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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:12

Pour la énième fois, nous sommes retournés dans ce lieu idyllique, près de Saint Philippe,  où Patrick Fontaine, maître des lieux et animateur passionné,  raconte la vie de toutes les plantes qui peuplent cet univers. Ce n’est jamais le même discours car selon les saisons, les fructifications, les demandes des visiteurs, il s’arrête, fait sentir, observer, et va même jusqu’à grimper sur un giroflier pour y prélever un fruit…

   
   giroflier                      affouche blanc                             muscadier

Cette fois –ci nous avons parlé de l’arbre « étrangleur », l’affouche - blanc, qui enserre  les autres arbres avec ses racines et ses branches. Nous avons vu les fruits du muscadier, fruits jaunes qu’on pourrait aisément confondre avec la reine-claude par sa taille et son aspect, mais en l’ouvrant on trouve une petite coque rouge. Ensuite, il a caressé les longues tiges de ces fleurs rouges en épis appelées héliconias et nous a montré sa paume devenue blanche, comme talquée. C’est ainsi que les ouvriers protégeaient leurs mains autrefois. 
Ce féru de botanique nous a fait découvrir une liane qui contenait de l’eau et qui coupée pouvait désaltérer le promeneur sans danger, et quelques mètres plus loin, il a mis les visiteurs en garde contre une autre liane qui, elle pouvait être toxique, suffisait de savoir les différencier en observant l’inflorescence. Il aussi capté notre attention en exhibant la liane de jade, une merveille de la nature.
 
plantes à talc                                                         liane de jade

Puis c’était le  passage obligé dans le secteur des théiers, des cacaoyers et caféiers. Il a fait sentir la feuille – caca ( qui pue réellement l’excrément), la feuille de cannelle, le quatre épices… Nous avons aussi appris que cette année les letchis souffraient du manque de pluie et qu’ils ne fructifiaient pas bien, que les anciens ont coutume de battre l’arbre pour le stresser afin qu’il produise. « Battre » l’arbre, c’est le frapper avec un sabre, de manière à lui laisser des marques, mais sans le blesser. Et bien sûr, il a expliqué comment on fécondait la fleur de vanille, en ajoutant une touche d’humour. D’ailleurs toute la promenade était ponctuée d’allusions amusantes, pour que l’attention soit constante. Quelle masse d’informations ! Une visite d’une heure trente, passionnante, qui donne envie de revenir… Une carte d’abonnement devrait exister pour ce parcours – découverte  !

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 12:34

Nous avons eu le bonheur d’accueillir pendant les semaines précédant les vacances et pendant les deux semaines de congé les Mercier, les Klein, les Walter, les Poth !
Nos amis lorrains ont dû différer leur départ de Roland Garros de deux heures au motif que l'équipage était dans un bouchon à St Denis et l'avion ne pouvait partir sans lui évidemment...Du coup, ils ont raté leur correspondance pour Strasbourg et ont dû récupérer leurs bagages pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle. Abracadabrant....
Nos amis de Montceau-les-Meaux ont eu droit aux turbulences au - dessus del'Italie, mais sont arrivés à bon port.
Pour terminer sur une bonne note, avec nos amis allemands, nous sommes partis manger dans un restaurant de St Pierre, restaurant sympathique, situé dans la rue Ary-Leblond. Tine et Hartmut ont commandé un carry crevette. La cuisine créole, ils aiment ! Pas de repas local pour nous deux cette fois : l’arrivage de moules de bouchot nous a tentés. Nos derniers hôtes viennent de quitter la maison pour rejoindre l’aéroport. Espérons qu'ils n'auront pas les mêmes déconvenues...

Dans deux jours, c’est la rentrée pour les quatre enseignants que nous sommes et les conseils de classe du 1er trimestre démarrent à la Réunion... Aucun regret, nous avons encore découvert des aspects insoupçonnés de l'île grâce à la visite !
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 17:46

                     

Ce matin, nous sommes descendus dans le lit du Bras de la Plaine. Nos hôtes ont été émerveillés par les paysages. Le papa a photographié un cardinal, la benjamine a remarqué un lézard à crête dans un arbre et a ramassé des feuilles, des graines...
Arrivés au pied de la montagne, téméraires, Hartmut, Léonie et Finia ont fait trempette dans l’eau fraîche du torrent et se sont douchés sous l’eau peu abondante de la cascade. Un filet d’eau qui est bien plus important en avril ! Le trio a longé sur plusieurs dizaines de mètres la rive gauche de la rivière en longeant les rochers. Finia a rapporté des crapauds minuscules.

