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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:16

 La municipalité de Saint Louis a décidé de faire une brèche vers l’océan pour permettre au trop-plein de l’étang de s’écouler vers la mer, compte-tenu des importantes précipitations  tombées vendredi et samedi dernier. Mesure de prévention pour épargner une dizaine d’habitations situées à proximité de ce plan d’eau. Du coup, les protecteurs du site s’indignent : ils n’ont pas été contactés pour donner leur accord. La polémique s’est installée. Une menace de plainte plane …  

Ce site de 41 hectares a été classé par le « Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres ». Ce classement contribue à la préservation des zones humides, habitats particulièrement sensibles et rares à l’échelle de l’île de la Réunion.

  

                 avril 2009                                                    11 novembre 2009

Nous y avons fait un tour ce matin et nous avons effectivement constaté que « les laitues d’eau » étaient soit complètement desséchées, soit elles pourrissaient sur les berges, et que les jacinthes d’eau avaient complètement disparu ; le niveau de l’eau avait baissé de plus d’un mètre, et on ne voyait plus les butors… ni les poules d'eau ; parfois un petit poisson, ventre à l’air, flotte sur une eau peu profonde. 

 
Une affaire à suivre…

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:33
 
       
         Vue du 2e étage du Collège de la Ravine des Cabris .                La salle du seul professeur d'Allemand de l'établissement

Quand c'est beau et qu'on a envie d'emporter un morceau de sa vie avec soi, pour se la rappeler, on ne se prive pas de faire des photos. C'est le cas de François qui a immortalisé aujourd'hui le collège où il travaille encore !
Bien sûr, il y fait très chaud en novembre et décembre, on mouille ses chemises et on est heureux de venir se rafraîchir au Tampon où l'air est plus respirable ! On a droit au ventilateur, pas à la clim ! N'empêche que le cadre est superbe.


Sa salle d'allemand est sous les toits au deuxième et dernier étage. De là, il a une vue splendide sur la montagne ainsi qu'une vue sur l'Océan.


Vue sur la montagne


Vue sur l'Océan Indien


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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:10


 
Ce week-end pendant “l’Alerte Orage”, l’eau a bien décapé les routes, à certains endroits, les torrents ont arraché du macadam, parfois la boue s'était répandue sur la chaussée .

 
                gravillons                                                                     boue

Ici on devait éviter les gravillons, là il fallait prendre une déviation. Une fois de plus le Ouaki est fermé pour travaux : la route reconstruite en février a été arrachée une nouvelle fois. Pour les habitants de la Rivière Saint Louis qui avaient l’habitude de ce raccourci pour rejoindre le Tampon ou la Ravine des Cabris, c’est l’horreur : il leur faut repasser par Saint Louis où se tient actuellement une braderie. Alors, ça bouchonne… et il faut se lever plus tôt !

 
                                  La route du Ouaki encore fermée !

                      
                              la route emportée par les flots
La route de Cilaos a aussi été fermée en raison d’éboulements, et ce mercredi 11 novembre, c’est la route du littoral qui sera interdite à la circulation le matin.

Dans le Nord, un inconscient a emprunté un radier submergé et a payé de sa vie. Malgré les mises en garde, on essaye toujours de braver les éléments. Et voilà !

Le beau temps est revenu. Il fait 28 ° Le soleil a chassé les nuages. Et hier les 92 délégués du Collège de Trois Mares ont eu droit à une formation « en plein air » s’il vous plaît ! C’était sous les guétalis de Bourg- Murat dans une forêt, non loin de la route du volcan.                                                  Réunion des délégués dans la forêt de Bourg Murat

Les représentants de 46 classes de l’établissement et les accompagnateurs ont travaillé toute la journée sur la communication, le règlement du  collège et le rôle du délégué dans divers ateliers. Les jeux de rôle "à l’extérieur" Impensable, en métropole où le temps est bien plus capricieux ! Et quelle prouesse de réunir une centaine de jeunes pour les faire réfléchir et travailler dehors...

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 18:13

Nous avons déambulé dans les rues de Saint Louis à la recherche de la mosquée Mubarak (ou  masjid Mubarak). De loin, on aperçoit son minaret bleu !

 
François a demandé à un homme présent dans la cour l’autorisation d’entrer pour photographier la tour du minaret en contre-plongée. Bien lui en a pris, car l’homme en question était un professeur de théologie, habitué des lieux, qui nous a gentiment introduit dans le sanctuaire et s’est fait un plaisir de nous guider. Après nous être déchaussés, nous avons marché sur le caillebotis et sommes entrés dans un hall qui donnait à droite sur la Salle de Prières et à gauche sur la Salle des Ablutions. A cette heure personne n’était en prière sur les tapis vert et  jaune. Le tapis de l’imam lui aussi était vide.


