27 mai 2009
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Toujours sur la côte Est, un pont aujourd’hui piétonnier : « Le Pont Suspendu », ou Pont Arnordin (nom de l’ingénieur mis en concurrence avec Eiffel) ou Pont des Anglais. Datant de 1893, livré à la circulation début 1894, il était un des plus longs du monde. Il traverse la Rivière de l’Est.
Ses dimensions sont importantes : un tablier de près de 150 m de long, soutenu par 103 km de câbles, 61 tonnes de tôle, 25 de fonte, 8 d’acier doux forgé… Il résistera à tous les cyclones, y compris à un brutal glissement de terrain en 1927. Il a été doublé d’un pont de béton en 1979.
Avant sa construction cette rivière se traversait à gué jusqu’en 1842. Le premier pont qui avait été réalisé à cette date n’a tenu que trois ans, il a disparu sous les eaux tumultueuses de ce torrent. Le deuxième pont n’a pas résisté au cyclone de 1862, et le troisième, une passerelle de 600 mètres a résisté jusqu’en 1891.
Dessin de Roussin du pont en février 1847
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circulation
26 mai 2009
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Sur l’île on ne peut vivre sans cette radio ! Impensable en métropole. Cette station fait ici le travail du curé, du travailleur social, du policier, du garde-champêtre, du notaire, de l’avocat. ..
C’est une radio à multiples facettes qui est contactée toute la journée pour des problèmes de tous ordres. Quand le grand-père a disparu et erre dans les champs de canne parce qu’il a perdu la tête, un coup de fil à cette radio et dans le quart d’heure qui suit, on le retrouve. On peut aussi téléphoner pour se plaindre qu’un oiseau mort a été trouvé dans un gros sac de riz, ou pour dire qu’on n’est pas d’accord que la fille d’un homme politique se fasse payer pour un travail qu’elle ne fait pas, pour dire que son mari rentre ivre et se montre violent, pour dire qu’à la cantine son enfant ne mange pas assez parce qu’il est rationné, pour dire qu’une voiture volée traîne devant la case… Ces petits potins parfois sont un régal et parfois énervent. Ainsi, moi, ça m’amuse, mais François, ça l’agace !
N’empêche qu’on est prévenu bien avant quiconque qu’à tel endroit un camion bloque la route, qu’un radier est infranchissable à telle heure, que l’école de Saint … sera fermée pour telle raison.
Ce qui est succulent aussi, c’est que l’auditeur s’exprime indifféremment en créole ou en français, ou en mélangeant les deux, qu’il pousse des coups de gueule, pleure, parle posément ou se moque gentiment : tous les états d’âme se succèdent…
On sait aussi que dans le voisinage, telle personne vient de décéder et à quelle heure le cortège funèbre partira vers l’église. Si on fait l’impasse, on passe évidemment à côté de la vie réunionnaise…. Une collègue m’a aussi confié que son mari z’oreilles avait appris le créole en écoutant Radio Freedom !
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Quotidien
26 mai 2009
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Sur la Côte Est de l’île, à Sainte Anne, une église insolite datant de 1857, décorée en 1922.

Un Alsacien, le père Dobemberger, qui y avait officié de 1922 à 1947 a paré la façade de l’édifice avec des décorations pour le moins originales. Seulement la façade ! les autres murs sont désespérément lisses, inutile d’en faire le tour… Ce père imaginatif a réalisé avec ses élèves pendant le catéchisme, des moulages en ciment et des sculptures baroques. Le brave homme lui-même s’était hissé sur un échafaudage pour les fixer. On y remarque des grappes de raisin, des choux frisés, des fleurs, des angelots, des soleils… un véritable hymne à la Nature. Peut-être la nostalgie des vignes et de la choucroute de sa lointaine Alsace… A noter que le père « Dobem » était fils d’architecte !
Cette église aurait servi de cadre au mariage de Belmondo et Catherine Deneuve dans le film « La Sirène du Mississipi » de Truffaut.
L'intérieur de l'église est très sobre. On peut cependant y voir une chapelle multicolore décorée par les enfants.
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Surprise !
23 mai 2009
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... à la Pointe du Diable. Le soir de l'Ascension, nous avons rencontré un Réunionnais qui pêchait avec ses enfants sur cette langue de roche volcanique noire, fouettée par les vagues. Il avait passé la journée, là, en famille, et était très content de nous montrer sa prise.

