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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 15:50

 

Un petit oiseau bien sympathique, ce tec-tec ! Peu farouche, il vous accompagne dans vos excursions en Forêt de Bélouve, sautillant d’arbre en arbre, ou se pose sur une branche tout près de vous quand vous observez les panoramas en plongée de Cilaos, de Mafate ou de la Rivière des Remparts…
                             
                                      tec -tec sur un brande vert

Nous en croisons souvent et toujours nous avons envie de les photographier. Pendant notre promenade au volcan, au retour, avant la remontée des 500 marches, dans les pieds de fleurs jaunes nous en avons vu un, très téméraire, un tec-tec  « à touristes » qui venait chercher les miettes de notre sandwich. Et que je sautille par ici, que je te sautille par là. On aurait cru qu’il prenait parfois la pose ! S’il a une tête noire, c’est un mâle, s’il a une tête brune, c’est une femelle.


 
Le « tec-tec » est en fait un « tarier », il émet un sifflement monosyllabique. Il apprécie le nectar des fleurs jaunes ainsi que celui des fuchsias, et se nourrit de pulpes de fruits et d’insectes…Il vit en couple.
  

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 21:17

 

Prononcez « jonnes » ! Ici les "au" sont des « o ouverts ! » Les élèves ne font pas de « fautes », ils font des « fottes », et ils « sottent une ligne »...

Tout ça pour vous dire qu’actuellement le jaune est la couleur dominante dans la montagne. On peut observer à Bourg Murat, le long de la route du volcan des haies de buissons d’or qui ressemblent aux ajoncs, ce sont les genêts-pays, on les broie au hache-paille pour en nourrir les vaches laitières parce que leurs fleurs ont des vertus lactifères. En outre ils sont appréciés par les abeilles parce que mellifères. Ils portent aussi les noms suivants : ajoncs-genêts, épinards,  joncs marins. Pourtant, c’est une peste végétale, originaire d’Europe. Quelle jolie peste malgré tout !

On rencontre aussi de petits arbres aux fleurs dorées, ressemblant à de grandes renoncules. Il s’agit de  l’« hypericum lanceolatum » introduit en 1764 sur l’île, et  communément appelé ici le « fleurs jaunes »., ou le bois de fleurs jaunes. Encore une particularité linguistique : à la Réunion, on ne parle pas d’arbre mais de « bois ». Les autres appellations de ce bois sont : Millepertuis, Herbe Saint-Jean.

Ce bois, qui peut atteindre 6 m de haut, pousse au milieu des brandes verts, espèces de bruyères vertes assez hautes ( philippia montana ). Cet assemblage de couleurs est tout simplement fabuleux ! 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 17:10

 

Pendant que certains travaillent le mercredi matin, d’autres en profitent pour visiter l’île. C’était le cas de François et de son filleul aujourd’hui. Comme la balade pédestre du Bras de la Plaine n’a pas été retenue, faute de motivation, et que la montée en voiture à la Fenêtre des Makes était compromise - car les nuages avaient déjà investi le cirque de Cilaos-  nos deux touristes ont préféré  prendre la direction de la route des Tamarins pour rejoindre St Leu.

                                  Dans le Conservatoire Botanique, vue sur la baie de Saint Leu

Et là, ils ont participé à la visite guidée du Conservatoire Botanique des Mascarins, une visite sur le thème « les plantes endémiques de la Réunion ». Une matinée agréable, à engranger le soleil et plein d’informations sur les orchidées, le bois de senteur, le bois de fer…


  

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 21:24

 

Actuellement, elle est moins chère qu’en métropole. Par exemple, sur toute l’île,  le litre de diesel vaut 0,93 euros. Le prix est fixé par la préfecture et toutes les pompes pratiquent « les mêmes tarifs » !

Si vous vous avisez de sortir de votre véhicule, pour vous servir en essence, on verra immédiatement que vous n’êtes pas d’ici ! Il faut que vous donniez votre clef au pompiste qui vous fait le plein. Vous êtes servi à la pompe comme autrefois ! En début d’année, il était question de se défaire de ce service, trop coûteux, mais les grèves ont eu raison de ce projet : il faut bien donner du travail à tous les Réunionnais, qui sont des gens de contact, des gens charmants.

Les stations qu’on voit le plus fréquemment sont les enseignes Tamoil, ou Caltex, sigles qu’on ne rencontre jamais en métropole. Et la plupart du temps, on trouve de tout dans ces stations. Dans celle des Trois Mares par exemple, où nous avons coutume d’aller, on peut avoir de la baguette fraîche à toute heure ainsi que le journal.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 20:00
Il fallait absolument que nous trouvions un bertel ( sac en vacoa) pour en faire cadeau à André alessio, un collègue en partance pour la retraite cette semaine. Alors nous avons pris le route du Sud vers Saint Philippe.
A l’entrée de la commune du Baril,peu après le panneau se trouve un centre d’artisanat qui ne propose que des objets de vannerie en vacoa, ce sont les femmes de la région qui créent ces petits chefs- d’œuvre : sacs,cache-pots,étuis à pain,  pochettes,paniers " qu'on appelle ici tentes"  Comme toujours, ça roule bien, jusqu’à Grand - Bois et là les bouchons recommencent à cause des travaux sur la bretelle d’accès à la nouvelle route de contournement. Puis c’est agréable jusqu’à Saint Joseph, et là encore un ralentissement pour travaux. Puis c'est de la route pittoresque vers Langevin, Cap Méchant et bientôt on arrive...
S'agit de ne pas rate la boutique car elle est petite et on voit le panneau "vacoa sud" au dernier moment. Dans une petite pièce de quelques mètres carrés sont entreposés tous les objets et on peut voir les dames tresser le vacoa.

