Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 13:52

 

Un jour d’avril en allant me promener près de l’Etang du Gol, j’ai été intriguée par les fruits des arbres situés le long de la grève, non loin du temple hindou : ils ressemblaient étrangement à des grappes de raisin (mais les grains très fermes verts, violets, pourpres) Ces grains s’accrochaient le long d’une tige. Un dénommé  Cuisinier aurait introduit cette espèce sur l’île vers 1880.

Les fruits sont rarement consommés. Pourtant en Amérique latine on en fait des gelées. Et du jus fermenté on obtient évidemment…. du vin, un vin dit-on savoureux.

On lui connaît d’autres utilisations : la plante est très mellifère ; le bois de cet arbre est utilisé par les ébénistes ; après ébullition le bois de raisin fournit une teinture rouge.

 

Partager cet article
Repost0
17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 16:29

Quand l’avion atterrit à l’aéroport de Sir Seewosagur, à l'île Maurice, les touristes ont coutume d’attendre le taxi qui assure le transfert vers leur hôtel, mais ils résident  rarement à Mahébourg, la ville la plus proche. Pourtant, elle vaut le détour. Elles est située à l’Est de l’aéroport, sur la côte Est de l’île.
 
Sa gare de bus où stationnent des cars hauts en couleurs se situe sur le front de mer, une promenade pavée joliment aménagée, peut-être trop peu ombragée.

 

Près de cette gare routière le marché couvert riche en légumes et poissons séchés. Nous y avons vu des légumes non courants à la Réunion comme les « lalos » ou des courgettes rondes striées dont nous n’avons pas réussi à trouver le nom.


Chaque lundi se tient à proximité de ce marché la foire de la ville et c’est le rendez-vous d’une foule bigarrée, qui vient acheter chaussures, vêtements. Aux stands de tissus et habits on peut faire des affaires : pour 5 euros de beaux shorts, des jupes, pour 2 euros des t-shirts !

On peut aussi y manger à des prix très raisonnables, comme au « Salut les Copains » où nous avons pris un bol renversé à 95 roupies ( un peu plus de 2 euros) et un shop sue poulet pour 125 euros (4 euros)

  

La circulation y est dense. Les rues,  qui forment un quadrillage, sont étroites et on y croise de nombreux cyclistes, mais ce n’est pas aussi terrible qu’en Inde, nous dira une touriste rencontrée dans la chambre d’hôte. Les gens sont très accueillants, vous expliquent comment sortir de la zone réservée aux bus quand vous y entrez par mégarde, comme nous,, ils vous aident aussi à mieux vous garer pour ne pas vous faire emporter votre rétroviseur…

La route royale traverse un pont au Nord, et l’endroit est très joli, mais on ne peut s’y arrêter. Vers le Sud, en allant vers la pointe d’Esny, les trois criques où sont amarrées des barques ou des catamarans sont très pittoresques.

Partager cet article
Repost0
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 18:21

La langue

Ce qui est épatant, c’est que les Mauriciens parlent couramment le français, l’anglais et le créole, atout indéniable pour une île touristique. D’ailleurs les noms de lieux sont quasiment tous français, les commerces ont des enseignes mixtes. Les panneaux de circulation quant à eux sont en anglais. Par exemple : pour prévenir de la présence d’un ralentisseur on lira «  hump ahead ! » pour ralentir « slow down ! »


A la Réunion, dans la rue, on entend essentiellement parler le créole, une masse importante d’enfants n’ambitionnent pas de faire de longues études et l’intérêt d’être polyglotte, ils ne le voient pas toujours ! Seules les familles conscientes de l’importance des langues poussent les enfants à les pratiquer. Evidemment on apprend l'anglais puis en option on choisira l'allemand mais plus souvent l'espagnol, mais ce ne sont pas des langues qu'on entendra dans la rue.


L’école

Les petits Mauriciens fréquentent soit des établissements anglais soit des établissements français, les horaires sont fonction de l’école choisie. Les transports sont gratuits, mais l’inscription est payante. En général,  les « anglicistes» terminent vers 14 heures et les « francisant » vers 16h.

