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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 18:40

Depuis que je suis membre de l’Association "Pêcheurs Golets" de Grands Bois, j’ai une activité régulière qui me passionne : le tressage de vacoa.

Une poignée de charmantes dames désintéressées (bénévoles !), qui viennent là pour le plaisir de se rencontrer et participer à la vie associative, me donnent des rudiments de tressage.

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  Chaque mercredi de 14h 15 à 16h30, dans une pièce des Calbanons de Grands Bois, je retrouve Jacqueline, la gestionnaire de la section, Ginette, Renée, Lucette la doyenne âgée de 83 ans, et Christine. Deux d’entres elles habitent Bassin Plat, les autres sont de Grands Bois les Hauts, Grands Bois,  Bassin 18…  Marie-Claire, une "zoreille" de Petite- Ile nous rejoint aussi ce jour-là.

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     Lucette                                       Lucette, Renée et Christine

Depuis que j’y vais, je commence à maîtriser la tresse « plate », la tresse « à dents » ;  j’ai un peu plus de mal avec la tresse « coquille »… mais ça viendra. Renée m’explique : « si ou conné plus ou dégrenne » (si tu ne sais plus, tu défais….)

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la tresse "plate" à 4 brins                                                                      la tresse "à dents"

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la tresse "coquille" à 4 brins                                               tresse "coquille" à 6 brins

Aujourd’hui, cette dernière a inventé un autre type de tresse coquille à 6 brins du plus bel effet, Christine a réalisé un petit bracelet en tresse plate pour un enfant, Jacqueline a commencé à faire un tressage simple pour confectionner un petit sac en vacoa.

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                      Jacqueline                                                                        Ginette

Lucette a rapporté cinq chapeaux  et une casquette qu’elle avait confectionnés à la maison avec des feuilles de « datte »… Ginette a fait des tresses avec du latanier blanc. Pendant cette activité, toutes bavardent en créole, et c’est un plaisir de les écouter même si on ne comprend pas toujours tout !

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 11:09

Le retour (2e partie)

 

Puis c’est  le retour au bercail, toujours à pied. En chemin des francisceas, ces arbustes aux fleurs mauves et blanches (mauves quand elles naissent, blanches quand elles vieillissent) Je fais humer leur parfum à Carmen et Sylvie.

Une liane de philodendrons grimpe là ;  son fruit, porte le nom de « fruit délicieux » sur l’île. On l’appellerait aussi ici le « délice de mamzelle » allez savoir pourquoi...

Nous nous interrogeons aussi sur la nature d’une plante ressemblant à de la menthe. Un homme nous explique qu’il s’agit du « petit baume », une plante qu’on met dans le bain pour se relaxer.

 

                     Entre Deux (9)    Entre Deux (10)

                               les fruits du philodendron                       le petit baume

 

A notre gauche, bientôt l’arrêt Car Jaunes de la ligne 37 qui vient de St Pierre. Et juste à côté le petit parking avant la descente vers le Lit de la Rivière.

  entre deux 11

 Sur le chemin du retour, nous faisons deux rencontres que je souhaitais depuis fort longtemps.

D’abord, notre route a croisé celle d’un petit animal. Une boule de poils avait la tête enfouie sous des feuilles mortes, je me suis dit : « c’est un tangue » et Carmen de murmurer  « Mais ça ressemble à un rat ! »

 

Entre Deux

 

Je prends mon temps et attends qu’il pointe mieux sa petite tête pour le photographier. Il ressemble à un hérisson, mais ses poils ne sont pas piquants, et son museau est très fin et allongé. J’espère qu’il aura une longue vie, car ici sur l’île on fait la chasse à ces animaux qui ne sont absolument pas nuisibles – bien au contraire, car  ils sont insectivores- , et les chiens les pistent très vite. C’est le sport national ! Mais c’est très réglementé.

Après avoir traversé le Pont des Lianes, nous revoilà dans les zones « habitées » et je rencontre à l’entrée de sa propriété le maître des lieux, Jean Yves Fontaine, qui dit avoir grandi ici. Il élève des coqs, de poules, plante ses légumes et descend ce dont il a besoin à dos d’homme, pas d’hélicoptère comme à Mafate … Quelle santé !

