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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 10:21

L’exposition qui se tient actuellement au MADOI (Musée d’Arts Décoratifs de l’Océan Indien) et qui finit le 31 janvier 2023 est d’une grande richesse et d’une belle variété. On y découvre les animaux emblématiques de la culture chinoise, ceux du Panthéon hindou, les animaux nés de la rencontre de mondes occidentaux et orientaux…La part belle est faite aux divers matériaux utilisés pour représenter la faune.

Une belle promenade au milieu de cultures qu’on ne connaît jamais parfaitement, et sous la houlette d’un guide, on entre encore mieux dans ces univers.

Chaque animal mériterait à lui seul un article dans ce blog. Ce n’est que partie remise.

Par exemple, devant les cases de la Réunion on aperçoit parfois des lions. En fait ces « lions de Fô » ou « chiens de Fô » sont des gardiens et chassent les esprits malfaisants… Le canard mandarin est l’emblème de l’harmonie conjugale. On offre d’ailleurs des objets le représentant aux jeunes mariés. La chauve-souris aussi est vectrice de bonheur.

Le serpent Vasuki et la tortue Kurma dans la culture hindou aident les dieux à accéder à l’immortalité, le rat est la monture du Dieu Ganesh…

Parcourir les salles de cette exposition permet d’enrichir son vocabulaire, sa culture et de s’extasier devant la beauté d’objets confectionnés autrefois par des artisans d’exception. On y découvre ainsi le netsuke, objet raffiné du kimono…

C’est un ravissement de découvrir des objets en bronze, en écaille de tortue, en ivoire, en porcelaine, et aussi de lire les tapisseries, les vêtements qui sont des véritables illustrations…

La visite de l’expo peut se doubler d’une visite du Domaine de Maison Rouge. Préférez les moments où le soleil n’est pas au zénith, car la balade peut être moins agréable en période de forte chaleur.

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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 10:16

La technique du « montage de chapeau » en vacoa n’est pas un exercice aisé et le pouce en fait parfois les frais sauf si on sait travailler avec un dé.

De moins en moins de personnes savent monter des chapeaux. Les anciennes qui maîtrisaient cet art à la Réunion s’en vont et les descendants n’ont pas la patience ni le temps à consacrer à cet exercice fastidieux.

L’art du montage est complexe, il faut assembler la tresse avec une bonne aiguille soit avec du vacoa, soit avec du rafia, et régulièrement poser des poids sur l’objet pour lui donner sa forme.

Quand on voit le temps qu’on passe d’abord à préparer le vacoa, à tresser un rouleau de plusieurs mètres, à coudre la tresse en escargot… on comprend mal le prix dérisoire que certaines associations demandent pour cette confection. À moins de 20 euros, je ne pense pas que je m’attellerai à un tel travail…

Je viens de réaliser une commande passée par un cultivateur du Sud à une Association de Grand Bois. Bénévolement, évidemment, parce que j’aime rendre service.

Le résultat est concluant, mais il faut que les clients potentiels comprennent qu’on ne peut pas brader l’objet à un prix qui ne reflète pas le travail effectué, sinon il faut acheter malgache :  la main d’œuvre de Madagascar est bien évidemment bien moins rémunérée…

Tout travail mérite salaire ! Et les associations en revendant les objets à des prix corrects pourront ainsi acheter du matériel et mieux fonctionner.

 

Depuis la préparation du vacoa jusqu’à l’objet final il faut bien compter une quinzaine d’heures si ce n’est plus.

 

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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 08:53

Alors çà ! J’étais loin d’imaginer que nos impôts finançaient des bateaux de tourisme… C’est le cas pour le MALOYA qui lève régulièrement l’ancre au Port à la Réunion.

Chaque passager paye déjà plus de 30 euros… Alors imaginons un petit calcul 30 X 100 si le catamaran affiche complet, ça fait du 3000 euros par sortie… La belle affaire ! Et l’embarcation fait parfois trois sorties quotidiennes…
Et quand on voit le site internet de la compagnie, on réalise que l’affaire peut être juteuse… Impossible de trouver le vrai propriétaire ! D'habitude on trouve l'information dans les mentions légales, mais ici motus... A quelle hauteur ce bateau qui emmène aussi les Miss de France est-il financé ?

Si le bénéfice est reversé à l’Etat ou à l’UE pour qu’il y ait des retombées économiques  pourquoi pas ? Mais est-ce le cas ?

 

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2 décembre 2022 5 02 /12 /décembre /2022 08:14

Un joli endroit, propret, le long duquel on pourrait prendre plaisir à se promener.

Mais ce petit port n'est pas  très plaisant par certains aspects, il faut l’avouer.Voilà un endroit où on risque de se perdre quand on ne connaît pas la ville. Rendez-vous était donné au Port de Plaisance. C’était du moins ce que nous pensions.

