Hier après-midi, escapade à Saint Denis pour récupérer nos visas pour l’Inde. Cette fois – ci , nous avons bien trouvé la Rue du Maréchal Leclerc et n’avons pas descendu toute la rue piétonne jusqu’à une centaine de pas du front de mer comme il y a dix jours.(Cette artère est immense : plus d’un kilomètre dont la moitié en rue piétonne ). Sous la chaleur, cette descente était un vrai calvaire. D'ailleurs il fait toujours très chaud à Saint Denis !
En fait, pour trouver le consulat, il est bien plus aisé de venir par le front de mer : il suffit de longer le Barachois direction Saint André et de bifurquer à droite juste avant la gare routière, puis tourner à gauche. Et nous y voilà. Le consulat est situé au n°266, au troisième étage d’un immeuble quelconque.
Pour tuer le temps avant l’ouverture des bureaux, nous avons remonté la Rue du
Maréchal à pied. Ce boulevard de Saint Denis est peu engageant, pas de verdure, pas d’ombre, seulement du béton, des terrains vagues, des immeubles en construction… Beaucoup de circulation et peu de piétons, forcément ! Quelques magasins sympas : tissus, produits indiens, jouets, boutique où on peut faire des photos d’identité…
Nous avons pris à gauche la rue Saint Jacques jusqu’à l’église du même nom. Dans un petit restaurant faisant face à la pension Aïcha, nous avons bu un bon petit café, puis sommes entrés dans l’église.
L’église Saint Jacques
Elle est étonnante ! Des bancs devant l’autel, derrière l’autel, et de part et d’autre de l’autel. Cet édifice paraît immense. Il donne aussi l’impression d’être bien entretenu par ses paroissiens.
une nef profonde
un transept de grande dimension
Depuis ce sanctuaire, on domine la rue St Jacques qui dévale en pente douce vers l’océan. Au loin, se profile la tour des pompiers.
Et à l'arrière de l'église, une tour qui fait office de clocher et quelques jolies maisons créoles encore épargnées par la boulimie immobilière. Et sans discontinuer, une circulation très dense.
vue de l'ocean depuis les portes de l'église vue des Hauts de St Denis,clocher


en juin 1978. Ali Salem, dans son livre «La Fumée d’antan, longtemps… » paru en juillet 2010, 


Au retour d'une promenade, François et moi, nous nous y arrêterons quelques jours plus tard. Avant le pont étroit qui enjambe la ravine, sur la gauche un petit parking. Nous descendons de voiture pour admirer ce lieu sauvage.
Un petit sentier, à droite avant le pont, passe dans une zone herbacée qui couvre la roche noire volcanique résultant de l’éruption du Piton Mont vert (éruption vieille de 20.000 années)
On domine le gouffre, qui s’ouvre sur l’Océan. Dans les rochers nichent une foule d’oiseaux. Du bassin situé sous le pont part un ruisseau qui se jette dans la mer au milieu des éboulis de roche friable.
Nous apprendrons quelques jours plus tard, par Geneviève, une de nos connaissances, que des légendes circulent au sujet de ce bassin, et qu’on interdisait aux enfants de s’aventurer là. Il est vrai que l’accès n’est aucunement sécurisé, je n’irais pas m’y promener avec des enfants, mais quel bel endroit pour se reposer et méditer ! De là, on voit 





remonter deux ou trois fois avant de replonger.
Le 19 septembre, une dégustation de « mets lontan » ( comprenez « mets d’autrefois ») était proposée aux visiteurs de la Journée du Patrimoine à la Cafrine.
plateaux remplis de mets plus succulents les uns que les autres : du gâteau ti-son, du gâteau – cambar et du gâteau – patate coupés en petits cubes,

programme dont cette partie était intitulée « Gout un 



Non loin de la Ravine des Cafres, se trouve le quartier de la Cafrine : ces deux lieux-dits font partie de Grands-Bois. Le dimanche 19 septembre, nous nous y sommes rendus à l’occasion des Journées du Patrimoine.


Dans la cour, une machine à griller le café, un engin mu par la main de l’homme, une machine qu’on pourrait étiqueter « développement durable » et sous un arbre étaient assises deux femmes qui préparaient le repas, l’une coupait des mangues vertes, l’autre découpait minutieusement les feuilles de brèdes. Une autre dame triait les grains de riz dans un "van"(plateau tressé). Plus loin un homme écorçait le manioc et le râpait…Là aussi, tout avec de l’huile de coude, aucun recours à l’électricité.


éviter la contamination de la population par des passagers débarquant sur l’île, on acheminait les nouveaux arrivants dans ces bâtiments situés à quelque 5 km
Les lazarets 1 et 2 situés à la Grande Chaloupe et un débarcadère aujourd’hui disparu, avaient été construits de 1860 à 1865

Il existait d’autres lazarets bien avant celui de la Grande Chaloupe, ils ont recueilli des esclaves jusque vers 1820 :