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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 09:32

 

 Etang Salé PS (19)

Ce sont 2,2 km à travers un paysage arboré égayé par les chants des cardinaux, condés, tourterelles, et oiseaux - lunette. Ce circuit est réservé aux adultes et aux adolescents, et seulement aux enfants sous la surveillance de leurs parents. Il est situé en face du Croc Parc. On le repère bien parce qu’il est bordé de galets ronds et noirs.  On peut se promener, courir ou marcher sans travailler les ateliers... pour commencer.  C’est ce que nous avons fait hier matin. Etang Salé PS

 Ce parcours de santé est composé de 16 ateliers ; il vaut mieux s'y rendre tôt le matin ou avant la tombée du jour : les grandes chaleurs rendent les exercices pénibles, et comme le chemin est en sable noir, le soleil, malgré les frondaisons d’arbres, réchauffe bien l’espace.

Etang Salé PS (15) Etang Salé PS (12)

Des panneaux explicatifs incrustés dans les rochers balisant le parcours donnent les indications : on commence par des étirements statiques, puis des étirements dynamiques, des sauts de puce. On passe sur des rondins, puis c’est au tour des barres parallèles, plus loin on slalome entre des pieux de bois, on s’essaye à saute-mouton, on fait des rotations du tronc et ça repart pour une course fractionnée.

Etang Salé PS (11) Etang Salé PS (9)

               barres parallèles                                     slalom

Etang Salé PS (3)   Etang Salé PS (8)

saute -mouton                                    course fractionnée

  Etang Salé PS (7)

Bientôt on a droit de se suspendre à des échelles, on fait des pas de géant jusqu’à la poutre pour y tester son équilibre.

Etang Salé PS (6) Etang Salé PS (5)

  Arrivent ensuite les barres fixes, puis les haies, puis il s’agit de grimper et de sauter, et de terminer par des exercices de musculation.

Etang Salé PS (4) Etang Salé PS (2)

Non, nana point de macaque à la Réunion !

Rien que d’écrire tous ces mouvements, ça m’a fatigué !

Les agrès en bois sont en bon état, et s’inscrivent bien dans le décor. Et plusieurs points d’eau très pratiques ont été aménagés sur le parcours.  On peut s’y désaltérer ou se mouiller le front, la nuque pour se rafraîchir. Ces fontaines sont aussi très prisées par les oiseaux.

Etang Salé PS (17) Etang Salé PS (18)

A plusieurs reprises des « raquettes » bordaient le chemin. Pas étonnant ! On reste dans le champ lexical du sport.  Nous avons marché au milieu d’arbres aux troncs très différents, la forêt semble jeune ici.

Etang Salé PS (14) Etang Salé PS (10)

  On y rencontre des eucalyptus, des filaos, des acacias et même des porchers (thepesia populnea) à moins que ce soit des "mahots bord de mer" avec lesquels on peut les confondre...

Etang Salé PS (21) Etang Salé PS (20)

  Tiens, deux petites cailles se promènent là, dans les feuilles mortes… avec lesquelles elles se confondent. Pardon pour la répétition...

 Bravo au(x) concepteur(s) de ce parcours, qui est très bien entretenu et surtout respecté par ses usagers. Un endroit bucolique et sympathique où amener nos amis vacanciers ... La Réunion, un endroit de rêve pour les sportifs !

 

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 19:47

ou...Etre au courant ou ne pas être...

Ce n’est pas la Côte d’Azur, en plein été, même si ça en a l’air à voir le trafic et les bouchons récurrents.

En semaine, on sait qu’il faut éviter de sortir sa voiture le matin de 7h à 7h45 , car c’est la rentrée des collèges, qu’il faut éviter d’être dans la rue principale de 8h à 8h45, parce que les parents emmènent les petits des classes primaires (en voiture) à l’école. Et là, depuis l’intersection de la rue Charles Baudelaire et de la rue Epidaure Hoareau jusqu’au rond-point Charrière, c’est la galère ! On avance au pas, on se déplace quatre fois plus vite à pied !

manif (2) manif (3)

Parfois ce sont des tambours malbars qui annoncent une procession et un cortège fleuri arrive. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Alors c’est quoi ce ralentissement ?  Et c’est quoi ces battements métalliques ? Voilà que ça bouchonne terriblement de 10 heures à 10h45, alors que les collégiens ne sont pas en cours et que les petits sont déjà en classe depuis longtemps… La cause ?

