Pas de surprise pour François, j’ai cassé l’aquarium en voulant l’installer… Décidément je suis vraiment cloche….comme tous ceux qui ont cru à cette histoire de ..........................................
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Pas de surprise pour François, j’ai cassé l’aquarium en voulant l’installer… Décidément je suis vraiment cloche….comme tous ceux qui ont cru à cette histoire de ..........................................
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Les Réunionnais achètent le plus souvent leur quotidien régional : soit le JIR, soit Le Quotidien.
Ce sont essentiellement des journaux locaux car les pages nationales ou internationales sont réduites à la portion congrue. Seuls les événements des îles proches comme Madagascar ou Mayotte les intéressent. Ce qui frappe à la lecture de ces publications, c’est la quantité d’articles « de faits divers », concernant les violences conjugales, ou/et violences liées à l’ivresse, les accidents de la route. Ici on aime ça, si on achète le JIR ou le Quotidien c’est pour savoir ce qui se passe sur le caillou. En général, on achète son journal à la boulangerie.
Par exemple voilà les titres des pages 4 et 5 du Quotidien du 31 mars « Reconstitution : B.Bedache tué en juillet 2008 devant son bar / viol sur ses nièces, dix ans de prison pour le tonton/deux desperados dans le box/Saint Leu cambriolage résolu :amateurs de petites bécanes…/, Il blesse un vigile au sabre/ Chauds, les camions-bars / un cabinet médical incendié/ Secours en montagne : deux randonneurs rapatriés… »
Le week-end on trouve le programme des manifestations, qui sont très nombreuses dans la plupart des villes. Le seul jour où j’achète le JIR, c’est le dimanche car on y parle du Patrimoine. Daniel Vaxelaire, un Lorrain établi ici depuis plus de trente ans, et passionné par cette île, publie un documentaire très riche qu’il a intitulé « C’était hier »avec des photos anciennes, des textes d’archives.
saut.
La matinée à la Rivière Langevin était un régal. Il vaut mieux y aller en semaine car le week-end, c’est le rendez-vous prisé des habitants de Saint Joseph et des environs, là impossible de trouver une place d’herbe sur les berges, chacun y rapporte son pique-nique et ses marmailles.
Nos jeunes et leurs amis, sur les conseils éclairés de Vinz, ont profité de cette escapade pour entrer dans le bassin « frisquet » de la Cascade, et ont osé improviser un canyoning d’enfer !
Avec Anne Laure, j’ai visité samedi un temple hindou, l’un des plus beaux de l ’île, le Shri Badra Karli à la Ravine Blanche à Saint Pierre. Ce temple construit en 1972 et restauré en 1988, dédié à la déesse Karli se situe non loin du front de mer. Grâce à une conférencière des Portes du Sud, nous avons été initiés à une culture que nous ignorions complètement . Nous avons par exemple appris que l’architecture du temple représentait la déesse, la porte étant les pieds. Dans cette religion, le Brahman est l’élément le plus puissant, puis viennent Brahma, le créateur, Vishnu le préservateur et Shiva le destructeur. Les quatre piliers de l’hindouisme sont le profit, le plaisir, le devoir et la libération de l’âme.
En entrant dans ce sanctuaire on nous a rappelé la nécessité de ne pas avoir de cuir sur soi, puis , il nous a fallu nous déchausser, nous laver les pieds. Puis notre guide nous a présenté le temple, son architecture, les fresques et leur signification. Nous avons appris, par exemple, que Ganesh a eu une tête d’éléphant parce que son père l’avait giflé trop fort de sorte que la tête s’était arrachée et qu’il a fallu la remplacer, ce qu’on fit en prenant la tête d’un pachyderme qui passait par là. On nous a demandé de ne pas photographier si on voyait un croyant en prière. La discrétion était de rigueur.
Karli ou Kali est une représentation de la déesse mère Shakti. On la voit dominant la porte de l’entrée, avec six bras, et une main levée qui signifie la mise en garde « Attention, vous entrez dans un sanctuaire ! »Sur cette même porte plusieurs strates : l’ego, le passé et les illusions. L’édifice qui suit cette porte représente le nombril de la déesse. On y voit un tigre – lion.

Malgré la pluie, Pierre et Anne Laure ont décidé de se joindre à Matthieu, Paul et Kinga pour visiter le Jardin des Parfums et des Senteurs de Mare Longue, près de Saint Philippe. De 10h30 à 12h ils ont parcouru les allées de ce jardin tropical avec une guide experte en botanique qui leur a montré le cannellier, le giroflier, le cacaoyer. Ils ont appris que certaines fleurs, comme la Rose de porcelaine pouvaient se manger, que la banane n’était pas « un fruit », que la banane -fleur qui est rose pouvait aussi être dégustée, qu’on pouvait accommoder la chair de l’avocat avec du miel. On leur a fait identifier la plante quatre épices …. Pendant ce temps les gramouns se sont occupés du marmaille sous la varangue de l’accueil. Même la varangue située au cœur du jardin était un espace de « découvertes » pour le ptiot.

La rose de porcelaine
Vol au dessus du lagon
Nous sommes allés à Saint Leu ce matin . D'abord, nous avons regardé les atterrissages des parapentistes plus matinaux que nous sur la plage, -des enfants de 6 ans , des personnes âgées sautent en tandem, un ado de 15 ans arrive en solo et se pose comme sur du velours.- Puis nous avons rejoint notre lieu de rendez-vous dans la case de Parapente Réunion vers 9 heures 15 où nous avons attendu nos 5 moniteurs. Puis avec une navette, nous (François, Pierre, Vérène,Eddy et moi) sommes montés à 800 m d’altitude, par la route des Colimaçons. La plateforme d’envol était remarquablement bien aménagée. Le ciel était dégagé, les vents étaient favorables pour les 4 premiers envols, mais non pour le cinquième, ce
lui de François qu’il faudra remettre à plus tard !
Pierre équipé pour la descente
On nous a mis notre harnais, appelé « sellette » pour le baptême. L’aile a été étalée sur le sol et le moniteur a expliqué qu’il fallait courir devant lui et ne pas cesser de courir malgré la descente dans l’herbe. Pendant ce temps, lui tenait et dirigeait la voile, en regardant derrière lui.
Le survol des champs de cannes, du Conservatoire Botanique, des plantations maraîchères, de la Route des Tamarins et de Saint Leu, puis du lagon était un ravissement pour les yeux. On voyait aussi des gens dans leur piscine, les voitures sur les lacets des Colimaçons… On s’est posé en douceur sur la plage. Seul Eddy et son moniteur ont "chuté" après un atterrissage pourtant réussi , on dirait ici qu'ils ont « chappé », emportés par l’aile que gonflait le vent.

Survol du lagon par Bibi,photographié par un moniteur
Nous nous sommes levés très tôt pour monter à la Fenêtre des Makes. Comme le ouaki est toujours impraticable, nous sommes passés par le pont de la Rivière Saint Etienne, Saint Louis, et après une bonne grimpette (en voiture) au milieu de champs de cannes, de pâturages, nous avons traversé le village des Makes, et après 4 km de lacets dans une forêt de cryptomérias, avons atteint le point de vue qui était superbe. Une vue splendide sur le cirque de Cilaos .Petits hameaux disséminés dans le cirque : à gauche îlet à Cordes, au milieu Cilaos, et à droite Palmiste Rouge, au fond le Piton des Neiges.