 

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 15:09

 Nous avons relevé le défi ce dimanche  30 août, et sommes partis à l’assaut du Piton de la Fournaise, pour observer de plus près le cratère Borie.

Il faisait frais à 9h45 : 10 °, un vent frais soufflait de l’Est, nous avions bien fait d’apporter nos polaires.


Vers la Chapelle Rosemont
Nous  avons descendu allègrement le dénivelé de 150 mètres depuis le Pas de Bellecombe (2350 m) pour atteindre le Formica Léo situé à 2200 m d'altitude, dans l’espoir de ne pousser que vers la Chapelle Rosemont : une grosse bulle de lave figée dans la lave , au pied du volcan (à 2250 m d’altitude. Au bout d’une heure de marche sur les laves cordées, nous sommes arrivés à destination.Au fond, le Piton de la Fournaise

La promenade était agréable, mais elle doit être éprouvante par les grosses chaleurs, du fait de l’absence de végétation. Quelques plantes poussent çà et là, mais d’ombre, aucune trace ! La bouteille d’eau n’est pas un luxe.

 
                                                                                La Chapelle de Rosemont

Déjà à la porte de l’enclos un avis de l’ONF mettait en garde sur les éboulements récents ayant eu lieu au cratère et déconseillait la montée au volcan, proposant deux autres circuits, celui du Kapor et du Puy.
Arrivés à la chapelle, nous avons trouvé un rappel de l’ONF signalant que le sentier vers le Cratère Borie était fermé. Or de nombreux groupes outrepassaient l’interdiction. Nous avons décidé de casser une graine à la barrière.

Mais bientôt,  nous nous sommes ravisés et avons entamé la montée, encouragés par des couples de randonneurs qui expliquaient que les marques blanches étaient effacées sur le début du parcours, mais qu’elles avaient été laissées sur la fin., et qu’en une heure le dénivelé pouvait  être franchi, le spectacle en valant la chandelle car le ciel était bien dégagé. Ceux qui redescendaient nous mettaient l’eau à la bouche. La montée est assez sportive, les formes dessinées par la lave pétrifiées excitent notre imagination, l’appareil numérique ne se repose pas, nous non plus d’ailleurs.


   
Vue en plongée, au fond, derrière nous l'enclos et la chapelle     Contre - plongée : vers les sommets

La vue sur l’enclos  Fouquet et ses petits cratères était un régal. Et un silence… à vous couper le souffle !

 Sur la fin, nous passons dans des scories jaunâtres, longeons une station de surveillance du volcan. Le ciel est toujours dégagé or les nuages peuvent monter très vite…

Nous avons mis  une heure trente pour atteindre le bord du cratère où un autre panneau mettait en garde contre les risques d’éboulement - 80 chutes de pierres avaient eu lieu depuis mai 2009 - . Nous nous sommes donc tenus à une distance raisonnable de cet impressionnant cratère, pour en photographier les parois et les fumerolles. 2632 mètres !

                   Impressionnant ... restons à bonne distance cependant !

Il est treize heures quand nous entamons la descente par le même chemin. Deux heures pour rejoindre le point de départ. Cheville et genou douloureux pour François.
Passage obligé le long du Formica Léo et montée des 500 marches de l'escalier de l'enclos. Nous sommes de retour au parking  de Bellecombe vers 15  heures, et il nous faut encore rouler une heure avant d’être au Tampon.

Le soir – même, nous sommes surpris de ne pas avoir de courbatures après tous ces dénivelés, surpris aussi d’avoir de sacrés coups de soleil –alors que le soleil était plutôt timide-  François est rouge comme une pivoine et même son cuir chevelu picote !

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 19:12

Pour les élevages de bovins et buffles, il existe 34 entreprises

lien : http://www.easytva.com/numero-tva/Reunion-tva-Elevage-Autres-Bovins-Buffles,0142Z,04,2.htm

C'est dans les Hauts qu'on les rencontre le plus souvent, car là l'herbe est tendre, la canne à sucre n'a pas réussi à coloniser les sommets.
On voit ces bovins au pied du volcan dans les lieux-dits La Grande Ferme et la Petite Ferme, dans les pâturages autour de Notre Dame de la Paix.

Près de l'Etang du Gol, ils broutent, la patte attachée à une corde reliée à un piquet.

 

Dans la Plaine des Cafres, on les aperçoit depuis le sentier du Piton Hyacinthe.