Retour d'école près de Souillac (Sud de l'île Maurice)

Les écoliers sont tous en uniformes, et chaque établissement a ses propres couleurs. Les garçons sont souvent vêtus de shorts  ou pantalons bleus ou beiges et de chemises blanches, bleu ciel ; les fillettes ont des tabliers rayés ou à carreaux, ou des jupettes (ou des robes)  et des corsages. A La Réunion, ils s’habillent comme ils l’entendent et affectionnent souvent les tenues  peu discrètes, surtout en collège. Comme en métropole l’école est gratuite (l’école publique !)

NB . Ces quelques observations n’engagent que moi, elles sont très parcellaires, compte-tenu du temps très court passé sur l’île Maurice !

Dans les musées que nous avons visités, les deux langues (français et anglais) figuraient sur tous les panneaux informatifs !

Partager cet article
Repost0
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 11:58

D’abord le littoral…

Les plages ! Elles sont bien plus nombreuses et plus propres à Maurice qu’à la Réunion. Mais le revers de la médaille, c’est qu’elles ne sont pas toujours accessibles sur l’île voisine, raisons pour lesquelles elles sont désertes. Les villas et hôtels ont squatté le passage à la mer. Par exemple à la Pointe d’Esny, il fait parfois longer la route sur 400 m pour trouver un chemin très étroit passant entre deux propriétés.  Le vacancier hésite aussi à longer les propriétés du bord de mer alors qu’il en a tout à fait le droit, « la plage appartient à tout le monde ! »nous expliquera un taxi mauricien. Heureusement que sur l’île française existe cette loi du littoral qui empêche les promoteurs de faire n’importe quoi. et de s'approprier l'océan.

L’appellation « plage publique » choquerait ici à la Réunion, mais elle existe bel et bien à Maurice. Comme si un espace  « restant », bien délimité, était destiné au peuple, tandis qu'une poignée de nantis se réserve la part du lion.

 Les coraux sont menacés sur Maurice, en revanche à  la Réunion, la population est bien plus sensibilisée à ce problème et des mesures sont prises pour protéger le patrimoine marin.



                        Barque de pêche s'éloignant de Mahébourg.

Des pêcheurs à la ligne on en voit sur les deux îles, mais ils sont bien plus nombreux à Maurice, les Mauriciens, jeunes et moins jeunes,  pêchent à toute heure, avec des moyens de fortune :  ils pêchent des coquillages, les pieds dans l’eau, parfois ils ont de l’eau jusqu’à la ceinture.

 








Pêcheur de coquillages à la Pointe d'Esny                    Pêcheur dans la baie de Mahébourg


Ils pêchent aussi la langouste, mais cette pêche est très dangereuse à proximité de la barrière de corail. Des barques de pêche traditionnelles en bois, on en voit énormément sur la côte Sud et la côte Est que nous avons visitées, alors qu’à la Réunion on en voit très peu, essentiellement à l’Anse des Cascades.
 Nous avons vu une pisciculture près de la Pointe du Diable à Maurice, mais elle suscite la révolte des pêcheurs, car l’espèce élevée, l’ombrine, - d’énormes poissons– nuit au biotope et concurrence la pêche traditionnelle.

Nous avons rencontré de nombreux Mauriciens tentant de vendre des coquillages ou des parures en coquillages pour vivre. Il faut dire qu’ici le RMI n’existe pas et que tous les moyens sont bons pour gagner un peu d’argent. Il n’y a pas de sot métier…

Partager cet article
Repost0
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:36

Nous voilà de retour après une absence de six jours. Nous avons profité de ces petites vacances de mai pour partir à la découverte de l’île Maurice, île voisine de la Réunion.

L’aéroport de Mahébourg se situe à 50 min de vol de celui de Saint Pierre. L’ATR a à peine le temps de prendre de l’altitude qu’il atterrit déjà !
Logés au Sud Est de Maurice à la Pointe d’Esny nous avons découvert Blue Bay, un lagon aux eaux bleues et aux plages de sable fin quasi désertes.
                                                     La plage à la Pointe d'Esny à 5 minutes de Mahébourg

Nous avons visité la ville de Mahébourg le lundi de la foire ! une vraie expédition ! Conduite à gauche dans une circulation d’enfer.