                

Nous sommes revenus vers le Bras de Pontho par le même chemin. François et moi avons couvert  en 45 minutes  le dénivelé de 250 mètres. Mais pas au pas de course ! Les amis nous ont suivi à leur rythme.

Cet après-midi, la famille Poth est repartie se baigner à Saint Pierre, avec masque et tuba.

Demain, ils repartent de Saint-Denis pour Düsseldorf.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:47





              

Le jour de la Fête de la Lentille, à Cilaos, Jannick, un membre de l’APLC -Association  des Producteurs de Lentilles de Cilaos - nous a invités à venir découvrir son exploitation située sur la Route de Bras Sec. Sous un soleil de plomb, nous sommes montés sur la route qui part à droite derrière l’église. Nous avons croisé quelques coureurs qui participaient au Cross des Lentilles et redescendaient sur Cilaos. Notre guide qui était monté en voiture nous attendait déjà : pendant plus d’une heure, il nous a expliqué la culture de ce légume qui fait la renommée du lieu.

                            

Cette légumineuse craint l’humidité et a besoin de chaleur pour croître. Les producteurs sont tributaires du temps et les saisons ne se ressemblent pas : une année,  la moitié des plants avaient pourri à cause de la pluie. Dans les endroits très pentus on sème les graines  à la main, mais dans les zones planes, on utilise un semoir à quatre godets.

                           

Une poignée d’une dizaine de petites lentilles par trou suffit. Notre guide nous a expliqué qu’autrefois on cultivait des pieds rouges et des pieds blancs : la tige du premier pied  est rouge, celle des seconds est verte. Aujourd’hui, on cultive 11 espèces de lentilles à Cilaos. Le désherbage s’impose, après un traitement phytosanitaire, on doit arracher les mauvaises herbes à la main. Actuellement la production est menacée par un petit insecte – le thrips- et on étudie la manière biologique de l’éradiquer. Le thrips est si petit qu’on a peine à l’apercevoir, il mesure à peine un quart de millimètre.


Pour récolter la lentille, on arrache le plant quand il est sec  - parfois sur le même plant, on observe des lentilles de couleur différente, certaines sont encore vertes, mais sècheront bientôt- et on pose  quatre bouquets de cette plante en éventail part terre, ces paquets qui se succèdent sont ensuite ramassés, puis les grains sont extraits et triés mécaniquement. Les déchets sont réutilisés et servent de fourrage.

                  
La particularité des lentilles de Cilaos : elles sont très petites. Coût 12 euros le kilo.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 13:38

 Il fera nuit, ils  auront mis leur lampe frontale…Ce soir à minuit, c’est reparti pour le Grand Raid : 150 km de course pour un dénivelé positif de 9000 mètres.  A Cap Méchant, on attend 2694 participants. La Réunion est bien représentée par 1757 sportifs, les métros sont au nombre de 807, les Allemands 8... "La Diagonale" est le tracé Sud-Est - Nord- Ouest, et les "Fous" sont ceux qui relèvent le défi de traverser l'île en un temps record !

On aurait pu supposer que le temps cette année serait de la partie, compte tenu des semaines ensoleillées que nous venons de vivre, mais nous avons lu notre carte météo ce matin avant d’aller à notre permis bateau à St Pierre et des vagues sont au programme ainsi qu’une pluie battante. Rien de très réjouissant pour les raideurs – faut dire que l’an passé le temps était aussi pourri ! –
Et si le volcan décidait de leur préparer un feu d'artifice cette nuit ? Compte - tenu des dernières infos des scientifiques, le risque n'est pas exclu...
Lien : http://www.fournaise.info.fr



Incroyable : les raideurs vont devoir  emprunter un GR (dénivelé de 2400 m depuis la mer vers le sommet du volcan), suivre la route du volcan, continuer vers l’Oratoire Ste Thérèse, descendre dans la Plaine des Cafres, remonter le Coteau Maigre vers le gîte du Piton des Neiges, redescendre sur Cilaos, remonter de Cilaos pour plonger dans le Cirque de Mafate, descendre vers la Rivière des Galets, remonter vers Dos D’Ane, puis rejoindre St Denis… Il faut un mental exceptionnel pour aborder sereinement cette course et aller jusqu’au bout. On ne parle que de ça dans les journaux depyis quelques jours...
lien intéressant :http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=225078&page=article

