Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 21:04
Anja est passé loin des côtes, le volcan n'a pas bougé depuis la semaine dernière. Il fait de nouveau chaud, les petites fourmis réapparaissent, les margouillats et les lézards ressortent. Et le Ouaki est rouvert depuis hier après-midi. Bientôt il faudra retailler les haies et couper le gazon... en attendant Caroline,  Germain et ...  le Père Noël. La première doit arriver le 12 décembre, le deuxième le 13 décembre, et le dernier à la même date que les années précédentes -même à la Réunion- !
Partager cet article
Repost0
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 19:08

 Un premier cyclone,  eh oui ! C’est pour cela que son nom commence par A ! J’espère qu’on ne fera pas tout l’alphabet cette saison !

 Ce matin, il était à 1800 km des côtes réunionnaises, à 16h30 il était à 1495 km de l’île, mais il devrait se diriger vers le Sud et épargner les îles de l’Océan Indien. Il a fait beau toute l’après-midi, une chaleur humide.

 Mais voilà vers 18h le temps s’est dégradé subitement, de gros nuages sombres sont venus d’Est et ont crevé sur le Tampon. Peut-être une conséquence  du déplacement d’Anja ! On en saura plus dans les prochaines heures.

Lien :

http://www.meteo.fr/temps/domtom/La_Reunion/TGPR/actif/activite_en_cours.html

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:43



Nous avons répondu à l’invitation de l’Association « Partage avec Madagascar » et nous nous sommes retrouvés ce dimanche 15 novembre à  400 personnes dans un local scolaire du Tampon pour partager un repas préparé par des bénévoles. Menu créole : achards et poulet en entrée puis carry et rougail, dessert et café. Un groupe musical animait la fête, on proposait des objets artisanaux malgaches (napperons brodés, trousses, étuis brodés...) des jouets divers, les cartes postales "visages d'enfants" de Marie Jo Pavard...

                    

Deux adolescentes, Ophélie et Julie,  ont pris leur guitare, Ti Cafrine a chanté une chanson d’amour malgache et des invités ont participé à une farandole. Le fils d'un membre de l'association a joué du saxophone...

             

           

Le Père Pedro « la cassé un blag » ( a taillé une bavette) avec chaque convive. Il a dédicacé l’ouvrage « Le Père Pedro nous dit… des paroles de bienveillance » dans lequel les photos et le texte parlent de sa vie au milieu des déshérités auxquels son association « Akamasoa » (le Bons Amis) essaye de redonner une dignité, par l’insertion, le travail et l’amour. A Madagascar, les gouvernements ne se sont pas attachés à faire reculer la pauvreté, et cet homme a rassemblé les exclus qui vivaient des ordures de la décharge de Tananarive. A la page 7 de ce livret un extrait qui dit bien l’esprit de son entreprise :

Dès le début, j’ai mis les cartes sur la table : « Je ne viens pas vous assister, je n’ai pas d’argent à partager mais je peux vous donner du travail. Ensemble, nous allons créer des coopératives, des lieux de travail, pourquoi pas de petites entreprises. Je vous respecte trop, je ne veux pas vous assister. »

Une action noble qui va à contre-courant de  toutes ces politiques perverses de l’assistanat, qui encouragent  à l’oisiveté. Bravo Père Pedro, bravo à ceux qui ont entendu le message !

Une adresse à retenir pour quiconque souhaite participer et obtenir un reçu fiscal :

Père André – Marie « La Demeure » 80290 Croixrault (chèque à établir à l’ordre du Père Pedro)

 

 

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 09:44

La frangipane, on connaît sous nos latitudes tempérées, surtout en période hivernale, quand on commence à confectionner la Galette des Rois, mais le frangipanier, on connaît moins...

 

C’est un arbuste tropical ornemental magnifique dont les fleurs ont un parfum envoûtant.

