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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 10:29

 Tiens, il pleut au Paradis ! 1ère partie

Ce dimanche 31 octobre, nous sommes 28 marcheurs des Jolis Pas, à fouler un sentier de l’Est sur 17 km. Nous quittons le Tampon où le soleil est déjà levé. Le ciel est bien dégagé. On distingue nettement le Piton des Neiges. Mais  des nuages menacent de crever sur Saint Benoît.

P1020470b

                                                                        Le temps se couvre

A Bras Panon, plus précisément à la Caroline près de Bras Pétard, au départ d’un chemin d’exploitation de  « La Caroline » nous quittons le bus pour partager le petit déjeuner .

P1020482b P1020481b

 Nous voilà partis à 8h10 vers les hauteurs. Nous sommes d’abord dans une vaste plaine, sur une voie bétonnée qui traverse les champs de canne à sucre, et débouchons sur un étroit sentier qui s’enfonce dans la végétation. Dans la montée, à notre droite des roses de porcelaine. Près d’un sanctuaire tamoul, des bananiers, dont un régime jaune n’a pas encore été cueilli, ce qui étonne bigrement nos randonneurs locaux.

P1020487b P1020488b

 

Les premières  fougères que nous longeons ressemblent à de petits "sapins de Noël". OnP1020496b fougère mariée 254 appelle cette fougère "fougère mariée" ou "gâte-ménage" C'est une lycopodellia cernua.

 Nous sommes sur un sentier plus large bordé de fougères à larges feuilles. Et voilà que la pluie se met à tomber, nous protégeons nos sacs à dos, enfilons Kway et ponchos. Impression désagréable, ça colle sur la peau.Ti Yab a opté pour une canne qu’il a transformée en parapluie… La grimpette est dure et le terrain commence à devenir glissant.

 

 P1020497b

On ne pense pas à s’arrêter pour admirer la végétation. Pourtant, c’est joli. Pas le temps d'identifier les baies roses qui jaillissent d'un tronc, ni les clochettes blanches à nos pieds.

P1020499b P1020502b

Nous entrons bientôt dans une zone magique où des pandanus émergent de la brume, au milieu de la bruine...P1020507b

Et nos randonneurs ne s'en laissent pas conter, ils avancent entre les merveilleux bouquets d'ambavilles aux petites fleurs blanches.

P1020509b P1020512b

                                            Il pleut, il pleut...

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                                                        les ambavilles

  

P1020520bRemarquent-ils seulement LE BOIS DE RAISIN aux fines grappes ?

Cette plante de la famille des rubiacées est endémique de la Réunion, son nom latin est "bertiera rufa". Les fruits sont des baies globuleuses bleu pourpre à nombreuses petites graines très souvent en partie mangées par les oiseaux. L'infrutescence prend alors  l'allure d'une grappe de raisin.

 

 

Nos marcheurs sont bien plus occupés à éviter les passages glissants et les flaques d'eau. Aujourd'hui "les Jolis Pas" ont bien marqué le sentier de leurs empreintes... 

P1020524b                                                       "Les Jolis Pas"

 Parfois on traverse des ruisselets sur des roches glissantes, on trempe ses godasses dans les flaques d’eau. Sylviane a l’impression d’avoir des tonnes de boue sous les semelles. Après 2 heures 30  de montée les premiers de la troupe marquent un arrêt pour attendre ceux qui ferment la marche. Soulagement ! 600 m de dénivelé, sous une pluie battante, faut aimer marcher ! Mais on sait bien que dans l’Est, c’est prévisible, d’où l’intérêt de bien s’équiper, de prévoir 3 t-shirts de rechange. Nous atteignons une zone découverte aménagée par une association.

