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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 15:09

Notre poinsettia refleurit ! Après avoir été complètement ratiboisé par François en septembre,
voilà que notre arbuste a encore pris de la vigueur (il mesure quasiment 5 mètres de haut) et se pare de magnifiques fleurs rouges sur lesquelles les oiseaux- lunettes viennent picorer.
Rien à voir avec les fleurs ridiculement petites de la « rose de Noël » qu’on achète en métropole à l’occasion des fêtes !

Le Poinsettia appartient à la famille des Euphorbiacées. Il produit un latex irritant.

    
Au pays de Gulliver (photo F.D)                                                         L'oiseau - lunette butine... (photo F.D)


A l'ombre du poinsettia en fleurs (photo J.D)

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 06:54

Elle est bien mignonne, cette petite tourterelle avec ses pattes fines, ses zébrures brunes joliment dessinées, sa gorge bleu pâle virant au rose clair, le contour bleu ciel de ses yeux et sa démarche gracieuse. Elle se promène le long des plages, dans les savanes,  mais aussi dans notre jardin. On la trouve jusqu’à 1500 m. Son roucoulement est doux et bref. Il lui arrive de faire la roue avec ses plumes caudales.

Son nom est la « géopélie zébrée », mais on l’appelle communément "tourterelle péi."


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 13:46

                   Depuis les cuves de l'ancienne usine, vue sur la baie de Saint Leu

Ce dimanche, nous avons visité le "Musée agricole et industriel", situé sur à l’entrée de Piton Saint Leu. Dans une ancienne usine sucrière dominant la baie de Saint Leu, les machines sont restées, ont été repeintes en rouge et en blanc, tout est aseptisé, agréable à l’œil, rien à voir avec une usine en activité comme celle du Gol. Pas de bruit non plus !

Dans une première salle on retrace l’histoire de l’économie de l’île, des plantations de café, de l’esclavage, on parle aussi des espèces d’oiseaux endémiques grâce à une foule de documents iconographiques, à l’abri de la lumière. On peut gravir les escaliers métalliques pour faire un circuit très intéressant expliquant la plantation de la canne, la fabrication du sucre, du rhum, mais aussi  des essences de parfum. On revoit les machines, les alambics, ainsi que des plaques émaillées métalliques pour rappeler le personnel (de l’ancienne sucrerie )à l’ordre, du style : « Ne crachez pas par terre ! Chaque chose a sa place, chaque place a sa chose… ». Tout un arsenal pédagogique à la portée du visiteur : maquettes sur l’évolution du pressage des cannes, photos et témoignages d’anciens ouvriers, film pour expliquer la distillation du rhum... Un musée très instructif ! :

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 15:16
Depuis deux jours nous entendons dans notre quartier de Trois Mares des battements de tambours provenant de la rue Mondon où est édifié un petit temple tamoul. En y passant avant – hier avec Marion et Guillaume, nous avons remarqué des tamouls assis dans le sanctuaire récitant des prières à voix haute, et à l’extérieur des musiciens rythmant la cérémonie.

La nuit, ces battements se poursuivaient, ainsi que le lendemain. Pauvres riverains… Nous pensions qu’il s’agissait là d’un enterrement ! Mais non, erreur…


Ce matin, en nous rendant au musée Stella Matutina de Piton Saint Leu, sur le parking, une foule colorée, encore des battements de tambour, des spectateurs en tenue de cérémonie, près d’un char fleuri des femmes vêtues de saris jaunes ou blancs , des enfants aux habits parés de fleurs, coiffés de vases dorés .


Un fidèle nous a expliqué qu’il s’agissait là d’une cérémonie dédiée à Marliemen, ou Mariemen (Mâryammâ en sanskrit). Des participants m’ont précisé qu’on lui offrait du lait- ce qui expliquait la présence de pots sur la tête des filles.

                              
La fête a lieu chaque année à pareille époque, c'est-à-dire en mai. Les Chrétiens également célèbrent Marie au mois de mai… Après quelques recherche approfondies, j’ai appris l’origine du nom « mâryammâ » : ammâ signifie « maman « et « mâri »signifie « la variole et la pluie ». C’est en fait la déesse protectrice. Elle est celle qui guérit les maladies infantiles et protège les récoltes. On l’emmène en procession au chevet des gens malades.
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 22:31

Le samedi 2 mai, de bonne heure, nous avons pris la direction de Bras de Pontho, nous avons chaussé nos grosses godasses de randonnée pour descendre dans le lit du Bras de la Plaine. Une file de voitures de randonneurs stationnait  le long de la route. Des marcheurs remontaient déjà, en haletant.