La Salle des Prières

Les prières ont lieu à 5 heures (Fadjr) à 13h15 (Zohr)  17h15(Assr) 18h34 (Magrib)
20h15 (Icha), mais l’appel du muezzin se limite à trois à Saint Louis, par respect pour le voisinage où ne vivent pas seulement des musulmans, l’appel de l’aube et celle du coucher ont été supprimés. La prière (Djum’a) a lieu à 12h55, cette prière remplace celle « d’al zohr » le vendredi.

Dans la salle de prières, il s’est dirigé avec nous vers la chaire (le minrab) puis voyant notre intérêt pour les ouvrages exposés dans une niche, appelée mihrâb,- c’est vers cette niche que l’on se dirige son regard pour prier, car elle indique la direction de la Mecque, il nous a invité à consulter les livres saints.  
     
                                                        le mirhâb

Il nous a montré plusieurs de ces ouvrages, en récitant le sourate « al fatiha », l’Ouverture qui est une louange au tout-puissant. Il nous a expliqué que le livre du coran traduit, on pouvait le toucher, contrairement aux autres livres saints.
Lui-même commente  les textes arabes en langue française. Avec ferveur, il a parlé des points communs qui existaient entre la Bible et le Coran. Dans son discours il insistait sur le besoin de pouvoir se référer à un dieu suprême qu’on soit tamoul, musulman ou chrétien ;  il faut savoir se détacher des biens matériels pour penser à son âme et vivre heureux.

                         
Nous avons aussi eu une conversation très intéressante sur l’éducation des enfants, et comme nous, il reconnaissait que le système pervertissait l’éducation : de nombreuses femmes seules  donnent la vie à une ribambelle d’enfants rien que pour toucher les allocations de parent isolé, et la présence d’un père fait cruellement défaut.


La salle des ablutions

Nous nous sommes dirigés ensuite vers la salle des ablutions, passage obligé des fidèles appelés à se purifier avant d’entrer dans la salle des prières. Pour les ablutions on se lave trois fois la bouche, trois fois le nez, trois fois les yeux, trois fois la main droite, trois fois la main gauche, puis le pied droit, puis le pied gauche…Se laver la bouche, c’est se laver des écarts de langage par exemple, se laver les yeux, c’est se racheter d’avoir vu des scènes qu’il ne fallait pas voir… Chaque geste est un retour sur soi .

Au mur de cette superbe salle des ablutions, on voit deux mosaïques représentant la Kabaa, une grande construction cuboïde au sein de la "masjid al-Haram", la Mosquée Sacrée de la Mecque. 

« La Masdjid Mubarack » de Saint Louis a été inaugurée en 2002. Elle a été reconstruite sur l’ancienne mosquée démolie en 1994. C’est une des plus belles mosquées de l’île et elle peut accueillir 2000 fidèles.


 lien utile :

http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_louis_mosquee.php

 

 

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 15:23

 Les  routes à la Réunion sont bordées de fossés terrifiant l’automobiliste fraîchement arrivé dans l’île. Ce sont des caniveaux profonds de plus de 60 cm et larges de 30  à 50 cm. Plus d’une fois, nous avons vu des conducteurs malchanceux qui avaient versé dans ces pièges, tout simplement parce qu’ils avaient mal négocié un croisement ou parce qu’un usager de la route n’était pas resté sur sa voie de circulation. De très rares fois ces fossés sont couverts.
On comprend l’intérêt de cet aménagement en période de pluie, comme c’est le cas aujourd’hui.  Ces fossés permettent de délester l’eau des chaussées vers les ravines. Et ces torrents passent sur les radiers bloquant souvent la circulation.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:54
Pour en savoir plus, pas un instant d'hésitation, allez sur ce lien.

http://www.fournaise.info/index.php
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 15:10

 Ce matin, les nuages ont crevé sur nos épaules et sur nos collèges. L’escalier qui descendait vers la salle des professeurs du Collège Trois Mares était couvert de boue : les massifs de plantes bordant cet accès venaient d’être nettoyés et plus rien ne retenait la terre qui dégoulinait sur les marches.

Même le tonnerre grondait, la lumière s’éteignait, les enfants criaient. Ils étaient complètement déchaînés- comme le temps- ça résonnait sur les tôles et dans certaines salles, la mienne notamment,  l’eau dégoulinait sur la feuille de rédaction d’une élève de quatrième, désolée ! On déplaçait aussi les tables pour éviter la douche.