P1020537bSur un panneau on lit : « Introduite à la Réunion en 1729 par le Chevalier Du Guay , sur ordre de la Compagnie des Indes, on a ici cultivé le thé au siècle dernier jusqu’en 1920. Le dernier propriétaire de cette plantation était M. Dureau de Volcomte. L’exploitation non rentable fut alors abandonnée… En 2005, l’AAPPMARE, en collaboration avec le département a décidé de redonner vie à ce jardin de Thé en effectuant la replantation de jeunes plants, la taille et l’entretien du jardin de thé afin de promouvoir le patrimoine culturel et le savoir-faire réunionnais » (texte recopié sans les fautes d’accent ) 

 

P1020535b P1020538b camellia sinensis 258

  Notre président s'essaye à jouer les cueilleuses de thé pendant que Jean- Jacques et moi découvrons que les théiers portent de petits fruits ressemblant à des pommes.   Nous poursuivons notre chemin sur le sentier de l'Eden, toujours sous la pluie, et nous nous arrêtons successivement à deux kiosques: le premier ne peut suffire à nous abriter tous, mais nous en profitons pour manger un peu et nous changer. Le deuxième emplacement est plus vaste. l'endroit planté de camélias doit être superbe par temps dégagé, mais aujourd'hui, nous ne pouvons apprécier la beauté de l'endroit, ni le point de vue sur le littoral Est.

P1020548b

 

P1020546b Les seules photos intéressantes à faire, sont celles de nos randonneuses trempées, en train de casser la graine, assises sur un barbecue...

A SUIVRE...

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:20

 

Quelques photos prises hier soir , mardi 26 octobre 2010, à la tombée du jour et la nuit, depuis le Piton de Bert après une promenade sportive le long de l’enclos.

 

  eruption1

eruption2  eruption3

eruption4

 

Films réalisés avec les objectifs peu performants de nos appareils numériques sans pied stabilisateur : 2,5 km nous séparent du lieu de l’éruption. Nous avons zoomé. Désolés de ne pas pouvoir vous envoyer des enregistrements de pros !

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 11:39

 En route vers le Piton de Bert

Ce mardi 26 octobre à 16 heures,  un clic sur la webcam de "Fournaise.info" nous a décidé à quitter promptement  les nuages du Tampon, pour nous élancer vers les sommets qui étaient complètement dégagés. Il farinait encore sur la RN3 jusqu’à Bourg Murat et là, un ciel clair et du soleil. Nous voilà sur la route du volcan bordée de marguerites folles, le soleil éclaire les branles verts, les branles blancs. Peu de circulation, forcément , comme il fait mauvais sur le littoral on a du mal à imaginer qu'il fasse beau sur les hauteurs ! Descendons vers la Plaine des Sables en direction du Pas de BellecombPiton de Bert 1e.

Une vingtaine de véhicules sont arrêtés au parking du point de départ des randos vers le Piton de Bert.

Nous choisirons de faire cette balade, vers le Piton de Bert, estimée à 4h AR, plutôt que celle de 8 h qui part du Pas de Bellecombe par le flanc du volcan

 

 

Piton de Bert 2Ce sentier de GR est balisé par les traits rouge et blanc, et aussi par des marques blanches, mais il vaut mieux faire le trajet aller de jour et le retour de nuit avec des lampes frontales.

Un coup de peinture sur les marquages ne serait pas du luxe, d’autant plus que la brume peut se lever et que tous les promeneurs ne sont pas des randonneurs locaux, beaucoup de métros sont venus passer des vacances sur notre île ! Ce serait un plus pour la sécurité !

 

  

 

 

Piton de Bert 4

                                                    En route vers le Piton de Bert

Au début, on passe sur de la lave cordée puis sur des scories, on chemine aussi entre les brandes dans lesquels chantent les oiseaux, parfois le chemin s’élargit, parfois il se resserre, d’autres fois il grimpe ou descend, paraît qu’on fait un dénivelé de 500 mètres ! On longe le rempart qui fait le tour de l’enclos, parfois le sentier est à deux pas de la falaise.

Piton de Bert 3                                                    le Piton de Bert, droit devant

 

Piton de Bert 5A notre gauche le majestueux Piton de la Fournaise au soleil couchant, sur son flanc des pitons au sommet rougeoyant. Un panache de fumée sur le flanc Sud-Est s’élève au loin, c’est là que l’éruption est visible. Nous poursuivons d’un bon pas notre route en direction du Piton de Bert, en espérant être sur les lieux avant le coucher du soleil. Nous contournerons le Piton vers la fumée, il reste plus d'une heure à marcher...

