20 septembre 2009
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Nous voilà redevenus élèves au Port de Saint Pierre dans le petit local « Bateau – Sud Ecole ». Sébastien, notre formateur nous a assommés d’informations pendant deux heures. C’était très intéressant mais il va falloir réviser maintenant.

Le livret d’apprentissage pour le "permis côtier" a l’air peu épais mais les informations y sont très nombreuses et essentielles : on y apprend par exemple la signification de toutes les balises qu’on peut rencontrer, mais aussi les signaux de détresse diurnes et nocturnes,- va falloir décoder ces signaux lumineux qui ressemblent à du morse – on se familiarise aussi avec les règles élémentaires de sécurité. Pour la première fois j’ai vu une carte marine avec ses « amers » (repères visibles comme l’église, une cheminée, un moulin…), ses lignes de sonde, l’estran… tout un jargon à posséder. On y fait aussi du calcul mental pour savoir combien de carburant emporter pour ne pas tomber en panne, en fonction de sa vitesse…. qu’on calcule en nœuds. Un bon exercice pour entretenir la mémoire . Je plains ceux qui ne sont pas latéralisés, - les balises cardinales demandant un bon sens de l’orientation, j’en connais qui ne rentreraient jamais à bon port …
Prochaine étape : mardi soir nous nous retrouverons pour faire les QCM (questionnaires à choix multiples)pour vérifier nos acquis.
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océan
20 septembre 2009
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Bon Anniversaire !
Voilà pour toi des orchidées de chez nous !
Les orchidées refleurissent ! Dans la serre, près de notre maison, c'est très coloré actuellement ! Alors je t'en fais profiter aussi...
L'orchidée
Elle est la reine des Floralies du Tampon, on la voit aussi au Jardin des Senteurs de Saint Philippe, au Conservatoire Botanique de St Leu… et beaucoup de Réunionnais en font leur plante décorative de jardin. Celui de notre voisine est envahi d'orchidées "pompon".Moi je cultive 5 de ces merveilles sur la varangue... Va falloir que je change bientôt les "scories" - eh oui !la fleur pousse dans de la roche volcanique et non dans du terreau.-

l'orchidée pompon l'orchidée sur une fougère !
Une orchidée qui pousse en osmose avec une fougère arborescente dans un jardin privatif de notre rue !
Paraît qu'il existe 20.000 espèces de ces fleurs sous les tropiques et près de l'Equateur.
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végétation
20 septembre 2009
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La Route Nationale à 4 voies située au Sud -Ouest de Saint Denis et qui permet de rejoindre la Route des Tamarins à St Paul et l’ancienne route du littoral, est souvent en chantier. Ainsi, les blocs de la falaise continuent à s’effriter et à tomber sur la chaussée. De gros filets métalliques ont bien sûr été installés tout le long de cette corniche et régulièrement on est obligé de surveiller les blocs érodés par l’eau. On veut éviter les catastrophes qui ont eu lieu suite aux chutes de pierres et qui ont déjà coûté la vie à de nombreux conducteurs.

les filets de protection
Suite à un éboulement qui a eu lieu le 27 août, des travaux ont été entrepris et certains dimanches (matin) on ferme tout simplement cette route, ce qui oblige les habitants de St Denis, désireux de se rendre dans le sud , à contourner l’île par l’Est , ou encore à emprunter les lacets de la route RD41 « La Montagne » -localité des Hauts – route débouchant sur le Port. Ces situations ne réjouissent personne et on atermoie le projet tram-train… C’est à n’y rien comprendre !

Photos prises le 6.9.2009 au lazaret de la Grande Chaloupe
Des hélicoptères font un ballet incessant entre leur aire d’atterrissage à la Grande Chaloupe et les falaises.
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circulation
16 septembre 2009
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"Le Port" est à la fois le nom du site portuaire mais aussi le nom de la ville !
La première fois que nous étions sur l’île, pour une reconnaissance, c'était en avril 2008, nous avions vu de petites marines près de Saint Benoît ( des criques mais pas de bateau) et François voulait absolument que je le guide vers le port de Saint Denis. Difficile d’admettre que le chef-lieu de l’île n’ait pas son port ! Et bien si, fallait se rendre à l’évidence : le port de Saint Denis n'existe plus, il existait mais il y a belle lurette ! Au début du XXe siècle, on appelait déjà l' embarcadère de Saint Denis « le barachois », c'est-à-dire « bassin large qui peut abriter les chaloupes et des embarcations de transbordement ». Mais vers 1866 le commerce maritime se délocalise vers le nouveau port situé au Sud de la ville, à 18 km de là, à la Pointe des Galets où se situe actuellement encore le port le plus important de l’île qui s’est agrandi au nord avec le nouveau port de la Possession.

