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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:48

Une adresse à retenir ! Nous y avons mangé avec l’association des Pêcheurs Golet. En apéritif, au choix punch goyave, punch mangue  (délicieux tous les deux) ou coca  (pas très local ce dernier !) L’eau en carafe était excellente. Nos gramounes de l’atelier « Tress’ek nous », Marie-Rose, Lucette, Ginette, Renée ont entonné des chansons lontan, accompagnées par l’instrument original de Jean-Paul, fils de Gisla, un objet qui reproduisait bien le son du kayamb.

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Toute la salle a repris les refrains en choeur. Nous avons ensuite partagé un carry-poulet très bien préparé. En dessert, un gâteau péi.

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L’endroit se prête bien aussi à danser. Le chorégraphe de l’association s’est proposé de donner une leçon gratuite de danse country. L’association des « Pêcheurs Golet » compte actuellement 40 danseurs parmi ses 100 adhérents, signe que l’activité plaît.

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Tous étaient contents de se retrouver. Depuis que  la voie rapide traversant Grands Bois  a coupé le village, il est de plus en plus nécessaire d’organiser ce type de retrouvailles pour les habitants de la Cafrine, de Bassin 18, de Grands Bois les Bas et Grands Bois les Hauts.

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 Dans le jardin de cet établissement, qui est un véritable conservatoire de plantes locales, nous avons pris le temps d'oberver les abeilles qui butinaient dans les agapanthes et les oiseaux -lunette verts qui venaient chercher le nectar des fleurs avec leur long bec effilé.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 20:59

70 personnes de  Grands Bois et des environs ont participé ce dimanche à la sortie organisée par cette dynamique association. Les organisateurs avaient affrété deux bus : pendant que Nicole pointait les présents,  Sarah distribuait des cachets anti-nausée aux malades potentiels.

A la sortie de Saint Louis, tous se sont mis à chanter des airs lontan comme «La route en corniche,  Tit fleur fanée, roulez avirons, la rosé tombé... » Chapeau au grand bus qui a dû manœuvrer sur le pont enjambant une ravine ! Et vers 10 heures nous sommes arrivés à destination. Le petit bus, faisait ensuite la navette,  emmenait ceux qui le souhaitaient à la Fenêtre. Pour bon nombre de participants, c’était la première fois qu’ils montaient jusqu’à la fenêtre des Makes. Il fallait se hâterP1030546b car une heure plus tard les nuages avaient complètement investi le Cirque de Cilaos.

 Le projet de visiter l’Observatoire des Makes était tombé à l’eau : on avait laissé entendre aux organisateurs qu’on ne visitait pas le dimanche. Cela nous a surpris ! une pancarte à l’entrée de cet Observatoire stipule bien que « les groupes peuvent visiter les dimanches et jours fériés, à condition de réserver… » conclusion : soit le panneau est obsolète, soit le personnel des Makes n’avait pas envie de travailler ce jour-là …

Alors pour tuer le temps certains sont restés près du bus à bavarder, d’autres sont allés rendre visite à un parent habitant par là, d’autres encore ont emprunté la « route forestière des goyaves » pour une petite promenade d’1 heure 30. Nous étions de ces derniers.

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Nous avons longé le stade et un arboretum, avons laissé à notre gauche le centre Fos-PTT,à notre droite l’entrée de l’Observatoire et avons pris la route forestière. Le long de ce sentier  les traditionnelles pestes végétales ( longoses, vigne marronne, bringelliers marron…) mais aussi les fleurs jaunes, des fuchsia, fleurs zano…

 

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 Passons devant la parcelle 431,  une zone de reboisement où on replante le tamarin et les bois de couleur des hauts. Les cryptomérias qui restent sont gigantesques. Deçà delà ,des fougères arborescentes...

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De là, on a une vue plongeante sur le village des Makes, encore dégagée.  Bientôt on trouve des végétaux de zones humides, comme les joncs. Nous poursuivons notre ascension jusqu’aux ruches.

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Nous redescendons au pas de charge et couvrons la distance en 25 minutes, le paysage devient brumeux, les nuages remontent vers les cimes.