Deux nouveautés sur ce raid : les semi-raideurs, partant de Cilaos auront un départ décalé, ils ne partiront que samedi pour 77 km. Et il paraît que les pollueurs, ceux qui jettent leurs déchets, seraient exclus de la course. Sage initiative quand on sait le nombre de participants, la menace qui pèse sur ce magnifique environnement et certaines attitudes peu scrupuleuses rencontrées au quotidien.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 14:57

Lien utile- infos en direct

http://www.fournaise.info

On ne parle que de ça. Un garagiste de St Philippe ne s'affole pas, :rassuré, il me dit "En général  ça sort de l'autre côté, vers l'Est. D'autres comme le restaurateur du Restaurant des Mascarins au Baril raconte que si la canne à sucre était menacée, l'immobilier ne percerait pas dans la région à cause du volcan. Les avis divergent... Faut dire que dans cette zone la lave est descendue en 1986, le souvenir n'est pas dans l'esprit des plus jeunes, la végétation a pratiquement recouvert le basalte.
Et pourquoi la lave descendrait-elle de nouveau au Tremblet comme en 2007 ! Seuls les scientifiques actuellement sur le terrain  peuvent être plus précis.  N'empêche qu'on se demande quand l'accès au Pas de Bellecombe sera vraiment interdit ! Geneviève qui travaille chez les pompiers de St Pierre affirme que des cars de vacanciers montent toujours la route forestière du volcan... Comment les pompiers pourront-ils accéder en toute quiétude sur les lieux si les touristes continuent à affluer ? Paraît que lors de la dernière éruption, en avril 2007,  une connaissance de François avait mis 12 heures à redescendre de la montagne avec sa voiture au lieu d'une heure, tant la circulation était dense ( c'était le rendez-vous de tous les curieux...)
Pour l'instant tous les sentiers de rando sont fermés. Quand la route sera-t-elle bloquée ? Au préfet de décider.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 13:00

Lundi, nous avons pris la route du Sud en direction de St Joseph. Celui qui ne connaît pas l’endroit a du mal à trouver tout seul les fours à chaux, bien cachés. Alors, nous avons guidé nos amis allemands : il faut descendre vers le littoral et au niveau de l’arrêt des cars jaunes, chercher l’Allée des Fours à Chaux. Là, on aboutit à un parking ombragé. En cherchant bien, on aperçoit un petit panneau très discret  indiquant « sens de la visite » et il faut repérer un petit passage très étroit entre un mur de propriété et le grillage entourant une autre propriété. C’est là qu’il faut descendre pour mériter le spectacle de l’océan se jetant contre les roches noires, pour longer les murs d’anciennes bâtisses,  et les restes de fours à chaux, témoins d’une époque révolue : autrefois on transformait les coraux en chaux.
 
Aujourd’hui cette pratique est interdite : les coraux même morts ont un rôle à jouer dans la protection du littoral. A rappeler que le ramassage et l’exportation de ces merveilles sont punis par la loi. Inutile de les dissimuler dans les bagages.Les douaniers les saisissent et sanctionnent leurs détenteurs. Il vaut mieux les photographier…

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:58

 Dimanche soir, nous sommes descendus au Port de St Pierre pour assister à la clôture du Dipavali, fête de la Lumière. Pour voir le défilé, il fallait être soit un géant pour dominer toutes les têtes (3 rangs et plus s’étaient amassés de part et d’autre  d’une chaussée unique) soit être un enfant pouvant se hisser sur les épaules de ses parents, soit être assez rusé pour se glisser entre les jambes et s’asseoir par terre devant la foule. C’est pour la dernière solution que j’ai opté.



Pendant ce temps François cherchait à garer la voiture, et quand il est arrivé le corso était quasiment passé ! Beaucoup de visiteurs ont déchanté, une organisation qui laisse à désirer… On fait beaucoup de pub mais on n’assure pas…
Mais pour les privilégiés qui ont pu effectivement voir les chars, les danseuses, les musiciens, c’était un régal ! De la lumière, des paillettes, de la soie, des flammes (celles des bâtons de twirling, et du bois qui brûlait dans les brouettes accompagnant les participants, (-feu destiné à assurer retendre les peaux des tambours-) et là-dessus le traditionnel battement de percussions.

Au  final  un désenchantement pour les uns, et un enchantement pour les autres… Une organisation à revoir !