Après avoir relu les mises en garde sur un panneau, nous sommes descendus en longeant un champ de cannes. Un ouvrier masqué  désherbait la base de la plantation avec un tuyau relié à une citerne.

Après le premier virage, superbe  vue sur les montagnes découpées au dessus du village de l’Entre - Deux. Puis le chemin qui dévale entre une  d’une végétation dense  (à gauche)et des roches  (à droite) devient plus escarpé, et  caillouteux.


Le chemin n’est pas toujours praticable et il ne faut pas s’y engager par temps pluvieux, les roches sont alors très glissantes. L’an passé un professeur d’EPS y a trouvé la mort. Certaines zones effondrées sont sécurisées, mais la falaise est abrupte !

On voit le soleil se lever à l’Est et on se dit qu’il vaut mieux être de ce côté – ci du ravin, car de l’autre côté il doit déjà faire très chaud.

Puis, nous entendons le bruit de l’eau, et nous voilà dans une zone plus plate qu’on dirait habitée, de beaux murs bien solides bordent le chemin et le séparent de bananiers, litchis ( un homme est en train de nettoyer la parcelle), on aperçoit même une clôture de fils barbelés, peut-être pour un élevage. 

Et nous dirigeons nos pas vers une cascade qui coule un peu plus bas. L’endroit est très reposant : des enfants ont dû jouer à construire des bassins dans la rivière, vu la disposition des galets. Une chute d'eau, appelée la Cascade Georget, se jette dans le torrent, et un arc-en –ciel apparaît !


Non loin de la cascade, on aperçoit des orgues basaltiques, nous aurions pu remonter vers l’arche naturelle, mais il aurait fallu traverser la rivière à gué…


Bientôt nous atteignons le Pont de la Liane que nous pouvions voir depuis la Cascade. Nous nous arrêtons sur ce pont qui doit être de construction récente. Un panneau met toujours en garde contre le rique de montée brutale des eaux en cas de déversement du barrage…
 

 

Nous traversons le pont et le sentier remonte vers Entre – Deux. Nous croisons toujours autant de coureurs et de marcheurs. Je prends le temps de photographier les fleurs dans la montée. Nous décidons de rebrousser chemin  et redescendons vers le Pont. De là nous mettons 1 heure pour remonter l'important dénivelé !

Ce versant est plus humide : quelques sources coulent sur les pierres du sentier. Nous décidons de remonter car il est déjà 8h55.  Nous mettrons une heure exactement pour revenir du Pont de la Liane à notre voiture après quelques haltes pour observer le vol de quatre pailles en queue évoluant au dessus de la ravine, puis pour observer les papillons, et essayer de photographie un tec-tec.

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 18:15

 

    Avant-hier, nous avons croisé deux hommes qui baguaient des oiseaux ( des Pétrels de Barau)sur le sentier du littoral à Saint Pierre. Ils nous ont expliqué la raison de leur présence.

Missionnés par la S.E.O.R  (Société d’Etudes Ornithologiques de la Réunion), ils récupèrent les oiseaux marins tombés, les baguent, prennent différentes mesures, puis les relâchent dans l’océan.
 

Dans ses mains l’un des jeunes gens tenait un « pétrel de baran », fixait une bague numérotée à sa patte pendant que son collègue répertoriait les données sur sa liste. Ils nous ont expliqué que ces oiseaux, endémiques de la Réunion, étaient désormais protégés.

 

Quelles menaces ?

Ils sont toujours menacés par les éclairages.  Cet oiseau du large se reproduit dans la montagne et en avril, les petits en quittant le nid sont attirés par les lumières artificielles et s’échouent au sol, sans pouvoir redécoller. Ils sont alors à la merci des chats et des chiens et sont voués à une mort certaine. Ces éclairages provoquerait la moitié de perte chez les jeunes à l’envol. La SEOR a déjà demandé aux communes de réduire l’éclairage nocturne.

Il est demandé aux particuliers de récupérer les oiseaux dans un carton et de prévenir la SEOR (tel 02.62.20.02.19) Les « bagueurs » nous ont dit avoir recueilli 800 pétrels de barau dans l’île les deux premières semaines d’avril (période de l’envol des petits)

Une autre menace : le braconnage. Ces oiseaux sont souvent capturés pour être mangés , en « carris fouquet ». Cette capture est illégale (les pétrels et les puffins étant protégés par la loi)

Ils sont aussi menacés par la destruction du milieu. Leurs nids installés dans les terriers, sont sensibles  à toute dégradation du sol et du couvert végétal. Les pétrels mettent leurs nids dans le sol pour protéger leur progéniture du refroidissement nocturne.