Nous nous retrouvons tous à la table d’hôtes Leperlier

P1030576(à suivre)

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 16:27

  Rencontre avec  la Fédération Départementale des AAPPMA (Associations Agréées  de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique)

Au port de St Pierre, si beaucoup de stands n’étaient pas encore ouverts à 10h30 ce samedi, celui de la FDAAPPMA était déjà prêt à accueillir les visiteurs. Immédiatement des objets insolites attirent mon regard : des nasses, "une gueule de vouve"… mais aussi des objets plus menaçants : des harpons, des fourches… Ce sont en fait des outils de pêche saisis pas les autorités.

fdapappma

Quelque 13 personnes sur l’île veillent au respect de la réglementation parmi lesquelles 6 garde –pêche. Cela me semble bien dérisoire au vu de la longueur des côtes et des zones de pêche en eau douce !

La Fédération publie un dépliant qui rappelle que la carte de « pêche en rivière » est obligatoire et rappelle les tarifs de cotisation CPMA. Il précise aussi quand pêcher. Par exemple la pêche est autorisée une demi-heure avant le lever du soleil et  une demi-heure après le coucher du soleil. « Toute pêche de nuit est interdite ! »

Les dates d’ouverture de la pêche y sont aussi stipulées :

1ère catégorie : 1er janvier au 2 mai inclus et du 2 octobre au 31 décembre inclus

2e catégorie : 1er janvier au 31 janvier inclus , du 3 avril au 31 décembre inclus

On y rappelle que la pêche des chevaquines est strictement interdite du 1er janvier au 2 avril inclus et du 1er au 31 décembre inclus.

Pour les catégories, une carte au verso du dépliant localise chaque zone.

Un tableau permet de connaître les tailles légales de capture pour différentes espèces de poissons et crustacés, ainsi que le nombre de prises autorisées par jour.
Si la taille du tilapia échappe à cette règle, il n’en est pas de même pour le mulet dont la taille ne peut être inférieure à 18 cm ou le cabot noir qu’on doit remettre à l’eau s’il mesure moins de 8 cm. Si on peut pêcher 8 poissons plats par jour, on se contentera de 5 prises pour l’anguille, de 6 pour la truite…

Dans ce document, on mentionne que les pêcheurs amateurs de doivent pas commercialiser le produit de leur pêche, cela constitue un délit. L’amende  est de 3750 euros pour le contrevenant

Le dernier paragraphe de cette plaquette rappelle le montant de sanctions encourues selon 9 types d’infractions : on risque une amende de 450 euros si on pêche de nuit, si on pêche sans carte, si on pêche dans un lieu ou à un moment prohibé ou encore avec un engin prohibé ; et si on empoisonne le milieu aquatique l’amende est de 18000 euros !

fdapappma2

Pour vous renseigner auprès de la FDAAPPMA contact : GSM 0692022962 tel –fax 0262913248

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 19:30

 La Réunion est une île où les superstitions  sont encore bien vivaces. Et le diable a bon dos… On retrouve Lucifer dans les noms de lieux qui intriguent et effrayent : le Bassin du Diable au Brûlé à Saint  Denis, Le Trou du Diable, la Pointe du Diable à Saint Pierre.

diable 4

En Lorraine, on accusait des filles et jeunes gens de pactiser avec le diable dans des forêts, près des étangs, des lieux maudits - et on les jugeait pour  sorcellerie au 17e siècle -… alors qu’ils ne faisaient que s’y rencontrer. La Pointe du Diable, située à l'entrée de Saint Pierre, à l’heure actuelle, n’a pas une vocation différente, mais ce n’est pas cette situation qui est à l’origine du nom de la Pointe. Ces rencontres  ont d'ailleurs été interrompues, ou plutôt interdites, lors du passage de notre Président, cela dérangeait...

Diable 2

La Pointe n'est qu'une coulée de lave battue par les flots et s’y aventurer peut être dangereux, d'où la référence au Diable. Les requins aussi aiment s'y retrouver.

Le diable est partout, cette incarnation du mal a encore de l’effet sur les braves gens de cette île. Certains  font même appel au malin pour jeter un sort au voisin détesté.

Rien d’étonnant non plus à ce que la dame du « Cap Méchant », désormais surnommée « la Folle du Cap Méchant » soit obsédée par le démon. Elle accoste les touristes et les accuse d’être « complices du diable », s’ils n’écoutent pas son prêche. L’endroit s’y prête bien. Les vents y sont violents et les vagues se jettent contre la roche noire avec fracas.

