,  j’ai écossé mes wouêmes. Puis je les ai blanchis dans de l’eau bouillante. Puis, j’ai fait revenir l'oignon haché dans une poêle, y ai ajouté de l’ail et une branche de thym et les haricots débarrassés de leur jus de cuisson.

 

 wouême 1 recette wouêmes 2 recette

 

 

Il a fallu rajouter un peu d’eau au cours de la cuisson, saler, poivrer et le tour était joué. Ilwouême 3 recette faut bien compter 40 minutes pour qu’ils soient tendres ( en restant croquants). Cela prend moins de temps en cocotte minute !

Comme j’avais fait revenir une côte de porc dans une deuxième poêle, j’ai attendu qu’elle soit bien grillée et y ai versé les haricots pour qu’ils s’imprègnent du jus de cuisson de la viande. Un délice ! Des goûts d’autrefois retrouvés.  

 

Il faut compter le temps de préparation, et le temps de cuisson, tout ça occupe bien la matinée, surtout si on va au marché à pied, comme autrefois... mais c'est un plaisir sous le soleil !

  

wouêmes au repas

 

N’allez pas chercher l’écriture exacte de ce haricot, vous feriez chou blanc ! Sur internet on vous proposera «  vou aime »… rien à voir, si ce n’est qu’on les aime quand même !

 

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