                                        
                                                        Baguage et mesures
      

liens avec la société SEOR
contact@seor.fr
site :www.seor.fr


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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 10:50

 

 

  .... nous avons croisé un plongeur. Il venait de pêcher au harpon dans la baie de Saint Pierre et avait remonté sa prise  sur la falaise où passe le sentier. Dans son seau, il avait trois magnifiques poulpes (appelés ici « zourites ») ainsi que des poissons tachetés  au nom surprenant de « macchabées »,(peut-être en rapport avec la région poissonneuse de Macchabées, à l’île Maurice)

Il avait aussi   des poissons rouges « les cuisiniers » et des poissons aux écailles plus claires « les capucins ». Fier de sa pêche, il m’a laissé prendre des photos.

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 20:58

 Au lieu d’aller cueillir du muguet, -ici on en plante en serre et on le vend en bord de route- nous avons décidé de marcher le long de l’océan. Après avoir laissé la voiture  près de la Ravine Blanche, nous avons emprunté le sentier  du littoral.

Nous avons longé la Pointe du Diable puis pris la direction de l’aéroport de Pierrefonds. La portion de chemin entre la Pointe et l’aéroport vient d’être aménagée : les plantations de fleurs et d’arbres sont toutes récentes. 




De gros cailloux délimitent le sentier et des « cairns » (gros amas de pierres) jalonnent le parcours à intervalles réguliers. De nombreux promeneurs et des sportifs (joggers et cyclistes) ont eu la même idée que nous.





L’ancienne voie ferrée


Souvent le chemin suit le tracé de l’ancienne voie ferrée, passe sur des ponts ou sous les ponts. Chaque fois on se dit : mais quelle idée d’avoir ôté  le train aux Réunionnais, comme cela leur faciliterait maintenant la vie !



 
Le soleil tapait et le vent de la mer faisait du bien. Sur notre droite on voyait nettement le piton de Montvert, le Piton Hyacinte, le Tampon, Entre-Deux, les remparts du Cirque de Cilaos… Parfois le sable noir faisait place au chemin damé. 


L’ancienne balance

Nous avons remarqué les ruines d’un habitat et un homme nous a expliqué que ces restes de murs envahis par la végétation et les reliquats de barres rouillées faisaient partie de l’ancienne balance à cannes de Pierrefonds (endroit où les cachalots venaient faire peser leur cargaison).


La base militaire



Puis nous avons vu l’ancien aérodrome de la base militaire, une construction abandonnée sur laquelle Jaice a laissé son empreinte, puis avons regardé un avion larguer des parachutistes sur la base.





Puis nous sommes revenus à notre point de départ en faisant deux petites haltes intéressantes qui feront l’objet d’un autre article sur le blog ! Environ deux heures (pour des marcheurs peu pressés) de balade agréable qu’il convient de faire tôt le matin ou dans la soirée…

                                                                                                           à bientôt !

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 19:25

On les trouve partout… dans les supermarchés, dans les rayons « surgelés ». Ce sont de grosses crevettes grises, des crevettes d’eau douce !

 Les camarons se reproduisent toute l’année, c’est pourquoi on peut toujours en trouver . Ils ont été introduits à l’Île Maurice, île voisine,  en 1978, où on en pratique désormais l’aquaculture. Ce qui explique sûrement pourquoi à la Réunion on en consomme beaucoup.

On l’appelle aussi la chevrette, elle est exploitée de longue date en Asie du Sud Est. On la pêche dans les estuaires, les rivières, les lacs tropicaux et canaux des rizières, où elle vit à l’état naturel. Voilà les noms qu’elle peut prendre selon les régions : "chevrette" en zone Pacifique, "ouassou" en Gaudeloupe, "langostino" à Puerto Rico, "écrevisse ou z’habitants" en Martinique, "missala" en Afrique de l’Ouest. C’est en Afrique de l’Est, Océan Indien, au Cameroun qu’on l’appelle « Camaron ».

 

Si je vous parle des camarons, c’est que ce soir François nous prépare une poêlée de camarons frits flambés au whisky. A la Réunion on les prépare plus souvent en carri rougail accompagnés de riz

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 21:16

La ville du Tampon est dynamique sur le plan culturel. A côté de la superbe  médiathèque s'élève le grand bâtiment blanc du Théâtre Luc Donat*.

Celui-ci attire une foule de spectateurs :  par exemple actuellement à l'affiche des concerts de qualité comme celui de Villancico, des opéras tels que la Créole d'Offenbach, des danses arabo-berbères, une pièce de théâtre contemporaine. Des artistes isolés ou groupes locaux et internationaux s'y produisent. On vient des quatre coins de l'île pour assister aux diverses représentations. Chaque semaine un spectacle de qualité.


 
Deux vues du théâtre

Luc Donat* est un violoniste de jazz (1925 - 1989) adepte du sega (danse de la Réunion)

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