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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 19:44

       

Je trouvais que le lait de la Réunion, celui que j'avais coutume d'acheter,  manquait de goût malgré son prix élevé. En lisant la composition, j'ai découvert qu’on nous vendait du lait reconstitué !
Alors j’ai poussé mes investigations : ne produit-on pas de lait sur l’île ?

Voilà ce que j’ai pu trouver sur internet !

On répertorie sur l’île 13 élevages déclarés de vaches laitières !

Au Tampon, on trouve la moitié  de ces élevages, mais il faut avouer que la commune du  Tampon est vaste, elle s’étend jusqu’à la Plaine des Cafres et au-delà : ainsi on fait de la laitière au SCA de la ferme du Piton Doret, aux Gaec de Bois-Court et de Grand Bassin ; le SCEA de Lorraine, le GAEC de Roche Plate, l’EARL du Piton Mahot et celui du Piton Dugain en produisent aussi.

Au Nord et au Nord Est, on en élève chez Balnaik Ritou Sonia Vivienne (Saint Denis) et chez Laugier José Gabriel à Saint Benoît ainsi que dans la Plaine des Palmistes au SCEA du Bras-Piton. Au Sud dans le Gaec de la Ligne à Saint Joseph et au SCEA des Lianes à Petite Ile.

Enfin à l’Ouest, on élève la vache laitière au Gaec du Bras Laforge.

 Malgré tout, la production est insuffisante.

"La production laitière locale de lait de vache ne couvre que 30 à 35 % des besoins actuels de l’industrie, le solde étant couvert par des importations de poudres et de MGLA.(matière grasse laitière anhydre) c'est-à-dire de la crème réchauffée, centrifugée et concentrée puis séchée."

http://www.frca-reunion.coop/FR/Coop/FicheSupp.php?TexteId=38

                                                       

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 19:13

 

Eh oui ! l’écume on peut la voir tous les jours sur la barrière de corail. Rien de plus naturel !

Mais, ici quand les agriculteurs vous parlent d’écume, c’est bien autre chose ! Il leur arrive aussi d’écumer (de rage) quand on leur refuse les subventions, mais il ne s’agit pas non plus de cela.Alors voilà ...
Le résidu fibreux de la canne à sucre peut servir de combustible, on appelle ce produit recyclable « la bagasse ». Cette bagasse mélangée à la bagasse plus fine issue du dernier moulin  porte le nom d’ « écume ». Elle sert d’engrais.



C’est la raison pour laquelle on voit actuellement  sur les routes– comme c’est  la saison de la coupe des cannes -  des camions revenant de la sucrerie du Gol, chargés d’une masse brune ressemblant à de la terre, à de la tourbe : ce sont des chargements d’écume !

"A noter que le tracteur circule sur une quatre-voies elors qu'il est limité à 25 km/heure"

 

Mathieu, un lecteur du blog me signale le 10 juin 2010 une erreur concernant ma définition de l'écume. merci à lui !


"Pour corriger votre définition des écumes :
Les écumes de sucrerie sont des boues issues de la clarification du jus de canne par chaulage puis centrifugation"

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 18:29

 

 

Notre agame a réapparu ! Il se dorait à notre retour de l'école, au soleil, sur les cannisses que nous avons installées au fond du jardin. Comme l’emplacement des bananiers est resté vide, nous avons utilisé cet assemblage de claies de roseaux pour en faire un coupe-vent et une séparation avec le voisinage. La chaleur engrangée par cette haie devait convenir à l’agame (lézard à crête). Nous avions même cru qu’il s’était coincé la queue car il est resté rivé à la cloison à notre approche. François a eu tout le loisir de le photographier avec son superbe réflex ! Rien à voir avec mes clichés antérieurs.

 

 

Pour des infos plus précises sur l’animal, ou les photos précédentes, suffit d’écrire « agame » dans l’encart « recherche » du blog.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 17:55

 

Le premier arbre de cette espèce,  nous l’avons vu à Pierrefonds, devant la maison des anciens directeurs de l’usine sucrière, maison devenue siège des Portes du Sud, association dynamique qui organise de nombreuses sorties pour faire connaître le patrimoine.


Revenons à notre arbre à saucisses !