Pas mécontent, il rangeait son matériel, vers 18 h du soir, avant que la nuit ne tombe : il avait attrapé « un mulet », c’est le nom qu’il donnait à son poisson bleu, un carangue, un poisson plus petit qu’il découpera pour refaire des appâts et un petit gris, poisson à la nageoire dorsale très découpée et à l’écaille si coriace qu’il faut le dépecer pour le consommer.
A cette heure aussi, quatre surfeurs remontaient leurs planches avant d'avoir attrapé les derniers rouleaux qui se jetaient sur des rochers. Quand je leur ai demandé s'ils ne craignaient pas de se fracasser sur les blocs de pierre, l'un m'a répondu qu'ils étaient d'ici et qu'ils connaissaient bien l'endroit.
On ne se lasse jamais du coucher du soleil à la Pointe du Diable. Mais, sitôt le soleil couché, l'endroit était devenu désert...

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océan
23 mai 2009
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Le soir de son arrivée, nous avons fait découvrir le Port de St Pierre à Wolf, notre hôte allemand. Là, nous avons aussi rencontré quelques familles de correspondants qui avaient eu la même idée que nous.
Puis au snack de la plage, nous avons acheté les spécialités culinaires du coin, qu’il suffisait de réchauffer un peu au four .
De gauche à droite : samoussas au poulet, boulettes de morue, beignets de crabes, bonbons*-piment, et samoussas au fromage.
Ici à la Réunion on appelle "bonbon" toute confection à base de pâte, comme les beignets, les gâteaux. "Bon" signifie "friandise" .Le bonbon-piment est donc une pâte à beignet bien pimentée...
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Cuisine
21 mai 2009
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11:41
Nuit de l'ascension, ils ont pu décoller...
Les collégiens de Hamburg sont enfin arrivés !
Cette nuit de 2 h du matin à 4 h du matin, nous (organisateurs, parents et enfants) avons attendu nos hôtes allemands à l'aéroport de Pierrefonds. Après quelques encombres ( avion non prêt, en réparation à Paris, nuit à l'hôtel obligatoire, retard de l'avion après le vol vers la Réunion, acheminement en bus vers Saint Pierre...) ils sont enfin arrivés. La nuit a été courte !

Les collégiens de la Ravine attendent leurs correspondants
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profession
21 mai 2009
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Ce souvenir de notre séjour mérite à lui seul un article. Situé au Sud de Nouvelle France, le petit
village rural de Bois Chéri fait vivre un nombre important de cueilleuses de thé. Certaines viennent des villages alentour comme Grand-Bois, d’autres de plus loin, par exemple de Surinam. A la sortie du village sur la gauche dans une montée se trouve le Domaine du Thé.
Quand nous arrivons vers 10 heures (du matin) les derniers sacs remplis de feuilles viennent d’être décrochés des tourniquets pour être menés au séchoir. On travaille le produit récolté la veille.
Nous avons pu assister à la visite guidée de la Fabrication du Thé.
La cueillette a lieu après la rosée, de 9 heures à 12 heures, les sacs sont rapportés à l’usine. Le lendemain, on les monte à l’étage au premier système de séchage : c’est une plateforme secouée mécaniquement. Puis les feuilles arrivent sur une bande transporteuse où elles sont hachées grossièrement, elles passent ensuite entre des rouleaux où elles sont pressées.
Elles fermentent ensuite 1h30 à l’air libre (par oxydation, sans aucun rajout).Puis la masse est mise à sécher10 minutes à 110 °. Puis le thé est nettoyé avec des rouleaux au moyen de l’électricité statique : les paétioles et nervures récupérés sont ensachés pour être réutilisés comme engrais. Puis des calibreuses affinent le produit (l existe 8 catégories de granulométrie : de la poussière aux gros morceaux) Le thé repose enfin 3 mois dans un silo avant l’ensachage définitif. On rajoute en fin de chaîne des essences de noix de coco, de fruits exotiques, de bergamote. Pour le thé - vanille on prend la vanille en poudre.Le thé vert quant à lui, il ne subit pas de fermentation, il est uniquement roulé et séché.
Après avoir visité le Musée du Thé jouxtant l’usine, un musée très pédagogique, bien conçu qui raconte l’histoire du domaine et du thé, nous montons en voiture vers la chalet de la dégustation situé à deux kilomètres de là dans un lieu idéalement situé au cœur des champs de thé, avec une vue panoramique circulaire (vue sur un étang bordé de fougères arborescentes, théiers, montagnes découpées au fond, vue sur la mer également). Dans une salle de restaurant plusieurs tables sur lesquelles sont posées 7 boîtes de thé, des tasses, du sucre, de l’eau chaude, quelques petits gâteaux. On peut se servir à sa guise et aussi acheter ce qui plaît dans la boutique attenante.
Nous redescendons ensuite vers les champs de thé où je vais m’entretenir avec Perrine, une dame qui cueille du thé. Originaire de Rodrigues, île voisine, elle vit à Grand-Bois, ses cinq enfants sont à Maurice, elle ne compte retourner à Rodrigues où la vie n’est pas facile. Elle cueille en musique avec le sourire. Elle me montre ce qu’elle arrache : les feuilles du dessus. Ses comparses ont le même rythme. Perrine ne s’arrête pas de travailler pendant la conversation ; elle doit remplir 3 ballots avant midi sous la surveillance de son contremaître qui s’abrite sous un joli parasol jaune et noir du Domaine « Bois chéri ». Une autre cueilleuse soulève son ballot sur sa tête et pose pour la photo avant d’emporter sa récolte à l’usine.
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voyages Ocean Indien
20 mai 2009
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Voilà la réponse ! Ce n’est pas plus bête que ça ! ça me rappelle mes plantations de pommes de terre à Montdidier quand je reprenais des patates de l’année précédentes et que je les coupais pour les remettre en terre de manière à les faire germer ! La technique est la même, on reprend des morceaux de canne saines de l’année écoulée !
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végétation
19 mai 2009
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22:09