manif

Voilà  la réponse…

Un petit groupe de femmes et enfants ont investi la chaussée et défilent derrière un drap blanc, une banderole de fortune, sur laquelle elles ont écrit : «  Locataires en colère. Pas d’EDF depuis 15 jours. Que fait le maire ? » Cette petite troupe à pied, de mamans poussant des landaus, d’adolescentes tapant sur des objets en métal, a bien réussi à attirer l’attention, en ne bloquant qu'une voie de circulation, -c'est déjà pas mal! -mais sont-elles parvenues à leur fin ? C’est ce qu’on appelle "essayer de se faire entendre sur la voie publique !" Ce serait dommage de faire tout ce bruit pour rien et de paralyser la circulation pour ne pas susciter de réaction. Chers automobilistes, vous qui avez été si patients, maintenant au moins vous, vous êtes …au courant !

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:43

Notre Hôtel Grand Thekkady,  ne sert pas de repas. Nous décidons de manger au Restaurant de l’Ambadi Hotel. Il faut remonter la rue bordée de commerces : magasins d’épices, de vêtements, de bijoux. Sur notre chemin, à main gauche,  le centre de massage recommandé par le Guide du Routard. Nous gravissons es marches et arrivons dans un petit bureau. Là, on nous propose plusieurs formules : il en existe huit de durées et contenus variables.  Ce soir, à 17 heures pour 600 roupies (10 euros) nous ferons donc connaissance avec le massage ayurvedic, qu’on vante partout dans le monde pour ses bienfaits thérapeutiques.  Nous réserverons pour une séance d’une heure.  La personne qui nous reçoit parle français, ce qui est très rare, et nous explique qu’ils ne peuvent accueillir que 5 personnes (ils n’ont que 5 masseurs dont 3 femmes) Les hommes massent les hommes et les femmes s’occupent des femmes. On ne mélange pas les genres.

 

Repas à l’Ambadi Restaurant. L’endroit est très fréquenté. Le cadre est pittoresque, et le personnel accueillant. Nous commandons une bière en attendant que le repas se prépare.

 

kumily (3)

Nous attendrons longtemps, preuve que le déjeuner mijote et que ce n’est pas du fast-food. La carte est très riche, les plats sont variés. Nous commandons des bryanis, des khormas…. de l’eau plate.

 

kumily (11) kumily (2)

 

Au retour, Geneviève est surprise de trouver un singe dans sa chambre : il est entré par la terrasse dont la porte était restée ouverte. Sans gêne ! Ils vivent dans une zone boisée en face de l’hôtel, mais  Ils sautent dans les bambous pour traverser la route et atterrir sur les murs et balcons.

kumily

 

kumily (5) kumily (4)

Le chauffeur nous propose un lever à 5 heures pour aller voir les animaux dans le Parc et nous réserve deux jeeps pour 8000 roupies. Bizarrement, dans l’après-midi, il  communique à certains de notre groupe, une nouvelle heure de lever :  6 heures... Le programme aurait-il changé ?

Nous nous promenons dans Kumily.

 

kumily (8) kumily (7)

 kumily (6)

 

C’est fou le nombre de magasins d’épices qu’on peu trouver ici ! Et ces odeurs, ces parfums… ! Irrésistibles ! Nous allons faire des emplettes, acheter de la cardamome, du massala, des épices pour tandoori…

 

kumily (9) kumily (10)

Voilà que l’heure du massage approche. Nous nous rendons chez Arya. Là, on nous demande de suivre notre masseur, notre masseuse. Dans une salle neutre, une table recouverte de skaï, une chaise et c’est tout. D’abord, on nous invite à enlever tous nos effets. Les hommes quant à eux, auront un cache – sexe. Le client est assis sur une chaise. Le masseur commence par le massage de la tête. Une fiole d’huile chaude est déversée sur le cuir chevelu qui est massé longuement dans les règles de l’art. Puis on est allongé sur la table, d’abord sur le dos, puis sur le ventre et pendant 30 minutes, tout le corps est huilé et trituré. Un sacré travail physique ! les poignets n’arrêtent pas de travailler. Enfin, pendant dix minutes, c’est au tour du visage d’être oint et massé : rien n’est oublié, ni les oreilles, ni le pourtour des yeux. Après cette séance, on nous invite à nous asseoir sur une chaise posée dans une étuve, seule la tête dépasse de ce drôle de bain chaud. Après dix minutes de vapeur chaude, on se sèche. C’est fini. On se rhabille. Il faudra rester une heure ainsi, pour laisser agir les essences, puis prendre une douche à l’hôtel. Je ne regrette absolument pas d’avoir vécu cette expérience : on se sent bien, comme un nouveau-né. Plusieurs d’entre nous se réinscriront pour un massage le lendemain.

