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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:52


Cela peut paraître anachronique, à une époque où le transport de la canne se fait par cachalot de voir une charrette attelée de bœufs dans la zone artisanale de St Pierre. Une idée originale pour découvrir le patrimoine
Sandi, un jeune Réunionnais, âgé de 26 ans, a bénéficié du savoir – faire de son grand-père, c’est à dire maîtriser un attelage, et fort de cette science, il propose à tous ceux qui aiment l’île de découvrir de nombreux aspects de la vie lontan (du passé).



 Avec lui, on se familiarise avec les cris du bouvier qui dirige ses bêtes, avec la culture de la canne à sucre, dont il connaît tous les secrets ( préparation du terrain, plantation des boutures, entretien dépaillage et désherbage, récolte, variété des espèces…) Il explique aussi qu'ici des rochers délimitent les terrains. En passant près d’un verger il nous fait observer les fleurs de papayers pour distinguer le pied mâle du pied femelle, nous montre les combavas, des mandariniers, des abricotiers…



 L’évolution de l’irrigation est aussi abordée : autrefois la région de St Pierre était irriguée par l’eau du canal qui n’existe plus aujourd’hui, désormais la grosse conduite descendant de la montagne distribue l’eau et dans tous les champs sont posés des tuyaux. 

                         

Des aspects techniques ont aussi été abordés, comme la confection des jougs, la nature des bois utilisés ( en l’occurrence le bois d’olive), le système de freinage, les trois phases de dressage des taureaux à marcher ensemble. Très proche de ses animaux, il sait les soins qu’il faut leur apporter, la nourriture qu’on peut leur donner ( pour ne pas les suralimenter et les rendre inopérationnels ) Il nous parle aussi de la fixation des fers sous les sabots qui peut s’avérer très délicate (un seul forgeron maîtrise la technique sur l’île !)

             

En mélangeant avec bonheur le créole et le français, ce jeune passionné, très souriant, répond à toutes nos questions. On sent qu’il aime son terroir. Il prévoit de peaufiner ce circuit en ajoutant des dégustations de carrys faits de façon traditionnelle dehors au feu de bois. Et il projette la réalisation d’un livret pour divulguer ses connaissances. Une idée formidable !
Pendant ce parcours, qui dure plus d’une heure, il arrête son attelage pour partir dans les champs de canne et couper une canne aves con sabre, l’écorcer avec son opinel et en couper des morceaux pour les faire goûter aux passagers de la charrette.

                     

Un peu de pub pour ce charmant guide, il le vaut bien...
www.charretteboeufreunion.com
0693047910




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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:19

 Nous sommes partis de très bonne heure (vers 5h30) pour ne pas être piégés par les bouchons occasionnés par ceux qui vont travailler à Saint Denis. La Route des Tamarins et celle du littoral font toujours un goulet d’étranglement à la Chaloupe et nous redoutions ce passage. Parfois on roule au pas depuis la Possession jusqu’à Saint Denis.

Mais nous avons eu de la chance : en 1 heure nous avons rejoint le chef-lieu, puis il nous restait une bonne dizaine de minutes avant d' arriver à Sainte Marie où se trouve l’aéroport. Là aussi, nous sommes étonnés que la panneau de sortie installé par  la DDE situé à la sortie de St Denis indiquant l’aéroport porte toujours le nom de « Gillot » : cela déroute les  touristes…

Nous avons accueilli Tine, Hartmut et les filles. Ils étaient ravis de voir les montagnes  s’élevant derrière le parking , et les maisons blanches à flanc de coteau éclairés par le soleil matinal, ravis aussi à cause des 24° de chaleur, alors qu’ils venaient de quitter Bochum (en Allemagne) où il faisait 8° la veille. Leonie était étonnée de ne pas être assaillie par un air chaud et humide.


Nous les avons guidés vers les locations de véhicules, puis  avons décidé de reprendre la route des Tamarins avec  nos hôtes– les filles étant malades dans les lacets de montagne – Et là, nous avons vu en face de nous le traditionnel bouchon qui venait du Sud…
Nous avons fait un petit arrêt à l’aire de la Saline. Un belvédère a été aménagé derrière la station essence Tamoil, ouverte depuis peu.  Vue sur le lagon et la barrière de corail, les champs de canne, les arbres des plages de la Saline et de l’Hermitage.



 Nous étions bientôt à St Pierre où la petite famille a pris possession de sa chambre d’hôtel à 50 mètres de la plage.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 15:32

Le belvédère de Bois-Court  se transforme.


                   le belvédère

Nous avons été surpris ce dimanche 11 octobre 2009 en trouvant la plate-forme d’observation transformée. Là a été  aménagé un chemin d'accès (en sens unique) en schiste bordé de part et d’autre de places de parking. Et cinq kiosques « non destinés au camping » ont été installés sur la gauche. Des arbres ont été plantés çà et là.



Des zones rectangulaires réservées à des marchands de produits locaux ont été prévus. Les stores du bâtiment de l’horloge hydraulique sont encore fermés. Cette horloge située dans la maisonnette jouxtant le belvédère  est actuellement en réfection.