Le diable, emblème de la boutique « Pardon » quant à lui, est plus une provocation.  Aucun effet dissuasif sur les acheteurs…

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 20:17

Si les rues fourmillent de touristes le dimanche matin, il n'en est pas de même à partir de 15h : tous ont hâte de redescendre avant que les nuages ne s'accumulent dans le cirque ou que la nuit ne tombe.

 

Cilaos village WH7 Cilaos village WH5

A midi, au Petit Randonneur, au menu pour notre quatuor d'amis, un plat de lentilles  de Cilaos aux saucisses, Après avoir déjeuné , nous avons remonté la rue Delisle, la rue principale où se trouvent le seul distributeur du hameau (à la Poste), une gendarmerie, un cabinet d'infirmiers, une boulangerie, une pharmacie ( mais tous les rideaux sont baissés) Nous dirigeons nos pas vers le petit marché couvert, et y avons droit à une dégustation de vins de Cilaos.

 

CIlaos village WH6 Cilaos village WH

 

Cilaos village WH8Comme la Maison de la Broderie est fermée ( elle n'ouvre que le dimanche matin), nous faisons un

tour dans la boutique "le Magnolia" où je trouve un tambour à broder en bois de fleurs jaunes - la boutique d'Ismaël était fermée -

Devant ce petit magasin pousse un arbre énorme aux grosses fleurs blanches... arbre centenaire qui n'est autre qu'un ...magnolia. Géant !

 

 

Nous remontons vers le parking, et en profitons pour faire un petit tour dans l'église. Nous avions déjà entendu son long carillon à notre retour de randonnée. Sur la place de l'église, la tombe du Père Paul Boiteau,  celui qu'on appelle ici "Saint Popaul" Ce personnage local était prêtre de la paroisse de 1933 à 1947, et  Supérieur du Petit Séminaire de Cilaos. Ce Petit Séminaire pourrait aussi devenir le sujet d'un prochain article...

 

Cilaos village WH2 Cilaos village WH3

 

Je ne peux m'empêcher de longer l'église par la gauche, pour revoir une maison de contesCilaos village WH4 de fées qui se délabre au fil du temps : il s'agit d'un restaurant - qui était encore opérationnel voilà 5 ans, aux dire d'une habitante des lieux- Mais l'établissement "L'Auberge du Hameau " a dû fermer car il n'était plus aux normes et la rénovation de ce bâtiment représentait un coût que les propriétaires ne pouvaient supporter. Et la longue bâtisse vide derrière ce logis accueillait autrefois des touristes, c'était un gîte... Quel dommage ! L'endroit est stratégique, non loin du sentier des porteurs, et les tourelles couvertes de bardeaux sont très pittoresques ! Pourvu qu'on ne détruise pas ce patrimoine ...

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:15

 Une petite route ? un mot bégayé ? Ce n’est ni l’un, ni l’autre … alors ?

 

En  nous promenant dans la rue Delisle à Cilaos dimanche, nous avons bavardé avec une dame qui vendait des produits locaux sur le trottoir. Elle proposait des produits confectionnés par son époux : gâteau- banane, gâteau-patates, gâteau ti-son, gâteau « chemin de fer lontan ».

Nous avons commencé par lui demander l’origine de cette expression « gâteau chemin de fer », elle n’a pas su nous l’expliquer, mais tout le monde à la Réunion appelle ainsi ce biscuit roulé - J’ai ma petite idée : peut-être en raison des lignes  parallèles qui marbrent ce gâteau roulé et qui rappellent les voies ferrées…. –

 

arrow-root 3

Puis elle nous a fait goûter des bonbons « rouroute », des petits gâteaux ronds, secs.  Et là, elle a pu satisfaire notre curiosité.

En fait « rouroute » est une déformation du mot « arrow-root », une plante  médicinale aux mille vertus qu’on cultive dans les jardins à la Réunion. Le bonbon était fait à partir de  la fécule de cette racine.

Et là, nous avons remarqué qu’elle vendait aussi de la poudre de « rouroute ». Sa grand-mère utilisait cette poudre blanche pour calmer les douleurs des fesses irritées des bébés (un peu comme un talc anesthésiant), et qu’elle en mettait une cuillerée dans l’eau pour faire des breuvages calmant les douleurs intestinales. Il faut, dit-elle, ne pas en abuser. Séduits, nous  avons acheté un petit pot de cette « poudre miracle » pour 4 euros les 100 g.

