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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:00

      Au fond du jardin, nous avons un composteur, et chaque jour nous l'alimentons en épluchures, marc de café, coquilles d'oeufs, fruits et légumes pourris, restes de salades... parfois nous y mettons les déchets de tonte. Et comme ces résidus se transforment très vite en terre végétale, inutile d'acheter des trucs chimiques pour nourrir notre modeste potager.
      Mais les gros volumes, comme les troncs de bananiers, leurs feuilles, le bois mort, les branches de la haie, tout ça est déposé sur le trottoir régulièrement et un camion passe pour les récupérer.
       Un seul homme est nécessaire pour faire ce travail de titan, - en période de pluie, les tas devant les maisons sont énormes -  Cet employé qui est aussi le chauffeur du camion, avec sa seule télécommande, et son sourire,  effectue toute cette tâche : le crochet saisit les végétaux et les met dans la benne. Puis l'homme consciencieux prend son rateau et ramasse les débris restants.

                           

  
              

Sur le site de la Ville du Tampon, j'ai trouvé des infos intéressantes à ce sujet : les voilà !

Déchets végétaux

Il s'agit de : tontes de pelouse (à disposer dans des boîtes en carton), tailles de haie et d'arbuste...

Pour vous en débarrasser :

  • attendre le passage de la CCSud (toutes les deux semaines environ devant votre logement),
  • déposez les sans attendre à la station de broyage à la Plaine des Cafres ou à la déchetterie de Terrain Fleury (ouverte du lundi au vendredi de 8h15 à 12h et de 13h à 16h30, le samedi de 8h15 à 15h30)
  • faites votre propre compost * 

 

                *  Bio composteur

 

La CCSud a décidé de doter ses administrés de bio composteurs en bois. Les foyers concernés sont ceux qui ne possèdent pas encore de bio composteurs et qui en font la demande.

Plus d'infos, cliquez ici >>

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:21

Le terme est très courant à la Réunion. Il fait référence à l’esclavage. Le « marron » était le cafre, l’esclave, donc l’homme à peau sombre qui a fui vers les montagnes, vers les forêts, pour devenir « hors la loi ». Maintenant ce mot a le sens de « sauvage, illégal. »

Faire un travail marron, c’est faire un travail sans le déclarer, un travail « au noir ». Les plantes « marronnes » sont celles qui poussent à l’état sauvage comme « la vigne marronne ». On dit aussi « le raisin marron »… 

               
Il existe des plantes appelées « cannes marronnes », elles sont endémiques à la Réunion, ces plantes ont des feuilles fines et longues en éventail.

                   

Il existe aussi l’ananas marron qu’on peut voir par exemple dans les sentiers botaniques comme le Sentier Marmailles de Notre Dame de la Paix.

 

Des animaux domestiques devenus sauvages peuvent aussi s’attifer de cet adjectif : ainsi «  les cochons marrons » signifie « cochons sauvages ».

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:19

  "Les mouches bleues."

On ne peut les rater quand on se promène entre Ste Anne et Le Piton Ste Rose. Nous en avons vu une quantité impressionnante dans la vigne marronne, parfois trois mouches sur une même feuille. Ces insectes concurrencent l’abeille et empêchent la butineuse de récolter le pollen de la fleur. Pour les apiculteurs, c’est une calamité car leur production de miel a chuté de façon vertigineuse. Ils ont porté l’affaire en justice et demandé des expertises.

Non mais, quelle mouche les a piqués, ces scientifiques  ?

 
Le Cirad de la Réunion avait introduit en 2006 cette mouche (cibdela janthina) pour éradiquer la vigne sauvage, une peste végétale qui a envahi toute l'île, mais ces chercheurs  n’a pas mesuré les conséquences sur les  abeilles... On minimise et on dit aux apiculteurs de ne pas prendre la mouche...(alors qu'ils la prendraient bien pour l'écraser s'ils le pouvaient)  Et les pauvres abeilles continuent à tomber comme des mouches...
Voilà ce que c'est, messieurs les introducteurs de "cibdela janthina", que de jouer à la Mouche du Coche - à savoir essayer de rendre service en ne faisant qu'envenimer la situation - Espérons qu'ils trouveront l'antidote !

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:23

                 

Lors de notre balade le long de la côte Est, j’ai vu pour la première fois des espèces d’immenses   graines  jonchant le sol et elles ressemblaient à des « bonnets d’évêques », coiffures de 10 cm2 à quatre pans.  C’est d’ailleurs le nom du fruit qu’on donne à cet arbre ici à la Réunion ! Ce fruit a aussi la texture de la noix de coco. La graine qu’il contient ressemblerait à un avocat et serait toxique.

