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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:21

sculpture sur bois 6

A Tolagnaro, en revenant par la route longeant le port, nous avons dirigé nos pas vers le phare ( une construction privée le cache partiellement !) et là, oh surprise ! nous avons vu un jeune  Malgache en train de sculpter une planche de palissandre. Sous son ciseau apparaissaient en relief des cases, des palmiers, des femmes, des scènes de la vie quotidienne.

 

sculpture sur bois 5

sculpture sur bois 7

  Le lendemain, accompagnés par Charlie, nous nous sommes rendus chez Tomy ( Chrisostome) un sculpture sur bois 1sculpteur de Fort Dauphin qui avait déjà créé des œuvres pour les hôtels dont «L’Hôtel de La Croix du Sud ». Nous avons traversé un quartier pauvre de la ville, sur un sentier étroit au milieu de palissades de piquets en bois, pour rencontrer notre homme. Ce dernier, avait déjà commencé à sculpter un aloala (aloual) et le proposait pour 100.000 ariarys. Nous avons passé commande. L’aloala  est un poteau funéraire qui raconte la vie du défunt. On y voyait une femme, un zébu, un maki, mais il nous a laissé le choix des sujets pour la partie inférieure : j’ai demandé qu’il y ajoute une tortue, un crocodile et l’arbre du pays « le ravenale »(arbre du voyageur). Il nous a précisé qu’il sculptait le bois de rose, l’ébène et le palissandre et que l'oeuvre commandée serait achevée dans deux jours plus tard.
Marie Claire quant à elle a fait sculpter une planche de palissandre pour en orner un linteau de sa nouvelle case.

L’aloalo, totem funéraire d’origine mahafaly a été victime de pillages : ce poteau a attiré les convoitises  des vahazas  qui ne se sont pas privés d’en dépouiller les cimetières et la douane est vigilante : on n’autorise que les reproductions de ces sculptures, nous demanderons une facture de l’artiste pour ne pas être ennuyés à l’aéroport.

Sur le chemin menant à l’hôtel du Phare, à main droite se dresse un aloalo superbe. Dans les restaurants, les hôtels,  on voit souvent des reproductions décorant les murs.

 

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alouala devant l'Hôtel du Phare                                                 alouala dans le restaurant "Coco Beach"

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:38

Préparation de l’expédition : les achats à Fort Dauphin.

Vivre trois semaines en ermites, au bout du monde, ça se prépare… Il nous faut aujourd’hui acheter des vivres et du matériel  pour la construction de la Case- Santé. Bien sûr, à Lokaro, nous pourrons manger des poissons, des crabes, des crevettes, des langoustes, mais dans ce village de pêcheurs, on cultive essentiellement le manioc ! Bonjour les carences en vitamines… achats 6

Alors voilà, il faut penser aux légumes  et fruits qui se gardent (concombres, choux, tomates, ananas…) acheter un gros sac de riz, des haricots rouges, des œufs, des pâtes, du pain et des biscottes, des oignons, de l'ail, prendre de la viande pour le premier jour seulement : avec cette chaleur, rien ne se conserve ! Pas de réfrigérateur dans nos cases…

   achats 8achats 8 bis

Une bonne provision d’eau plate, du café… Et puis le sel, le sucre, la farine, un pot de achats 1 bisconfiture, deux plaquettes de beurre…Ne pas oublier les bougies, le gaz, le gasoil pour le groupe électrogène. Nous prendrons le charbon de bois à Mandromondromatra…. (prononcez mandjungjung)

Il est aussi nécessaire de commander les matériaux de construction, emporter des sacs de ciment, rencontrer un menuisier… ça c’est la tâche qui incombe aux hommes.