Le Port vu du Chemin des Anglais
C’est d’ailleurs là que nous avions récupéré notre voiture, lors de notre deuxième venue sur l’île. Le véhicule avait embarqué fin juin au Havre pour la traversée qui avait duré un mois -
L’endroit est devenu une ville grâce aux activités portuaires et compte actuellement plus de 35000 habitants, c’est une ville cosmopolite qui offre une grande diversité de restaurants et de grands efforts sont fait par les municipalités et le conseil général pour y développer la culture On y trouve des associations très dynamiques, spécialement dans le secteur de l'animation, l'art et la culture. Ainsi il y existe une Ecole de l'Image et du Multimedia (l'ILOI, une bibliothèque, une médiathèque et même...une Ecole des Beaux Arts ! Clin d'oeil à qui vous savez...
Voir liens pour l'Ecole http://www.esbareunion.fr/
Lien pour la ville : http://reunion.runweb.com/lang-FR-page-1421-2V-page,Le-Port-de-la-Pointe-des-Galets-grouille-dactivites.html
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océan
15 septembre 2009
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"LES ROSES DE BOIS..."
Eh oui ! ça existe. L’ipomea tuberosa est une liane de fleurs jaunes dont les fruits secs ont
donné leur nom à la plante. Les fleurs qui ont vraiment l’aspect du bois et sa rigidité (bien qu’elles soient friables) entrent dans la composition de bouquets. Zaza, membre dynamique des Jolis Pas, nous a confié qu’elle les bombait de peinture dorée à Noël pour en faire des décorations. Comme déco de table, en effet, ça doit être joli !
Il vaut mieux ne pas les cueillir au départ d’une randonnée, elles ne restent pas fixées au sac à dos. Sur les 5 fleurs que nous avions sur cette liane, nous avons réussi à en récupérer une, mais François en a gardé les graines pour les semer !
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végétation
14 septembre 2009
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Si on dit ça aujourd’hui à son jeune, c’est pour qu’il baisse le volume de sa sono ; si on le disait à un Réunionnais on lui interdirait de « construire sa case » ! Ce n’est pas le moment… avec la crise du BTP…
Eh oui : le « boucan » à l’origine était une paillotte ! On retrouve ce mot dans le nom d’une ville jouxtant St Gilles. Tous les amateurs de baignade connaissent la plage de Boucan-Canot. Les locaux ont aussi coutume d’acheter du « boucané » une viande fumée salée, qu’il s’agit de bien dessaler avant cuisson. Le boucan doit avoir un rapport avec le feu, le fumoir, le foyer (tout simplement)
Découvrant un véritable eden, les premiers habitants de l’île (arrivés vers 1645) fabriquent pour s’abriter des huttes sommaires « les boucans ». Elles sont construites avec de larges feuilles en éventail, celles des lataniers rouges (latania lontaroïde) Cet arbre endémique de la Réunion disparaîtra progressivement en raison de l’extension des cultures. Les malgaches appellent ces habitats des « ajoupas ».
On cuisine à l’extérieur ! De nombreux créoles ont encore coutume de faire leur repas dans une cuisine lontan (cuisine d'autrefois) hors de la maison sur du feu de bois. Certaines associations reconstruisent « les boucans » pour faire connaître le patrimoine. Nous avons vu ce type d’habitat au Maïdo, à l’Ilet Alcide, et hier au Conservatoire Botanique.

Un boucan à l'îlet Alcide Un boucan au Conservatoire Botanique
Plus tard ils bâtissent des maisons plus élaborées *en pay fatak. . Ils dorment à même le sol, ou bien sur des « gonies » (nom indien qui désigne la toile de jute) ou parfois sur des lits fixés qu’on appelle « lit court pas » : forcément... on ne peut le déplacer : les pieds sont des piquets enfichés dans la terre !
*La pay : ce sont des feuilles sèches généralement, de vétiver, de canne à sucre, de maïs...
* fatak : une graminée proche du roseau avec laquelle on fabrique aussi des balais.
Finalement il doit s'agir tout simplement de tiges et de feuilles sèches.

la hutte en pay fatak au Conservatoire Botanique
Ceux qui habitent la forêt réalisent des maisons ressemblant à celles des trappeurs, en gros madriers de bois rouge et de natte ; ces habitats sont peu meublés, un coffre fait office d’armoire, et les réserves sont construites sur pilotis.
Les huttes ont fait place aux maisons en tôle en 1962. On en voit encore de nombreuses sur l'île, même dans les zones les plus huppées, comme St Gilles. On se demande comment pendant les grandes chaleurs les gens peuvent vivre dans ces espaces . Parfois les conditions de vie précaires de leurs habitants, font la Une des quotidiens, comme c'était le cas le 8 septembre 2009 ! (voir lien)
http://www.jir.fr/index.php?id_article=221121&page=article
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logement
13 septembre 2009
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Nous avons participé aujourd’hui à une visite guidée au Conservatoire National des Mascarins de Saint Leu, parcours qui présentait les plantes endémiques de l’île et expliquait le pourquoi des déforestations successives opérées au fil des siècles.
D’abord, ce sont les plantations de café qui portent un coup à la forêt : la notion de propriété apparaît, et la Compagnie des Indes impose sa loi : elle laisse 1/3 de la récolte aux colons et s’accapare les 2/3 restants. De 1705 à 1810 on exporte le café de Saint Leu.
Puis ce sont les épices qui occupent les terrains. Pierre Poivre, intendant des Mascareignes acclimate les épices : on plantera poivriers, muscadiers, canneliers, girofliers. On cultive aussi la cadamome, le laurier, le kaloupilé, le quatre-épices…