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:08

Nous quittons l’hôtel à 9h et rejoignons  Kumily situé à une centaine de kilomètres de là. Nous en aurons pour 4 heures environ (arrêts compris)

La route serpente sur les collines au milieu des champs de thé ; derrière chaque virage le spectacle change, le  pays est très vallonné.

P1010038 P1010037

 

 Il pleut. Des gens - hommes, femmes, enfants -travaillent au bord de la route.,en sandalettes ou pieds nus. Pour se protéger de la pluie, ils ont revêtu des sacs de plastique qu’ils ont resserrés autour du crâne au moyen d’un lien. Tous s’activent là dans la boue. Parfois on aperçoit les maisons ouvrières bleues dans une vallée, sur une colline. Là, une usine à thé fume.

P1010095 

 

P1010072

La route étroite est mauvaise, mais le paysage n’est pas lassant. Un homme attend avec ses bidons de lait, le camion qui doit venir le récupérer. 

 En chemin, nous croisons un autre homme qui va faire paître sa vache.

 

 Nous nous arrêtons à Gap, un view-point de Chinakkanal Grama Panchayat. L’endroit est rebutant : une poubelle déborde. Là, une dame prépare le feu, pour faire cuire des épis de maïs, un homme va chercher de l’eau.

 

 P1010076 munnar-kumily 0962

 

 Nous reprenons la route, passons à côté de deux cascades, et nous revoilà dans les champs de thé. Bientôt un lac est en vue, le Lac Peryiar.

 

P1010105P1010097

Les cueilleuses de Muthukad, trempées, également affublées de protections en plastique, attendent avec des sacs vides. Viennent-elles de les vider ou s’apprêtent-elles à partir les remplir ?

 

 

La route plonge vers la vallée. Nous passons devant la Periakal Tea Factory.

P1010098

 Nous croisons d’autres cueilleuses souriantes qui viennent de terminer leur cueillette, leurs sacs débordent.

 P1010112 P1010132

 Nous descendons vers un village où nous apercevons un homme en train de traiter le thé avec uneP1010147 lance. Un panneau demande qu’on ne dérange pas les ouvriers…

Nous croisons des biquettes.  Nous sommes à 75 km de Kumily, notre destination. Cela fait 2h30 que nous roulons depuis Munnar.

Il nous reste encore deux heures de trajet ! Après Santhanpara nous rencontrons un troupeau de mulets.

 

 

 

 La végétation nous surprend agréablement : tout semble très organisé, des arbres élancés sont alignés dans ces champs de thé, des lianes vertes s’agrippent à ces  grévillées (silverrock). Ces lianes sont en fait  des poivriers.

 

P1010164Il pleut toujours, nous nous arrêtons à Dunacodom pour boire un massala chai. On nous sert une boisson délicieuse couverte de mousse cette fois-ci !

Après 4 heures de route, nous sommes enfin  à  Kumily . Nous nous installons  au  Grand Tekkady Hôtel. Deux hôtesses en sari nous proposent un cocktail de bienvenue : du jus de raisin. Ce raisin pousse dans les vignes de l’Etat voisin, le Tamil Nadu. Comme l'hôtel ne sert pas de déjeuner,nous irons manger à l'Ambadi Restaurant, à une centaine de mètres de là.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 15:26

Eravikulam - Maddupatty Dam- Echo Point et Top station

  Après le petit déjeuner, nous partons en bus vers le Parc National d’Eravikulam. Ce parc abrite des éléphants, des macaques  à queue de lion et des « nilgiri thar », rares chèvres de montagne. Avant l’ouverture des guichets une queue interminable s’est formée.