Piton de Bert 6 Piton de Bert 7 

  Une promenade agréable sur les hauteurs le long de l'enclos

  

Piton de Bert 8 Piton de Bert 9

Le sentier longe les falaises de l'enclos

  

Piton de Bert 10

 18h30 Le soleil se couche sur le Piton de la Fournaise

  Nous atteignons notre but après 1h30 de marche sportive. Une quinzaine de marcheurs sont alignés le long du rempart.

  Piton de Bert 12

 Un voile de brume cache momentanément l’éruption, bientôt tout redevient net. Nous

sommes à 2,5 km de l’éruption et restons là plus d’une demi-heure à jouir du spectacle : de la lave jaillit d’un cône et plus bas une mince coulée de lave rougeoie. Parfois on entend une déflagration.

Nous regrettons de ne pas avoir d’objectif plus puissant, et surtout d’avoir oublié les jumelles. La prochaine fois, nous penserons aussi à prendre le pied pour les appareils.  

Piton de Bert 11

                                                  Un spectacle magique !Piton de Bert 13

 

Nous repartons vers le parking quand il fait nuit. Le ciel est étoilé, le parcours aussi ! En face de nous des files de torches frontales qui viennent à notre rencontre et nous croisent, devant nous d’autres lucioles pressées de rentrer. Il fait 5 ou 6°, mes mains sont glacées, mais la marche nous réchauffe, nous avons prévu les polaires et le Kway. Nous ne souffrons pas de l’humidité ce soir-là. D’autres lampes se promènent en face de nous, sur le flanc du Piton de la Fournaise, ce sont ceux qui ont fait le choix des 8 heures, je pense qu’ils ont dû être aux anges cette nuit-là, certains étaient très près du spectacle à en juger par le nombre de flashs aperçus à proximité de l’éruption. Je commence à ressentir des douleurs aux adducteurs mais le parking est en vue : nous avons fait le chemin-retour en 1h30 (au total 3 heures de marche).
Pour un marcheur moins entraîné  qui aimerait profiter du spectacle, il faut qu’il soit au parking à 15h30, qu’il marche de jour pendant 2 heures et revenir à la nuit tombée sans se presser. L’aventure vaut le coup ! Nous avons croisé foule de parents avec des enfants, bien surveillés, et même un groupe d’éducateurs accompagnant des handicapés. Bravo !

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 08:39

 

Le 13.10 après le petit déjeuner, nous partons avec notre navette pour Munnar. Le trajet durera plus de 4 heures !

Les villes sont tentaculaires, on a l’impression que jamais elles ne se terminent. En route, nous remarquons des scènes pittoresques (vendeuses de colliers de fleurs, femme étendant le linge à sécher par terre) mais aussi des scènes de labeur ( femmes et hommes travaillant dur sur le bas-côtés)

  Kerala 42 Kerala 42b

 

Stop à notre premier poste de péage : rien d’automatique ! Deux employés encaissent les roupies que leur tend notre chauffeur. On paie en espèces, la caisse est une boîte en plastique.

Kerala 45  Kerala 44b

 

  Sur notre parcours, se succèdent des tours ouvragées à plusieurs étages et niches dans lesquelles trône un saint, une vierge… à l’abri derrière une vitre. Vraisemblablement l'équivalent de nos calvaires…

 

Kerala 41aa   Kerala 41a 

Kerala 41b Kerala 41c

 

Bientôt la circulation devient moins dense, on longe des rizières, des champs d’ananas.

 

Kerala 41d Kerala 41e

Champs d'ananas                                                           rizières

 

De petites routes traversent des plantations de caoutchoucs (dont la sève coule dans un récipient fixé au tronc) ; Ti Yab nous fait remarquer la présence de feuilles de cardamone. De jolies villas sont bâties entre les plantations.

