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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:32



Actuellement les cannes à sucre, déjà très hautes, se mettent à fleurir. C’est un spectacle merveilleux Au soleil à midi,  les fleurs qui émergent des champs de canne ressemblent à des hampes argentées ;  au coucher du soleil, on distingue se découpant  sur le ciel rose les silhouettes en filigrane de ces inflorescences.

C’est le signe que la canne va être mûre, et qu’on procédera bientôt à la coupe. Dans les champs on travaille déjà pour nouer les cannes afin de faciliter le passage des coupeurs. De juillet à décembre, on assistera au ballet incessant des « cachalots » (camions) qui emportent la récolte aux balances où elle va être pesée, avant d’être acheminée vers les sucreries.

En Guadeloupe et en Martinique, cette floraison annonce Noël. Question d’hémisphère !Ici, elle annonce l’hiver austral et les vacances scolaires de juillet.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 21:26

Ils l’attendent avec impatience cette ouverture.
Hier encore on se promenait allègrement sur la voie pour rallier deux villes, ou on y faisait des balades à vélo, à rollers. Mais voilà, tout a une fin : ce sont des véhicules par centaines ou par milliers qui l’emprunteront le 23 juin. Ce tracé de 34 kilomètres qui relie l’Etang Salé à Saint Paul devrait réjouir tous ceux qui appréhendaient les bouchons de Saint Leu. Ils pourront être contournés. Mais  à l’arrivée à Saint Denis, je n’ose pas imaginer… ça va être la cohue !

Et ceux qui croyaient pouvoir faire du « pousse » (rivaliser de vitesse) sur cette voie rapide auront bien du mal en raison d’une vidéo – surveillance bien pensée.


                        La route aux cyclistes : c'est fini !

L’île aux contradictions

La Journée  de la Prévention Routière, les organisateurs ont fait venir des « formules 1 » pour donner des sensations fortes aux frustrés de l’île.

On pense désenclaver les Hauts, mais certaines bretelles d’accès sont tellement bizarrement conçues qu’elles risquent plutôt de porter un coup à la fluidité des déplacements.

L’île n’a plus d’argent pour les associations mais dépense des sommes exorbitantes pour toutes les manifestations dominicales de la Route des Tamarins depuis un mois !

On aimerait que chacun ait accès à la propriété, et d’un autre côté, les prix des terrains jouxtant ce tracé des Tamarins deviennent prohibitifs. 

Pas que des avantages… On verra à l’usage… Restons optimistes !

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 20:17

 Samedi soir, nous sommes descendus à Saint Pierre pour la Fête de la Musique. Déception ! Rien… si ce n’est un groupe de country qui se faisait plaisir en dansant en ligne sur un parquet le long de la plage.
Des badauds, pas de groupes d’instruments, pas de chants… Beaucoup de personnes ont dû regretter d’avoir fait le déplacement. C’est le dimanche, donc le lendemain,  que les festivités étaient au programme. Alors qu’au Tampon la fête battait son plein depuis 17 heures le samedi. Nous aurions mieux fait de rester à Trois Mares ce soir-là !

Dimanche matin, nous sommes allés sur le parvis de l’église du Tampon écouter  les chorales Polianka et Villancico. Assis sur les gradins (escaliers) nous avons passé un bon moment. RFO filmait les groupes.

                                La fanfare au Port de St Pierre

Et dimanche soir, sous un soleil radieux,  nous sommes redescendus à St Pierre dans la rue Delisle, fermée à la circulation pour l’occasion et où avaient été montés plusieurs podiums : podium maloya, podium rock, podium reggae etc… La sono est toujours trop forte, chaque groupe veut chanter plus fort que l’autre ! Les formations qui nous ont particulièrement plu étaient une fanfare originale, le Binye Maye, et le groupe Oukilé (instruments créoles, voix et danseuses).

                                            Le groupe "Oukilé"

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 15:06

A l’occasion de la Fête de la Musique, Jean – René Ferrere,  un collectionneur, passionné d’instruments de musique,  a réuni à la Médiathèque du Tampon, pour une exposition,  des centaines d’ instruments : tinwhisles et bodrans d'Irlande, trompette maoris de Nouvelle Zélane, flûte nasale de Tahiti, tambour de Chine, Claves de Cuba, chequeres d'Amérique latine, quiros, doum-doum d'Afrique, darbouka d'Egypte, oulké d'Inde, cuica du Brésil, dân thran du Vietnam, corne de brume et cor d'armée de France, trompette et saxo en bambou d'Indonésie,balafon,accordéons, bobres de Madagascar, kayambs de la Réunion et d'ailleurs, harmonium, marovan, orgue à bouch,  et une quantité impressionnante d'instruments classiques en cuivre...