 

Environs de Munnar

Nous sommes surpris par le panneau : les tarifs sont disproportionnés selon l’origine des visiteurs. 200 roupies pour l’étranger, 15 roupies pour l’indien.  On nous explique que les étrangers peuvent passer avant les locaux, mais les gens dans la file d’attente sont pas d’accord et d’ailleurs les gardes qui font la navette et encaissent expliquent qu’ils sont encore en train de boire leur thé,et qu’ ils seront disponibles dix minutes plus tard(alors que l’heure annoncée est déjà dépassée) Ne sommes pas décidés à attendre une heure… Tant pis pour les chèvres et les macaques, ou tant mieux…

 

  

Environs de Munnar (2) Environs de Munnar (3)

 

Remontons vers le minibus non sans avoir goûté au thé massalé servi dans une échoppe tenue  par un marchand ambulant. Un délice !

 

Notre chauffeur nous emmène vers un barrage : le Maddupatty Dam ( à 13 km de Munnar).

Environs de Munnar (4)

François et moi nous aventurons dans les bois derrière le barrage, car nous avons repéré depuis la route d'énormes essaims d'abeilles accrochés dans les arbres.

 

Environs de Munnar (8) Environs de Munnar (10)

 

Nous remontons vers le lac. On peut y faire de l'équitation et du canotage. De nombreux touristes de toute l’Inde y convergent. Des groupes d’étudiants, des amoureux, des familles viennent se faire photographier devant l’étendue bleue cernée de montagnes.

Environs de Munnar (5)

On peut aussi se faire immortaliser sur le dos d’un éléphant. (Photo V.J)Environs de Munnar (9)

Des stands ont été installés le long deEnvirons de Munnar (6) la route : on y vend du chocolat, des noix de cajou, des jouets, des bijoux… Une dame actionne un soufflet mécanique pour attiser le feu et faire griller ses épis de maïs. D'autres font griller des cacahuètes...

 

 

 

Des armes traînent sur le parapet du pont : elles font partie d’un stand de tir original, le jeu consiste à toucher des boîtes de fer blanc… Pendant que tout ce beau monde se promène, ou joue, un autre monde moins enviable est à l'ouvrage : ici, un homme est en train de travailler à mains nues dans la chaleur pour étaler du sable sur le revêtement de la chaussée, là, un vieillard récupère les bouteilles en plastique vides qui traînent partout.

 

Environs de Munnar (11)  Environs de Munnar (7)

 

Vers Echo-Point

 

 Environs de Munnar (13) Environs de Munnar (14) Environs de Munnar (12)

 Puis nous parcourons 5 km et nous rejoignons l’Echo-Point, qui doit son nom à l’écho qu’on peut entendre quand on descend près de la rive du lac. Là aussi, des commerçants guettent le chaland. Dans l’escalier, on vend de la noix de coco, le long de la route on propose toutes sortes de babioles. Sylviane pointe son objectif vers un vieillard qui est en train de déblayer des détritus avec sa pioche, il s'arrête le temps de la prise de vue et se remet au travail.

  

Environs de Munnar (15) Environs de Munnar (17)

 

Environs de Munnar (18)

 Et nous revoilà à tourner au milieu des champs de thé : des cueilleuses nous saluent, nous Environs de Munnar (16)adressent des sourires, parfois se focalisent sur leur travail. Quelques-unes nous montrent comment elles coupent les feuilles avec un engin mécanique assez bruyant, qui récupère le thé. 

 

 

Nous finissons notre excursion par une petite randonnée au Top Station ( à 35 km de Munnar) d’où on a une vue spectaculaire sur les chaînes du Tamil Nadou vers l’EST.

 

 

 

Environs de Munnar (19)  Environs de Munnar (20)

Environs de Munnar (21)

 Il faut s'acquitter de 15 roupies (25 cts) pour pouvoir emprunter le sentier qui accède au belvédère.

La descente vers le point de vue est raide et le soleil tape. Sur le parcours, des locaux proposent des boissons fraîches, des fruits ou du chai (thé). 

 

 

 

 

 

 L’endroit est magnifique, depuis le belvédère on domine les chaînes de montagne. C'est grandiose !  (2 dernières photos de Sylviane H)

 

Environs de Munnar (22)

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 11:11

  

La ville est petite, sans cachet particulier. C’est son site qui est remarquable. Munnar est entourée de collines de théiers. Depuis cet endroit, on peut voir le plus haut sommet de l’Inde du Sud, l’Anamudi qui culmine à 2695 m.