Prononcez comme c'est écrit ...
Encore une espèce de légume ou de fruit que je vois pour la première fois chez le maraîcher du coin. Il m’explique que ça se prépare en rougail ; ça ressemble à une petite mangue verte et se prépare comme elle, à savoir : on pèle l’évi, on écrase la chair, on pile du piment qu’on rajoute avec de l’huile et du sel et le tour est joué !
Et juste à côté de ces évis, de drôles de tomates,
les tomates – arbustes.
Ces tomates poussent effectivement sur de petits arbustes, comme ici à Trois Bassins dans les Hauts, ou à Bois-Court, où je les avais photographiées.

Certains disent qu’on peut les consommer quand l’enveloppe est encore dure, mais il faut couper le fruit en deux et sortir la chair à la cuiller.
Aujourd’hui j’en ai vu qui avaient l’enveloppe tendre et rouge, mais je n’ai pas encore osé en acheter. Je préfère les petites tomates « normales » pour mes salades et mes rougails.
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sites et paysages
19 mai 2009
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Visite d’une distillerie de rhum


En suivant le fléchage « Saga du Rhum » depuis la Z.A n°2 de Saint Pierre, on aboutit à une distillerie bien cachée, un peu en contrebas de la Ligne Paradis. Cette distillerie créée en 1845 par la famille Isautier et qui fonctionne toujours abrite depuis quelques mois seulement un Musée du Rhum qui vaut le détour.
Depuis la passerelle on découvre un ancien moulin à cannes datant de 1940 et un film d’archives illustrant le travail de cette machine alimentée par un ouvrier. Puis sur 5 écrans on peut visualiser les 5 étapes de la production du rhum. On longe des alambics gigantesques, des tours de cuivre, pour descendre vers le parcours pédagogique.
Là, sur des panneaux et dans des vitrines on découvre l’histoire du rhum ( son utilité pendant les combats de la Grande Guerre par exemple, son exportation, sa diversification… )et on a une foule d’infos sur la canne à sucre (sa localisation, sa plantation, les crises, les étiquettes…)
Enfin on passe par les chais où on apprend qu’une tare (en l’occurrence un tonneau)pesait de 49 à 51 kg. (mon poids ! pourtant on pourrait pas me taxer d’être « un tonneau »). Et on termine dans une belle salle de dégustation occupée par un bar gigantesque.On y voit les rhums « Savanne » « Rivière du Mât » « Isautier ». Par exemple, un Savanne, 5 ans d’âge, peut valoir 50€.

Deux jolies salles jouxtent cet endroit : un magasin de bouteilles et un entrepôt de rhums arrangés. L’usine est située dans un cadre verdoyant au pied des montagnes du Tampon avec vue sur l’océan. Les murs de l’entreprise ont été décorés avec goût par deux illustrateurs de l’île.
Personnel accueillant, musique instrumentale en sourdine très agréable.
Petit bémol : le coût de la visite un peu élevé : 7 euros par personne !
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musée