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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 11:58

D’abord le littoral…

Les plages ! Elles sont bien plus nombreuses et plus propres à Maurice qu’à la Réunion. Mais le revers de la médaille, c’est qu’elles ne sont pas toujours accessibles sur l’île voisine, raisons pour lesquelles elles sont désertes. Les villas et hôtels ont squatté le passage à la mer. Par exemple à la Pointe d’Esny, il fait parfois longer la route sur 400 m pour trouver un chemin très étroit passant entre deux propriétés.  Le vacancier hésite aussi à longer les propriétés du bord de mer alors qu’il en a tout à fait le droit, « la plage appartient à tout le monde ! »nous expliquera un taxi mauricien. Heureusement que sur l’île française existe cette loi du littoral qui empêche les promoteurs de faire n’importe quoi. et de s'approprier l'océan.

L’appellation « plage publique » choquerait ici à la Réunion, mais elle existe bel et bien à Maurice. Comme si un espace  « restant », bien délimité, était destiné au peuple, tandis qu'une poignée de nantis se réserve la part du lion.

 Les coraux sont menacés sur Maurice, en revanche à  la Réunion, la population est bien plus sensibilisée à ce problème et des mesures sont prises pour protéger le patrimoine marin.



                        Barque de pêche s'éloignant de Mahébourg.

Des pêcheurs à la ligne on en voit sur les deux îles, mais ils sont bien plus nombreux à Maurice, les Mauriciens, jeunes et moins jeunes,  pêchent à toute heure, avec des moyens de fortune :  ils pêchent des coquillages, les pieds dans l’eau, parfois ils ont de l’eau jusqu’à la ceinture.

 








Pêcheur de coquillages à la Pointe d'Esny                    Pêcheur dans la baie de Mahébourg


Ils pêchent aussi la langouste, mais cette pêche est très dangereuse à proximité de la barrière de corail. Des barques de pêche traditionnelles en bois, on en voit énormément sur la côte Sud et la côte Est que nous avons visitées, alors qu’à la Réunion on en voit très peu, essentiellement à l’Anse des Cascades.
 Nous avons vu une pisciculture près de la Pointe du Diable à Maurice, mais elle suscite la révolte des pêcheurs, car l’espèce élevée, l’ombrine, - d’énormes poissons– nuit au biotope et concurrence la pêche traditionnelle.

Nous avons rencontré de nombreux Mauriciens tentant de vendre des coquillages ou des parures en coquillages pour vivre. Il faut dire qu’ici le RMI n’existe pas et que tous les moyens sont bons pour gagner un peu d’argent. Il n’y a pas de sot métier…

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