 

Petite halte à Nedumcandom pour boire un massala-tea, c'est un thé au lait épicé et sucré, tout simplement succulent.

 

Kerala 43 SH Kerala 45a

                                                      Pause massala-tchai

 

En chemin, nous faisons un arrêt à la cascade de Cheeyappara, située à 13 km d'Adimali et à 35 km de Kothamanagalam.

Cette chute impressionnante tombe à quelques pas de la route.   Kerala 42x Kerala 46

 

De nombreux commerçants y ont installé de petites boutiques. Là, nous  achetons des flacons contenant des plantes médicinales « ayurvédiques » : pour faire les soins capillaires,  il faut y ajouter de l’huile d’olive et laisser macérer.

 

Kerala 46c Kerala 46a

   Dans d’autres stands de la noix de coco, du thé massalé, des fruits, du tabac à chiquer …

Ce qui nous désole est l’absence de conscience environnementale : des tas de papiers gras et des bouteilles en plastique jonchent le sol, dès qu’un attroupement humain a lieu devant des sites de consommation. Pas de poubelle ! On a l’impression que la présence de ces déchets ne gêne personne. Kerala 48

 

Avant de regagner le bus, nous nous attardons près d’un muret où des singes viennent de s’installer. Voilà trois de nos amis,très indiscrets, en train de photographier des scènes pour le moins "très naturelles". 

 

 


Nous nous arrêtons pour partager un repas en route à 12 heures dans un restaurant très propret. Nous mangeons pour 1400 roupies à 13 (soit 2 euros par personne !) Ici on ne sert pas d’alcool, nous nous contenterons donc d’eau mais vérifions toujours si les bouteilles sont bien fermées. 

 

Kerala 48c

Une règle de bienséance : l’usage des toilettes nous est rappelé par Zaza.

Dans ce pays, il faut absolument éviter aussi de manger avec la main gauche, considérée comme impure ( main qui sert à essuyer le derrière) A défaut de papier hygiénique, l’usage veut qu’on utilise de l’eau et la main gauche : un robinet et une douchette placés à bonne hauteur et un seau se trouvent à côté de la cuvette ou du WC turc. Si on utilise du papier il faut éviter de le jeter dans les toilettes, il faut le mettre à la poubelle prévue à cet effet.

 

  A  13 heures, nous atteignons Munnar et nous installons à l’hôtel C7, idéalement situé au pied de collines couvertes de théiers.

 

Kerala 50 TY

 

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 20:23

Foire indienne à Saint Louis cette semaine !

Pour ceux qui ignorent où se trouve le Parc du Gol, prendre à Saint Louis la direction Zone Artisanale de Bel Air, puis dans cette zone bifurquer vers l’étang . Il est  vrai que le fléchage laisse à désirer pour celui qui n’est pas du coin !

foire indienne saint louis (4)

Nous y avons fait un tour cet après-midi . Ce qui révolte d’entrée, ce sont les tas de papiers déchirés et les cartons qui sont jetés en tas derrière d’énormes conteneurs : bravo l’organisation ! 

Il faut repenser l’image de la Réunion et l’accueil du visiteur, ça jure avec les photos qu’on met en avant depuis que l’île a été classée au Patrimoine de L’Unesco. Les deux agents de sécurité qui surveillent le parking quant à eux nous ont fait très bonne impression.

foire indienne saint louis (2)

Le podium joliment décoré était vide à cette heure, mais la fête battra certainement son plein bientôt avec la célébration du Dipavali, fête de la Lumière.

Autour de ce  podium, quelques stands de meubles, objets en bois, bijoux, saris, tentures, miroirs…Deux des vendeurs rencontrés, originaires de New Dehli, ne parlaient pas notre langue, nous avons donc bavardé en anglais. Petit coin restauration pas très indien : nous avons regretté l’absence du « massala tea ».

foire indienne saint louis (3)

Le positif dans tout ça est qu’il n’y avait pas foule et qu’on pouvait "causer", et qu’on afoire indienne saint louis appris à plier un sari.