                                                              M.Ferrere, le collectionneur
  
                                                                                                  
Orgue à Bouche du Japon                                             
Depuis 30 ans, il collectionne ces joyaux de toutes les contrées du monde. Ce sont souvent des objets ouvragés, de vraies œuvres d’art. Parfois il en ignore le nom. A ce sujet, avis aux connaisseurs pour les instruments anonymes suivants : si vous savez les nommez écrivez-lui au 114, rue Roland Garros au Tampon (974)  
  


    


Et il connaît l’histoire d’un bon nombre de ces acquisitions. Ainsi, il nous explique qu’il s’est interdit de faire restaurer un instrument à cordes complètement égratigné, parce que ce serait méconnaître ma tradition de son pays d’origine : à savoir, quand on a fini de jouer de ce "quatro du Venezuela"on jette l’instrument derrière soi ( comme en Russie où on jette le verre vide !)

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 21:00

 

Ce qui frappe en arrivant sur l’île, c’est la multitude d’abris en bois disséminés le long des plages, dans les forêts, au bord de la route, dans tous les lieux touristiques… Ce sont des « guétalis » !

Parfois ces constructions sont prises d’assaut à l’aurore par les familles qui y installent leur batterie de cuisine pour le pique-nique du samedi ou du dimanche. Parfois on y fête un anniversaire, Noël, Nouvel An. Et on décore le guétali de ballons de baudruche colorés. Quand on craint le vent ou la chaleur, on emporte de grosses bâches desquelles on entoure ce kiosque!

Souvent c’est une solution peu onéreuse et très conviviale. Plutôt que de réunir les amis ou la famille dans un appartement, ou une petite case,  on les convie à un kiosque. Parfois les travailleurs achètent dans des snacks ( qui sont très nombreux) des barquettes de carry pour midi et viennent déjeuner à l’ombre de ces guétalis. Pour 5 euros le repas et 1 euro la dodo, on déjeune à sa faim, car les portions sont géantes.

 

Histoire du guétali : dans l’architecture créole, ces constructions élevées à l’angle des cours murées permettaient d’observer les gens dans la rue en contrebas, sans se faire remarquer.

"Guetali" vient de « guett a li »en créole, on traduira  « guette-le ! épie-le »

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 15:20
En août 2008, quand nous avons visité la maison, nous avons été assaillis dès le franchissement de la grille, par l'odeur subtile des fleurs d'oranger. Et si nous avons choisi de nous installer où nous sommes, c'est sûrement une des raisons ; la présence de ces arbres fruitiers.

Toute notre famille qui est passée a pu assister à un stade de développement de la fleur d'oranger. Et depuis mai, les arbres portent des fruits mûrs.
Nous avons déà pressé manuellement les agrumes pour faire des jus pour le petit déj, des punchs pour les apéros, et nous avons décidé enfin de nous équiper d'une centrifugeuse. Aujourd'hui je m'en suis servie pour extraire le jus des oranges que j'ai cueillies au retour de l'école.


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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 20:27

 Rouges Maurice, Aigrettes, Gueules rouges, ombrines ocellées…. Vous avez deviné ?... Non ? alors on continue : cabots fond,  vivaneaux, steacks espadons, dorade coryphènes, thon rouge…  Eh oui, tous ces mots désignent des POISSONS

Une poissonnière bien aimable !

Dans une des grandes surfaces où nous avons coutume d’aller, nous aimons nous arrêter au rayon-poissonnerie où la vendeuse prend le temps de nous conseiller. Ce soir, je lui ai demandé de pouvoir photographier son étal qu’elle avait rempli de ces poissons aux noms curieux.  Alors voilà j’ai fait des gros plans sur ceux qu’on n’est pas habitués à voir en métropole !
 
  
 

        

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 20:56

 C’est un organisme vital à la Réunion. Pratiquement tout se passe à la poste. Le RMI est retiré dans les agences. Et il faut être  lève-tôt ou  masochiste pour oser se présenter à l’un des guichets la première semaine de chaque mois. Il y a des files d’attente jusque sur le trottoir. Ca mérite la photo. Parfois ce sont les hommes, mais le plus souvent ce sont les femmes et leurs marmailles qui font le déplacement pour retirer la paye en billets.