Peu prévoyant, tout ce petit monde avait oublié le parapluie et les vêtements de pluie. Pour se rendre d’une salle à l’autre les élèves pataugeaient dans de grandes flaques d’eau ;  par endroits, il y avait deux centimètres d’eau, les chaussures ont pris des bains forcés. Le temps de sortir du gymnase pour rejoindre le collège Trois Mares, les sportifs ont été littéralement « saucés ». Mais en l’espace d’une demi- heure, tous les habits étaient secs. C’est le miracle des Tropiques !

Deux heures plus tard, plus une goutte et tout revit ! C’est aussi le grand nettoyage, tout a l’air plus propre.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 18:24

 Eh oui, notre pêcher, derrière la maison, est tombé ! Trop de fruits, une branche trop fragile, très âgée et voilà le résultat. Hier, François a eu la peur de sa vie : un gros boum, comme si le cratère avait lancé une bombe sur le toit en tôle ! Quelques minutes plus tôt, il était sous l’arbre et se demandait s’il devait encore une fois traiter les fruits.

Comme nous sommes écolos purs et durs, on ne voulait pas se résoudre à employer les produits phytosanitaires, mais il paraît qu’ici si on ne traite pas, on ne récolte rien. Ainsi l’an passé j’ai dû jeter plus de 120 kilos de pêches abîmées. Cette année pas de récolte non plus. Le pêcher qui se trouve devant la maison a le même problème.

C’est une mouche qui détruit le fruit qui se met à suinter. La glu sur les bouteilles jaunes n’a pas empêché ces maudits ravageurs de pondre.
Et la protection « phytosanitaire » à laquelle on avait décidé de recourir était peut-être trop tardive. « Pech gehabt ! »

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 14:11

Sur l’île on ne peut se passer de savate deux doigts, traduisez « semelle qui se glisse entre deux doigts de pied », ou tout simplement « tong ». Autrefois on marchait les pieds « parterre »  , l'expression trouvée dans une copie d'élève m'a fait sourire- Elle signifie en créole "on marchait pieds nus" . Mais on a fait des progrès depuis en adoptant  la savate.

Ce qui m’a surpris en allant à l’école, c’est que seules les filles mettaient  des sandalettes. Les garçons n’ont jamais les orteils à l’air : un collégien m’a expliqué que « ça ne se faisait pas » ! En fait cela doit relever du prestige, peut-être témoigner de l’ascension sociale : par conséquent les adolescents chausseront des baskets, ou d’autres chaussures, mais toujours des chaussures fermées !

Quelle variété aussi dans les savates deux doigts ! On en voit de toutes les couleurs, de toutes les matières, avec des paillettes, des dorures, des ornements… et à tous les prix.

A plusieurs reprises j’ai vu des filles en grande difficulté parce que l’une des savates s’était cassée : la première victime est rentrée chez elle, pieds nus, la seconde je l’ai envoyée chez un agent du collège qui lui a rafistolé et collé la chaussure.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 11:13

En feuilletant l’Album de la Réunion, de Roussin, je suis tombée sur un texte de cet illustrateur qui y décrit la Ravine Saint Gilles et insère un poème de LECONTE DE LISLE décrivant  l’endroit il ya plus de cent ans.  Je vous livre ici le premier des 16 quatrains.

« La gorge est pleine d’ombre, où sous les bambous grêles,

Le soleil au zénith n’a jamais resplendi

Où les filtrations des sources naturelles

S’unissent au soleil enflammé de midi… »
(voir le texte plus loin)

 

Quand on compare le texte du poète parnassien avec le tableau actuel de ce lieu idyllique, on peut y trouver des similitudes, mais aussi des différences. D’où l’intérêt de textes poétiques qui peuvent être de précieux témoignages. Voilà mes observations !


                  
          liane en treillis                                                             bambous

Dans la ravine, les blocs noirs et la liane en treillis, font toujours partie du paysage.
Et quel changement concernant les « bambous grêles » ! Ils n’ont plus la fragilité que leur prête le poète. Aujourd’hui,  ce sont des tiges monstrueuses, gigantesques sur lesquelles les promeneurs amoureux ont gravé leurs initiales au risque de faire périr les plantes.

Cependant, on n’y côtoie plus les vertes perruches, ni les cailles, ni les martins. Les premières ont disparu à tout jamais de l’île et les autres ont déserté l’endroit pour d’autres biotopes de la Réunion. Le paille en queue, ce fabuleux oiseau marin blanc très fin, à longue queue, qui niche dans les ravines a survécu grâce à la protection des amis de la nature.