Puis le lendemain, nous avons nagé dans le lagon avat de prendre la route. Là, nous  avons longé la côté Est et ses villages de pêcheurs aux noms pittoresques : Anse jonchée, Grand Sable, Quatre soeurs,Deux Frères...Petit arrêt dans un musée hollandais retraçant la présence hollandaise sur l'île.
Le surlendemain, direction le Sud. Nous avons pris"la Route du Thé" et nous nous sommes arrêtés à Bois Chéri visiter une usine et le musée du thé : nous avons aussi pu voir et discuter avec des cueilleuses de thé dans les plantations. Puis nous avons eu droit à une dégustation gratuite des thés produits dans la région, dans un chalet situé dans un cadre idyllique.
                                           Cueillette du Thé à Bois Chéri (intérieur des terres)

Nous nous sommes baignés au Morne Brabant et avons fait un  crochet par Souillac et avons admiré la côte sauvage de Gris Gris.

Le jour suivant, nous sommes partis sur un catamaran avec 14 coéquipiers vers l’île aux Cerfs. Nous avons plongé au milieu des coraux,avec masques et tubas, puis mangé du marlin grillé et des salades  à bord du bateau, puis avec une pirogue nous sommes remontés vers la cascade de la Rivière de l’Est avant de passer deux heures sur les plages magnifiques de l’Ile aux Cerfs. Là nous avons essuyé une bonne averse, avons acheté des t-shirts (pour pouvoir quitter nos habits mouillés) et sommes revenus, le vent dans les voiles, en deux heures à la crique du mouillage.
                                                                                                                            Sur le catamaran filant vers l'île aux Cerfs


Le lendemain, nous avons repris la voiture pour nous rendre de l’autre côté de l’île et avons fait une halte intéressante pour flâner sur le port et dans le  bazar (le marché couvert).               
                                                                     










                                                 Port Louis : le port et le musée Two Penny

Et de là, nous avons rejoint le Jardin de Pamplemousses, un jardin botanique fabuleux de 36 hectares où on peut voir des nénuphars géants, de nombreuses espèces d'arbres endémiques, des bassins...
Et nous sommes rentrés par Flacq et la côte Est. Ce matin, nous avons fait une belle marche vers Blue Bay avant de reprendre l’avion pour la Réunion…

Partager cet article
Repost0
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 18:54

Nous avons participé ce matin à la sortie culturelle «  Sur les Chemins de Mahavel » avec Les Portes du Sud Rendez-vous à l’ancienne maison des directeurs de l’usine de Pierrefonds où nous avons été accueillis par le conférencier Marcel Tiepveau. Puis nous nous sommes regroupés dans 4 voitures pour partir à la découverte du passé de la Ravine des Cabris et de l’histoire du « Grand Canal. »

Dans le lit de la Rivière Saint Etienne, on aperçoit encore les vestiges du canal construit de 1825 à 1826. Les murets le bordant avaient été édifiés par des esclaves. Les pierres étaient liées entre elles par « l’argamasse » un mortier à base de sable, de chaux. (l’argamasse  était aussi le nom d’une place où on faisait sécher les grains de café, ce nom provient de la masse utilisée  et étalée sur le sol)


 L’eau y coule toujours, mais elle ne sert plus à alimenter les sucreries. Des enfants s’amusent à y  plonger et à barboter. L’endroit est très prisé pour les pique-niques du dimanche. On y plante même la tente et on se réserve les kiosques de bonne heure.

 
On aperçoit non loin de là une écluse. Le maître – éclusier, un personnage robuste, qui y travaillait était contraint de répéter  200 à 300 fois la même manœuvre.


Ce  Grand Canal, comme on l’appelle ici malgré sa taille modeste alimentait au début du XIX e la première sucrerie du Canal Saint Etienne, qui se composait déjà de constructions en bois, d’une argamasse, d’un moulin, d’une cuve de décantation de mélasse, d’une purgerie ( qui transformait la mélasse en sucre). M. Dessay a réorganisé cette sucrerie, atout regroupé dans un seul bâtiment, le domaine s’est modernisé avec la venue des machines à vapeur. La façade de l’usine qu’on voit encore aujourd’hui est d’époque.

Nous avons suivi le cours de cet ancien canal dans la partie Basse de la Ravine des Cabris, dans un sentier parallèle à la Ligne des Bambous. On voit encore les murets et un pont métallique surmontant l’ancien aqueduc. Le sentier s’enfonce dans la végétation et on distingue au loin la tour d’un domaine, propriété de Vallet, appartenant un privé, donc non accessible. Nous avons rebroussé chemin. Puis nous avons visité la Ravine des Cabris et découvert de vieilles cases créoles ( à suivre)

Partager cet article
Repost0
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 16:54

Sans l’avoir programmé, nous avons pu assister aux festivités du  8 mai,  Fête de la Victoire, dans le village de l’Entre-Deux à notre retour de randonnée. La Marine en uniformes blancs était présente, ainsi que les officiels de la municipalité. Majorettes, « pom pom girls » et fanfares ont défilé devant l’hôtel de ville. Puis, tous en cortège ont rejoint la place de la commémoration pour le dépôt de gerbe.