 

Entre Deux (2)

Il fait très chaud dans la montée. Et là, à la fin de la rando,  une pluie providentielle tombe. Personne ne cherche à éviter les gouttes, qui nous font le plus grand bien.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:37

 L'aller ( 1ère partie)

 Nous avons entrepris cette randonnée avec nos amis récemment débarqués. D’abord,  pour « une petite mise en jambes », puis pour leur faire découvrir L’Entre-Deux, ce village créole que nous aimons énormément.

Un bon dénivelé, un terrain inégal, et  une végétation luxuriante, où les rayons du soleil n’ont pas encore réussi  à passer à cette heure matinale. Avec prudence, le groupe avance ; tous ont les yeux rivés au sol de peur de se faire une entorse. L’arrivée dans le fond de la vallée les laisse pantois : les murets de pierre,  les plantations anciennes (jaquiers, bananiers, litchis) et les plantations récentes (café, pois,ambrevates…) donnent à l’endroit un air d’oasis, de havre de paix. Dans cet îlet, doivent vivre deux propriétaires. Nous descendons dans le lit de la Rivière ( qui se nomme Le Bras de la Plaine) et nous asseyons  près de la cascade qui n’est pas très alimentée à cette époque de l’année, un mince filet descend de la falaise. 

Entre Deux (3)

Puis, nous remontons vers le Pont des Lianes, et c’est l’ascension de l’autre versant en direction du village de l’Entre-Deux. Partis à 8 heures du Bras de Pontho, nous arrivons vers 9h30, aujourd’hui nous ne souhaitons pas relever de défi, de peur de casser le moral à nos marcheurs, pourtant François crève d’envie de garder son rythme habituel.

Nous descendons vers le village, c’est la première fois que nous faisons ce trajet à pied. Et il cela vaut le coup : que de découvertes en cette dizaine de minutes, à notre gauche un champ planté de sauges, maïs, tomates… plus loin un énorme verger bien entretenu rempli de jacquiers, manguiers, des maisons aux murets parés de lianes de passiflores, de lianes de feu.

De très vieilles cases existent encore dans ce village, mais le prix des terrains reste prohibitif. Un habitant nous raconte que sa propriété, achetée 170000 euros voilà dix ans, a triplé de valeur.

 

Entre Deux (4)                                                                une vieille case

Dans un autre jardin, une treille de barbadine. Nous passons devant la case d’Edgar, ce photographe qui réalise des clichés exceptionnels et dont au aurait pu visiter l’atelier – hélas, il nous explique qu’il est en train de déménager cet atelier, la visite ne pourra donc se faire.-

 Plus haut, une jolie case devant laquelle pousse un arbre aux fruits délicieux ( des cerises du Brésil).

Entre Deux (7)

cerise du Brésil

En face, une superbe villa créole blanche que nous photographions à travers  la grille rouillée.

Entre Deux (6)

 Nous passons devant l’église, dominée par le Dimitile dont le sommet commence à se couvrir de nuages.

Entre Deux (5)

 A droite de l’édifice, des travaux de construction : nous regardons quelques instants la pose d’un toit de tôle et restons scotchés par la technique de pliage et de serrage des plaques.

Entre Deux (8)

 Nous allons ensuite boire une dodo dans le bar situé en face de l’hôtel de ville.

Puis, François emmène nos amis voir d’autres maisons créoles en passant près de la crèche, et du stade. Pendant ce temps je rends visite à Félicia et Julien Payet, un couple fort sympathique. Ils  nous avaient fait découvrir leurs caféiers lors d’un passage précédent avec  la tante de Marion.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 17:53

 Quand on se promène sur l’île, on rencontre souvent des arbustes dont les fleurs ressemblent à des clochettes. Souvent ces jolies corolles « urcéolées »  (c'est-à-dire en forme de grelots) sont vénéneuses…

Dans la forêt de Notre Dame de la Paix nous en avons repéré deux :

bois laurent martin 1Le Bois de Laurent Martin (forgesia racemosa ou forgesia borbonica) qui n’existe qu’à la Réunion, elle est endémique. On l’appelle aussi « faux bois de rose ». Thérésien Cadet, un botaniste universitaire souhaitait qu’on retienne cette fleur comme emblème floral de l’île. Yves Buscail, co-auteur du livre »Sentiers Botaniques à l’île de la Réunion » émet également ce souhait dans son ouvrage p.43.