Le nom scientifique de cet arbre est le "Plumeria", nom dérivé d’un nom de botaniste (Charles Plumier) qui a décrit ces plantes qu’il a découvertes aux Caraïbes au 17e siècle. Mais l’appellation vernaculaire de « frangipanier » viendrait du patronyme d’un Italien du 12e siècle, Frangipani,  qui aurait fabriqué un parfum dont  l’odeur était similaire à celle de la fleur étudiée quelques siècles plus tard.

On l’appelle aussi « la fleur des temples ». Et pour cause ! Pendant les fêtes sacrées des tamouls et même à l’occasion de mariages dans d’autres religions, on aime en faire des guirlandes, les piquer dans des coiffures, en décorer les tables…

Nous avons planté un frangipanier blanc devant la maison et assistons chaque jour  à son développement : les fleurs sont en train de naître à la base des branches au milieu de feuilles très longues qui peuvent atteindre 30 cm, pour l’instant ces feuilles ont une quinzaine de centimètres.
 

Le nombre de fleurs de l a hampe  florale est impressionnant : on devrait en compter une vingtaine. Chaque fleur aura 5 pétales. Quand les boutons seront en fleurs, il y aura des bouquets à chaque branche !

L’arbre dépasse rarement 2 mètres en pots mais peut atteindre 10 mètres à l’extérieur.

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 16:57

 

….passe une départementale . Nous l’avons empruntée depuis le Plate jusqu’à la Chaloupe St Leu (du Sud vers le Nord)

Avons traversé de petites localités adossées au flanc de la  montagne dont Le Bac de Fer Les Camélias et Saint Christophe, De là,  la vue sur l'océan est exceptionnelle. Si l’immobilier se développe, on voit cependant encore quelques petites cases créoles très pittoresques avec des bardeaux et des toits en tôle.
Après la Chaloupe St Leu situé à 800 m d'altitude, nous avons plongé vers l'embranchement de la route des Tamarins, en dévalant  la route des Colimaçons.




                                                                 baie de Saint Leu


Nous avons longé le Conservatoire des Mascarins, les pistes d’envol des parapentistes. Nous avons photographié La Saline au Nord et la baie de Saint Leu et son lagon au Sud. 


Des cultures maraîchères et des champs de canne à perte de vue. Puis nous avons  bifurqué vers la quatre voies. L’océan était argenté et  le soleil y projetait des taches de lumière. Spectaculaire !


Partager cet article
Repost0
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 16:47

Travaux de bûcheronnage ce matin ! Une branche était déjà tombée, une autre menaçait de suivre le même chemin. Ici, en pays tropical, il vaut mieux prévenir que  guérir ! Une bourrasque  et voilà le drame ! Alors, nous nous sommes résignés et avons préféré sacrifier  l’ombre à la sécurité. D’autant que le portique à  balançoires était juste en dessous.

Nous avons mis les déchets sur le trottoir pour la collecte des déchets verts et les kilos de pêches écrasées et malades  au compost. Rien ne se perd.

Pour terminer, François a bombé le tronc restant pour cicatriser les plaies.

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 08:27

 Le Tampon, ville verte.

La mairie délivre à chaque famille résidant au Tampon un bon pour 5 plantes. Cette année, nous avons décidé de profiter de cette aubaine pour acquérir un Palmier Carpentaria, un Palmier de Paul et Virginie (adonidia merrillii), des marguerites blanches, un scheflora, et un rince-bouteille.