Nous avons même acheté trois saris pour un prix modique, quelques bijoux et des sandalettes fantaisie assorties aux saris. J’avais hâte de plier le tissu à mon retour. Grâce aux explications du commerçant et d’internet, je m'y suis hasardée...( difficile de tout retenir à mon âge !)  Avouez que le résultat n’est pas si mauvais …Concluant, non ?

 

                              foire indienne sari foire indienne sari 2

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 17:36

Nous descendons à l’Hôtel Presidence Inn, où on nous sert un cocktail de mangue, puis nous découvrons nos chambres au 6e étage et sommes très satisfaits.

 

Kerala 16 Kerala 16a

Nous  demandons à la réception qu'on nous prépare un encas rapide : on nous propose des sandwichs végétariens (végét.. à rien)  et au poulet.

 Nous repartons en minibus

 

Visite de Fort Cochin 

 

Avant d'arriver aux carrelets, une route bordée de maisons basses aux toits couverts de tuiles brunes, certainement d'anciennes maisons de pêcheurs, qui alternent avec des villas peintes plus récentes et plus spacieuses.

 

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On nous dépose près des carrelets chinois, des filets de pêche gigantesques d’un autre âge tenus par des perches en bois. Ils sont les vestiges d'une ancienne relation commerciale avec la Chine. Nous flânons un peu le long de ces filets, souvent hélés par des vendeurs à la sauvette qui proposent des objets en bois, des cartes postales…

 

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Là aussi, on peut trouver des étals de poissons tenus par des pêcheurs locaux, ces derniers répondent  aimablement aux questions qu’on pose sur leur pêche.

 

        Kerala 22        Kerala 21

Nous ferons une incursion dans l’église St Francis, à côté de laquelle se trouvent un couvent et une école. 

 

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C'est l'heure de la sortie : fillettes et garçons en uniforme attendent le bus ou le rickshaw.

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Le Quartier Juif( Jew Town) de Mattancherry nous séduira. Il est situé sur une presqu'île à l'Ouest de Cochin. La rue, Bazar Road,  bordée de maisons pittoresques est une impasse. Avant d’aller voir la synagogue, nous nous promenons près de l’embarcadère.

  Kerala 27b

   

 L'arrière des entrepôts donne sur l'eau où autrefois les bateaux déchargeaient leurs épices. Aujourd'hui l'embarcadère est surtout utilisé pour les promenades ou les traversées de passagers. Au fond on distingue le port de Cochin.

 

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Un vendeur pousse un chariot : il fait chauffer  des cacahuètes dans un récipient rempli de sable. Il nous fera goûter ces fruits secs. Petite balade dans les rues de ce quartier qui est de moins en moins animé à cette heure. Des commerçants proposent de changer nos euros, méfiants François et moi déclinons leur offre.

 

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Kerala 30Il est déjà 5 heures 10 quand nous avons enfin trouvé la synagogue Paradeschi, datant de 1568 et abritant des rouleaux géants de l'Ancien Testament. Ce sanctuaire est bien caché, comme le poste de police d’ailleurs. La synagogue est fermée depuis 5h. Tant pis, nous ne verrons pas ses colonnes de cuivre, ni ses tuiles chinoises en porcelaine et ses superbes lustres belges. Nous revenons sur nos pas. Les juifs étaient autrefois de grands commerçants, exportateurs d'épices. Pour ce qui est de cette communauté , à l'heure actuelle il paraîtrait qu'il ne reste plus qu'une quinzaine de juifs ici, mais plus de rabbin.  

 

Un conducteur de rickshaw nous proposera de monter dans son véhicule jusqu’à notre navette. Insouciant, il me cède aussi sa place de conducteur , au risque de voir son gagne-pain se mettre dans une situation très délicate...Kerala 31

 

Nous resterons frustrés de notre court séjour à Cochin car nous n’aurons vu ni le Mattancherry Palace, ni le Bolgatty Palace. Pas de détour par le port non plus ! A se demander si notre chauffeur avait bien eu connaissance du programme. Il faut aussi avouer que nous avons pris le temps de déambuler dans le vieux quartier juif. Je pense que Kochin mérite qu'on s'y arrête bien deux jours !