  

 

 

bois de rempartLe Bois de rempart (agarista salicifolia), une plante très toxique.

Cet arbre peut attendre 15 mètres. Il a des feuilles glauques et des fleurs en grelots rougeâtres. Il a de petits fruits secs s’ouvrant par cinq fentes. Un dicton certifie qu’une feuille de ce bois peut tuer un bœuf.

 

 

 

Il existe aussi un troisième arbuste aux fleurs urcéolées :

 

Petit bois de rempartLe petit bois de rempart (agarista buxifolia)

On trouve cette petite plante toxique sur les épandages de lapillis. Sur le sentier qui mène du Pas des Sables à l’Oratoire Ste Thérèse, par exemple,  on en voit énormément, également au belvédère de la Rivière des Remparts, il suffit de se baisser un peu. C’est Edmond Grangaud, botaniste passionné, qui me l’a fait connaître lors de notre sortie à l'îlet Alcide.

Quand on pense que toutes ces superbes plantes risquent de disparaître à cause d'un imbécile ou d'imbéciles qui font naître des incendies le long de la route du volcan à l'heure actuelle... on ne peut rester insensible, et il est juste de souhaiter une punition exemplaire pour ces pyromanes.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 17:34

 Un transfert d’enfer ("infernal" serait plus juste !)

Si vous venez à la Réunion, un bon conseil prenez-vous y assez tôt, pour ne pas avoir de mauvaises surprises… surtout pendant les belles saisons ( octobre- novembre-décembre- avril – mai –juin) Nous avons vécu, avec l’arrivée de nos amis, une situation complètement inédite ! Les deux couples ont commandé un véhicule assez grand pour 4 chez un agent de Saint Gilles.

Arrivés à l’aéroport, après 24 heures de voyage…vannés,  ils attendent la voiture. Des personnes sont  là, au terminal de Roland Garros, avec des panneaux portant le nom de clients, mais pas celui qui concerne notre petite troupe. Nous tournons un bon moment, pus d' une demi-heure,  avant qu’un monsieur ne se présente. Où est le véhicule ?

« Ah non, votre voiture n’est pas à l’aéroport... C’est tout simple, j’emmène l’un de vous quatre à Ste Clotilde chercher le véhicule loué avec mon pick-up – je n’ai pas de place pour tout le monde et les bagages - et il reviendra vous prendre vous les trois autres à l’aéroport. » dit notre homme.

Cela me fâche ! C’est quoi ce transfert ? On s’amuse donc à transférer les gens au lieu de transférer le véhicule ? Est-ce pour ne pas avoir à payer le parking ?

François et moi, qui étions venus accueillir nos hôtes, sommes abasourdis… Nous n’avons jamais connu ce type de situation depuis que nous habitons sur l’île.

Malgré tout, pour leur faciliter la tâche, on voit bien qu’ils sont peu réactifs,   nous décidons d’emmener, nous,  les femmes à Ste Clotilde, le « transféreur » quant à lui charge les hommes (et deux autres personnes qui n’ont rien à voir avec nous). Un petit quart d’heure pour rejoindre un parking non aménagé, près d’un terrain vague.