                        


                            
 
Le bonnet d’évêque ou « Barringtonia asiatica » peut atteindre 20 mètres. On ne le voit qu’en bord de mer, il a le tronc gris et de grandes feuilles vertes bien brillantes.

Recherches complémentaires :  Sur cinq espèces de barringtonias étudiées au Vanuatu, 2 seules seraient comestibles.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 06:48

 2e étape de la Rando des  "Jolis Pas" 
De Ste Rose à la coulée de lave de 1977.

 

Nous descendons vers la marine de Ste Rose par des escaliers, longeons des habitations modestes et très fleuries,  et arrivons à un petit port abrité où sont amarrés quelques barques de pêcheurs, de rares bateaux de plaisance, deux zodiaques… Une haute digue protège le bassin. Il est dominé par une usine hydro-électrique. Des familles se sont installées là pour le pique-nique du dimanche,  on y voit un podium, des kiosques, un bar…Quelques gouttes de pluie . Le temps de sortir le Kway et c'est fini !

 

Nous nous dirigeons vers le Sentier des Pêcheurs qui longe le « Quai de Travers » , puis la côte rocheuse. La promenade est agréable sous les vacoas et les badamiers.

                     

             

 
Parfois on marche à quelques centimètres la falaise, parfois on rase un champ de cannes et on repasse dans un sous-bois. Il fait bien chaud et il fait bon marcher à l’ombre. De temps à autre on aperçoit un pêcheur.
       
 On s’arrête à chaque découverte. D’abord pour photographier une graine énorme qui ressemble à un bonnet de pape.

 Puis pour immortaliser un « endormi » que François a bien voulu réveiller en le prenant en main. Tous poussent des cris de surprise en voyant le reptile changer de couleur : de brun sombre il devient rouge, rose et ouvre grande sa gueule aux lèvres jaunes.

        
Nous avons déjà marché 30 minutes quand nous décidons de nous arrêter au Bassin de la Sirène, aire de pique-nique aménagée au bord d’un à-pic. Nous nous installons sous les vacoas, ou contre un rocher et mangeons notre repas froid.

          

Après une halte de 45 minutes, nous voilà repartis direction « La Ravine Glissante ».Nous descendons sur les galets de cette ravine abrupte et devons suivre un étroit sentier qui aboutit normalement à une échelle en bois. Mais l’échelle n’existe plus et il faut grimper le pan de roche d’une hauteur de 3 mètres en nous tenant aux racines d’un arbre et à ses branches. Puis il faut essayer de repérer le mince sentier qui longe le stade, personne ne l’entretient plus. Peut-être que le passage des randonneurs gêne les riverains… Nous longeons les clôtures des habitations et poursuivons notre progression. Nous approchons de l’ancienne coulée de lave qui a recouvert Piton Saint Leu  en 1977. Le terrain devient plus dur mais il est balisé par des marques blanches. Nous croisons  des promeneurs remontant vers le Nord. Il nous faut descendre une paroi instable pour atteindre l’océan. Les vagues font un bruit terrible en se fracassant contre les coulées de lave. La végétation a repris ses droits : des fougères et des graminées ont colonisé le sol, ça et là poussent des filaos .

 Là, un chemin bordé de petites roches  remonte vers Piton Ste Rose. Nos chaussures crissent sur les gravillons. Les randonneurs font une dernière pause. Tous sont là !

                                                                                                                        Photo André C.
Trois heures de marche depuis le repas ! Plus de 4 heures le matin ! Plus de 7 heures de randonnée au total …

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:33

ça tombe bien, ce 24 novembre,  jour où toutes les forces devraient être mobilisées pour défendre notre république et ses valeurs…   je vous propose ce thème « fleurs de  grève » !  Notre pays souffre  : heureusement que la nature est là pour embellir notre quotidien !

Alors voilà, ayons les pieds sur terre  et sachons apprécier les biens acquis si durement menacés. Si nos représentants politiques avaient tous grandi au contact de la Nature, et non dans les villes, ils sauraient rester simples et préserver leur patrimoine et celui de leurs concitoyens... (ces propos n'engagent que moi !)