Aujourd'hui, samedi 14 novembre, ers 7 heures du matin déjà,  une foule importante s’était amassée à la Ligne des 400 (place des manifestations) autour d’un espace rempli  de plantes, bien alignées. Un élu a souhaité la bienvenue à la population matinale et a rappelé que la Ville, par cette action, faisait participer tous ses habitants à la politique de « boisement » et de fleurissement.On pouvait choisir 5 plants parmi lesquels des fleurs pour massifs, comme les galaberts, les marguerites, des plantes aromatiques comme de la lavande, ou des palmiers à savoir des carpentarias, des palmiers Paul et Virginie…mais aussi des plantes endémiques telles que le bois de rainette et le bois de pomme.
  Cette distribution, comme l’an passé, s’est déroulée dans une ambiance bon enfant, chacun attendait pour remettre son bon à un employé des Espaces Verts qui tranquillement allait chercher les plantes qu’il tendait avec le sourire. Si on ignorait le nom de l’espèce, on désignait le plant du doigt. Et tout ça avec un fond musical !
                                                              Les cinq plants que nous avons choisis

Vous allez nous dire, mais pourquoi toutes ces plantes pour votre maison qui n’est pas la vôtre ? Et bien, on ne sait jamais, on peut toujours les déplanter pour les replanter ailleurs… Toujours est-il qu’elles participent à notre joie de vivre ! Merci le Tampon !

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 18:35
Je les entends ricaner, la belle faute de français ! Il n'est pas question d'un plat d'artichauts.... Il s'agit bien "du Plate" ! Rien à voir non plus avec le "platt".
C'est un village des Hauts de Saint Leu, ici on dirait "un quartier " de Saint Leu,  où on fête chaque année l'artichaut. Nous avons rejoint ce quartier en sortant d'une bretelle de la Route des Tamarins et sommes passés par Piton Saint Leu  et à la sortie nous avons pris sur la gauche la D3 étroite bordée de fossés, une départementale heureusement peu fréquentée, qui grimpait en lacets sur 5 kilomètres à travers les plantations de cannes et de haricots. 
Nous avons devancé toute la foule ce vendredi , et sommes arrivés avant le fête,  pour acheter quatre têtes d'artichauts. Ils  les vendent 1 euro pièce et font leur chiffre d'affaire le jour de cette manifestation. La terre très fertile et la pluie sont des atouts pour cette plantation ; cette année on récoltera 800 000 artichauts.

                                                  

Plate est aussi un "village solaire". Les lieux qui ont cette appellation bénéficient actuellement de 500 euros de réduction pour l'achat d'un chauffe-eau solaire grâce à la commune, il paraît que le Conseil Général participe aussi au financement de l'installation et on peut bénéficier d'un crédit d'impôt. Alors, que veut le peuple ?

Nous avons fait un petit circuit, sommes remontés le long de l'église vers le Chemin du Calvaire qui grimpe entre de gigantesques "fleurs d'ail" - dont j'ignore encore le nom exact-  vers un énorme émetteur, une horreur, qu'ils auraient bien pu placer ailleurs.
La vue en plongée sur les habitations depuis le chemin du Calvaire est jolie même sous la bruine. Vrai qu'ici, à 700 mètres d'altitude,  les nuages accrochés çà et là menacent toujours de crever.

 

Nous sommes repassés devant le bar "l'Artichaut" puis en voiture, nous sommes repartis vers le Nord en direction de Saint Leu.
Partager cet article
Repost0
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 21:16

Après les pluies de samedi dernier, nous avions décidé de nous approcher du lit de la Rivière St Etienne situé à  l’entrée Saint Louis. C’est là que se rejoignent deux cours d’eau très tumultueux pendant les fortes pluies.

. 
             L'eau descend de la montagne, passe sous le radier dans des buses (ou au-dessus) pour rejoindre l'océan              

Le Bras de Cilaos et le Bras de la Plaine se jettent dans ce large déversoir. L’eau se fraye  un chemin entre les galets et les roches volcaniques ; ça et là on aperçoit du sable noir.  Avant 2007 cette ravine était enjambée  par deux ponts.
Mais le 25 février 2007, le cyclone Gamède  a eu raison de  l’un des ponts,  qui s’est disloqué comme un château de cartes. Ce  pont inférieur de 520 mètres et de 10 travées avait un tablier était en béton précontraint.. Cf photos de ce désastre au lien suivant :

http://www.mi-aime-a-ou.com/meteo_photos_gamede.php?id_img=3127


On ne l’a pas encore reconstruit, pour des raisons financières,  et une route à sens unique descend dans le lit de la rivière. Un passage à gué , toujours menacé par les eaux. En période  cyclonique , on condamne donc ce passage submergé par les flots et les voitures sont obligées de passer sur l’unique pont en double sens, ce qui paralyse complètement le Sud de l’île : ça bouchonne terriblement aux heures de pointe, car c’est le seul passage possible avec  le Ouaki (qui lui aussi est souvent inutilisable). 
  