J’ai eu un jour l’idée d’aller retirer un pli recommandé au moment fatidique et j’en étais quitte pour 1h30 de queue ! Et parfois l’ordinateur est en panne donc l’un des deux préposés est obligé de s’occuper du dépannage, alors on fait attendre les concernés, qui n’ont guère le choix s’ils veulent toucher leur dû. Quelle patience ! Les gens du pays gardent leur calme, un calme olympien. Pas de stress, pas de bousculade. Certains essayent bien sûr de se faufiler, mais jamais on n’en vient aux mains.
Beaucoup de Réunionnais payent aussi leur facture d’électricité par mandat poste ou en liquide, d’où les files interminables à EDF.

Comme en métropole, les petites agences ferment tôt ! Le service public… on se demande ce que cela signifie. De l’argent on en dépense actuellement pour redorer le blason de cette entreprise avec une pub coûteuse, alors que ces sommes seraient  certainement les bienvenues pour générer des emplois de manière à mieux servir le client !

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 21:33

Nous avons assisté avec 50 collègues de l'Amicale du collège à une soirée - cabaret exceptionnelle, animée par les quatre musiciens de talent  : les trois frères Gonthier et leur comparse. Durant trois heures, ils ont chanté leur pays, le pays des Yab’ (c’est-à- dire les fermiers des Hauts, ceux qui vivent au 27e kilomètre, entre St Pierre et Saint Benoît) dans la montagne.  Avec humour et pédagogie, ils nous ont fait aimer leur région par leurs textes en créole, à la fois tendres et burlesques.

Jouant de la contrebasse, du violon et du banjo, de la guitare et des percussions, ces quatre virtuoses, à la fois instrumentistes, compositeurs et chanteurs, nous ont fait passer un moment inoubliable dans la maison de Ti Rose, à Bois Court. Le repas pays avait été préparé par la bande : achards et boudin piment, puis carry – andouille et carry – poulet, puis tarte maison à l’orange.

Nous avons découvert les habitudes et les anecdotes des habitants des hauts, comme les retards de la mode vestimentaires, le problème des transports… et savons désormais que chaque région donne un nom différent à ses fermiers.

Ainsi à  la Réunion,  il existe des maouls (fermiers de St Joseph), les Youls (fermiers de la région de St Philippe) les Liton (fermiers de Grand Bassin), les « z’habitants » ( je ne me souviens plus de leur localisation) les Pat’Jaunes (les fermiers de la Plaine des Grègues), mais le groupe a choisi les « Pat Jaunes » pour son pouvoir évocateur : en fait, les fermiers marchaient pieds nus dans les plantations de curcuma ( le safran  du pays)d’où ce nom de « Pattes Jaunes »

Le groupe a déjà sorti trois CD et un livre pour enfants. Il s’est produit dans divers pays ainsi qu’en métropole et s’y produira de nouveau en septembre.

lien utile : www.patjaunes.com  Vous pouvez y écouter des extraits de leurs albums.

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 18:16

 Autrefois l’île comptait quatre salines : La Possession, Saint Gilles, St Leu et l’Etang Salé. Aujourd’hui il ne reste que celle de Saint Leu située à La Pointe au Sel. Grâce au Conservatoire du Littoral qui en 1981 a réussi à bloquer  des projets immobiliers, en rachetant 16,5 ha  du lieudit « La Pointe de Bretagne », cet endroit a pu, heureusement,  être préservé. Le Museum d’Histoire Naturelle et le Conseil Général ont pris conscience de l’intérêt patrimonial de la saline. Actuellement des aménagements pour l’accès sont en cours. Trois bâtiments ont été restaurés, dans l’un d’eux transformé en maison de stockage, le second en maison de services et le dernier  en musée.

 Là, on peut apprendre l’histoire de cette saline (grâce à un film) et découvrir la faune et la flore qui règnent entre mer et montagne, une végétation de savane où vivent toutes sortes de criquets, de petits papillons… Toutes les questions qu’on peut se poser sur le sel  trouvent des réponses dans un parcours pédagogique. L’entrée est gratuite. De nombreux collèges et écoles viennent au Musée du Sel,( qui a ouvert ses portes en janvier 2008,  et l’Office du Tourisme de St Leu organise des visites sur le site. L’office du Tourisme recrute aussi les sauniers et commercialise le sel.

 Nous avons aussi parcouru les bassins étagés du rivage vers la route du littoral. Mais nous n’avons pu assister à la récolte de la fleur de sel, peut-être parce que le samedi on ne travaille pas.

Entre montagne et mer, une savane où le sel sèche sur les chemins de terre.

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