Son nom scientifique est « Kigelia Pinnata », il appartient à la famille des bignoniacées, est originaire d’Afrique subsaharienne, et on le cultive à la Réunion pour son aspect ornemental.,

De dimension imposante, (10 à 15 mètres de haut)  on le rencontre dans les grands jardins, les cours d’école, les espaces verts. Il possède de grandes fleurs suspendues par un long pédoncule, et des fruits énormes d’une longueur moyenne de 60 cm, fruits ressemblant à de longues saucisses qui peuvent peser jusqu’à 4 kg. En Afrique, on accroche le fruit autour des logements comme protection contre les orages violents et les ouragans, mais aussi comme - vous l’avez deviné - …symbole de fertilité.  Cet arbre aurait des vertus secrètes utilisées en Afrique  pour allonger le sexe masculin…
 
Sans commentaire...

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 15:09

… rien de plus vrai ! Les bananiers, ça marque !

 

On en apprend tous les jours ! Mauvaise surprise en sortant mes vêtements du lave-linge : les habits  ( pantacourt et pantalon ) que j’avais portés pour aider les hommes à transporter les  déchets végétaux sont irrémédiablement souillés. La sève de bananier laisse des marques indélébiles, personne n’a encore trouvé le remède miracle. J'ai eu beau frotter les taches, pas moyen de les effacer ... Il ne me reste plus qu'à convertir ces vêtements en habits de travail.


Ca tombe bien parce que cet après-midi, je mets des étagères en peinture...

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 18:28

 

 

On aimerait bien en voir une « réelle », car c’est maintenant que ce prodigieux mammifère doit longer nos côtes.
Aujourd’hui, il nous faut nous satisfaire de celle du collège ! Eh oui ! Notre baleine à nous, c’est une œuvre d’art énorme couverte de mosaïques, qui devait cracher de l’eau, d’où une rigole qui l’entourait pour récupérer le trop plein. Or, réputée dangereuse, à l’origine d’entorses, la rigole a été bétonnée, mais l’œuvre d’art est toujours là   !           



                                                 La baleine du Collège de Trois Mares -vue en plongée-

 

Première réunion à la Réunion …pour les enseignants. Ce 17 août, nous avons pris le chemin de l’école. Nos principaux ont fait leur discours de bienvenue, présenté l'établissement, dressé un bilan succint de l'année passée, annoncé les taux de réussite au brevet et les taux de redoublement et de passage, on nous a remis nos emplois du temps et les équipes pédagogiques se sont réunies dans différentes salles, avant de se retrouver autour d’un pot de rentrée.

Difficile de rassembler 80 enseignants d’un même collège pour faire la photo ! J’ai réussi à en immortaliser une cinquantaine, mais comme la photo relève du domaine privé, je ne la mettrai pas sur internet sans l’accord de tous les concernés.

Ici, à la Réunion, du moins pour les deux établissements où nous travaillons, les cours ne commencent effectivement pour tous les élèves qu’à partir de jeudi. Ce mardi, ce sont les 6e qui rentrent, accueillis par leurs professeurs principaux, mercredi les 5e 4e et 3e sont accueillis par leurs PP. Comme François et moi ne sommes pas PP cette année, nous avons droit à deux jours de congé supplémentaires, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 21:04

 

Vous n’avez plus aucun usage de vos béquilles… plusieurs solutions s’offrent à vous : vous les rapportez au magasin qui vous les a vendues, vous les offrez à des connaissances qui en auraient besoin dans l’immédiat, soit vous les remisez au fond d’un placard au cas où un membre de votre famille viendrait à se faire une sale entorse.

A la Réunion, il existe  une autre solution ! Vous vous rendez à la première grotte dédiée à Saint Expedit et vous y déposez ces accessoires devenus inutiles. C’est ce que nous avons vu ce dimanche en descendant  dans la Ravine, près du Ouaki.


Cela nous paraît surprenant à nous mécréants, et relève de la superstition !