Repas à l’hôtel : chapattis ( crêpes ) et chicken curry ou vegetable curry
("curry" ayant le sens de "plat en sauce", un peu comme "le carry réunionnais")

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:31

 

Premier contact avec le trafic routier.

De la folie ! On comprend très vite pourquoi chaque chauffeur orne son pare-brise de gris-gris, pour se sentir protégé. Dans notre premier véhicule, une madone veille au grain.

Kerala 10                                 Dans le flot de la circulation, la Sainte Vierge protège notre minibus

On se croirait dans un jeu –vidéo qui consisterait à éviter le danger qui se présente à droite, à gauche, devant, en appuyant sur la touche « klaxon. » Difficile de se représenter ici un véhicule sans klaxon : cet accessoire est  essentiel en Inde, je dirais même VITAL. Je plains les gens qui habitent en bord de route car de jour comme de nuit les pouet-pouet et autres sonorités fantaisistes souvent stridentes retentissent sans discontinuer. Parfois, à un carrefour  on aperçoit un gendarme en livrée beige, coiffé d’une casquette, équipé d’un sifflet : il a du mérite pour régler les flots de véhicules.

 Kerala 12

                               Un trafic dense... six véhicules pour deux chaussées

Sommes sidérés par le nombre et l’état des bus qui nous croisent : souvent ils sont rouillés, ont un feu inopérant, et le clignotant en option. Ils sont bondés. Heureusement qu’ils se passent de vitres, les gens peuvent « respirer » et s’aérer un peu dans ces bus  « courant d’air ».

kerala 13 kerala 13a

                                             bus typiques                                              rickshaws et deux-roues

Les deux roues sont très nombreux et se faufilent sans gêne entre les voitures, parfois on les voit sur 5 files attendre à un croisement. En ville, généralement on met le casque mais sur les routes, il est plus fréquent d’oublier cette protection, et des familles de 4 ou cinq personnes peuvent prendre place sur une même moto. Souvent la femme en sari est assise en amazone à l’arrière. Très rarement nous verrons des conductrices.

Un autre moyen de locomotion très pratique est le « rickshaw » fait pour 3 passagers (chauffeur à l’avant, clients à l’arrière) mais il est bien plus fréquent de voir s’y engouffrer  5 passagers, cela réduit avantageusement le prix de la course qui déjà est dérisoire.

Les routes n’ont pas toujours un revêtement égal : les trous sont fréquents, on est ballotté… on tangue, on balance. Pour couvrir la trentaine de kilomètres qui sépare l'aéroport de la ville, nous avons bien mis une heure !

 

Une horreur : les panneaux publicitaires géants.

Kerala 15

Même si les jolies dames dont le cou est orné de rivières de diamants peuvent sembler séduisantes, les énormes supports sur lesquels elles s’affichent ,  agressent le visiteur… et sont des verrues dans l’environnement.

Ce qui peut étonner est le contraste frappant entre les demeures très modestes, parfois en tôle et la richesse vantée par ces  panneaux hideux qui envahissent tout !

 

 

 

Kerala 14

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 18:32

Nous revenons du Kerala ! Et ce n’est pas la porte d’à côté, disons quelque  5000 km depuis la Réunion, au-delà de l'équateur. Le Kerala est une région du Sud qui nous a fait oublier tous nos préjugés sur l’Inde.
Dans ce pays magnifique, nous avons fait un circuit de 12 jours, de Kochin à Allepey en passant par Munnar et Tekkady. Une bande de 13 « découvreurs »  - dont nous- s’est ralliée au programme concocté par un organisme d'Allepey. Une vraie aventure…

  L’arrivée sur le sol indien

  Les aéroports 

  Nous avions réservé un vol international avec Air Mauritius : Pierrefonds-Maurice- Bengalore. Puis de Bengalore à Kochin chacun a réservé sur internet un vol intérieur Jet Airways, avec le prestataire de son choix ( BDV, Go Voyage…) , pour avoir le meilleur tarif.