Sur les kilomètres de "grève" que nous avons parcourus ce week-end, c'est à dire sur le littoral de la Côte Est,  poussaient toutes sortes de fleurs superbes. Parmi lesquelles…

  • La liane poc poc, de la famille des passiflores.


     
  • L’ipomée (ou liane batatran ou Patate à Durand) qui en séchant fait de jolies fleurs argentées à bouquets)




  • et la sensitive,dont les feuilles se rétractent quand on les touche.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:03

1ère étape : De Sainte Anne à Sainte Rose.

Avec Les Jolis Pas, nous sommes partis en bus à 6 heures pour  Ste Anne. Ciel bleu et vue panoramique dégagée sur la Plaine des Palmistes. Tous ont pris le petit déjeuner préparé par l’association, au lieu dit « Bassin bleu », qui correspond à la Source du Petit Saint Pierre. Là, Ti Yab, le président nous a expliqué l’itinéraire et la bande de 36 randonneurs s’est mise en marche.   

  

Nous avons longé le bassin où se baignait déjà quelqu’un, et un chemin agréable bordé au départ de palmiers royaux nous a conduits le long de jolies petites cases, puis le chemin s’est dégradé pour longer une parcelle plantée d’ananas et de maïs. Devant nous la mer, et là plus  de chemin, mais des galets. Nous grimpons un petit dénivelé et nous atteignons un chemin goudronné.


A notre droite les montagnes, des litchis aux fruits déjà rouges, le Nez Cassé.  Bientôt, nous  devons nous  regrouper pour traverser une propriété privée – un grand domaine arboré aux grandes allées où ont lieu des mariages... - 





Nous revoilà à quelques dizaines de mètres de l‘océan et il faut continuer sur des galets, traverser la Ravine des Orangers, -qui est à sec-  en essayant de nous repérer aux cairns (monticules de pierres) balisant le chemin. Nous progressons dans le sable noir qui vole et avançons sur des galets inégaux. Une randonneuse – qui faisait sa première marche avec les Jolis Pas - chute et il faut la soigner.



Puis nous nous enfonçons dans un étroit sentier, un tunnel de verdure où la mouche bleue s’en donne à cœur joie sur la vigne marronne, où des papillons orange volètent. Un des randonneurs s'est arrêté près d'une liane de vanille pour expliquer la pollinisation de la fleur.
 

Nous repartons, traversons à gué la Rivière de l’Est, large de 750 mètres, Nous voyons  maintenant au loin la Pointe de Bonne Espérance et progressons toujours sur des galets ! Dans ce désert de pierres, Jolaine me fait remarquer la présence d’une noix de coco qui germe, plus loin la végétation reprend ses droits et on voit des couvre-sols colorés.

Encore des galets puis la montée assez raide vers Ste Rose au milieu d’une propriété arborée pleine de litchis, lataniers, héliconias, bananiers… Après un bout de chemin sur la RN, nous descendons  vers la Marine de Ste Rose, où commençait le Sentier des Pêcheurs.





Quelque quatre heures d'une marche fastidieuse en raison des numéros d’équilibristes qu’il fallait faire pour retomber sur ses pieds. Le spectacle en valait  la chandelle : côte sauvage, vagues bleues écumantes se jetant contre la roche volcanique ou les galets, champs et montagne verdoyante au loin, quelques petits sentiers ombragés bien agréables et des dénivelés peu éprouvants, cadre paradisiaque dans la montée vers Ste Rose… Dans la  deuxième partie du parcours, on ferait l’économie des galets ( à suivre
)

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 14:34

 Dans notre jardin pousse un arbuste qui porte de petits fruits ronds à la peau verte, épaisse et bosselée. On dirait de petits citrons. Ceux-ci restent très petits : 3 cm de diamètre ! Cet arbre est un « combava ».

Le combava  (citrus hystrix) fait effectivement partie de la famille des Rutacae comme le citronnier, le limettier et le pamplemoussier.

Les cultivateurs réunionnais le produisent à grande échelle et les fruits sont vendus au marché à des prix spéculatifs. On utilise le zeste des fruits (et celui des feuilles) en parfumerie ou comme condiment pour la cuisine. Ainsi on trouve parfois des lamelles de combavas dans les samoussas, les bouchons, les viandes. Chaque fois que j’en mange j’ai l’impression d’avaler du produit vaisselle, du « P. Citron » (pour ne pas le nommer),  tant il en a l’odeur.

