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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 19:57

 

Il nous arrive souvent de voir au bord des routes – près de l’Etang Salé par exemple-  et des sentiers de randonnées  - comme le Chemin des Anglais- un arbre sur les branches duquel pendent de longues et larges  gousses dorées. Les belles gousses couleur -paille qui s'agitent au vent permettent facilement l'identification du Bois Noir !

Le « Bois Noir », il est de la famille des mimosacées. Introduit au XVIII e siècle à la Réunion, cette plante d’origine asiatique  est naturalisée dans les zones sèches, elle se plaît au soleil et peut atteindre 15 mètres.

Son bois est très apprécié et on utilise ses feuilles comme fourrage et même pour accélérer le mûrissement des mangues.

L’arbre aurait été introduit en 1767 pour faire de l’ombre aux caféiers.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 18:28

C'est la "vavangue", un joli nom qui peut aussi devenir un verbe !
On la trouve souvent sur les éboulis des ravines, entre 0 et 600 mètres. Ce fruit rond de la taille d’une balle de ping- pong pousse sur des arbrisseaux au feuillage caduc (il paraît que les feuilles sont très larges). Si nous avons pu voir les fruits, c’est que les feuilles étaient tombées, eh oui c’est encore un peu l’hiver ! bien que le thermomètre affiche 26°

Quand les enfants autrefois « vavanguaient, filaient dans les vavangues, ou vanguaient »  , c’est qu’ils n’allaient pas à l’école, c’était une expression pour désigner « l’école buissonnière ». Pas compliquée la conjugaison : mi vavangue, ou vavangue, li vavangue…C’est Huguette Payet, une enseignante réunionnaise, joueuse de banjo dans le groupe instrumental « Vavangue » qui un jour m’a expliqué cette origine.




Alix nous a fait découvrir ce fruit pendant la randonnée


C’est actuellement la période de fructification, elle a lieu de septembre à décembre. Le fruit doit être marron et de consistance molle. Par temps sec, il se dessèche et la pulpe devient spongieuse. Mûr il a un goût acidulé, un  goût  de la compote de pomme. On l’utilise aussi  en raison de sa richesse en tanin, en médecine traditionnelle contre les dysenteries, les hémorroïdes, les diarrhées...


 
la vavangue en septembre, sur le Chemin des Anglais

Aujourd'hui on ne "vavangue" plus, on "bâche" ... mais c'est la même chose !

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 21:47

  Drôle d’idée de nommer des localités «Grande Chaloupe »ou « Petite Chaloupe »!

La raison en est toute simple. Autrefois l’endroit était un petit port de batelage où les marchandises et les voyageurs passaient en chaloupes, car il était très long de passer par la montagne pour rejoindre Saint Denis depuis les quais de débarquement. Aucun chemin terrestre ne contournait la falaise entre le port et la ville de St Denis, il fallait emprunter les chemins des Hauts et la marche durait plus de six heures,  c’était une marche difficile et épuisante : il fallait passer des ravines, c'est-à-dire descendre puis remonter, traverser des ponts en bois... s’ils existaient. Et si on était chargé, cela devenait encore plus problématique. Les voyageurs préféraient effectuer ce trajet de La Possession à Saint Denis  dans les embarcations, même si on partait souvent de nuit et que les courants étaient très forts … On préférait le péril à la fatigue.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:55

             
                 Alix à la recherche du poc-poc ! kossa ... un poc-poc ?
                     un lapin ? un insecte ? un oiseau ?

Grâce à ce sympathique marcheur des Jolis Pas, nous avons découvert le poc poc sur le Plateau  entre la Grande Chaloupe et la Possession.
              

C'est la première fois que nous voyons ce fruit. Il est petit, (25 mm de diamètre ) orange, a la forme d'une petite lanterne et a une enveloppe duveteuse verte. C'est une liane commune à la Réunion. 
 Il s'agit de la passiflore poc-poc ou de la marie-gougeat !
Le fruit est peu consommé, mais il est de saveur agréable, douce et acidulée. On peut le consommer cru, ou transformé en boisson.
                              