 

A rappeler que les Réunionnais ont également participé à la Seconde Guerre Mondiale, comme l’atteste la stèle commémorative devant la place de la mairie. La Première Guerre Mondiale avait déjà fauché dans les plaines du Nord (en métropole) de nombreux jeunes dont 23, originaires de ce village.

Et la population a souffert de la faim entre 1939 et 1945 : « on mangeait du manioc, du maïs, du jaque, il existait des tickets de rationnement pour acheter du tissu, du riz… »comme en témoignaient Mme Séry et M. Dijoux dans « l’Histoire d’un Village des Hauts de la Réunion »

Partager cet article
Repost0
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 18:01

Au Tampon, au lieu-dit « La Pointe » a été aménagé un parcours de santé qui est bien fréquenté. On y voit marcher ou courir des sportifs de tous âges et de toutes conditions physiques. Même des gramounes s’y retrouvent.

Plusieurs boucles sont possibles. Les sentiers sont larges, bordés d’arbustes, de fleurs,  qu’entretient régulièrement la ville.  Le circuit offre plusieurs niveaux de difficultés : du niveau débutant ( 506 m,) au niveau « athlète » (2000m) des agrès jalonnent  le jalonnent.

On n'imagine pas que cet endroit ait pu être une ancienne décharge. Les plantations sont variées, des points d'eau ont été installés (quelques petites fontaines). Un banc pour se reposer après l'effort.

J'ai pris l'habitude de m'y rendre le jeudi après - midi avec une collègue dynamique du Collège de Trois Mares et de marcher pendant deux heures environ... d'un bon pas !

Partager cet article
Repost0
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:44

 Dans notre jardin habite un drôle de lézard, qui escalade les murs et les arbres. Il passe du manguier à l’oranger en traversant la haie. Ce petit dinosaure miniature de 3O cm, de l’ordre des Squamates, se confond avec la végétation et pour le photographier, c’est le parcours du combattant. Il est très rusé et très rapide.

J’ai enfin réussi à l’immortaliser. C’est un « agame ».Il a une crête le long du dos, des pattes griffues, et des écailles gris vert. Il existe 14 espèces d’agames sur l’île. La femelle est plus petite que le mâle et pond une dizaine d’œufs ovoïdes dans un terrier.

 

Un agame dans une agave

Le jour de notre promenade à la Pointe du Diable, un de ses congénères se faisait dorer au soleil, assis dans une agave. L'agame contrairement au caméléon n'est pas protégé par arrêté prefectoral sur l'île.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:32

Des cachalots sur les routes ? Et pourquoi pas !

 Ici à la Réunion, d’innombrables Cachalots sillonnent les routes pendant la saison de la coupe des cannes, c'est-à-dire de juillet à décembre !

Ce qu’on appelle ici « cachalots », ce sont de gros semi - remorques transportant chaque jour des tonnes de cannes vers les balances et  les sucreries de l’île à Saint Louis et au Bras Rouge.

Quelle est donc l’origine de cette dénomination ?

Je viens d’en trouver une en visitant le musée de l’industrie sucrière à Piton St Leu. « Trois cachalots s’étaient échoués sur la plage, et le même jour un camion s’était renversé sur la route : l’événement avait été rapporté dans les pages du journal local « Le Quotidien ».  L’amalgame était fait ! » On a donné le nom de ce gros poisson au semi-remorque ! 

Un nom qui sied bien à ce type de camion : ce qu’ils ont de commun, c’est déjà une taille importante, puis un poids impressionnant. Les cachalots (cétacé) peuvent mesurer jusqu’ à 18 m et pèsent plus de 30 tonnes.

Ils se ressemblent aussi par leur vulnérabilité. Ne sont-ils pas condamnés tous deux à disparaître compte - tenu, pour les uns, de la pêche industrielle,  et pour les autres, de la conjoncture économique actuelle et  du choix de réduire la production sucrière sur l’île ?

Partager cet article
Repost0