Nous y voilà : nous admirons les bateaux, dirigeons nos pas vers le bureau de la Régie des Ports où un homme charmant nous propose un verre d’eau.

Nous lisons les infos sur le catamaran, mais la grille d’accès est fermée…

 

 Ici aucun bar, aucun snack. Le dimanche, rien n’est prévu ! Il y aurait un camion bar pendant la semaine. Quand même ! Quelle tristesse … Un si beau lieu et aucune terrasse…

Nous apercevons à côté de la Régie des Ports de Plaisance, le « Maloya », ce catamaran qui doit nous emmener à 9 h30

Mais le capitaine nous dit qu’on ne peut pas monter ici, il faut rejoindre l’autre bassin, celui des Mascaraignes situé dans le Port Ouest qui se trouve plus au nord… Il nous explique comment et quand mettre le GPS… car d’autres accès sont fermés le dimanche… Il faut passer par le Centre Ville. D’autres personnes sont dans notre cas, on attend et rien ne se passe. Vous avez dit « île touristique » ? oui, mais aucun panneau du port, aucun fléchage sérieux pour rejoindre Festiyacht…

Finalement nous voilà au Bassin dit des Mascaraignes, d’où part notre grand catamaran. La compagnie s’offre même un énorme parking privé, sans arbres évidemment… Ah quelle râleuse je fais… enfin, faut quand même le dire !
Tout le monde est là et une belle croisière nous attend. L’équipage est professionnel, accueillant et disponible et la journée s’annonce bien… Au niveau accueil on est finalement mieux sur mer que sur terre !

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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 21:22

Au débarcadère de Saint Paul

Comme l’aire de la Grotte des Français avait été prise d’assaut par les familles ce dimanche, nous avons récupéré les caris commandés au snack des lieux et avons pris l’option de manger à la plage noire de Saint Paul, non loin du débarcadère.

Le débarcadère qui ne débarque plus rien depuis plus d’un siècle (1911) a été reconstruit en 2007. Il attire désormais quelques pêcheurs, des promeneurs de l’île et des touristes.
On oublie trop souvent que la mer permettait de transporter des gens à la Réunion et que des chaloupes abordaient le long des pontons aujourd’hui disparus pour la plupart.

Ne pourrait-on pas imaginer qu’une entreprise navale réitère le canotage :  cela désenclaverait fortement les villes car la circulation est devenue dramatique sur le littoral et même à la sortie de la quatre voies … De l’argent il y en a mais « les idées manquent » pour fluidifier le transport…

A Bombay, en Thaïlande, la majorité de la population emprunte les bateaux pour rejoindre les quartiers autour de la capitale. Ce système désengorge superbement les routes.  Même des taxis fluviaux Uber se sont ancrés dans ce système…

On pourrait rétorquer que la mer ici est houleuse. Et alors ? On arrêterait le temps des cyclones et des intempéries ; on ferme bien les routes pendant les mauvais jours. Et à long terme on construirait des ferries performants capables de braver la houle… L’autre atout serait du travail en perspective et une formation utile pour nos jeunes.

 

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 13:50

         À l’occasion de sorties, les Réunionnais ne peuvent s’empêcher de « casser »(traduisez « cueillir »)  des fruits en chemin. Ils n’entrent pas dans les propriétés privées, mais font comme ils l’ont toujours fait depuis qu’ils étaient petits : ils aiment cueillir les « fruits lontan » : on ne leur dira rien s’ils prennent les caramboles au bord du chemin menant à Ste Suzanne, ou des mangues vertes sur une aire de pique-nique dans l’Est, ou encore des pommes latanier, des goyaviers ou des noix de coco au bord des routes…

Ici, sur une aire aménagée, près de Ste Rose les passagers de notre bus ont repéré des jambrosades et se sont amusés à les attraper avec des perches improvisées.

Il n’empêche que parfois, les promeneurs croient avoir le droit de se servir et leur attitude porte préjudice aux randonneurs qui les suivent.

Ainsi à l’Entre Deux, nous avons récemment eu la désagréable surprise de voir un sentier très couru fermé.

En effet, le sentier Cheval qui permettait de rejoindre le Coteau Sec est désormais interdit.

Le propriétaire des lieux a fermé l’accès parce qu’on lui aurait volé des agrumes…c’est ce que nous avons appris en posant la question aux habitants des lieux.

C’est très regrettable car le tour de l’Entre Deux, si apprécié par les marcheurs et les coureurs, ne peut plus se faire par ce sentier, il faut désormais emprunter un bon morceau de route à Bras Long.

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 11:46

C‘est toujours impressionnant de voir s’activer ces oiseaux jaunes et noirs communément appelés « beliers » car repérés la première fois dans le jardin d’un certain « Monsieur Bélier ». Ce sont des tisserins.

En bandes, ils s’allient pour construire des nids à tout va. Et ils criaillent très fort. Impossible de passer à côté sans assister à leur ballet.