Nous avons revu ce produit quelques minutes plus tard, au marché couvert de Cilaos, exposé dans une corbeille tressée, mais vendu au prix de 5 euros les 50 g !

arrow-root 2

De retour à la case, j’ai consulté l’ouvrage « Des Plantes et des Hommes, plantesarrow-root 1 aromatiques et médicinales de la Réunion », et je n’ai pas regretté l’ achat de cette fécule d’arrow-root.  

On apprend dans ce livre remarquable, qu’on peut utiliser la feuille et la tubercule de cette plante, qu’elle a des propriétés multiples : elle aide à la digestion, est anti-vomitive, anti-diarrhéique et cicatrisante. On l’utilisait en voie externe (cataplasmes et compresses) pour cicatriser des blessures. En tisane, elle agit comme un anti-inflammatoire, combat les nausées. On mettait la décoction de racines dans le « richauffé »(riz réchauffé)  pour combattre les coliques.

ci-contre : plant d'arrow-root déc 2009  Jardin de la CAHEB Tampon (J.D)                                                                                                

Origine de ce nom.

Le nom latin de l’arrow-root est « maranta arundinacea » .  arrow signifie « racine » root « flèche » arundinacea « semblable au roseau ». Les feuilles de cette plante ressemblent à celle du curcuma, mais sont moins allongées.

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 13:15

 Aller-retour pour un marcheur moyen « entraîné » :1h (aller) + 1h30 (retour) à faire par temps sec. 300 m de dénivelé positif, 300 m de dénivelé négatif , départ parking près de l'église de Cilaos

 

Partis peu après 7 heures, nous avons rejoint La Rivière-Saint-Louis par le Ouaki et sommes arrivés à Cilaos, vers 8h30.  Les paysages sont toujours aussi époustouflants. On peut faire la route plusieurs fois et c’est chaque fois une redécouverte. Pour les personnes qui doivent emprunter ces lacets tous les jours pour leur déplacement professionnel, ce ne doit pas être aussi exaltant, d’autant plus que la route est dangereuse en raison des chutes de pierres.

 

Le temps est splendide, le Peter Both est bien dégagé, peu de circulation à cette heure de la journée. Nous nous garons sur le parking de l’église, chaussons nos godasses de rando et empruntons le sentier qui débute derrière le muret  (marque rouge et blanche du GR2)

cascade bras rouge ()

                                      Le départ du "Sentier des Porteurs"

 C’est le "sentier des porteurs" qui descend vers les anciens thermes. Les plus pressés peuvent couper par les escaliers, les plus prudents suivent les courbes du chemin.

 

Cascade Bras Rouge (2) Cascade Bras Rouge (3)

Descente agréable au milieu d’une végétation variée, deux bancs de pierre (dont l’un est  envahi par la végétation), des filets d’eau à maints endroits, même dans une grotte aménagée à main droite dans la roche.

Cascade Bras Rouge (4) Cascade Bras Rouge (5)

Nous  traversons une passerelle, puis remontons 200 m sur la route. Petite grimpette jusqu'au fléchage. Et là, nous plongeons dans le sous bois, à main gauche.

Cascade Bras Rouge (6) Cascade Bras Rouge (7)

Le sentier est bien balisé. Nous sommes incommodés par le soleil, pas une once d'ombre sur cette descente : tous les cryptomérias ont été abattus et gisent encore à terre. Se promener à cette heure de la journée sans couvre-chef relève de l'inconscience... Et prévoir au moins un litre d'eau dans son sac à dos relève du bon sens.

L’odeur des résineux nous rappelle les Landes et nos forêts vosgiennes. Nous continuons  en direction de la cascade dont le bruit se rapproche au fil de notre progression. Nous traversons des bois de couleur, passons sous un petit tunnel artificiel créé par une chute de roches, passons dans la ravine Ferrière. Le sentier est étroit, le terrain parfois pierreux, parfois sablonneux ou encore couvert d’épines de filaos.

 Par temps de pluie, ce ne doit pas être une promenade de santé, cela doit glisser pas mal. Alors, on s’étonne que dans la plupart des guides, on classe ce sentier dans les « randonnées faciles ». Il est à noter qu’on prévient le randonneur que la subite montée des eaux peut le mettre en péril. L’an dernier, à plusieurs reprises, les secours ont dû intervenir dans cette zone, en raison de la négligence des promeneurs.