Pour le retour, nous sommes repartis de Trivandrum à Bombay sur un vol intérieur d’Air India pour rentrer à Pierrefonds via Maurice. Autant dire que nous sommes sur les rotules. La nuit dernière, l’attente à Bombay, la foule et la chaleur, nous ont littéralement mis KO !

Kerala 001                                                              Carte du vol de retour : de Bombay (Mumbai) à Maurice

Pour le coût de l’avion, il faut, par personne, compter 750 euros pour le vol international et 300 euros pour les vols intérieurs. Pour les hébergements et le transport en voiture on a rajouté 500 euros,- on peut certainement  trouver moins cher, mais nous avons opté pour l’aspect pratique de prise en charge par l’ATDC -  Dire que pour les restaurants, les extras, les sorties, les boissons, nous n’avons dépensé que 75 euros pour les 12  jours ! Impensable en métropole ou à la Réunion !

  BENGALORE

  Quelle galère, dès notre descente d’avion, dans le hall, des hommes en uniforme beige coiffés de bérets vérifient à chaque passage de porte nos billets électroniques, sans rien comprendre bien sûr : ils ne maîtrisent pas l’anglais, ne savent pas que « name » correspond à « nom », que sur une feuille figurent parfois le nom de deux passagers… si bien que plusieurs d’entre nous se trouvent bloqués à l’extérieur et c’est Zaza qui va à leur rescousse. Ubuesque ! Heureusement que notre correspondance n’était pas immédiate.

kerala 003 Kerala 004 F.R 

 Photo J Dallem                                                                                  Photo Sylviane Hoareau 

  Un aéroport tout neuf, très fonctionnel, lumineux. Deux pratiques nous ont surpris : il faut chercher une étiquette pour le bagage à main et se le faire tamponner sinon on ne passe pas. Puis au contrôle de sécurité, les femmes et les hommes doivent emprunter des chemins différents. : il existe des passages pour « ladies » et des passages pour « gents », plus d’un voyageur se trompe…

kerala 002 Kerala 006

  Nous avons le temps de boire un thé et de nous familiariser avec la monnaie indienne : Kerala 009pour 1 euro nous aurons 60 roupies ce jour-là ! Tous le billets sont  l'effigie de Gandhi. Nous aurons beaucoup de billets dans nos poches pendant le séjour, très rarement des pièces. Parfois les retraits autorisés dans les distributeurs seront limités. Heureusement que nous avions emporté des euros pour les changer.

KOCHI (ou Kochin)

Kerala 005

                       L'aéroport de Kochi

Kerala 008 SHCet aéroport est de dimension plus modeste. Jolis toits rouges, intérieur en boiseries. Un tracteur fait trois aller-retours pour transporter nos valises. Son ballet nous distrait un bon moment. Les bâtiments de l’aéroport ont l’air bien plus accueillants que les hommes en faction devant le terminal. 

La sécurité en faction (Photo SH)

 

A Kochin, un minibus est venu « nous » chercher … « nous », c’était sans imaginer que nous Kerala 007 SHpuissions chacun avoir un bagage ! Panique à bord, il a fallu coincer des valises sur le toit (sans attache, évidemment) et en caler quelques unes sur les sièges et dans les allées…

On nous a promis de nous trouver un autre véhicule pour le séjour, le premier guide nous abandonnait déjà et il restait le chauffeur qui ne devait pas connaître notre programme.

Installés dans le mini-bus, nous avons l’impression de voir défiler un film : une circulation dense, souvent anarchique, bruit pétaradant des rickshaws, klaxons,des bus « courant d’air », comme les nomme Sylviane (parce que sans vitres)

 

Nous descendons dans notre hôtel , l’Hôtel Président Inn,  dans un quartier très passant et très confortable malgré tout. L’après-midi nous avons fait la moitié de ce qui était prévu sur notre feuille de route…. (à suivre)

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:50

 Le merle Maurice, ou bulbul condé, qu’on a  introduit sur l’île de la Réunion en 1972 est une véritable boulboul pilleur 4plaie : il s’attaque aux plantes, aux arbres fruitiers, aux insectes et oiseaux endémiques. Comme il prolifère, il a été classé dans les "espèces nuisibles" et il n’est donc pas interdit de lui faire la chasse.