 

Munnar ville (2) [1600x1200] Munnar ville (4) [1600x1200]

                    

                                    Munnar, petite ville dans une vallée  (photos de Vérène)

 

Munnar ville Munnar ville (5) [1600x1200]

 

On l’appelle aussi « la vallée des thés », cette petite ville est située à 1600 m d’altitude, Petite par la taille, importante quant à la population : 15000 habitants y vivent. L’employeur le plus important de la région est Tata, l’un des leaders mondiaux du thé, qui a racheté Tetley en 2000. On peut visiter le Tata Tea Museum.

Les rues sont très animées de l'aube au coucher du soleil, et même la nuit.

 

Munnar ville bis [1600x1200] Munnar ville bis (2) [1600x1200]

                                              Des rues animées (photos JD)

 

Munnar ville bis (3) [1600x1200] Munnar ville bis (4) [1600x1200]

On peut s'y rendre pour faire du shopping au marché ou dans les boutiques, on peut y acheter des épices, boire du chai, aller dans un cybercafé consulter ses mails ou visiter des églises. Munnar ville (3) [1600x1200]

L’Eglise du Mount Carmel fondée en 1898 et l’Eglise du Christ construite en 1910 par les Anglais .

Les carreaux à vitres teintées de cette dernière et les plaques de cuivre rappelant les planteurs disparus sont à voir.

On peut aussi prendre un rickshaw pour aller manger au SN restaurant, une adresse à retenir ! Merci le Guide du Routard !

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 18:15

 Il a suffi d’un voyage en Inde et d’une lecture attentive de tous les menus des restaurants visités pour avoir la réponse.

Quand on commande du Fish curry, chicken curry, mutton curry, on prononce évidemment « carri » recette carriRien à voir avec l’épice ainsi nommée. Cette écriture anglaise « curry » est en fait la transcription du  mot hindi (ou tamoul) « kari ». En langue hindi « kari » signifie tou simplment « viande en sauce ». On peut manger du carri au poisson, au poulet, au mouton, à la langouste, aux légumes, aux pousses de bambou… et même aux œufs. Dans le beurre clarifié (ou ghee) ou dans l’huile, on rajoute bien sûr des épices.

Alors, partant  de cette explication et sachant que dès le début du XIXe des milliers d’engagés indiens ont traversé les mers pour venir s’installer et travailler à la Réunion, au lendemain de l'abolition de l'esclavage, on peut en déduire que le mot « carri » s’est propagé dans toutes  les cuisines  de l’île, et qu’il a conservé le sens de « viande en sauce ». Et voilà, le tour est joué ! 

P1010012Carri, ou cari, ou carry, ou curry, kari  : cinq orthographes pour désigner le même plat !

Vous avez le choix des écritures et des plats, mais si vous ne souhaitez pas avoir la gorge en feu, un conseil,  demandez à vos interlocuteurs indiens : « Please not spicy ! » et à vos interlocuteurs réunionnais « Pas pimenté svp ! »

 Différence notable avec la Réunion : en Inde les carris sont moins chers. A votre avis ?

Réponse : un carry poisson à Kumily à l'Albadi Restaurant vaut 72 roupies soit un 1,20 euro. A Munnar, au SN Restaurant, ce même carry poisson vaut 40 roupies (moins d'un euro) Et à la Réunion ? Difficile de s'aligner...

recette carry 3

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 13:59

 Nous quittons Munnar pour rejoindre Pujarani situé à 40 minutes de notre hôtel. La nuit commence à tomber, notre bus semble connaître tous les lacets de cette route étroite qui grimpe dans la montagne. Nous sommes curieux de savoir à quoi ressemble un spectacle de KATHAKALI.

 

Pour nous familiariser avec cet art keralais, datant du 17e siècle, dont quelques éléments religieux remontent au 2ème  siècle, nous sommes arrivés à la séance de maquillage. Cela fait partie du spectacle. Pendant près d'une heure, on assiste à la lente métamorphose des acteurs, destinés à figurer des héros ou des dieux : les acteurs sont maquillés sur scène. Cette préparation est très codifiée.

 

munnar 11

Munnar 12

 

Au début de la représentation, la salle est plongée dans l'obscurité. Un membre de la troupe allume des flammes., d'abord sur un support en cuivre, puis sur des petits supports alignés le long de la scène. Puis les percussionistes entrent. Leur jeu est tout aussi important que celui des comédiens, car  ils soulignent les gestes des acteurs.