Promenade dans le lit de la rivière
                  

Actuellement, ça roule sur le pont en direction du Nord (vers St Denis) et dans le radier en contrebas en direction du Sud (vers St Pierre)

Dans le lit de cette rivière, les tamouls se retrouvent souvent en janvier et février pour les rites de purification. Témoin, ce char qui sera fleuri pour la circonstance !

Les berges sont agréables car arborées et un petit sentier longe la rivière. Mais un panneau met en garde contre les montées d’eau subites. Ce qui n’empêche pas les artistes-tagueurs de laisser leur empreinte sur les piliers du pont restant.  Jace lui aussi a dessiné un gouzou dans cet espace sauvage, sur un rocher et sur une pile de pont.  Il reste aussi un morceau de l’ancien pont qui traversait la ravine, on peut  y déambuler pour rejoindre le lit de la rivière.


Encore deux ans à patienter…

Le nouveau pont est attendu impatiemment par les automobilistes du Sud. Le 4 août 2009, la première pierre a été posée par un élu et la livraison annoncée pour fin 2011.


au premier plan le pont rescapé de la RN1 et au fond la route qui passe à gué.

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 18:20

Il s’agit là d’une technique de broderie qui a été introduite dans l’île et plus précisément dans le Cirque de Cilaos par une jeune anglaise, Angèle Mac Auliffe, fille d’un médecin de la Marine, au début du siècle dernier.  Née à Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie,  en 1877, Angèle avait accompagné son père à Cilaos.(Elle était le cinquième enfant de la famille et sa maman était décédée à sa naissance.) Et là, pour occuper ses longues journées dans ce décor de rêve, elle a initié les jeunes filles et femmes du village à cette technique des « jours » dans un pavillon derrière la maison de son père. Elle avait appris à faire des broderies ajourées en métropole où elle achetait toujours son coton. Angèle s'inspirait de la technique des brodeuses de Ténériffe (îles Canaries)



En 1905 son atelier comptait une vingtaine de brodeuses. Trois ans plus tard, elle meurt de la rougeole. Mais son savoir-faire a été transmis par les dentellières et aujourd’hui une association de Cilaos continue à faire vivre cette tradition. Mais les brodeuses sont de moins en moins nombreuses !

Cette technique consiste à réaliser des dessins de fils dans une toile de lin : on tire les fils du tissu et on fait passer l’aiguille dans ces fils pour en réaliser des motifs. C’est minutieux et long ! Dommage que nos grand-mères ne nous aient pas transmis cette technique, elles qui savaient si bien broder "des jours" dans les draps, les mouchoirs, les brassières… J’ai encore le souvenir de ces étoffes joliment décorées qui faisaient partie du trousseau des futures épousées. Il est aussi vrai que les longues soirées d’hiver les jeunes filles et femmes d’aujourd’hui se passent le plus souvent devant un écran !

 


Témoignage d'une enfant de Cilaos


Mariette P., née en 1942, qui est la grand-mère de Laure, une de mes élèves de 3e,  a raconté à sa petite-fille son enfance à Cilaos. En voilà un extrait :

« Je travaillais du lundi au dimanche. J‘étais obligée de faire « les jours de Cilaos ». C’est de la broderie. A la case, il n’y avait ni eau, ni électricité. Je cousais la nuit à la lueur d’une lampe à pétrole et j’allais chercher de l’eau au robinet public, à environ un kilomètre »
 

Partager cet article
Repost0