Nous autres, accompagnés par Charlie, nous nous arrêtons en face du temple, à la Banque (la BNI) où nous allons changer nos euros. Nous en sommes quittes pour 1H 30 de queue. Après ce long week-end, tout Fort Dauphin semble s’être donné rendez-vous ici. Des agents de sécurité armés de matraques veillent au grain. Nous entrons, et Jean –Michel, qui était déjà à Madagascar six mois plus tôt nous explique qu’il faut poser nos passeports sur le comptoir du guichet de change ; l’employé appelle les clients au fur et à mesure. Nous sortons de l’établissement avec des millions… Nous nous dépêchons de nous engouffrer dans la voiture de Charlie et nous nous retirons dans un endroit calme, non loin de l’Office de Tourisme, pour ventiler nos billets dans les divers porte-monnaie.

Petite visite à l’Office du Tourisme, très peu fourni en documents : on nous donne une petite plaquette de la ville (payante ! c'est la crise...)

achats 1Puis, nous allons faire nos courses au marché de Tanambo (la ville nouvelle). A une dame qui est en train de tresser du jonc, nous achetons des sacs  pour y déposer nos achats. Le marché est très animé,  il faut marchander, comprendre les prix demandés, et nous avons heureusement notre traducteur, il négocie à merveille.  Quelle animation dans ce marché, ça fourmille de bambins les femmes allaitent dans tous les coins, les vendeurs et les vendeuses sont assis sur les étals, un gamin est chargé de chasser les mouches qui convoitent la viande. Les odeurs sont très fortes, déjà désagréables à cette heure avancée de la matinée, on a du mal à imaginer ce que cela peut être en fin d’après – midi…

achats 2 achats 3

                                Le marché de Tanambo, en ville nouvelle

achats 4  achats 9

 Nous allons aussi dans une petite boutique « une boutique d’alimentation » où les étagères ne sont accessibles qu’aux vendeurs qui se déplacent derrière « un grillage à lapins » Ici on craint les voleurs, c’est manifeste.

achats 7

Tout à coup Marie Claire élève la voix et chasse une vieille dame qui lui tend une ordonnance crasseuse, en prétextant qu'elle ne pouvait payer les médicaments... et c'est cette même dame  qui, un an plus tôt, dans un autre quartier lui avait présenté la même ordonnance, encore propre à l'époque, pour la même raison.

Pour les produits manquants, nous nous approvisionnerons à la Smar, une supérette, dont la plupart des rayons sont vides, puis à la boutique de la station-essence.

  achats 9 bis

Nous nous hasarderons aussi l’après- midi dans une boutique de tissus où nous faisons des emplettes personnelles : nappes, tissus colorés, pour des prix délirants !

 

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 20:47

Nous voilà arrivés à l'Hôtel du Phare,  où nous buvons une THB "Three Horses Beer" une bonne bière bien fraîche, brassée à Madagascar, une Pilzner...

 

Fort Dauphin 5 zipLe médecin de l'association AAHL, le Dr Abel, est venu nous souhaiter la bienvenue avec son neveu et sa nièce. Les enfants sont ravis de boire un soda. Inzu, la gamine de 10 ans, me traduit l'expression : «Comment tu t'appelles ?» Je la répète, mais suis incapable de la restituer. La langue est compliquée ! Marie-Claire, sort de son sac une méthode «assimil» et nous voilà à chercher des traductions.

Notre hôtel est très confortable, climatisé, propret, et idéalement situé, à deux cents mètres du port. 

  Fort Dauphin 6 zip 

Des épaves rouillées émergent de l'eau, il s'agit d'embarcations échouées sur les bancs dFort Dauphin 7 zipe sable. Echouage non accidentel : les armateurs préfèrent abandonner les carcasses ici plutôt que d'assumer le coût de leur démantèlement.

 

Un seul gros navire est ancré au port aujourd'hui !

 

Après avoir déposé nos valises dans les chambres, dans des armoires fermées à clef, nous repartons pour déjeuner. À un distributeur de billets, en face du temple, nous prenons 40.000 ariarys. 1 euro correspond à l'heure actuelle à environ 2700 ariarys.

 

Fort Dauphin (1)zip Fort Dauphin (3)zip

 

Nous sommes dans la vieille ville, où se trouvent aussi l'Office de tourisme, le centre administratif...