  Un maître dans les coulisses explique au fur et à mesure (en anglais)  toutes les expressions que prendra le comédien : la peur, la colère, la moquerie, la joie… Et l’acteur accentue les mimiques (faciales et gestuelles), accompagné dans son jeu par les percussions.

  Les personnages invitent quelques spectateurs à les rejoindre sur la scène pour mimer des situations improvisées.

 

munnar 17La deuxième partie est celle qui raconte une épopée hindoue (épopée du Ramayana,du Mahabharata ou des Purana )

On joue sur l’opposition  guerre -paix , pauvreté-richesse, vertu-vice...

Mais ce n’est qu’une version abrégée de ce spectacle que nous verrons, traditionnellement les kathakalis  se déroulaient dans les temples de 20h du soir à l’aube.

Les trois percussionnistes continuent à accompagner les acteurs, et le chant raconte l'histoire.

munnar 16

 

munnar 14

 

                                      VIDEO  (extrait de la fin du spectacle)

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 13:30

Munnar, une petite ville en Inde, au coeur du thé.

 

Découverte des environs immédiats de l'hôtel

 

Munnar 1Les baies vitrées de la réception donnent sur des collines verdoyantes couvertes de théiers, un paysage dont on ne se lasse pas.

 

Derrière le bâtiment une dame est baissée dans le pré et armée d'une serpette coupe tranquillement l'herbe, vraisemblablement destinée au fourrage de ses lapins. Elle répond à notre salut en joignant les mains  et en inclinant la tête.

 

Munnar 2

Nous voyons depuis les  fenêtres de l'hôtel C7,  les enfants sortir de l’école. La majorité revient à pied, d’autres s’engouffrent dans des bus bondés, d’autres encore s’entassent dans des rickshaws.

Munnar 9    Munnar 8 

 

J’éprouve le besoin de me défouler et de découvrir les environs immédiats de l’hôtel. J’emprunte un petit sentier qui grimpe vers  les collines  couvertes de thé en direction des petites maisons ouvrières. Là, je croise une dame âgée et son petit fils. La mamie tient absolument à ce que je fasse une photo du petit.

 

munnar 3b Munnar 3a

Elle est radieuse quand je lui montre le résultat, mais la conversation est difficile, elle ne parle aucune langue que je ne connaisse, elle a dû consacrer toute sa vie à la cueillette du thé, à une époque où  l’école n’était pas encore obligatoire. Le Kerala, gouverné actuellement par "une"ministre communiste, accorde une grande place à l’éducation et aux arts. C’est aussi une des raisons pour lesquelles l’Etat du Kerala, né en 1956, est l' Etat de l’Inde qui connaît le plus fort taux d’alphabétisation. Nous avons d’ailleurs tous été sidérés par la quantité d’ tablissements scolaires que nous avons vus. 

La vieille dame me fait comprendre malgré tout qu’elle ne cueille plus, qu’elle a très mal au dos , et revient de l’hôpital.

Je continue à remonter vers les maisonnettes où un homme est en train de piocher la terre.Munnar 4b Un coq et des poules courent autour de lui. Ces maisons ont été construites par Tata, employeur de tous les ouvriers du thé, elles ont la particularité d'être bleues.

 

 

Bientôt un enfant chargé d’un gros cartable vient à ma rencontre et m’adresse un beau sourire, il a encore du chemin à faire.

 

Munnar 4a

Munnar 5

 

 

Je reprends le chemin du retour, et là je rencontre une dame charmante qui descend à la rivière laver son linge.

Elle accepte gentiment d’être photographiée.

J’aurais aimé l’accompagner mais le bus doit nous emmener à un spectacle de Kathakali. 

Nous partons à 17 heures pour un trajet de 40 minutes dans la montagne vers le village de Pujarani.

 

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:17

Après notre déjeuner, pour éviter de nous refroidir, nous reprenons la marche.

P1020569bLe sol est jonché de petits calices blancs que la pluie a fait tomber : il s’agit des fleurs de l’osto-café. Egalement endémique de la Réunion, cet arbrisseau, de la famille des rubiacées, (gaertnera vaginata, en latin)  qui peut atteindre 7 mètres a une écorce sillonnée, des feuilles luisantes. Leur nervure centrale peut être orangée.