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:07

Après avoir fait un arrêt à la gare de la Grande Chaloupe, notre groupe de hardis randonneurs s'est dirigé vers les ruines du  Lazaret n° 1, ancien hôpital créé en 1860 conformément à une convention franco-britannique comme lieu de quarantaine pour isoler les engagés mais venus d'Inde mais  aussi les passagers libres. Actuellement cet endroit est en chantier. On aurait pu visiter mais le personnel était absent (route du littoral fermée ce dimanche-là)

De là nous avons entamé l'ascension de la Ravine de la Chaloupe ( un dénivelé de 300 mètres peu ombragé) vers le plateau, une montée très raide, sous un soleil de plomb. Les réserves d'eau ont pris un coup !

 
Au sommet, nous nous sommes reposés et avons pique- niqué ensemble dans la bonne humeur, en échangeant des recettes créoles, des souvenirs de randos...

Nous nous trouvions désormais sur un plateau basaltique "la planèze " désertique, un parcours pas si désertique pour qui sait regarder la flore et la faune : Alix, l'un des Jolis Pas, nous a fait découvrir les vavangues, les sensitives, les pocs-pocs... Des lianes de fleurs magnifiques (mi -gueules de loup-mi-orchidées) s'enroulant autour des agaves nous ont intrigués.
                       
                           Betty et Hélène en admiration devant des fleurs originales

Et la vue sur l'océan est toujours superbe !
Mais cette randonnée est à éviter en été ! Déjà début septembre, le soleil tape... et les dénivelés  importants exigent une bonne condition physique.

Nous avons traversé la ravine de la Petite Chaloupe, puis la Ravine à Malheur (dans laquelle se seraient jetés les esclaves marrons qui ne voulaient pas se rendre) Après cette dernière montée, nous étions au bord du plateau et pouvions déjà voir au loin la ville du Port et ses installations portuaires.


André et François dans la descente vers La Possession

Nous avons rejoint le bus qui nous attendait à la Possession.
Après avoir étanché notre soif, nous sommes revenus au Tampon ! Une belle journée, une organisation sans faille, une randonnée mémorable !

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 14:24

Arrivée à la Grande Chaloupe

Nous voilà bientôt au niveau de l’océan, le chemin descend entre des habitations créoles aux clôtures couvertes de barbe de St Antoine. On entend des rythmes de maloya et des cris d’enfants, dans ces modestes cases en tôle cachées au milieu d’une végétation luxuriante d’ arbres à pain, arbres à pistaches, bois noir, papayers, tamarins. 


Nous poursuivons sur une voie de chemin de fer désaffectée, sur les rares rails qui ont résisté à l’assaut du temps et à l’esprit destructeur de l’homme. Pour avoir été concurrencé par l’automobile, et aussi en raison de choix politiques, le réseau ferroviaire à la Réunion a disparu en 1976 avec l’ouverture de la route en corniche, -qui a d'ailleurs pris la place des rails-…Et la conséquence a été l’engorgement de l’île : embouteillages non-stop ! Une erreur qu’on essaye de réparer actuellement en projetant la construction d’un tram-train.


C’est un dimanche matin pas comme les autres pour les habitants de la Grande Chaloupe, parce que la route (4 voies) du littoral est fermée jusqu’à onze heures en raison de travaux. Pas de bruits de circulation… un bonheur, pour nous aussi,  randonneurs ravis qui laissons exploser notre joie …

Les Jolis Pas sur la route du Littoral !

Devant le bâtiment de la gare de la Grande Chaloupe stationne encore un autorail qui a dû être remis en état depuis peu par « Ti Train lontan » ( traduction : petit train d’autrefois), une association privée.
La Gare de la Grande Chaloupe

Un autorail restauré par Ti Train Lontan

On peut aussi y voir une carcasse de vieux bus, ainsi qu’un « car- courant d’air »
 
le car - courant d'air conduit par Ti' Cafrine


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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 18:55

 

... Une randonnée dans le Nord de l’île.
1ère partie...