Mais c’est bien plus sérieux que ça ! Pour les adeptes du culte de Saint Expédit, il s’agit sûrement d’une manière de remercier le bienfaiteur d’avoir redonné l’usage de ses jambes au propriétaire de ces accessoires. A savoir maintenant quel sera le sort de ces béquilles…

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:10


A Saint Louis...
 Non loin de l’usine sucrière du Gol en allant vers la zone artisanale de Bel Air, nous avons trouvé, non sans mal, dans un terrain en friche (plus aucune canne n’est cultivée à proximité) « le Cimetière du Père Lafosse », qui  selon un Réunion rencontré sur le site, était l’ancien cimetière de Saint Louis. C’est une petite nécropole remplie de croix blanches en fer forgé sur lesquelles ne figure aucun nom, aucune inscription     

     


On trouve dans ce cimetière des âmes perdues (ou abandonnées) les reliques des premiers esclaves de l’île à côté des premiers habitants des lieux. Une maisonnette abrite la tombe du Père Lafosse, curé et maire de Saint Louis, hardi défenseur des opprimés.

Jean Lafosse, né à Paris en 1745 arrive sur l’île Bourbon en 1772. Il s’occupe de la paroisse de Saint Louis dès 1775 dans le quartier de St Etienne et les habitants de la ville l’élisent comme maire en 1790. Devenu député, il est déterminé à faire appliquer les droits de l’Homme, mais se heurte aux autorités coloniales,anti- abolitionnistes, qui ne diffusent pas les décrets officiels  sur l’abolition de l’esclavage parus en 1794.
Il démissionne de sa fonction de maire et organise une riposte populaire, organisant la résistance et prêchant la grève de l’impôt. Le père et les Insurgés  sont déportés en Inde en  mai 1798. Si les insurgés reviennent en fin d’année, il n’en est pas de même pour le père Lafosse, resté en exil jusqu’en 1802. Il revient à Saint Louis en 1803.  Il y décède le 12 octobre 1820.

 

Son tombeau est recouvert d’un drap blanc, des fleurs et des gerbes sont renouvelées régulièrement, des cierges brûlent. Et chaque année, le jour de la Fête d’Abolition de l’Esclavage, le 20 décembre, de nombreux Réunionnais viennent se recueillir sur sa tombe.

                                        

 

Sur le mur entourant la nécropole, au fond, des fresques représentant des scènes d’esclavage, peintures qui mériteraient d’être rafraîchies.

Pour voir l’état initial de ces dessins et de la tombe un petit tour sur le site suivant s’impose.

http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_louis_cimetiere_pere_lafosse.php


Quel chemin suivre pour être sûr d’y arriver ?

Pour se rendre à cet endroit, dans le rond-point de l’usine du Gol de Saint Louis dirigez - vous vers la zone artisanale de Bel Air, mais  juste avant le pont, à droite,  empruntez le chemin de terre qui fait une fourche. Prenez  celui qui monte devant vous et empruntez l’étroit  sentier à droite.

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 09:56

 

 

On peut écrire ce mot de trente-six manières « ambrevattes, zembrevates, embrevate, ambrovades, ambrovate… ».  C’est un légume que j’ai découvert à notre arrivée à la Réunion à la Rivière Saint Louis, dans le jardin de Nadine, l’épouse de François Meyer. Comme je trouvais l’arbuste très décoratif avec ses fleurs jaunes (ressemblant aux fleurs de lotier, mais en plus grand), j’en ai prélevé une gousse. Nadine m’a expliqué que c’était des pois très prisés à la Réunion. On les utilisait pour accompagner les carris. C’est ici ce qu’on appelle « le grain », car le riz blanc est toujours mouillé par du grain, c'est-à-dire  des pois en sauce (comme les lentilles, les fèves, les petits pois…). Ils sont se manger comme légumes secs ou frais.

               
 
Comme je viens de délimiter mon potager, je sèmerai enfin mes graines d’ambrevades en bordure car ces arbustes peuvent servir à protéger les cultures. Autrefois, on les utilisait en bordure de champ pour protéger les caféiers.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 14:24

Le bertel est un objet typique d’ici.

Tressé en fibres de vacoa*, ce sac est plat, carré, mesure environ 50 cm2. Deux bretelles également tressées en vacoa, permettent de le fixer sur le dos. Encore aujourd’hui, les coupeurs de canne transportent leur repas et leur sabre à canne dans leur bertel. Les anciens font parfois leur marché avec ce sac très pratique.

Le nom trouve son origine dans le mot « bretelle ».

                                                                Un Réunionnais, à la Ravine des Cabris, avec son bertel

                                                       Le bertel que Vérène a offert à François


Vacoa* un arbre qui pousse sur la frange littorale.

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