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 16:48

 

Incroyable ! Cela s’est passé pendant notre promenade dominicale. Nous  nous sommes demandés un instant quels étaient ces oiseaux si rapides qui sautaient d’arbre en arbre en nous voyant…jusqu’à ce que nous comprenions qu’il s’agissait  d’autre chose.

Ces bestioles étaient en réalité des « CRIQUETS GEANTS » qui se doraient au soleil le long du sentier qui menait au Piton Hyacinthe, et que notre passage a dérangés. Nous étions à cent lieues d’imaginer que ces insectes pouvaient voler si haut,  si vite et être de cette taille (environ 10 cm de long !)

                                
Un  jour plus tôt, en revenant de la boulangerie à pied, François avait assisté à une scène unique : il a vu un martin plonger sur une sauterelle, devant une voiture…

Ces deux situations nous ont fait penser à un tableau de Roussin, extrait de l’Album de la Réunion et entrevu au musée Dierx, image sur laquelle on aperçoit un martin ( un gros merle)  en train d’immobiliser une énorme sauterelle. Ces oiseaux avaient justement été introduits à la Réunion pour éliminer  ces insectes dévastateurs de cultures.
                                  

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 16:09

C’est la saison des bibasses, ou nèfles. Rien à voir avec les nèfles de nos vergers lorrains qu’il faut laisser reposer et manger blettes en hiver.

 

Les bibasses -ou nèfles du Japon- se mangent crues à maturité. De mai à septembre, on en voit sur les marchés. Dimanche, en descendant  du Piton Hyacinthe, nous nous sommes arrêtés au stand d’un vendeur ambulant pour en acheter. Ils les vendent en grappes ou en vrac et les prix varient énormément d’un marchand à un autre.  J’ai payé 1,5 € pour 500 g  à la Plaine des Cafres alors qu’un kilomètre plus bas, le kilo se vendait à 1,30 le kilo ! Les fruits-là  venaient de Grand Bassin, on en produit aussi à Salazie, à Cilaos, ils sont très répandus sur l’île.

 

 La bibasse a le goût de la groseille à maquereaux, la peau a aussi cette consistance craquante. La pulpe jaune est sucrée. Elle est riche en vitamine A et en vitamine C.

On en fait aussi de la marmelade. Le noyau macéré entre dans la composition des rhums arrangés. On la distille aussi pour obtenir une eau de vie de grande qualité.



Avec nos yeux exercés nous avons repéré,  dans les jardins,  au pied du piton, et le long de la Nationale, ces arbres pas très hauts ( 8m maximum) aux fruits orange.

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 15:03

 

                                         Vue du Piton depuis Bois-Court


Ce piton domine la commune du Tampon, il culmine à 1372 m. On le voit de loin car il est équipé d’une antenne – relais.

Ce matin, nous avons pris la route de la Plaine des Cafres, avons bifurqué à Bois-Court pour redescendre vers le piton, comme le suggérait l’ONF dans le site suivant :

http://www.reunion-nature.com/Guide-des-randonnees-faciles.html



Nous avons laissé la voiture au panneau « Sentier Marmailles » pensant déboucher sur un chemin de terre, comme le précisait le site internet, et nous avons eu la surprise de faire toute notre promenade sur une route forestière étroite mais goudronnée.
 
Dans notre dos le Dimitile, à notre droite des mimosas, à gauche des champs de géraniums

                                                                               Plantations de géraniums

 La balade était effectivement très agréable, c’était une montée bordée de mimosas odorants, avec  à main droite vue sur  le littoral, au fond St Pierre et St Louis. Derrière nous les montagnes avec le Dimitile et le  Bras de la Plaine, à gauche des champs très fertiles plantés de géraniums. Le géranium distillé a très longtemps fait la richesse de cette région.


Au loin à droite St Louis, à gauche St Pierre

Plus  haut, vue sur les plantations maraîchères et les exploitations agricoles de la Plaine des Cafres. A notre droite un sentier de terre plonge on ne sait où, mais nous continuerons sur la route au milieu des marguerites folles, du galabert et des tapis de fleurs banches  pour atteindre le kiosque au pied de l’antenne.

De là, sur la droite, un sentier dévale dans une forêt de cryptomérias vers un belvédère d’où on a une vue sur la côte Sud, mais ce panorama nous impressionne moins que ceeux que nous avons vus dans la montée,  et nous continuons ce sentier sur la droite. Quelques eucalyptus sur  notre gauche et une vue plongeante vers des fermes isolées. Cet étroit sentier ombragé  remonte vers notre route forestière. Il "farine" - on dirait chez nous "ça bruine"… mais bientôt le soleil revient et dans la descente nous apercevons d’énormes sauterelles (qui mesurent environ 10 cm), croisons un monsieur coiffé d’un chapeau et endimanché qui fait le tour de son champ de géraniums, remarquons sur notre gauche des biquettes. Sommes toujours aussi subjugués par le panorama.

Ceux qui font ce chemin en voiture n’ont certainement pas les mêmes impressions que  ceux qui font cette promenade à pied : au total 1h30 de marche, sans forcer, avec des arrêts pour observer les lieux avec les jumelles et photographier les merveilles de cette nature encore préservée.

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