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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 15:29

 


Dans la Ravine Saint Gilles...
nous avons quitté le bassin des Aigrettes pour revenir à l’embranchement. Là, nous avons suivi des promeneurs qui semblaient connaître le sentier menant à un autre bassin. Comme l’ONF n’entretient plus ce sentier nous avons eu quelque difficulté à nous orienter, mais la vue d’ une croix rouge sur une pierre et de gros clous fixés dans le sol au niveau de marches disparues nous ont incités à descendre à cet endroit. Faire ce chemin avec des sandalettes relèverait de l‘inconscience. Grâce à nos godasses de randonnée, nous avons pu traverser les passages boueux, des ruisseaux,  enjamber les rochers massifs et inégaux qui jalonnaient le parcours. A notre gauche, nous avons même aperçu une habitation et entendu chanter un coq. Quelle idée d’aller se perdre dans ce trou où la lumière du soleil ne réussit pas à percer les frondaisons !

                               
                               
                                                                                les escaliers descendant vers l' usine électrique  

Bientôt, nous avons eu la surprise de découvrir une  quarantaine de marches bétonnées, mais inégales et usées qui débouchaient sur les ruines d’une maison haute et carrée dans laquelle traînaient du matériel rouillé : un axe, des engrenages... Curieuse d’en savoir plus, de retour au bercail,  j’ai fouillé dans les ouvrages historiques, notamment dans le 2e tome de l’Histoire de la Réunion de D. Vaxelaire, et j’en ai déduit qu’il s’agissait là d’une ancienne usine électrique qui était alimentée par les cours d’eau et les retenues (les bassins). D’ailleurs d’autres traces de conduites forcées sont visibles dans cette ravine.

 

ancienne usine datant de 1935                                                                           conduite rouillée dans la falaise

Cette usine aurait été construite en 1935.  Ce genre d’usine était minuscule et alimentait une dizaine de maisons et permettait de faire fonctionner les premiers appareils électriques dont la radio. J’ignore à Saint Gilles on avait la chance de posséder une radio. Il serait intéressait de savoir aussi si cette usine était doublée comme certaines de ces congénères par des moteurs à gaz pauvre.

Nous voilà sur la berge de ce bassin, on croit rêver : la Nature à l’état pur, et pas la foule du bassin des Aigrettes, faut dire que l’accès est plus compliqué. L’endroit est merveilleux, on ne se lasse de le contempler et de le photographier.


Une cascade tombe dans une cuvette  bordée de papyrus, de bambous gigantesques. Au fond des pigeons survolent les grottes où ils nichent. Des belliers (tisserins) cherchent des feuilles dans les papyrus pour construire leurs nids, des pailles en queue viennent pêcher et remontent vers les falaises. Un havre de paix, comme on n’en rencontre plus souvent

les bambous...

                 Paradisiaque...

Nous remontons le sentier, qui progressivement n’est plus ombragé, repassons sur des murets et des endroits humides et admirons le vol de deux pailles en queue.
Une bonne dodo au bar pour nous désaltérer : nous avons bien transpiré, il faisait  déjà 30° à midi, et la pente était escarpée ! Faut bien se justifier...
Dommage que cette promenade qui figure dans tous les guides soit interdite mais on comprend qu'on veuille protéger les promeneurs (éboulements possibles, sentiers parfois dangereux, roche friable autour des bassins)

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 17:39

 

Eh oui, même à la Réunion, on fête encore Halloween. Sur la place de la Mairie du Tampon, on avait monté hier soir un podium et une tête gigantesque de Grand’ mère Kall y trônait ! Grand-mère Kall est cette sorcière qui vit dans le volcan et terrorise les enfants désobéissants...

Le soir du  31 octobre, nous avons eu la visite de plusieurs groupes d’enfants en quête de friandises.
Mais on sent que la fièvre des années passées baisse, on achète moins de fanfreluches et de gadgets coûteux dans les magasins. Crise économique oblige…

 

Ici, pour la Fête des Morts, on préfère acheter "des fleurs coupées". Hier, nous avons vu des gens chargés de bouquets d’anthuriums, de lys, d’arums, qui partaient fleurir les tombes. Le culte de l’ancêtre est très vivace à la Réunion.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 16:32

 

Belle balade dominicale ce 1er novembre dans la Ravine Saint Gilles. Nous sommes partis à la découverte de deux bassins : celui des Aigrettes et celui des Cormorans.

Nous avons laissé la voiture un kilomètre en amont du Théâtre de Plein Air, sur le parking d’un snack et avons comme tous les touristes stationnés dans le secteur ( il y avait bien une douzaine de véhicules), pris la direction de la ravine. Deux panneaux mettent en garde : l'un interdit la descente vers la ravine, l'autre interdit la baignade dans les bassins en raison d'éboulements de roches. Nous avons bravé la première interdiction.

Sommes passés entre deux grillages défoncés et sommes descendus vers  la ravine, guidés par le chuintement de la cascade. Des sentiers dévalent la colline où pousse une végétation assoiffée ; on voit qu’il n’a pas beaucoup plu depuis des mois.