Et là, il faut encore attendre que ce même individu, responsable du transfert, revienne : il a deux autres personnes dans son véhicule qu’il doit emmener chercher leur voiture. Pendant ce temps, Albert et Patrice commencent à noter les défauts du véhicule pendant que Carmen et Sylvie demandent les noms de arbres qui poussent là : elles se familiarisent déjà avec le raisinier, les manguiers…

A son retour,  le responsable du transfert participe à l’état des lieux – la voiture n’est pas de location voiturepremière jeunesse, les banquettes sont tachées, brûlées, la carrosserie a des bosses, il manque l’antenne radio, mais le véhicule est « climatisé »- et cet intermédiaire réclame, comme convenu dans le contrat, un chèque de caution, plus une somme de 18 euros pour ce premier transfert… Et cerise sur le gâteau, il demande à nos voyageurs d’aller à Saint Gilles, au garage untel, route une telle… régler le prix de la location. Inimaginable ! comme si les gens fraîchement débarqués connaissaient l’île… et d’ailleurs nous n’avions aucunement l’intention de passer avec eux par St Gilles (à l’ouest) , mais de les emmener au Tampon par les Plaines. Nous remettons donc ce rendez- vous à lundi, avec la bénédiction du « transféreur » !

Et ce n’est pas fini, on demande à nos invités de redéposer le véhicule à Ste Clotilde, le soir de leur départ et non à l’aéroport… Encore faut-il qu’ils retrouvent ce drôle de parking ! Et il leur faudra repayer la même somme : soit 18 euros ! Suite au prochain feuilleton…

Conclusion : réservez tôt votre voiture de location, de préférence avec une agence basée à l’aéroport, il y a le choix. Et surtout méfiez-vous du mot « TRANSFERT » !

location voiture 2

                              "sa même : il vaut mieux en rire...Patrice et Albert prennent la situation avec philosophie,"

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 15:14

 Arrêt au Belvédère de Bois-Court.

Nous sommes partis du Tampon vers 7 heures. Les  nuages s’amoncelaient  déjà sur les P1020880contreforts du Piton des Neiges vers 7h30 du matin et risquaient de nous boucher la vue sur Grand Bassin. Un vent froid soufflait du Nord Est. Heureusement que nous avions apporté nos polaires. Un seul cycliste venu du 17e était là pour admirer le panorama. Personne dans les stands à cette heure, une seule voiture sur le parking. Les toilettes publiques qui étaient en construction lors de notre dernier passage semblent être opérationnelles.

Nous ne nous sommes pas attardés longtemps au belvédère de Bois Court, où l’horloge hydraulique n’était pas visible (les volets étaient tirés).Des gens avaient déjà posé des glacières dans le monte-charge pour  les faire descendre dans la vallée.

Le sentier Botanique de Notre Dame de la Paix

Nous sommes retournés vers la Plaine des Cafres et avons pris l’embranchement plus haut en direction de Notre Dame de la Paix. Nous avons traversé les pâturages où des touffes d’arums fleurissaient encore. Parfois un lys marron rouge ou des capucines orange vif se découpaient dans l’herbe. Nous voilà arrivés au Sentier Marmaille, un sentier botanique dont on ne se lasse pas. Nous verrons à notre retour de cette petite randonnée, un groupe d’élèves venus herboriser avec leur professeur d’SVT. Nous sommes les premiers sur le site et pendant 1h 30 nous pourrons jouir du silence des lieux entrecoupé par les ramages des oiseaux lunette, tecs-tecs, oiseaux la vierge…

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Comme la vue est dégagée, nous en profitons pour monter entre les bois de fleurs jaunes, et les tamarins au belvédère du rempart.

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                          bois de fleurs jaunes                                        passiflore

De là, nous avons une vue superbe sur Roche Plate et Grand Coude. Il fait bon. Nous découvrons là dans les branches et les fougères une liane magnifique aux fleurs roses, une passiflore !

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                           Point de vue : zoom sur Grand Coude, près de St Joseph

Puis nous descendons dans le sentier. Cela doit bien faire la sixième  fois que nous y  entrons, pour notre plus grand plaisir. C’est un incontournable pour apprendre à mieux connaître les espèces endémiques de la Réunion, une balade facile, dépaysante pour les métros,  pas trop longue, jalonnée de panneaux explicatifs.

