Toutes les villes de la côte Ouest de la Réunion ont attrapé le virus de la bétonisation. Voilà qu’à la sortie de la Saline – les - Bains les grues s’activent et les murs montent !
Logements pour touristes ? Très certainement.
À l’instar de Saint Leu et Saint Pierre, cette ville balnéaire s’étend et perd progressivement de son charme.
Freiner cette folie furieuse de bétonner est également la volonté de Réunionnais qui ont lancé la pétition « La Saline n’est pas à vendre » pour s’opposer à un projet d’hôtel de 121 chambres, L’action est soutenue par Greenvoice car ce projet conduit à l’artificialisation des sols, à l’augmentation de la densité du bâti, et entraîne la modification profonde du paysage naturel et urbain de la Saline…
Près du Jardin des Epices à Saint Philippe, il est un endroit très prisé par les Réunionnais et les touristes aimant la bonne chère !
J’ai eu la chance qu’on m’accepte sans réservation, un dimanche, pour manger. Les serveurs étaient très accueillants et professionnels.
En apéro, on pouvait commander un punch ou des petites galettes. J’ai opté pour le punch. Et voilà qu’on me pose à table 4 bouteilles : punch goyavier, punch coco, punch mangue-gingembre, punch tamarin-citron… avec la consigne d’en prendre un peu de chaque !
Plongeon dans quelques années en arrière où j’avais vécu la même chose ici avec une prof d’allemand qui réunissait ici ses amis, puis à ce mariage de Brigitte et Yoland avec une grande famille créole ! Toujours la même entrée en matière : les punchs de l’auberge !
Puis j’ai eu droit à une belle salade de palmiste ! Et en plat principal, je pouvais déguster du riz royal, du coq fermier au vermouth, du carry de porc au palmiste, un achard de chou de vacoa. En dessert du gâteau banane et un café.
Le dimanche 22 février, j’imaginais que je pouvais manger dans le Sud Sauvage de la Réunion, près de Saint Philippe, dans un restau sympa.
Je m’installe dans un Restaurant de Cap Méchant aux tables déjà dressées avec des nappes blanches, très peu de clients. Je comprendrai très vite…
J’attends exactement 36 minutes, quand une serveuse vient prendre les commandes à la table voisine ; alors je me dis si je dois encore patienter 36 minutes pour être servie, autant quitter les lieux. C’était à « l’Etoile de Mer ».
Oubliez cette adresse !
Pas d’étoile pour cet établissement, du moins pour l’accueil !
Puis je poursuis toujours vers le Sud et m’arrête à un petit restaurant où on annonce en grandes Lettres « Cuisine Traditionnelle ».
Je me gare, attends… et soudain un Réunionnais arrive, passe devant moi et a droit à la considération du serveur qui l’installe. Je ne fais pas d’esclandre et préfère passer ma route ! C’était au « Warren Hastings ». Encore une adresse que je ne recommanderai pas !
Heureusement que je ne voulais pas « rester sur ma faim ». J’ai continué quelques kilomètres et j’ai redécouvert une perle au niveau accueil et restauration : l’auberge Guimard (à suivre). Merci à cette bonne adresse !
On y accède le matin dès 9 heures. Des agents de la ville veillent à la protection de cette plate-forme en verre qui à 1400 m d’altitude surplombe Grand Bassin.
On peut y accéder du mardi au dimanche, le lundi étant réservé à la maintenance !
Horaires : Du 1er septembre au 30 avril de 9h – 18 h, du 1er mai au 31 août de 9h à 17 h !
On ne marche pas impunément sur cette plaque en verre inaugurée l’an passé (août 2025) : il faut se déchausser, y aller pieds nus ou en chaussettes.
Y aller de préférence avant l’arrivée massive des touristes et avant que les nuages ne s’élèvent sur les flancs des remparts.
Deux arrêtés municipaux règlent l’accès à cette plateforme : on apprend en les lisant qu’elle est fermée en cas de pluie ou de vent supérieur à 80 Km /h, que les enfants ne peuvent y aller sans adultes, qu’on ne peut s’y attarder que 15 minutes, que la jauge de 30 personnes n’est pas à dépasser etc…
Si les eaux stagnantes sont un vivier pour les larves de moustiques, il n’en est rien des bassins remplis de poissons. Ces derniers sont friands de larves et empêchent donc leur prolifération ! Un bon plan pour repousser les moustiques.
On peut aussi planter des plantes répulsives comme la citronnelle, la verveine citronnelle et la mélisse !
Un autre moyen est de mettre des habits à manches longues le soir et se couvrir les jambes ! Textile léger évidemment … Et surtout vider toutes les soucoupes où l’eau stagne…
Dans le jardin de l’hôtel de ville de Saint Pierre, j’aperçois un lézard à tête orange accroché à un muret !
Je m’approche pour le photographier, aussitôt il s’agrippe au tronc d’un arbre et disparaît.
C’est un gros lézard qui menacerait la biodiversité réunionnaise. Il serait venu accidentellement dans les années 1990. Il est très commun en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale.
Il se nourrit d’insectes, de fruits mais aussi de petits lézards endémiques. À l’instar du joli lézard vert de Madagascar, c’est un prédateur dont on se passerait bien sur l’île.
Ce saurien de la famille des « agamidae », l’agama agama, on l’appelle aussi « agame commun »
Dans le jardin de Durga, à saint Joseph, on entend le ramage de nombreux oiseaux : oiseaux blancs, oiseaux verts, merles maurices, tourterelles péi, martins …
Pour les abreuver, elle a confectionné de jolies coupelles en noix de coco !