Les fleurs blanches, charnues et odorantes, ont un tube basal et cinq lobes étalés. Les fruits – deux grains- naissent au fond d’une cupule, ils sont  bleu-noir, aplatis comme le café.

Nous pressons le pas, comme des fantômes. Ne sommes – nous pas la veille du 1er novembre ? Tenue tout indiquée pour Halloween. Des mains de fougères descendues du ciel semblent vouloir nous emprisonner.

P1020553b P1020565b

 

 Bientôt une petite touche de couleur : des baies qui pourraient bien êP1020566b ardisier crenata 222tre notre dessert. Paraît qu’elles se mangent, mais la méfiance est de rigueur pour les non-connaisseurs, et le temps est compté ! Cet arbuste  est le  Bois de Noël ou Ardisier crenata. Parfois utilisé pour la confection de superbes bouquets, cet arbrisseau aux fruits d’un rouge vif, et aux rameaux d’un vert éclatant,  se plaît dans les sous-bois. Il jalonne tout notre parcours dans la forêt. (Ti Yab a prouvé aux marcheurs qu'elles étaient comestibles, il doit encore être de ce monde à cette heure !)

P1020586b

Une trouée, un paysage voilé. Dommage ! Nous appelons de nos vœux un ciel bleu que nous P1020590bne verrons pas. Faut se faire une raison. A  la faveur d’une petite éclaircie, nous faisons une courte pause, le temps d’admirer, comme François et Tit Cafrine …

 

                                                                                                                                                                 ….une toile de bibe. L’araignée a tissé un fil gigantesque qui file au – dessus de nos têtes. Quelle chance, tout le monde est là, c’est le moment de faire la photo de groupe !

P1020599b

                  Les randonneurs des Jolis Pas "mouillés" au complet  (dont 1 hors-champ...)

Et nous voilà repartis pour la descente, en pente douce cette fois-ci, mais le sol resteP1020600b glissant. Aude dérape sur des roches humides. Heureusement que l’équipe est prévoyante : on propose de l’arnica, du gel à la blessée, mais le président, plus rapide, bombe l’infortunée d’un jet froid. C’est donc  d’un pas moins alerte et plus mesuré que l’équipe reprend la route.

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Bientôt les arbres sont plus nombreux. Nous sommes dans « la forêt dégradée » comme l’annonce un panneau de l’ONF. On y explique que l’agriculture a défriché et que les sols pauvres ont vite été abandonnés et c’est là que les goyaviers et les jambrosades se sont développés. Considérés comme des pestes végétales, ils présentent cependant l’intérêt de protéger le sol et préserver les ressources en eau. Le forestier y replante des arbres à croissance rapide, qui dans une cinquantaine d’années seront remplacés par des espèces locales comme le bois de natte, le  corce blanc, le bois de fer…)

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                                                     fruit et fleur du jambrosade

Progressivement nous quittons les sous-bois et le chemin très raviné nous oblige à faire des pas de danseuses, il faut éviter les ornières et les dérapages. Nous arrivons ensuite sur une route bétonnée qui serpente entre des champs de cannes. De temps à autre des arbres isolés : un manguier, un jaque, des bois de chandelles (ces derniers limitaient les parcelles) .

Au loin, des bâtiments de ferme. Le long de la route à droite des champs d'ananas... De jolies fleurs qui sont celles du solanum torvum (de la famille du bringelier marron)

 P1020633b P1020625b solanum torvum

Jean – Jacques disparaît dans un fossé, puis réapparaît avec une canne à sucre qu’il épluche et coupe. Il propose à deux nouveaux inscrits, en visite à la Réunion, de goûter ce bonbon. Il attire aussi leur attention sur un cardinal tout rouge qui volette au-dessus du champ.

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  Hélène qui ferme la marche et ramasse les dernières flèches bleues laissées par le premier groupe, entonne un chant pour motiver le reste de la troupe.

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Avant 15 heures, nous sommes au point de rendez-vous, mais le bus n'est pas encore là ! Nous pouvons, depuis notre muret, refaire l'itinéraire en regardant les sommets que nous venons de quitter, mais les hauteurs sont encore très couvertes. Crottés, nous rêvons d'un bon bain chaud.

P1020668b                                  Au fond, le dénivelé de 700 mètres et les 17 km de sentiers

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