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                                            Descente au milieu des fougères arborescentes

Nous cheminons aujourd’hui – et c’est rare- sur un sentier sec ! Pas même un petit crapaud, comme nous en avons l'habitude.NDP1a

Nous pouvons désormais nommer les plantes pour mieux les présenter à nos amis : certaines n’ont plus de secret pour nous comme la digitale pourpre (ci-contre), l’ananas marron, la canne marronne, la marguerite folle, l’ageratina riparia, la fraise de l’eau ou fraise crapaud, le change-écorce, le mahot, la fougère ficelle, la langue de bœuf, le fanjan...

 

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plantes épiphytes sur les troncs              le change-écorce

Nous voilà dans le bas-fond humide -pas humide du tout aujourd'hui- où nous rencontrons des plantes hygrophiles comme le jonc, l'arum... L'ONF est en train d'y replanter des espèces endémiques.

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Cette fois-ci nous avons même fait l’effort de comparer le fanjan mâle  (cyathea borbonica) aux fanjans femelles (cyathea glauca ou excelsa) , ces fougères arborescentes typiques, en prenant le temps de mieux les observer. Leurs troncs sont effectivement différents, celui du mâle est plus fin et n’a pas d’écailles, sur ce tronc se dessinent les cicatrices foliaires. Et ses feuilles sont bipennées. .  J’ai malgré tout de nombreuses hésitations encore : j’ai confondu les clochettes du Bois Laurent Martin avec les clochettes du Bois de rempart… on en apprend tous les jours !  

NDP9zip                                                                                             L'équipe au grand complet

Nous reprenons nos voitures pour descendre par le Petit Tampon, d'où la vue sur le littoral et les montagnes est magnifique, pour plonger vers le Tampon entre les champs d’ananas, de géraniums et de cultures maraîchères.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:49

 balade St Pierre (10)Nous avons fait découvrir à nos invités le berceau de la ville de St Pierre, car nous aimons y flâner depuis qu’Enis Rockel nous y a guidés à l’occasion de ses conférences. Après avoir laissé nos véhicules près de l’hôtel de ville, nous sommes descendus vers l’entrepôt Kerveguen,  situé au bord de la Rivière D’Abord. Des entrepôts avaient été construits là et servaient de magasins de vivres et de café et également de bâtiments d’administration à la Compagnie des Indes.  De ces entrepôts, datant du milieu du XVIIIe siècle,  il ne subsiste que cette bâtisse massive, aujourd’hui siège des Taaf(Terres Australes et Antarctiques Françaises) Pour en savoir plus voir le lien : http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_pierre_entrepot_kerveguen.php.

Nous avons logé la grotte où de nombreux habitants viennent prier la Vierge ou Sbalade St Pierre (11)t Expédit, et sommes descendus par les escaliers qui mènent en contrebas de l’entrepôt. L'arrêt des Cars Jaunes porte d'ailleurs le nom de "Lourdes".

Nous avons fait le tour du fond de la rivière pour remonter  sur la rive Est. Comme nous ne sommespas dans la saison des Pluies, nous pouvons risquer la promenade à cet endroit, pendant la période cyclonique ce sont des chutes de Niagara qui descendent ici  - l’eau de la Ravine se déverse là de façon torrentielle  -

balade St Pierre (12)

Sur un mur une plaque dédiée à une esclave affranchie. Pas de pêcheurs aujourd’hui  de ce côté de la rivière et pour cause… des compétitions de canoë-kayak ont lieu.

  balade St Pierre (13)

Nous passons devant des songes géants, des bougainvillées éclatants, des corossols…

balade St Pierre (5) balade St Pierre

Balade agréable à l’ombre des énormes banians. Nous passons près du kiosque et prenons balade St Pierre (4)la petite ruelle sur notre gauche, tournons à droite, longeons l’Office du Tourisme – fermé le dimanche !- et continuons en direction de Terre Sainte. Les deux poissonneries, quant à elles sont ouvertes ! Encore des noms de poissons originaux que nous ne connaissions pas : les coins-coins et les pintades. On y vend même un poisson papillon….