Ce matin, vers 6h, nous sommes partis en bus avec l’Association « Les Jolis Pas ». Une  vingtaine de randonneurs avaient rendez-vous devant le lycée Roland Garros au Tampon. Nous avons récupéré un couple à Saint Pierre puis emprunté la route des Tamarins, pour la quitter à La Possession. Une route en lacets nous a conduits à 450 m d’altitude vers la Montagne, nous avons traversé la Petite Chaloupe, Bois Rouge et sommes descendus de notre car à Saint Bernard, au niveau d’une croix blanche. Là, tout le groupe a pris un solide petit déjeuner, préparé par l'équipe d'Elisabeth Golfier, puis nous avons amorcé la descente à pied  pour rejoindre Le Chemin des Anglais. Une balade de 13 kilomètres de plus de 5 heures, avec des dénivelés et un groupe de marcheurs  très sympathiques.

 
Le Chemin des Anglais

Ce chemin a été créé en 1730, pour relier la Possession à Saint Denis, il a été pavé en 1775 à l’initiative du gouverneur Crémont. Sur le parcours Crémont, on passe effectivement sur de grosses roches noires et des galets de dimension inégale selon les secteurs. La promenade est agréable. Nous quittons Saint Bernard par une route goudronnée, à notre droite remarquons un canon. En fait le nom « Chemin des Anglais «  rappelle une grande bataille de l’île, le débarquement des Anglais  à la Grande Chaloupe en 1810 et leur marche vers Saint Denis où ils ont attaqué la Redoute et pris possession de l’île.



Bientôt nous délaissons le macadam pour un sentier escarpé et bien ombragé. Nous nous arrêtons devant un buisson envahi par des « roses de bois » roses brunes qui ont l’air sèches. Hélène coupe un morceau de cette liane, pour emporter les fleurs (très décoratives sur une table à Noël).


 Puis nous remontons un peu  et apercevons à notre droite la Ravine Jacques, puis c’est la descente sur de gros pavés noirs vers l’Océan.


Nous tombons sur une vue splendide de la côte rocheuse du littoral. La vue depuis la falaise est superbe, on voit jusqu’au Port ;  et aujourd’hui, aucune voiture ne circule sur la 4 voies, en raison de travaux de consolidation de la falaise, que les pluies fragilisent… Un silence parfois interrompu par le ballet des hélicoptères qui travaillent à cette "purge".



La descente se poursuit sur un chemin pavé en très bon état au milieu des tamarins . Là,  Alix, pendant tout le parcours, nous fait découvrir des richesses insoupçonnées de la nature réunionnaise...

Episode suivant demain !

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 20:34

 Le SOLEIL est le sujet  brûlant de l’île ! On ne dira jamais assez qu’il faut se méfier du soleil. A notre arrivée à la Réunion en août 2008, un médecin scolaire missionné par le Rectorat  a expliqué  aux entrants dans l’Académie que l’indice solaire était de 5 à Paris en été, de 10 à Nice et de 15, oui …de 15 à la Réunion !

Nous avons donc suivi ses conseils, avons mis des manches longues, porté des pantalons au début puis notre peau s’est habituée.  On trouvait aberrant  que les touristes osent lézarder sur les plages dès 13h pour devenir rouges comme des écrevisses, alors que les autochtones sensés ne venaient à la plage que vers 16 heures et pour cause… il paraît que les cancers de la peau sont de plus en plus nombreux dans ce département, faute de comportement raisonnable.  Alors qu’on se le dise… méfiance !

Nous en avons fait les  frais voilà deux semaines, lors de notre grimpette au cratère ! le vent soufflait, il faisait frais, alors nous avions gardé nos polaires sur le dos, mais  nous ne pensions pas que les rayons pouvaient être si forts. Et bien sûr, nous avions pensé à l’eau et au casse-croûte pour la marche mais n’avions pas emporté de crème de protection !
 

Manque la planche "enduisez-vous de crème protectrice !"