Plants de café au Conservatoire Quatre-épices et poivriers au Conservatoire
Une troisième vague de plantations donne le coup de grâce à de nombreuses zones boisées : c’est l’introduction de la canne à sucre.Les champs de canne sont délimités par des arbres appelés bois de chandelle. En 1785 apparaît la première sucrerie et le sucre prend une place capitale dans l’économie réunionnaise à partir de 1815.

Champs de cannes près du Bras de Pontho 2009
Puis au-delà de 1000 mètres, on va introduire vers 1870 le géranium pour le distiller et en faire des huiles essentielles. Cette culture nécessitera aussi un espace important. Il sera planté sur les collines du sud : ainsi la forêt du Tampon disparaît. Si nous étions venus sur l’île avant l’époque du géranium nous aurions vécu au milieu de bûcherons. Pour le géranium, il en existe encore de nombreuses parcelles, mais c’est la progression de l’immobilier qui a changé le paysage de cette montagne.

champs de géranium au Piton Hyacinthe 2009
70% de la forêt réunionnaise a disparu, 30% sont encore intacts mais menacés aujourd’hui notamment par les pestes végétales comme les goyaviers, la vigne marronne … Les seuls moyens de combattre ce fléau sont la prévention, puis la lutte mécanique, la lutte chimique –avec ses limites et la lutte biologique.
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végétation
12 septembre 2009
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la digue,les rochers et au loin le quartier de Terre Sainte
Sur les rochers qui ferment le port de St Pierre – sur l’enrochement du port comme
dirait François- nous nous sommes assis vendredi vers 17 heures pour regarder évoluer les surfeurs. Ce soir-là, ils étaient bien une douzaine à attendre la vague dans une eau à
23 °. On ne se lasse pas de ce spectacle !
D’où nous étions assis, nous pouvions aussi contempler les bateaux, le front de mer, la mosquée et au fond les hauteurs du Tampon.

A nos pieds, nous avons vu de petits poissons rayés noir et blanc qui sautaient sur les rochers mouillés. En fait, ce sont des poissons qui savent s’accrocher à la roche. Même balayés par les vagues, ils savent revenir sur le caillou. C'est impressionnant, ils doivent posséder un système de ventouse qui leur permet de se fixer ainsi.
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océan
11 septembre 2009
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Nous sommes remontés de Saint Pierre en voiture vers 18 heures, avant le coucher du soleil. Au lieu d’emprunter la nationale, nous avons changé d'itinéraire. Nous avons emprunté à Bassin Plat la route pour Bérive, une route étroite et inégale zigzaguant au milieu des champs de canne.
Une palette de couleurs pures, lavées…

La lumière était belle sur ce puzzle de plaques vertes de toutes les nuances, où les champs d’ananas rejoignent les plantations de canne, se prolongeant par le vert profond des arbustes des ravines, pour atteindre plus loin des maisons blanches du Tampon qui se découpent sur les contreforts bleus du Cirque de Cilaos .
Splendide aussi la vue sur St Pierre: alternance de zones sèches (des terrains où les cannes sont déjà coupées) et de champs verts (de cannes en attente), plus bas les habitations blanches et au fond l’océan bleu, si bleu …. et sa barrière de corail !
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sites et paysages
9 septembre 2009
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C’est une jolie plante semi-grimpante aux fleurs roses à pourpre, ressemblant à de petits pompons. Sur le plateau surplombant la Possession, au Nord-Ouest de l'île, nous en avons vu pour la première fois. On l’appelle aussi "Trompe-la-Mort, Herbe mamzelle, la Honte, Marie la Honte." Elle est si sensible que lorsqu’on touche ses feuilles, celles-ci se rétractent. Elles retrouvent leur position première un quart d’heure plus tard.
Elle aurait une foule de vertus ! la tisane de ses
racines est dépurative et vomitive, elle est bue en cas d’empoisonnement. En infusion toute la plante est fébrifuge, diurétique, apaise les enfants qui font leurs dents, combat l’asthme …La décoction de racines est efficace contre les calculs des reins, les rhumatismes, les douleurs des os et des muscles, en usage externe elle soigne les abcès… Voilà une plante qui mérite bien son surnom de « Trompe-la- mort »
Elle se propage uniquement par graines. Son nom latin est le "mimosa pudica". Les planteurs de canne n’aiment pas la rencontrer dans leurs plantations car ses épines ne facilitent pas l’entretien des champs.
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