« Le vol du paille en queue, flocon de neige et point lumineux qui palpite sur l’horizon »
reste toujours un spectacle inoubliable !



Aujourd’hui ce sont des tisserins jaunes qui ont colonisé la ravine et qui dégarnissent les arbres en construisant une multitude de nids, ainsi que des pigeons  blancs et noirs qui ont élu domicile dans les anfractuosités des roches.


              nids de belliers, oiseaux bâtisseurs

A disparu également le berger noir. Plus de troupeaux de bœufs de Tamatave, donc plus de berger ! Et si on devait voir un berger, ce ne serait certainement plus celui qui chante son air saklave, l’abolition de l’esclavage étant heureusement passé par là en 1848. Mais on a du mal à imaginer que des troupeaux paissaient ici dans ce lieu envahi par la végétation. N’empêche que deux cases ont été construites dans la ravine et l’une d’elles semble habiter. Peut-être y vit –on de l’élevage ?

                          
Peut-être qu’en  restant plus longtemps à proximité de ces bassins on rencontrerait de grands papillons aux ailes magnifiques, des chats rôdeurs,  des sauterelles et des lézards, mais pour ce que nous avons constaté, cette vie a disparu de la ravine.

 

La ravine Saint-Gilles

La gorge est pleine d'ombre où, sous les bambous grêles,
Le soleil au zénith n'a jamais resplendi,
Où les filtrations des sources naturelles
S'unissent au silence enflammé de midi.

De la lave durcie aux fissures moussues,
Au travers des lichens l'eau tombe en ruisselant,
S'y perd, et, se creusant de soudaines issues,
Germe et circule au fond parmi le gravier blanc.

Un bassin aux reflets d'un bleu noir y repose,
Morne et glacé, tandis que, le long des blocs lourds,
La liane en treillis suspend sa cloche rose,
Entre d'épais gazons aux touffes de velours.

Sur les rebords saillants où le cactus éclate,
Errant des vétivers aux aloès fleuris,
Le cardinal, vêtu de sa plume écarlate,
En leurs nids cotonneux trouble les colibris.

Les martins au bec jaune et les vertes perruches,
Du haut des pics aigus, regardent l'eau dormir,
Et, dans un rayon vif, autour des noires ruches,
On entend un vol d'or tournoyer et frémir.

Soufflant leur vapeur chaude au-dessus des arbustes,
Suspendus au sentier d'herbe rude entravé,
Des boeufs de Tamatave, indolents et robustes,
Hument l'air du ravin que l'eau vive a lavé ;

Et les grands papillons aux ailes magnifiques,
La rose sauterelle, en ses bonds familiers,
Sur leur bosse calleuse et leurs reins pacifiques
Sans peur du fouet velu se posent par milliers.

À la pente du roc que la flamme pénètre,
Le lézard souple et long s'enivre de sommeil,
Et, par instants, saisi d'un frisson de bien-être,
Il agite son dos d'émeraude au soleil.

Sous les réduits de mousse où les cailles replètes
De la chaude savane évitent les ardeurs,
Glissant sur le velours de leurs pattes discrètes
L'oeil mi-clos de désir, rampent les chats rôdeurs.

Et quelque Noir, assis sur un quartier de lave,
Gardien des boeufs épars paissant l'herbage amer,
Un haillon rouge aux reins, fredonne un air saklave,
Et songe à la grande Île en regardant la mer.

Ainsi, sur les deux bords de la gorge profonde,
Rayonne, chante et rêve, en un même moment,
Toute forme vivante et qui fourmille au monde
Mais formes, sons, couleurs, s'arrêtent brusquement.

Plus bas, tout est muet et noir au sein du gouffre,
Depuis que la montagne, en émergeant des flots,
Rugissante, et par jets de granit et de soufre,
Se figea dans le ciel et connut le repos.

À peine une échappée, étincelante et bleue,
Laisse-t-elle entrevoir, en un pan du ciel pur,
Vers Rodrigue ou Ceylan le vol des paille-en-queue,
Comme un flocon de neige égaré dans l'azur.

Hors ce point lumineux qui sur l'onde palpite,
La ravine s'endort dans l'immobile nuit ;
Et quand un roc miné d'en haut s'y précipite,
Il n'éveille pas même un écho de son bruit…

 
(j'ai volontairement coupé les derniers quatrains qui n'ont pas d'intérêt descriptif)

Charles LECONTE de LISLE (1818-1894)

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