Résultat des courses, ou plutôt de « la course » : François avait le visage en feu pendant une semaine, un vrai PEAU– ROUGE ! la Biafine ne pouvait le calmer, il a aussi essayé le remède des Marocains (citron et huile d’olive). Rien n'y a fait. Même le cuir chevelu brûlait. Alors il a employé le "remède- péi", - info trouvée dans le journal -à savoir de la pommade à l’aloe vera, remède excellent et bien cher ! Aujourd’hui, tout cela n’est heureusement qu’un mauvais souvenir !

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 18:00



Nous avons participé à une visite guidée organisée par les Portes du Sud au sujet des traditions funéraires des communautés qui peuplent l’île. La conférencière, férue d’histoire des religions, nous a fait redécouvrir cette nécropole. On y trouve des tombes catholiques, indiennes, chinoises, une tombe musulmane, et aussi des tombes mixtes où sont plantés à la fois des croix chrétiennes et des symboles tamouls.

Les rites tamouls


                                                    Toutes les communautés réunies dans un même cimetière*

Comme il serait trop long de raconter cette visite de deux heures, commentée par Rachel, je vais m’attarder aujourd’hui sur le culte indien.

« Le tamoul naît trois fois : une fois de sa mère, une seconde fois par le mariage, une troisième fois par le bûcher ( à sa mort). Mais la crémation est interdite à la Réunion. Donc, on enterre le défunt ! Le premier jour on bénit sa tombe, le lendemain on revient sur sa tombe pour lui dire qu’on lui pardonne et la prière permet de se prémunir du retour des morts, trois semaines plus tard suit un autre rituel pour le célébrer , enfin 18 mois plus tard on mange les plats qu’aimait l’ancêtre. C’est la fin du deuil. Et pour chacune de ces étapes, on revient au cimetière pour prier.

Depuis une dizaine d’années, le cimetière de Saint Pierre a vu se multiplier les signes tamouls sur les tombes, on ose de plus en plus afficher sa religion, raison pour laquelle la couleur jaune fait désormais partie du paysage de ce cimetière. La couleur jaune est celle de la sagesse, le jaune et le vert sont d’ailleurs les couleurs du drapeau indien.

   


On aperçoit des "daclons", ainsi que des « tridents » ou « soulons » signes de Shiva,  symboles qui permettent de savoir que le défunt avait fait des « marches sur le feu » pour se purifier, on peut aussi voir le « vel » qui révèle que le défunt vouait un culte à Mourounga, le dieu des armes et fils de Shiva,Le vel est une lance dont les trois parties (tige, partie large du fer et pointe) représentent la puissance, l’intelligence et la victoire. » Voilà ce que j’ai retenu, j’espère ne pas avoir trahi les propos de la conférencière.

Une Créole a ajouté qu'elle avait des amis tamouls dont les enfants étaient baptisés , et qui participaient néanmoins aux fêtes indiennes. On va indifféremment au temple et à l'église. Une belle leçon de vie et de tolérance !

* une seule tombe musulmane en réalité : les autres sépultures de cette religion sont dans le cimetière attenant, pour des raisons d'orientation des tombes... à voir une autre fois !

 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 11:24

Ils refleurissent actuellement et surprennent toujours autant. On en voit beaucoup sur l’île, le long des routes, dans des parcs et même dans certains jardins privés : ce sont des arbres graciles dont les fleurs ressemblent vraiment à des écouvillons, ou rince-bouteilles. Ces inflorescences étonnantes sont rouge vif. "Enlair" de notre impasse, (c'est à dire "en haut") j’ai vu  quatre  de ces arbres et ils ont bien 5 mètres de haut.

Leur nom latin est  le "Callistemon viminalis" et ils appartiennent à l’espèce des "myrtacées". Mais ce n'est pas ce qu'on retiendra, c'est sûr ! Si vous retenez "rince-bouteille" vous êtes plus forts que moi, qui ai toujours tendance à les appeler " tire-bouchons", je ne suis pas loin...

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