Nous nous arrêtons au bout de la presqu'île à la Plage de Libanona, dans un endroit superbe, où poussent des cocotiers, des badamiers et des filaos de mer. Une communauté libanaise vivait ici autrefois, ce qui explique le nom de l'endroit.

 

Fort Dauphin (21)zip Fort Dauphin (16)zip

                                                                               Plage Libanona

 

Nous nous installons sur la terrasse " Chez Georges" et commandons des brochettes de crevettes avec des pommes de terre sautées, du boeuf, de la langue de zébu, de la dorade... et buvons de l'Eau Vive, une eau plate, bien fraîche, et un café.

Un taxi vient nous chercher ( 15000 ariarys pour la course ) Le prix annoncé était différent, mais nous ne savions pas que le taxi parlait «de francs malgaches» et non d'«ariary». En réalité nous ne paierons que 3000 ariarys ( un peu plus d'un euro !) Beaucoup de gens parlent encore en francs malgaches ( il faut diviser la somme par 5 pour les convertir en ariarys)

Etonnant ce taxi qui reste bien 30 minutes à patienter au soleil, le temps que nous ayons bu notre café. Le rapport au temps sur cette île est très différent de celui auquel nous sommes habitués. "Mora mora !" (Doucement) résume bien cet état d'esprit !  Le temps de rejoindre le véhicule et quatre filles sont là avec leurs mouchoirs remplis de bracelets à vendre.

Assis à 5 dans un taxi sans ceinture...sur une route défoncée, nous retournons à l'hôtel.. Douche et 1 heure parallèle au plafond.

Nous nous retrouvons à 16 heures pour nous mettre en route à pied. Descente sur la rue principale flanquée de cases en bois essentiellement. Fort Dauphin (34)zipFort Dauphin (28)zip

 

Nous longeons un bâtiment où travaillait autrefois le papa d'Yves, une usine de mica : on utilisait le mica pendant la guerre pour en faire des pare-brises d'avion, on l'utilise aussi comme isolant, c'est un peu l'ancêtre du plexiglas. Plus loin, à droite, un magasin qui était à l'époque le cinéma où Yves et ses copains aimaient à aller voir les westerns. Le propriétaire du cinéma était un membre de sa famille .

La plupart des habitations sont de dimension modeste, la plupart du temps, elles sont en bois ou en "falaf" (nervures de ravenales)

 

     

  Fort Dauphin (33)zip

                                                         Une chaîne de montagnes domine la ville de Fort Dauphin

 

Fort Dauphin (38)zip

                                                 Des rues souvent inégales

 

Nous allons chez le Docteur Abel, M. Claire lui apporte un ballon de basket - notre homme est un passionné de ce sport - et pour les fillettes elle a deux parures de stylos. L'aînée, Agathe a 16 ans et étudie à Tana. Elle fait sa rentrée comme les Français le 3 janvier. Elle ne rentrera à la maison qu'à la fin du trimestre, en avion. Abel nous précise que la route liant Antananrivo à Fort Dauphin est toujours en mauvais état et qu'il faut 5 jours pour y aller.

 

La famille du médecin habite à Fort Dauphin, dans une maison en dur. Abel explique que les murs n'étaient pas droits et qu'il a fallu rajouter des couches pour donner aux murs la rectitude souhaitée, d'où cette épaisseur. Devant la maison une multitude de pots de fleurs, bien soignés, chaque plante est entourée de coquillages blancs particuliers ramassés à la Plage Monseigneur, plage où Yves nous dit un jour s'être fait "manger un doigt" par une murène...

Lygia, l'épouse du médecin nous présente des choux, des biscuits d'apéritif et Abel nous invite à boire du punch, des bières ou du coca. Il pleut à verse ! Les filles qui assistaient à un tournoi de Noël de basket de l'autre côté de la ville, reviennent avant la fin des matchs.

 

Nous dînons à l'Hôtel du Phare. Yves, l'enfant du pays,  est radieux : son souhait est exaucé, il avait commandé un roumazaf, plat traditionnel ! Il n'était pas le seul à l'apprécier ...