 La FDGDON (Fédération  Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles de la Réunion)a mis en place une lutte qui consiste à installer dans les vergers et zones de culture des cages- pièges.

Ce sont des cages grillagées en forme de roue. Au centre est installé un « appelant » : un bulbuloiseau qu’on nourrit et qui sert d’appât. Autour de cet appât, six petites pièces en forme de trapèzes et grillagées, à l’entrée desquelles a été posé non une porte mais un piège à souris. Alors que l’appelant prisonnier sautille, le bulbul condé  encore libre est attiré par les cris de son congénère et la nourriture. La souricière claque, le voilà bientôt  pris au piège, victime de sa curiosité et de sa gourmandise ! 

 

 

Nous avons vu ce type de piège aux Florilèges du Tampon. Ces  cages sont louées pour unebulbul 2 durée de 6 mois ou 1 an et le prix de la location est dégressif en fonction du nombre de pièges.  Il en coûte 45 euros et 5 euros de cotisation pour une durée de 6 mois, 75 euros et 5 euros de cotisation pour 1 an. Un technicien vient installer le piège et donner des conseils. Il est vrai que le bulbul est élégant avec sa huppe et son smoking rouge-noir, même son chant n’est pas déplaisant. Mais… comme il représente une menace pour le patrimoine naturel et le patrimoine économique, on a moins de scrupule à louer une cage…

boulboul pilleur 3bPour l’instant, comme nos bananes sont sur le point de mûrir, nous avons mis le régime à l’abri dans le garage ; au moins là cet hôte indésirable ne pourra plus faire de dégâts, mais on peut encore craindre qu’il ne s’empare des œufs du cardinal ou des moineaux qui nichent dans nos arbres.

 

Davantage d’infos sur

www.fdgdon974.fr

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:48

 Florilèges 0Quand on habite le Tampon, on ne peut faire l’impasse de cette manifestation qui attire toute la population de l’île(et qui perturbe terriblement le trafic pendant une semaine...au point que certains Tamponnais préfèrent s’exiler le temps des festivités - ça tombe bien, c'est les vacances !)

Florilèges 1Nous avons laissé la voiture dans la Rue Delisle et avons flâné dans cette rue où se tient une grande braderie, avant de remonter une rue perpendiculaire, le long de l’église pour rejoindre le parc. A 17h30 il y avait encore foule ! Je plains les mamans qui ont eu l'idée de prendre la poussette... Il vaut mieux éviter !

 De 9h à 18h, ce jardin situé entre l’église et la Médiathèque ouvre ses portes. ( 1 euro l’entrée). Nous y avons fait un tour hier soir. Nous  sommes toujours ébahis par la variété des plantes, notamment des orchidées, on en trouve pour tous les goûts et tous les prix. On y trouve aussi des plants d'ylang-ylang, des anthuriums, des roses du désert, des cactus... des jardinières et de l'outillage, des essences de plantes (à deux pas des WC, bien vu !), des cages pour piéger le merle maurice, cet oiseau dévastateur...

                                               Orchidées

Florilèges 2

Florilèges 3 Florilèges 4

                              anthuriums                                             roses du désert

On peut y manger sur le pouce ou assis à une terrasse. C’est aussi l’occasion pour les classes à projet de vendre des produits –péi. J’ai donc fait un geste et acheté trois parts de gâteau -banane et un pot de confiture ananas-vanille confectionnés par une des mamans, dont l’enfant partait en voyage linguistique en Afrique du Sud.

La municipalité a mis en place des navettes de bus gratuites qui tous les quarts d’heure emmènentFlorilèges 5 les visiteurs depuis la Place Hoareau (un grand parking) à l’entrée du site pendant toute la durée de la fête, sauf le vendredi où cette place devient place du marché. Les navettes stationnent non loin du jardin dans la rue Victor Hugo.

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