Cascade Bras Rouge (8) Cascade Bras Rouge (13)

La balade est égayée par le chant des tec-tec, du merle péi, du bulbul condé, de l’oiseau blanc… Cette année – ci, il n’a pas beaucoup plu et les ruisseaux que nous croisons sont peu alimentés. Nous avançons en direction du Pain de Sucre. Au loin, on voit la « tête de Pluto » du Taïbit, col à franchir si on veut rejoindre Marla dans le cirque de Mafate. Avec netteté, on distingue les trois pics des Salazes. Il faut compter 4h de plus depuis la cascade si on veut prolonger la randonnée en direction du Taïbit.

Le sentier plonge vers la cascade. Des enfants et des ados nagent dans les bassins au-dessus de la cascade. Par cette chaleur, la température de l'eau doit être supportable.  

Pour photographier la chute, à notre gauche, ce n’est pas une mince affaire, il faut oser grimper sur les gros rochers lisses (qui peuvent être très glissants)  et se contorsionner pour voir tomber l’eau.

Cascade Bras Rouge (9)

Nos amis aussi se déchaussent pour faire trempette : ça fait du bien aux pieds, et ça rafraîchit  bigrement ! Il fait déjà très chaud. Les vasques d'eau chaude, situées en amont de la rivière et  vantées dans les guides touristiques n'existent hélas plus, elles ont été ensevelies sous des éboulis.

Cascade Bras Rouge (11)   Cascade Bras Rouge (10)

Cascade Bras Rouge (12)

Les hommes remontent sous la chaleur vers les sommets, pendant un quart d’heure, sur le versant opposé de la rivière, mais bientôt ils rebroussent chemin. Ils n'ont pas l'intention de parcourir ce dénivelé ni d'entrer dans le cirque de Mafate. D'ailleurs, il leur faudrait encore compter ces 4 heures sportives...

La remontée vers Cilaos est ardue, les rayons du soleil sont brûlants, les passages dans

Cascade Bras Rouge (14)

les sous-bois ombragés sont très appréciés, mais nous ne faisons que de courtes haltes, ne serait-ce que pour écouter le chant des oiseaux et repérer un oiseau-la vierge, un tec-tec, ou pour observer un bébé-tangue en train de fouiner dans les feuilles mortes. C'est l'occasion aussi de photographier les arbustes, leurs baies et leurs fleurs pour tenter de les identifier une fois de retour dans nos cases.

Cascade Bras RougeNous sommes surpris par le nombre impressionnant de marcheurs de tous âges sur ce sentier, mais il est vrai que nous sommes dimanche, que le temps est superbe et que c’est la saison touristique ! Des framboises sauvages, des lys et des agapanthes bordent le chemin.

Nous croisons, en train de se rafraîchir près de la grotte où coule de l'eau fraîche,  un Réunionnais en nage qui vient de faire le circuit " Cilaos- Marlat - Cascade de Bras Rouge- Cilaos " ( par le col du Taïbit) en 6 heures !!! en courant, évidemment ... Quelle santé !

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 11:47

L’établissement ne paye pas de mine, c’est une structure carrée (abritant une cuisine etP1030268 un bar)  avec une terrasse donnant sur l’océan. 5 ou six tables, des chaises de camping. Nous l’avons découvert un jour de grand vent, alors que les sets de table s’envolaient et les verres se renversaient. Les jeunes patrons et leur cuisine nous ont plu et depuis, régulièrement, nous y amenons nos invités. L’attente est longue, parce que la cuisine est bonne : le patron qui cuisine, coupe les légumes et les prépare sur place, fraîcheur garantie !

P1030264Les plats proposés sont classiques et copieux : shop suey aux crevettes, ou au porc, au bœuf ; carri porc- ananas ; un plat gros piments avec porc, bœuf ou crevettes,  carri poisson... on peut goûter « du chou de vacoa au boucané », si on commande assez tôt.

 Au menu, aussi parfois une salade de palmiste. Le couple  prend son temps pour expliquer la préparation des plats. Ainsi hier, nous avons eu droit  à l’explication sur la façon de couper le « palmiste ». Une démonstration très appréciée par les clients. Ce connaisseur n’utilise que le haut – partie la plus tendre- pour la salade, pour le gratin ou les carri, il utilise l’ensemble.

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Le «  Mascarin » a encore du progrès à faire en matière de sanitaires. Sinon, le cadre est sauvage, l’accueil est sympa, les prix sont corrects (8 à 10 euros le shop suey, 1,50 euro la dodo, par exemple !) Pour la salade de palmiste, qui est un plat rare, il faut compter 24 euros pour deux personnes.