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 18:15

 

 

Nous sommes partis aujourd’hui à la Fête des Lentilles avec Tine, Hartmut et leurs deux filles à Cilaos  . Du Tampon nous avons rejoint la Rivière St Louis par le Ouaki et pris la N5 en direction de Cilaos. Le temps était splendide, le ciel bleu et le panorama toujours grandiose.  Nous desncedons vers le lit  du Bras de Cilaos, laissons le petit îlet de Furcy sur notre droite, poussons jusqu’au Petit Serré, et poursuivons tranquillement sur cette route aux 400 virages. Nous sommes toujours admiratifs devant le rocher de Peter Both qui se découpe dans ce paysage sauvage.

 Nous traversons trois tunnels  très étroits ne livrant le passage qu’à un seul véhicule, avant d’atteindre Mare Sèche. Ce qui surprend est que les gens puissent vivre dans ces endroits retirés.  Bientôt, nous apercevons sur notre gauche, les vignes qui produisent le vin de Cilaos, un vin réputé pour « rendre fou ». Ce vin est fait avec du raisin « Isabella », un fruit très sucré et parfumé. Nous espérons arriver pour 10 heures pour pouvoir assister au battage des lentilles. Finalement nous aurons mis 1h45 depuis le Tampon.

Nous trouvons une place pour garer nos deux voitures et descendons vers la place des festivités. Des stands de produits locaux sont déjà pris d’assaut : là, on vend du miel, des essences, des parfums, du savon, du vin, les petites lentilles à 12 euros le kilo, des fruits, des gâteaux- maison,  des produits artisanaux…

Deux membres de l’association AR…. Nous donnent des informations sur la lentille, ses variétés, sa culture, sa récolte. Puis nous nous approchons de la place réservée au battage. Deux hommes saisissent une perche de filaos d’environ 3 mètres et frappent en alternance sur un tas de plantes sèches. Normalement c’étaient 4 personnes qui effectuaient cette tâche, me confie un promeneur. Les deux hommes travaillent en cadence, la poussière vole. Cela nous rappelle la fenaison, l’ odeur d’herbe séchée. Janick, un des batteurs, nous expliquent qu’il  fait dans la demi-heure qui suit une visite guidée d’un champ de lentilles  à un kilomètre de là, sur la Route de Bras Sec. Nous décidons d’y aller (à suivre)

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:33



Entrer et sortir du port, s’arrêter près d ‘une bouée, aborder au quai sur bâbord, aborder sur tribord, déborder… ça y est c'est parti !

Nous avons embarqué sur le  « Nemo », le bateau-école de Sébastien Pamard, avec trois autres candidats au permis bateau,  pour apprendre des rudiments de navigation. Ainsi nous savons à quoi servent les deux grandes balises  dont nous ignorions la signification. Il faut qu’elles soient dans l’alignement , c’est un repère infaillible pour entrer dans le port et en sortir. Nous avons pris les commandes, et remarqué que chaque port affichait  une vitesse à respecter, ainsi à St Pierre la vitesse autorisée est de 3 nœuds.

                 
Une fois hors du bassin portuaire, notre moniteur nous a appris à nous arrêter près de deux bouées dont une bouée sonde qui mesurait la houle. En fait on peut attacher son embarcation à la bouée, mais il faut viser juste pour l’atteindre. 
 

Nous avions de la chance ce jour – là car la mer était d’huile. Comme nous avons fait remarquer à notre instructeur que la bouée était très amochée, il nous a expliqué que lors d’une grande houle, un bateau de pêcheurs avait tenté de rentrer au port  et qu’une équipe de sauveteurs s’était portée à son secours, en vain. Et il leur avait fallu  amarrer le canot de sauvetage à la bouée jusqu’à ce qu’un hélicoptère vienne les hélitreuiller. Conclusion en cas de forte houle, il faut rester en mer en attendant l’accalmie, plutôt que de courir le risque de s’échouer en rentrant dans le port de St Pierre.

 
Puis nous sommes revenus dans le port pour apprendre à accoster en venant de la gauche, puis en venant de la droite. Manœuvre qu’il s’agit de maîtriser parfaitement. Les conseils du moniteur portent progressivement leurs fruits, avec patience il répète chaque manœuvre à chaque candidat.

Il a fait récupérer un sachet plastique (qui flottait sur l’eau) à un passager à l’aide de la gaffe. Parfois l’entreprise peut être périlleuse. Sébastien nous a raconté qu’il s’est déjà retrouvé à l’eau pour s’être trop penché.

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