Le monte-charge est toujours là et sert comme toujours à ravitailler le village. Aucune route carrossable n’y mène.


Benoît devant le monte-charge

La vue sur Grand Bassin était très dégagée, le spectacle est toujours aussi grandiose sur cette vallée où  il doit rester une trentaine d’habitants. Un de ces jours il faudra quand même qu’on entreprenne la randonnée (descente 2 heures, remontée 3 heures), mais on réservera un des  gîtes  de  Grand Bassin pour la nuit afin d’avoir le temps de récupérer et de faire un plongeon dans le bassin où coule la cascade appelée le Voile de la Mariée.. Le sentier était fermé en raison d’éboulements possibles, mais je crois qu’il vient d’être rouvert.


vue plongeante sur Grand Bassin(le hameau, et le bassin.)

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:00

Nous sommes allés faire un tour aux Florilèges du Tampon, non pas pour la braderie d'ailleurs peu intéressante, mais pour les orchidées et autres plantes proposées par les horticulteurs au Parc Jean de Cambiaire situé sous la médiathèque. (Entrée 1 €)
            
Pour arriver à nous garer, c'était le parcours du combattant, des bouchons dans tout le centre ville, on aurait cru que toute l'île s'était donné rendez-vous ce dimanche après - midi. Les gens revenaient en famille  de cette fête les bras chargés d'orchidées de toutes sortes. Après avoir joué des coudes dans le parc où avaient été aménagés un parcours au milieu des plantes endémiques, un jardin de bonzaïs, un bassin de nénuphars, des murs de plantes, et après avoir admiré l'exposition photo "J'irai d'où je viens" et les oeuvres de Dijoux, un peintre original, nous avons quitté la foule. Et sur la route, rebelote pour les bouchons ! On comprend pourquoi certains Tamponnais désertent leur ville pendant cette semaine stressante.

                           
                          

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 19:12


Cette semaine, nous avons emmené nos invités dans le petit village créole de l'Entre-Deux, pour leur montrer les belles cases, le Dimitile ( montagne qui domine ce charmant havre de paix ) et leur faire goûter une dodo pression dans le petit bar qui fait face à la mairie.



 Nous avons remarqué quelques changements : les propriétaires de ces belles maisons, certainement lassées des regards indiscrets des touristes, on commencé à occulter leur jardin et leur habitation. Il faut dire que l'Office du tourisme organise des visites très fréquemment et les habitants doivent en avoir assez, on peut les comprendre.
Nos avons aussi été attristés de ne pas retrouver "l'arbre à palabres" dont le tronc avait été scié à la base. N'empêche que nous avons toujours plaisir à y aller pour nous ressourcer...

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:29

Pour fêter Yvonne Le Hen, une collègue bretonne, qui se retire après un beau parcours dans l'Education Nationale,tous  les collègues se sont mobilisés.

Patrick à l'accordéon, Erwan au violon, Marie et son collègue de musique M.Boyer à la guitare ont joué des airs du folklore breton à la partante qui avait apporté des crêpes, des mignardises et du cidre. Yves, collègue d'Arts Plastiques, lui aussi breton, lui a offert une huile représentant un paysage des côtes bretonnes. Yvonne quitte à regret  le collège de Trois Mares où elle a posé son dernier cartable, après avoir enseigné de la maternelle au lycée au Brésil, en Algérie, en métropole, en Polynésie..et retourne dans sa Bretagne natale rejoindre son époux Christian et ses deux fils.


Dans ses bagages elle emportera aussi l'Album de la Réunion de Roussin en deux tomes, un bracelet en écaille de tortue ainsi que l'appareil photo dont elle rêvait.
Cette fête clôt également un premier trimestre de travail. Les vacances d'octobre commencent ce soir et l'école reprend dans deux semaines.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 17:26

 

Ce mardi, le formateur, Sébastien Pamard, nous a expliqué dans le port quelques rudiments de navigation et de préparation du bateau. Nous sommes arrivés en cours de leçon alors qu’il montrait à une dizaine de candidats au permis la manière d’amarrer l’embarcation, en l’occurrence le bateau –école «  Le Nemo » : il était en train de présenter trois types de nœuds dont le nœud de cabestan, le nœud de chaise, mais nous ne sommes pas encore passés au stade pratique.                       
          

Puis il a montré comment nettoyer le moteur au retour pour ôter l’eau salée. Ont suivi des explications sur les instruments de navigation, sur la radio…

 
Intéressant aussi de savoir où était l’ancre et d’apprendre qu’il vaut mieux voir avant de l’utiliser si elle est bien fixée, car lancer l’ancre à la mer sans s’assurer de cet impératif  relève de l’imprudence. manifeste. Quelques conseils ont été donnés sur la manière de prendre la vague, de prévoir les réserves en carburant.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:10

 Du Nez de Bœuf à la Plaine des Cafres.