La maman du cuisinier fait des tartes à la papaye délicieuses.

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 19:19

 

De Saint Pierre au Baril en passant par Langevin et Manapany.

Il fait déjà chaud quand quittons le Tampon, une trentaine de degrés. Passons par Bassin Plat, P1030200bGrands Bois. Nous nous arrêtons sur le petit parking de la Ravine Manapany qui domine les côtes rocheuses du Sud. Je ramasse quelques feuilles sèches de vacoa (pandanus), tombées à terre. A Manapany, nous prenons la rue des Fours à Chaux pour faire découvrir les vestiges des fours (une tour, quelques murets…) Nous rencontrons un pêcheur plutôt satisfait de ses prises. Pendant que toute la petite troupe s’aventure sur les roches noires battues par les flots, je poursuis ma quête de feuilles de vacoa et photographie les arbres. Une énorme cargaison de feuilles sèches sera entreposée dans notre voiture. Nous nous installons encore quelques instants sur un petit banc de pierre situé près du parking, à l’ombre des… vacoas. Un charmant jeune homme se propose de nous prendre en photo.

 

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 Nous poursuivons notre route, traversons Saint Joseph par le radier – pour éviter  les traditionnels bouchons – et arrivons bientôt à la Rivière Langevin. Sommes sidérés par le nombre de touristes qui afflue ici aujourd’hui, jour de semaine…  C’est la première fois que nous en voyons autant. Est-ce un effet du classement de l’île au Patrimoine de l’Unesco, ou de l’interdiction d’emprunter la route du volcan ( en raison des incendies) ? Nous montons jusqu’aux cascades. Puis nous faisons une petite halte près du Trou d’Eau. Tous regrettent de ne pas avoir prévu les maillots de bain !

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P1030225bDans les arbres des tecs-tecs, des hirondelles, mais aussi des bulbuls condés… Le tarier (ou tec-tec) s'approche de moi, et prend la pose... je peux le photographier sous tous les angles. Nullement facrouche...

Avant de quitter Langevin, nous faisons une petite halte près de la balance pour regarder le va-et-vient des cachalots, chargeant les cannes, et les tracteurs passant sur le plateau de pesée.

P1030242b

Petit arrêt ensuite à Vacoa Sud, il est bientôt midi et Hiloïse Rivière est toujours là à travailler : assise par terre, elle fait un damier. Nous regardons la multitude d’objets réalisés ici par l’association des tresseuses locales : sacs, vans, pochettes, reliures, chapeaux, corbeilles, bracelets. La brave dame quitte son ouvrage pour m’expliquer la manière dont elle réalise les tresses « dentelle ». Je la filme pour ne rien rater des étapes. Je suis toujours sidérée par le savoir-faire et la dextérité des anciennes.


P1030247b P1030249b

Il est l’heure de manger. Nous nous arrêtons au Mascarin, à main droite en sortant du Baril. Après le repas, nous retournons dans nos voitures : 40°. La fournaise !

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:12

 

Autour de la case d'un collègue de François, habitant à l’Entre-Deux,   poussent quelques arbres dont des combavas et un cacaoyer. Nous lui avons demandé l’usage qu’il faisait de sa récolte.

 combava cacaoyer

                        le combava                               le cacaoyer

 Il nous a suggéré quelques idées de recettes…

Le combavacombavas

Ce petit citron vert au goût de « Paic Citron »- pardon pour la pub ! -les Réunionnais le râpent pour accommoder les bouchons ( ravioles farcies de viande), parfumer les sauces, les cocktails, préparer des rougails...

Jean- Christophe, nous a expliqué qu’il transformait ses combavas en confiture et que c’était un délice ; il coupe le fruit en deux, extrait la pulpe ( très corrosive, attention les mains !) et confectionne sa confiture en ajoutant 1kg de sucre roux à 1 kg de pulpe.

 

 

Le cacaoyercacaoyer 1

Pour le cacao, il attend que les cabosses soient orange. Elles le seront dans deux semaines… Il les fend en deux, en retire les fèves, et les laisse fermenter entre deux feuilles de bananier pendant trois semaines. Puis il les sèche, les torréfie. Le cacao est concassé et débarrassé de sa coque. Notre ami nous conseille de mettre la poudre de cacao dans le rhum arrangé.

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