On aperçoit bientôt un oratoire rouge. Décidément St Expédit nous suit partout ! Bientôt on voit couler l’eau limpide d’un canal bétonné. A l'embranchement, nous décidons de prendre à gauche.

Nous remontons donc ce cours d’eau dans un tunnel de végétation plus verdoyante. Promenade agréable, sur le muret large (de quelque 40 centimètres), qui borde le canal

                      

                                

Encore une grille pour arrêter la progression des curieux, mais personne ne s’y arrête. Au fond on distingue déjà la cascade qui tombe dans le Bassin des Aigrettes. A droite, en contrebas on un bassin bleu couvert de lentisques, dans un écrin de verdure. Des tisserins  jaunes s’accrochent à leurs nids pour nourrir leur progéniture.

Il faut rivaliser d’adresse pour  se croiser : le passage est très étroit : soit on s’arme de patience pour laisser passer les partants, soit on prend un bain de pied obligé dans le canal.

                       Des promeneurs se baignent dans le bassin vert où se jettent plusieurs cascades. Le chemin étroit débouche sur quelques rochers éparpillés où on s’installe tant bien que mal pour photographier ou se mettre en maillot de bain.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:34

La plupart des Réunionnais consomment  des oignons verts : on achète des bouquets de ces oignons qui ressemblent à des poireaux très fins.
Et on coupe ces tiges très finement, comme de la ciboulette,  dans les rougails, les carris, les samoussas, dans pratiquement tous les plats. Il existe bien sûr d'autres oignons comme en métropole, mais les locaux préfèrent ce condiment-là, ils n'ont pas tort : l'oignon vert a bon goût.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:23


                                         Les jardinières d'orchidées sur la varangue

Depuis notre installation à Trois Mares, nous avons déjà effectué de nombreux travaux de jardinage : nous avons planté un caféier, un citronnier, un frangipanier, deux hibiscus,  trois bougainvilliers, deux arbres de Paul et Virginie, et j’ai posé des jardinières sur la varangue.

Les orchidées et les bougainvilliers fleurissent, c’est un spectacle réjouissant. Le pêcher porte des fruits, ceux de l’oranger et du combava sont encore petits et verts.

                                                                                   le pêcher porte des fruits

Il n’avait pas plu depuis une éternité, l’herbe commençait à jaunir, on n’avait jamais vu ça au Tampon, et la tondeuse n’a pas été sortie depuis 6 semaines, un exploit ! Il avait fallu arroser tous les soirs .

Cette nuit et cet après –midi, nous avons quelques averses et la nature reverdit. La contrepartie c’est que les escargots sont revenus. On ne peut pas tout avoir ! On vit au rythme du soleil. On se lève avec le soleil et on petit déjeune au soleil (vers 7 heures) et on se couche  deux heures après le soleil ( vers 20h30)


Un des nombreux couchers de soleil d'octobre vus de notre maison

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 20:25


              Instruments de mesure sur le Piton de la Fournaise (photo août 2009)


 
L’année écoulée j’avais envoyé  ma classe faire des enquêtes pour rédiger des articles de presse. Parmi ces jeunes reporters de la classe de 6e4  figurait Thomas, 10 ans. Il avait écrit ce texte pour présenter le métier de son papa.

 

Volcanologue, un métier passionnant !

« M. Kowalski, volcanologue à la Plaine des Cafres, nous parle de son métier passionnant.

Le métier de M. Kowalski consiste à assurer la protection de la population réunionnaise 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cela peut être dérangeant car il peut devoir aller travailler la nuit, le week-end, il a même dû travailler il y a quelques années la nuit du 31 décembre ! Pour accéder à ce poste, il a suivi une formation qui lui a permis d’obtenir un diplôme d’ingénieur en informatique et il a acquis tout  ce qu’il sait à présent sur la volcanologie en travaillant 20 ans sur le Piton de la Fournaise. Il ne va pas tous les jours sur le volcan, comme on pourrait le croire.  Une partie de son activité peut se faire à distance, grâce à des liaisons – radio.

Travailler sur le volcan est difficile pour la raison qu’on ne peut pas y avoir tout le confort qu’on a dans un bureau, c'est-à-dire un outillage important, le courant, le mobilier… Et qui dit extérieur, dit aussi météo capricieuse…
Pour les activités en plein air, notre volcanologue travaille toujours en équipe pour des raisons de sécurité : les risques sont nombreux (lave en fusion, isolement par rapport au centre de secours…) »

 

Lien utile pour mieux comprendre le travail de ces volcanologues de l'Observatoire.  http://www.fournaise.info/observatoire.php


François au bord du cratère avant la fermeture de l'enclos, décidée par arrêté préfectoral récemment.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:42

Non, ce n’est pas une danse, ni une déformation de la colonne vertébrale…
C’est... encore un légume, un légume typique de la Réunion. C’est une espèce de courge verte  incurvée fripée, avec des excroissances. Cette cucurbitacée est une plante grimpante  qu’on palisse. Elle grimpe et rampe comme le chouchou. On l’appelle aussi « la courge amère », c’est peut-être la raison pour laquelle je ne l’ai jamais cuisinée. Paraît qu’en médecine traditionnelle, ses graines comme celles de la papaye sont utilisées comme vermifuge, les feuilles en infusion combattent la diarrhée. Les feuilles et les racines auraient aussi un pouvoir aphrodisiaque.