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 20:00

De la Réunion à Madagascar

Saint Denis -  Fort Dauphin

Il existe une liaison directe de la Réunion pour Fort Dauphin ( Tolagnaro en malgache) chaque dimanche matin au départ de l’aéroport Roland Garros avec la Compagnie Air Madagascar.  A peine 1h 30 de vol et nous sommes déjà en vue de la côte malgache, avec sa longue plage de sable blanc, ses hautes montagnes et son paysage verdoyant. Nous pensions trouver un spectacle de sécheresse. Nous voilà sur la Grande Île. Décalage horaire d’1h30.

 Nous sommes séduits par les prestations de la Compagnie, nous avons droit à un solide petit déjeuner pour ce vol très court.  Le personnel est aimable. Mais on ne nous distribue les habituels formulaires à remplir qu’une fois débarqués.

7bis

La salle est trop petite pour accueillir tous les passagers, et il va falloir remplir ces fichus bulletins sous un soleil de plomb.

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Puis c’est la vérification des passeports : trois douanières derrière une table, chacune effectue une tâche : vérification , cachet (sec à cause de la chaleur) signature…

  Il nous faut récupérer les valises, tout un bazar ! elles sont entassées un peu partout, puis il faut passer à la douane, ouvrir chaque bagage. Notre groupe tombe  sur un jeune douanier zélé et nous serons  les derniers à quitter l’aéroport.

 La personne qui est venue nous chercher explique qu’il pleut chaque soir depuis une semaine sur la région. Tant mieux ! Il y aurait même de gros orages.

L’aéroport est  un petit bâtiment à l’intérieur des terres, au pied de montagnes élevées, qui étaient bien boisées voilà quelques années, mais la déforestation a été très rapide pour des raisons économiques.

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  le bâtiment " secours- incendie..."

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Une petite construction m’intrigue, cela ressemble étrangement à un four. J’apprends qu’il s’agit là d’un ancien système de balisage pour les avions : on mettait le feu dans ces constructions pour guider l’avion. C’était bien avant la tour de contrôle !

 

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Nous chargeons les paquets de médicaments, les valises et nous entassons à 6 dans le véhicule ! La voiture d’Yves   - qui avait été laissée à une personne de confiance - cale au démarrage ! Bizarre ! Pourtant il avait bien envoyé les sous pour faire remplacer la batterie… Nous irons de surprise en surprise…

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Le revêtement de cette  route qui nous mène en ville est en macadam, mais sur un petit tronçon, quelques centaines de mètres et c’est de la piste de sable aux profondes ornières… Croisons des femmes portant sur leur tête des ballots de linge, des paniers en osier remplis de vivres, des hommes chargés de sacs de riz ou de sacs de charbon de bois… La route est aux piétons... et pour cause ! le prix du carburant est très élevé. Nous passons dans le quartier animé de Tanambo, une rue commerçante d’un autre âge, où les étals en bois sont branlants, où les vêtements à vendre sont entassés à même le sol...Notre voiture aussi semble branlante, elle est secouée par les cahots du chemin.

Les gouvernants ont dû oublier l’existence de cette ville pour négliger les voies de circulation à ce point !

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Dix minutes suffiront pour arriver à l’Hôtel du Phare où nous passerons deux nuits, un petit hôtel bien situé, - comptant une dizaine de chambres climatisées, confortables, et proprettes ( 90 000 ariary par jour, la chambre double). Le petit déjeuner est copieux.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 18:02

 

Grâce à Yves Bréchard et à Marie-Claire Pagenaud, amis de la Chorale Villancico, nous avons pu séjourner  pendant trois semaines, à Lokaro,  dans un petit village de pêcheurs au Sud de Madagascar, à 35 km de Fort Dauphin.

Nous nous sommes joints à ces chevilles- ouvrières de l’association AAHL ( Association d’Aide aux Habitants de Lokaro) pour soutenir leur action. François s’était engagé à poursuivre la construction de la Case  Santé, quant à moi, j’avais la tâche de seconder Marie-Claire pour les soins.

lokaro zip

 

Nous avons ainsi vécu au rythme de la population qui compte une trentaine d’âmes, partagé leur quotidien. Une belle expérience, très enrichissante !