On navigue aussi à Terre Sainte, de nombreux canoë-kayaks sont passés sous le pont de la Rivière D'Abord et se sont rejoints sur la plage, et au loin une armada de voiliers profite d’un vent favorable. Près de la jetée a lieu la fête créole : "Village zot Arts" 

balade St Pierre (9)

balade St Pierre (6)Sur le podium se produit un groupe local, et tout autour des artisans proposent des produits du terroir .

Plusieurs groupes se sont succédé sur le plateau ce jour - là : Lindigo, Eric Faconnier et Kaliko, Oussanoussava... nous n'en verrons qu'un !

 

 

 balade St Pierre (2) 

« Tress’ ek nous » et « Peins ek nous », de l’association « les Pêcheurs Golet » de Grands Bois  vendent des tableaux de sable, des tissus peints, des objets en vacoa. 

balade St Pierre (7) balade St Pierre (8)

  

 

 

 Nous rencontrons Antoine Mellado et ses tableaux et galets très colorés… D’autres ateliers encore sont à découvrir.

 

balade St Pierre (3)Nous n’avons pas encore l’intention de manger, mais nous nous attardons près du stand « Risofé » où deux dames, qui ont beaucoup d'humour,  expliquent à nos amis les différents risofés qu’elles ont préparés (rougail morue, rougail saucisse….)

L'air est chaud et humide, on va vers l'été.

 

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 19:17

 

P1030034Hier soir, nous sommes partis à Saint André avec Carmen, Sylvie, Albert et Patrice, nos amis lorrains, pour assister au défilé du Dipavali « fête de la Lumière ».Nous avons déposé nos voitures au parking de la maison Valiamé. Les organisateurs avaient retenu trois lieux pour que les visiteurs puissent y emprunter des navettes. Un bon plan, car nous n’avions pas à redouter la circulation et le bus n°38 a attendu d’être plein et  nous a déposés devant le parc du Colosse où se déroulait la fête. Nous l’avons repris à l’issue de la fête.

Nous  avons été séduits pas l’organisation de cette manifestation. La chaussée était jalonnée parP1020965  de petites lampes à huile en argile qui ont été allumées à la tombée de la nuit au fur et à mesure que le cortège progressait. En attendant le défilé, l’ambiance derrière les barrières était bon enfant. Des hôtesses passaient le long de la route passaient avec des plateaux  et, avec le sourire, proposaient aux visiteurs  des beignets bananes, des bonbons semoule… (gratuits !) Albert et Patrice étaient ravis de pouvoir nous approvisionner avec ces gâteries, mais aussi d’approcher ces charmantes dames.

 

Les gens n’avaient pas l’air stressés, certains s’étaient hissés sur des talus de pierre, protégés, aménagés  pour l’occasion. D’autres comme nous attendaient derrière les barrières. Le vent s’était levé et on aurait pu craindre que les lumières s’éteignent.

 Un service huilé : des organisateurs ont ramassé tous les débris qui traînaient sur la chaussée (petits cailloux…) pour éviter que les danseuses et danseurs ne blessent leurs pieds nus. Le service de sécurité est passé pour demander aux enfants de retourner derrière les barrières. Finalement le vent s’est couché et vers 8h, on pouvait entendre les premiers battements de tambour. Il faisait nuit noire, des guirlandes lumineuses  et une demi-lune éclairaient la voûte céleste.

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Bien que l’attente nous ait semblé longue, nous n’avons pas regretté d’être venus. Rien à voir avec le pitoyable défilé de St Pierre ! C’était grandiose à Saint André. Les 3500 participants étaient à la hauteur ! Les tambours sacrés de la Réunion ouvraient le cortège avec une prestation de qualité, puis venaient des danseuses, des chars plus superbes les uns que les autres, tout dans une alternance parfaite, sans se gêner…  Difficile d’applaudir et de filmer en même temps… Fabuleux, magique, émouvant, impressionnant. Deux heures de fête inoubliables.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 08:56

 En revenant du parcours de santé de l’Etang Salé, nous sommes descendus en voiture vers le bord de mer, à un endroit où débouche la Ravine Ruisseau, où quelques pêcheurs s’adonnent à la pêche traditionnelle. Plage Pointe des Avirons (9)

 Un petit parking, de jeunes palmiers, des agaves, et plus loin devant, Plage Pointe des Avirons (6)une plage de sable noir parsemée de quelques rochers.