                           

Ici on mange ce légume en carry quand elle est cuite, en rougail  ou en salade pimentée quand elle est crue.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 20:00

                   

La première fois que j'ai vu ce fruit accroché au pilier de bois d'une "salle verte" chez un rasta à Trois Bassins,  je pensais que c'était un objet décoratif en cire ou en plastique, tant l'aspect était rose brillant.
Et on m'a invitée à le décrocher pour le manger. Ce fruit très ferme avait le goût de la poire. J'ai bien aimé.  
 
                                   

En allant nous promener nos amis à l'Entre-Deux nous avons vu l'arbre. Celui - ci a un port imposant et reste toujours vert, il a des feuilles larges . Et sur le même arbre, on peut distinguer les trois stades de fructification : les fleurs, les jamalacs encore blancs et les jamalacs mûrs. Il fructifie en général de novembre à mars...Cette année, il est en avance.
                               
Le jamalac originaire de Malaisie aurait été introduit à l'île Maurice vers 1750 par un certain Cossigny et peu de temps après à la Réunion. Il a un intérêt ornemental indéniable. On l'appelle aussi la"poire d'eau"

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 18:42

Voilà plusieurs nuits que le toutou du voisin nous empêche de fermer l’œil ! Il aboie comme un dératé et on a envie de le traiter de sale « cabot », expression qu’il convient de proscrire de notre vocabulaire sur l’île car ce mot désigne euh… l’organe masculin. N’empêche qu’on se passerait bien de l’organe de cet animal, attaché certainement trop court. C’est pitoyable ! Et comme la pauvre bête doit monter la garde juste à côté du poulailler riche en poules, coqs, et canards, elle aurait bien envie de croquer l’un des volatiles : alors pas étonnant qu’elle donne de la voix, même le jour ! Et quand un toutou commence, les autres toutous du quartier lui font écho… Bravo le concert !

          
                                    "On préfère ça..."

Les chiens - errants sont aussi une plaie sur l’île : on en voit partout, et ils peuvent déboucher sur la route à n’importe quel moment. Ils sont de toutes les races, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, se déplacent souvent en bandes et ont l’air pacifiques, mais on n’aimerait pas les voir écrabouillés sous les roues. Preuve qu’ils sont courants, quand je voulais expliquer le mot  « errer » en classe, les enfants ont tout de suite fait le rapprochement avec ces chiens vagabonds.

Alors pitié pour les oreilles de Guillaume ! N’offrez pas de chiot à Marion ! ça grandit et ça fait du bruit, nous en savons quelque chose…

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 17:49

Crions « haro sur le baudet » Pardon, « haro sur le dos d’âne ! »

Faut croire qu’ils sont friands de gymkhana ici ! Dans la Rue Stéphane qui descend très raide sur 4 kilomètres vers la Ravine des Cabris, on compte pas moins de 7 ralentisseurs. Il en est de même pour la route qui part de l'ancienne usine sucrière à Mahavel vers Pierrefonds. Ca fait le bonheur des garagistes qui changent les pots d’échappement ou les amortisseurs. François en a fait les frais le dernier jour de classe  : un pot d’échappement tout neuf ! On devient philosophe et on apprend à les aborder car ils n’ont pas tous la même hauteur !
Quand on voit les jeunes qui foncent dans les descentes sans protection avec leur vélo ou leur scooter, on se demande pourquoi il n’y a pas plus d’accidents – qui sont d’ailleurs déjà très nombreux – Si on a installé autant de dos d’âne, c’était pour freiner les Fangio, car il y en a pléthore sur l’île, tous des frustrés qui n’ont pas assez d’autoroutes pour faire de « la pousse » (course de voitures) Alors forcément on met les gaz quand la maréchaussée dort et on fait vrombir le moteur dans la rue Baudelaire au Tampon, par exemple, à la tombée de la nuit.

Quand la plupart des voitures ont boudé la route du Littoral pour la Route des Tamarins, dans les petites localités du bord de mer comme Saint Leu , on a aménagé des ralentisseurs pour dissuader les fêlés d’accélérer sur ces portions de voie devenues un terrain de prédilection. Vrai qu’on n’aime pas être limité à la Réunion, déjà que le bouchons ça vous empêche d’être rapide… Quelle excitation aussi dans la presse à cause d’un radar de la Route des Tamarins ! On l’accuse de trop flasher les contrevenants…
Tiens, je pense qu’il faudrait porter plainte contre les ralentisseurs, contre les radars et contre les bouchons, "ces empêcheurs d’aller plus vite" ! (petit trait d’humour, vous l’avez bien compris !)

  Je viens de trouver sur internet un article fort intéressant sur l’illégalité des « dos d’âne » à la Réunion : dimension, espacement, localisation… non respectés. http://reunion.exprimanoo.com/versionpdf/1408.pdf
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