Yves, dont les aïeux vivaient sur cette presqu’île, nous a accueillis sur cette terre où les traditions ancestrales sont encore très vivaces,

Lokaro stèles zip

De hautes stèles blanches ont été érigées  à la mémoire des ancêtres, dont les corps reposent plus loin dans un cimetière. Cette nécropole est interdite d’accès aux femmes (pendant leurs règles) et aux enfants non pubères, mais tous peuvent se recueillir au pied des stèles. On  peut lire sur deux d’entre elles qu’Achille Bréchard, l’arrière- grand-père est décédé en 1886, et que le grand-père  R. Bréchard est décédé en 1915 à Perpignan.

Lokaro stèles 2 zip Lokaro stèles 3

Un  cadre époustouflant : lac d’un bleu profond, océan limpide qui se jette contre les roches ou déferle sur des plages de sable blanc encore propres, montagnes aux pentes escarpées, criques reposantes…

La richesse et la diversité de la flore et de la faune mériterait qu’on  classe ce site en zone protégée :  nattes du littoral et badamiers centenaires, bambous de chine, vacoas, pervenches, hibiscus, orchidées, papillons, reinettes vertes…

Coupée du monde, … pas de connexion internet, ce qui explique trois semaines de silence sur le blog ! On va se rattraper…

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 18:58

Après le débarquement, les esclaves se sont installés dans le "Bato la Liberté",et  le cortège s'est mis en branle. Les colons suivaient le bateau : colons, acheteurs, dames...

  fete liberté 21

 

défilé fête liberté 2010 (2)

 

Puis arrivaient les associations. La Fédération des Associations de Grands Bois était à l'honneur.

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Des travailleurs de la canne escortaient  la maquette de leur usine de Grands Bois ; derrière la sucrerie des marmailles et des femmes, des hommes. Tous étaient en tenue d'époque, vêtement en toile, fichus ou chapeaux tressés et portaient des charges ( brèdes, bois) et des accessoires ( seaux, bertels, tentes, linges...)

 

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                           Coupeurs de cannes et usine

 

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                          Les associations dynamiques de Grands Bois

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 Nouvelle Génération "Métisses"            Mahorais du Sud                                              

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                             Orchestre lontan

 

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le moringue : souplesse, adresse, rythme

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 18:19

Dans les rues du Tampon, quand on flâne par 34° de chaleur,  on entend dans les haut-parleurs des voix d’enfants chanter : «  … mais avant de partir, il faudra bien te couvrir, dehors tu vas avoir si froid…. ». C’est cocasse ! père noël

Et puis, un petit marché de Noël s’est installé devant l’hôtel de ville, dans certaines boutiques on peut acheter des tenues rouge et blanc et des bonnets bordés de fourrure blanche. Les illuminations décorent les rues. Des Pères-Noël grimpent le long des murs des hypermarchés, ou des cases… tout comme en Lorraine !

Cet après-midi, à Trois Mares, la circulation était ralentie, non pas par un chasse-neige, NON ! mais par… la calèche attelée de deux chevaux, conduite par un gentil Père Noël, qui faisait faire des tours aux marmailles dans le quartier. Heureux qu’ils étaient tous ces  gamins  qui s’étaient rassemblés devant la mairie annexe ! Il leur manque seulement un peu de … neige, pour faire plus VRAI !

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 21:23

 Bravo les Granbwasiens ! Elles sont formidables, ces associations de Grands Bois qui ont mis sur les rails un défilé superbe pour célébrer la Fête de la Liberté. Epaulés par la municipalité et la région, et d’autres associations comme celle de Terre Sainte, et les Mahorais du Sud, ils ont travaillé d’arrache-pied ces dernières semaines pour nous faire vivre un bon moment ce dimanche 19 décembre.