 Parfois du corail se découpe sur le fond noir. La liane de la patate durand et une jolie liane ressemblant à l’herbe le rail (des petites pensées violettes) couvrent la plage par endroits.

 

 

Plage Pointe des Avirons Plage Pointe des Avirons (2)

 A gauche, au loin,  on distingue la baie de l’Etang Salé les Bains, rendez-vous prisé par les jeunes surfeurs de l'île.

 

Plage Pointe des Avirons (4) 

 Plage Pointe des Avirons (3)L’endroit doit être très fréquenté par les fêtards du samedi soir. On y trouve par exemple des « piles plates », pas des piles de transistor, non !

Les « piles plates » sont ces bouteilles plates contenant le rhum local. Des flacons de poche bien pratiques qu'il est plus commode de jeter sur la plage, une fois vidées que de les emporter... Certains ont du mal à comprendre que leur île pourrait rester belle ! Combien de bouteilles en plastique aussi laissées à l'abandon sur les sentiers de randonnées...

 Nous croisons là un pêcheur sympathique qui a, dans son masque, unPlage Pointe des Avirons (10) petit zourite (pieuvre) qu’il avait emporté pour appâter. Mais il rentrait déçu, il n’avait rien attrapé. La mer était peut-être trop agitée.

 

Ici, comme sur une grande partie du littoral Ouest la pêche est règlementée, et c’est une bonne chose.

 

Il nous confie que l’endroit (surtout le parking) est visité régulièrement par des voleurs. Un bon conseil, ne jamais laisser des objets (appareils photos, sacs…) en évidence dans un véhicule garé là ! Beaucoup de touristes viennent là, pour bronzer, chose aisée avec le soleil qui tape sur le sable noir !

Plage Pointe des Avirons (5)D’ailleurs la baignade est interdite en raison des forts courants. Tout le monde sur l’île sait que les eaux de l’Etang Salé sont souvent dangereuses en raison des courants, les noyades y sont monnaie courante.

Plage Pointe des Avirons (8)Plage Pointe des Avirons (7)

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:30

 

merle maurice 3zipPersuadée que personne n'a lu le commentaire d'un fidèle lecteur du blog, laissé à propos de l'article intitulé "limiter les impacts du merle maurice" que j'avais publié le 11 octobre, je me permets d'en faire  le sujet d'un autre article ! Merci à  mon ami, Gérard Canabady, secrétaire de la FNSEA,  pour toutes ces précisions :

 

  "En effet, cet oiseau est un grand destructeur de cultures (fruits & légumes) ainsi que des autres oiseaux endémiques.

En outre, il affecte également la culture de canne. Il transporte une peste végétale redoutable: "la liane margose" (rien à voir avec la margose traditionnelle). Ilboulboul pilleur 4 mange les graines et les disperse via ses excréments. Ses perchoirs improvisés sont les asperseurs au sein des champs de cannes. Or cette plante a un pouvoir de germination de 9 mois (c'est pire que toutes les autres pestes végétales).

Cependant, la lutte contre cet oiseau est réglementée. La FDGDON est particulièrement bien équipée en moyens humains et matériel. La section saint-pierroise propose des cages sur la même durée pour 15 euros, car la mairie de saint-Pierre subventionne cette lutte en plus du Conseil Général. Malheureusement, il faut avoir une adresse à St-Pierre... La commune de St-Pierre est une grande productrice de fruits, ce qui explique l'implication communale." 

 

 

 N.B.Sous chaque article qui aurait été commenté par un lecteur,  un peut cliquer sur "voir un commentaire". Il est vrai que c'est écrit en petites lettres, ça passe souvent inaperçu !

 

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