J’ai taillé l’arbuste en août et voilà qu’il redonne une quantité impressionnante de petites fleurs roses (quand elles sont fermées) et blanches (quand elles s’ouvrent. Sur la même branche on peut voir les 3 stades de développement : du bouton au fruit en passant par la fleur. Les feuilles sont aussi très particulières.

 
              fleurs en boutons                                                                   fleurs en train d'éclore, on perçoit déjà le fruit


                  le fruit : un petit citron rond qui restera vert !

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 19:17


La semaine dernière, les élèves se sont précipités dans la  salle des profs pour suivre un lézard . « Madame, madame, nana un caméléon ! »

                                  

Je me suis penchée sous la table, ai observé la bête.  J’ ai expliqué à Thomas, Guillaume et Jérôme, mes jeunes interlocuteurs, qu’il s’agissait non pas d’un caméléon, mais d’un agame. Ou plutôt,  j’ai rectifié en expliquant qu’agame était son nom en français... pour ne pas heurter les susceptibilités !

En fait ici, tous les lézards à crête sont appelés « caméléons » par les Réunionnais. Et pour le caméléon, on choisit de l’appeler « l’endormi » sur l’île. Allez comprendre quelque chose !

Agame ou pas agame, on fait des amalgames ! Lé égal ! Lé pareil ! Mi pense que le nom « Agamemnon » li conviendrait bien … sans jeux de mots !

 
                                         Agamemnon, le bien - nommé
 


Voilà notre Agamemnon qui a posé pour nous dans l’allée du garage voilà trois jours ! Une pensée pour Viviane qui agadore ces charmants reptiles !

 

 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 18:18

30° au thermomètre, une après-midi libre, et nous voilà en route pour la plage de l’Hermitage (bientôt « l’Ermitage »). Nattes déployées, serviettes étalées sous un filaos, masques et tubas en main, nous marchons dans le sable presque brûlant et  sommes bientôt dans une eau limpide à nager entre les coraux roses, blancs, bleus, bruns, blancs… à suivre des bancs de poissons colorés, à repérer des murènes cachées. Peu de baigneurs, peut-être parce que les enfants sont encore en classe. Le lagon est à nous ! Pas vraiment, et c’est tant mieux car depuis quelques mois, on a planté dans cette zone entre plage et barrière de corail des balises jaunes visibles de loin.



Qu’est-ce que donc que ces balises ? Ce sont des « balises  de lagon ». Celle que nous avons vue pendant notre baignade faisait partie d’un périmètre « niveau 2 »

Le niveau 2  (= niveau 1 + niveau 2)

Qu’est-ce que ce niveau 1 ? Il règlemente des nuisances majeures, interdit de marcher sur le corail ou de le ramasser, de perturber la faune, de laisser des détritus, il interdit les nuisances sonores, les feux, les tags, les nuisances lumineuses, la présence d’animaux, le franchissement de la barrière de corail, la circulation terrestre de véhicules à moteurs, les rejets polluants, les techniques de pêche destructrices, la pêche de loisir de nuit…

Niveau 2  interdiction de la pêche sous-marine, ainsi que la pêche à la ligne, de la pêche de loisir, le jet-ski, la circulation à moteur sur le récif et règlemente la plongée sous-marine…

 

                                         Balise terrestre à Etang Salé

Puis nous sommes rentrés par la route du littoral pour nous arrêter près du Gouffre à la sortie d’ Etang Salé. Là,  sur la côte rocheuse, le long d’un sentier de balade,  a été plantée une balise de même type. Elle paraît très haute, plus de 2 mètres ! Cette taille doit lui permettre d’être repérée de loin. Elle doit figurer sur les cartes marines.Pas de baigneurs dans cette zone, mais des possibilités de pêche. Les pêcheurs  locaux ont dû changer leurs habitudes et jeter l’hameçon un peu plus loin, hors de la zone balisée !

 

On lit sur les panneaux nouvellement installés dans ces zones

Réserve Naturelle MARINE DE LA REUNION

 «  Alon mét ansanm pou respect’ nout’ patrimoin’ bordmér’ »

Les récifs coralliens de la Réunion constituent des écosystèmes remarquables pour la biodiversité qu’ils abritent  et les paysages qu’ils  façonnent. Pour que ce cadre de vie exceptionnel puisse être transmis aux générations futures, une réserve naturelle a été créée. Elle s’étend sur un linéaire côtier de 40 km, dont 20 km de barrières coralliennes, du Cap La Houssaye à Saint Paul, jusqu’à la Roche aux Oiseaux à Etang Salé »

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