La reconstitution historique

L’arrivée des esclaves

arrivée esclaves 1

Dès 17h20 des barques amenant des esclaves s’approchent de la côte, à l’embouchure de la Rivière d’Abord : deux chaloupes symboliques, l’une portant deux hommes aux mains liées, l’autre trois représentantes de la gente féminine  (une dame et deux enfants, également prisonnières)

arrivée esclaves 3 arrivée esclaves 2

Rudoyés, les esclaves arrivent sur la terre ferme, dans la foule on entend des voix qui réclament « le chabouk ! »

arrivée esclaves 4

Sur la place,  ils sont exposés à la foule, prêts à être vendus. Des propriétaires et leurs bourgeoises, tous richement vêtus- en costumes d’époque -  sont là pour faire leur choix. Les vendeurs sont durs en affaire.

Comme des bestiaux, on  tâte les prisonniers, on les fait sauter,  courir, on met en doute leurs aptitudes, les acheteurs sont difficiles. Les vendeurs font monter les enchères…  

arrivée esclaves 5

 

arrivée esclaves 6 arrivée esclaves 7

Quelques petits ratés pour cette mise en scène : les voix étaient enregistrées, (les acteurs se contentaient de mimer), trois photographes ont gâché la scène en allant dans le décor (au lieu de zoomer  depuis le quai); anachroniques étaient le gilet de sécurité fluorescent de l’officier accueillant les chaloupes, les barques immatriculée Ru et le pilote au béret.

La critique est aisée, faut avouer que pour une première, ce n'était pas si mal que ça !

(à suivre)

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 18:43

"Le Bato la Liberté"

bateau liberté 2

Dans le défilé du 19 décembre à St Pierre, ce bateau n’a pu échapper au regard des spectateurs. Il a été construit et décoré par une Association de Terre Sainte, ce quartier situé autour de la Rivière d'Abord, quartier qui est en réalité « le Vieux Saint Pierre ».

Ce rafiot noir et blanc était intéressant parce qu’il transportait les esclaves de la reconstitution historique.  Très intéressant aussi par les phrases inscrites sur les pailles en queue représentés sur la coque ! Je vous en livre quelques – unes :

-          Kaf’chinois’ zarab, yab, malbar chacun na son tradition, nout’ tout’ lé rényoné ensamb alon bateau libertédone la main

-          Nout zanset’ lété gaulois, arrêt ek sa !

-          Alon rest en paix pou que nout ti  baba i connaît la liberté

-          Respect nout prochain si nou veut être respecté

-          La lang i  perd  ou sa i lé nout identité

-          Chant’ la vie pour le monde entier

-          Rassamb pou un meilleur lendemain

-          Nwar ou blan nout san lé même koulèr

-          Z’enfan’ oubli pas nout tradition

-          Oubli pas ou sa nou sort... 

 

bateau liberté4

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 14:39

 Les grands titres des quotidiens de l’île font ces derniers jours état de l’esprit citoyen des Réunionnais et de leur « conscience environnementale ». Il faut croire que la triste réalité quotidienne dément ces écrits.

environnement Ce matin encore en flânant en face du cimetière de Saint Pierre, j’ai été  une fois de plus outrée devant  un spectacle éloquent : des bouteilles de plastique, du papier, des barquettes, du tissu, … au pied des raisiniers et des vacoas.

C’est dire le mépris de certains pour cette île « classée au Patrimoine Mondial de l’ Unesco ».

Payer des travailleurs sociaux pour ramasser les détritus ne changera en rien le comportement de ces indélicats qu’il suffirait peut-être de mettre à l’amende.

 

 Quand certains vous disent : « On paye bien des gens pour faire ce travaienvironnement 2l, alors pourquoi est-ce qu'on se gênerait... » on a du mal à les convaincre de faire un geste eux-mêmes. On a du mal à croire aussi que l'éducation porte ses fruits.

On a bien parlé des puces qui étaient apparues dans les bâtiments flambant neufs du pôle Mère- Enfant à St Pierre, mais a-t-on révélé au public que tout cela était encore dû à des travailleurs locaux, des ouvriers qui laissaient traîner les barquettes avec des restes de repas dans ces lieux,restes qui ont attiré des chiens et par la même occasion les puces... Que des puces ! des rats pas encore...

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