Là encore, aux calbanons de la Cafrine, ils ont jeté leur dévolu sur un beau benjoin. A terme, ils vont miner cet arbre qui commence déjà à perdre ses feuilles. Des nids jonchent le sol, ce sont ceux que la femelle a jeté à terre, non contente du travail de son conjoint… Comme quoi, les femmes ont toujours le dernier mot… Et que le patron veille au grain. On ne construit pas n'importe comment. Les hommes eux aussi devraient en prendre de la graine... La malfaçon n'est pas rare dans les constructions de l'île...

Les tisserins, oiseaux du BTP au travail
Les tisserins, oiseaux du BTP au travail
Les tisserins, oiseaux du BTP au travail
Les tisserins, oiseaux du BTP au travail
Les tisserins, oiseaux du BTP au travail
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28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 18:43

Valérie, pour fêter ses 50 ans, a proposé à sa famille de la rejoindre au Port pour un voyage de 2h30 en catamaran. Après nous être garés sur le parking réservé à la Compagnie Festiyacht, nous sommes descendus vers le bassin des Mascaraignes.

Au Port de Plaisance nous avons attendu « Le Maloya » un énorme catamaran de 100 places. Dans une grande salle ouverte sur l’océan, un bar, et des tables autour desquelles on peut s’asseoir confortablement. On peut aussi monter à l’avant …

Après avoir donné les explications concernant la sécurité, le capitaine a donné des consignes pour l’utilisation des toilettes et a recommandé aux gens sujets aux nausées de venir chercher de l’essence de menthe poivrée ou de gingembre.

Un des employés m’a conseillé de m’installer à l’arrière du bateau où on sent moins les remous. Finalement la virée a été une partie de plaisir… alors que je redoutais le mal de mer.

On nous a offert un bon petit déjeuner (croissants, jus de fruit et café).

L’embarcation a longé les côtes depuis le Port jusqu’à Boucan Canot, puis et revenu plus près du littoral à Saint Paul où il s’est arrêté pour qu’on puisse observer le ballet d’une demi-dizaine de dauphins. Les poissons tournaient autour d’un voilier situé à une centaine de mètres de nous, puis ont décidé de se rapprocher de nous pour le plus grand plaisir des enfants mais aussi de nous les adultes !

Le temps était radieux, le ciel bleu, aucune brume, on distinguait nettement les sommets ! Vers midi les nuages couronnaient déjà les crêtes. De nombreuses tables commandaient déjà l’apéritif et l’ambiance était festive. Quand le bateau prenait les vagues de face, c’étaient des cris sur le pont !

 

Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
Matinée sur un catamaran !
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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 08:58

Nous avons laissé la voiture à l’Office de Tourisme et sommes parties, Véro, Françoise et moi en direction du sentier du Zèbre.

 ll était à peine 7H45 et Le soleil « poiquait » déjà. Il m’a fallu improviser un couvre-chef. Avant d’aborder la grimpette, on marche un peu sur la route et il est vrai que le macadam accumule et renvoie de la chaleur… Bientôt nous sommes à l’ombre sur le sentier du Zèbre. La montée est rude pour qui a encore peu d’entraînement comme moi cette année, mais nous faisons souvent des pauses pour admirer le paysage, boire de l’eau ou bavarder… On passe à flanc de montagne et les vues sur l’Entre Deux sont spectaculaires. Force est de constater que les constructions ont proliféré ces dernières années.

Le dénivelé jusqu’à la bifurcation « Atelier descente » affiche 580 m d’altitude. A cet endroit, nous choisissons de replonger vers le village.

Les bâtons sont bien utiles dans cette descente ! Des feuilles de bambous tapissent le sol.  Il est vrai que dans ce secteur, il y a de quoi faire des piliers de « salles vertes ».

Nous arrivons dans la zone maraîchère au pied des montagnes ! Le spectacle est grandiose, comme toujours !

Nous bavardons avec des cultivateurs qui se plaignent de la sécheresse. Bringeliers, haricots, zembrevates, ici la terre semble riche !

Ils nous expliquent aussi qu’ils traitent leurs récoltes, faute de quoi ils produiraient moins… A savoir s’ils font usage de traitements écologiques, ce qui serait étonnant. La pratique respectueuse de l’environnement n’est pas encore inscrite dans les usages à la Réunion.

 

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 11:22

A l’occasion d’une randonnée à l’Entre-Deux, nous avons emprunté, à main droite au retour d’une balade vers Bras Long, un chemin qui longeait la ravine.  

D’importants travaux ont lieu actuellement à la Ravine Bras Long. Le chantier semble être dans sa phase finale. Nous avons eu l'autorisation de passer le pont pour rejoindre l'autre rive.

 

Ravine de Bras Long
Ravine de Bras Long
Ravine de Bras Long
Ravine de Bras Long
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