Après avoir pique-niqué au Nez de Boeuf sous les Tamarins, nous avons repris la route  ou plutôt le sentier pour descendre à travers les pâturages.
                      
Là, sur notre gauche, nous avons découvert les premières falaises blanches, qu’on appelle ici « les Trous Blancs » Nous sommes montés sur une butte, appelée « fauteuil », endroit duquel on apercevait un paysage remarquable, et une végétation plus diversifiée.
                                       
Au loin dans la plaine,  nous avons essayé de repérer « le tamarin dodo » que nous devions rejoindre dans la vallée. Puis dans une ambiance toujours sympathique, nous avons continué notre route pendant une heure trente, mais cette fois – ci sur un sol plus mou, parfois couvert d’herbe tendre. A deux reprises nous nous sommes arrêtés pour regarder  les formations géologiques rocheuses blanches, qui se couvrent progressivement de verdure, menaçant leur appellation. Bientôt on parlera de « Trous Verts » 
                                    

Au Tamarin Dodo, certains d'entre nous ont fait une tentative de mesurer en  hommes la circonférence du tronc, pendant que d’autres faisaient des pitreries dans les branches. 

                                  
Puis nous sommes entrés dans la forêt de cryptomérias, -ces conifères replantés par l’homme après le déboisement irraisonné des années  où on utilisait tout le bois pour en faire du charbon de bois- pour arriver à l’endroit où nous attendait notre car.
Au total 6 heures de marche pour les "moyens marcheurs" des Jolis Pas partis du Pas des Sables.
Treize kilomètres pour un denivelé positif de 600 mètres. Une belle journée ! 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 21:07

Après une halte agréable sous les arbres, nous repartons sur le GR en direction des Trous Blancs. Le brouillard commence à monter. Il reste encore une heure jusqu'au point de ralliement pour le repas.

Petite erreur de parcours, nous voilà à nous frayer un passage au milieu des brandes – comme Astérix en Corse- avant de reprendre un morceau de la Route du Volcan et de revenir sur le sentier.



           - Je ne vois plus les marques du GR ! 
                      - C'est étrange, moi non plus !

                                                                             
                                                Un petit tronçon de route - Au fond le Cratère Commerson


Il nous faut maintenant longer le rempart, mais la vue est bouchée par la brume. Nous traversons des champs où poussent des graminées, de la marguerite folle et quelques lataniers.
            
                        le sentier longe le rempart noyé dans le brouillard

Parfois le paysage est fantastique, des arbres gris calcinés se tordent. Et toujours ce brouillard à notre gauche. Les marquages (pêche et blanc) sur les troncs d’arbres et les pierres nous rassurent, si les nuages avaient été plus importants, ils nous auraient évité de tomber de la falaise.

         

Après une bonne heure de marche nous sommes arrivés au lieu prévu pour le pique-nique. Nous avons déjà plus de 4 heures de rando derrière nous. Et ce n'est pas fini ...

 
Les six Lorrains : François - Jean Claude- Benoît
                               Jacqueline - Viviane - Annette




                

             

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:16

 De l’Oratoire Ste Thérèse au Nez de Boeuf

De l’Oratoire, nous avons emprunté le GR2 pour descendre sur le Chemin "Josémont
Lauret. "Avant que la route du volcan ne soit construite dans les années 1970, les habitants de l’île qui montaient de la Plaine des Cafres au Piton de la Fournaise empruntaient ce chemin sur les scories, au milieu des brandes. On montait le bois à dos d’homme. En hiver, la température est très fraîche en altitude. Eh oui, il peut faire froid à la Réunion...


Et le seul abri possible se trouvait au pied de l’oratoire : c’était une grotte basse où on pouvait s’asseoir et se coucher. Il s’agit de la « Grotte des Lataniers. » Aucun marquage particulier n’en indique l’emplacement, c’est grâce à l’œil exercé de Zaza que nous l’avons trouvée et que nous nous y sommes installés pour nous rendre compte de l'exiguïté de l’endroit.

 

Sur ce sentier a été érigé une stèle en mémoire du garde-forestier Josémont Lauret, ce guide qui avait amené des touristes au Piton la Fournaise et qui était mort de froid et de fatigue nuit du 6 octobre 1857 en allant chercher des secours.  

 

Nous sommes bientôt rejoints par la deuxième équipe des Jolis Pas qui était partie du Pas de Bellecombe. Nous sommes au complet : 38 randonneurs bien encadrés.

Bientôt le sentier dévale de façon abrupte : on avance sur des pierres inégales, des marches casse-jambes. L’effort est récompensé par un point de vue splendide sur les remparts encore dégagés qui filent vers le Nez de Bœuf à l'Ouest (petite pointe  au dessus du premier marcheur au milieu de la photo). C’est dans cette direction que nous devons aller.


Nous nous arrêterons pour nous reposer vers 11 h dans un pré ombragé, très pittoreque. Là, les pique-niqueurs du dimanche venus en famille mangent leur carry pendant que nous, nous grignotons nos fruits secs et nous désaltérons. Nos bouteilles d’eau se vident. Il fait bien chaud.

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