Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 10:09

En déambulant dans l’allée principale du  Cimetière du Père Lafosse à Saint Louis, j’aperçois un arbuste très vert dont je ne reconnais pas le fruit. Ce sont des fruits ronds assez gros et verts.


Le gardien des lieux m’explique qu’il s’agit là de « vavangues ». Elles ne sont pas encore mûres.  C’est alors qu’il avise un fruit à terre qui doit être là depuis un certain temps. Il nous l’ouvre pour nous en montrer la chair. On la consomme quand la chair est juteuse. Certains en font du rhum arrangé ou encore transforment la pulpe en compote.

L’expression créole « faire vavangue » n’a plus cours aujourd’hui. Elle date de « lontan ». Autrefois, elle signifiait « faire l’école buissonnière ». Parce que les enfants qui avaient fui les bancs de l’école, allaient dans la Nature et cueillaient les fruits de cet arbuste…

 

 

Le pied de varangue
Le pied de varangue
Le pied de varangue
Partager cet article
Repost0
4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 17:38

Rencontre inévitable que celle de Léon, quand on visite ce cimetière situé à une encablure de l’usine du Gol à Saint Louis.
L’homme originaire de Saint Louis, fils de père mauricien et mère Saint louisienne, s’occupe de veiller sur le cimetière depuis 2006. Pour ce retraité,  cette activité est bénévole. Ce sont les employés communaux de St Louis qui entretiennent les espaces verts de la nécropole.

Quand on aborde l’homme, il est communicatif. Je pense qu’il voit très peu de gens, le cimetière étant bien caché derrière la piste de kart et le panneau de direction, explique-t-il, a été emporté par le mauvais temps…

Il nous raconte le jour où la chapelle a failli prendre feu à cause d’une bougie placée à mauvais escient près du drap qui recouvrait la tombe.

Le plan du cimetière aurait été dessiné par des enfants de l’école. Selon lui 200 croix sont présentes au cimetière. Il le ferme actuellement tous les soirs à 17h30. 

J’ignore si c’est lui qui est à l’origine de tous les écrits placardés au mur, dont des interdictions de faire ses besoins dans cet endroit… Ecriture naïve et surprenante !

Nous lui demandons aussi la nature des fruits ronds et verts vus sur un arbre près de l’allée centrale à quoi il nous répond qu’il s’agit de « vavangues ». Il en trouve un très mûr tombé à terre et nous l’ouvre.

Le moustique se plaît ici. Nous demandons à M. Bundi pourquoi il ne vide pas les récipients où l’eau stagne… Mais il affirme que les moustiques sont là de toute façon à cause d’une mare située à proximité… Nous ne resterons qu’une dizaine de minutes avant de reprendre la piste rejoignant la route de Bel Air.

Leon Bundi, gardien du Cimetière du Père Lafosse
Leon Bundi, gardien du Cimetière du Père Lafosse
Leon Bundi, gardien du Cimetière du Père Lafosse
Partager cet article
Repost0
3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 11:39

Le tecoma jaune ou trompette d’or

Ce dimanche, l’envie de manger une glace, nous a guidées, Véro et moi, vers le Golf d’Etang Salé. Nous nous sommes assises sur un muret près du green pour voir les golfeurs en action mais aussi profiter de la quiétude et de la beauté de l’endroit.


     En revenant au parking, nous sommes tombées en arrêt devant une plante à la floraison exubérante de fleurs jaunes en forme de trompette. Le nom latin de cette plante est « tecoma stans ». On l’appelle aussi « bois pissenlit » ou « bois caraïbes ».

L’arbuste qui peut atteindre 4 mètres appartient à la famille des bignonaceae. Originaire du Mexique, du Nouveau Mexique, de l’Arizona et du Texas, cette plante ornementale peut aussi être envahissante. En Nouvelle Calédonie, elle représente une menace pour l’environnement.

 

Partager cet article
Repost0
2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 10:38

Alors que la météo nous annonçait un samedi maussade, le soleil et le ciel bleu sont au rendez-vous le 1ermai.

Deux choix s’offrent à moi : aller au volcan ou faire une balade dans L’ouest. La Fournaise est tentante mais rien qu’à l’idée que des milliers de Réunionnais auraient cette même pensée me dissuade d’y monter. Il vaut mieux réserver cette expédition à un jour de la semaine et éviter le week-end.

Nous prenons la route direction Saint Leu. A la Pointe au Sel où nous garons la voiture  il y a déjà foule : des plongeurs, des familles… L’endroit est propice à la plongée mais aussi à la baignade.

Nous nous arrêtons au bord des salines. Mais l’endroit est déserté à cause du covid, le musée est fermé. Quel dommage !

Nous nous promenons quelques instants sur le basalte noir pour regarder les poissons dans  les petits bassins naturels où l’eau est restée une fois la mer retirée.

Puis nous entamons notre petite randonnée jusqu’à Saint Leu en passant dans les criques. Il fait bien chaud, l’endroit est sauvage. Parfois nous nous déchaussons pour marcher dans le sable issu de la décomposition des coraux ou dans l’eau, et nous reposons à l’ombre d’un grand filao, regardons les nombreux pêcheurs à l’œuvre.

Une centaine de mètres devra se faire sur la route, - le long de la route un stand de fleurs déjà vide de muguets s’est installé - puis nous nous prenons place sous un kiosque, à l’ombre de palmiers.

Véro va nous acheter des sandwichs et deux dodos à un camion bar. Un jeune homme nous prête son décapsuleur. Ici pas de pique-nique. Pas de caris, pas de feux de bois… Les gens sont frustrés par cette interdiction mais respectent la consigne. Les familles se déplacent en  nombre et évitent malgré tout de s’installer à la même table…

Nous pourrions prendre à l’arrêt de la gendarmerie les bus des lignes S3 S4 ou ZO. Comme le ciel se couvre un peu et que le soleil est moins torride nous reprenons le même chemin par la plage, non sans nous arrêter pour nous baigner dans une eau claire.

 

Randonnée : "De la Pointe au Sel à Saint Leu par la plage."
Randonnée : "De la Pointe au Sel à Saint Leu par la plage."
Randonnée : "De la Pointe au Sel à Saint Leu par la plage."
Randonnée : "De la Pointe au Sel à Saint Leu par la plage."
Randonnée : "De la Pointe au Sel à Saint Leu par la plage."
Randonnée : "De la Pointe au Sel à Saint Leu par la plage."
Partager cet article
Repost0
30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 20:35

 

Le titre de cette émission correspond très bien à ce qui se passe actuellement sur la plage de Grand Bois.

Les palmiers et les raisiniers plantés sur la plage Ti Sable poussent dans un silence peu habituel.

Deux pêcheurs à la gaulette taquinent le poisson, deux ou trois promeneurs s’approchent des rochers, et de rares locaux sont installés sous les kiosques. Cette interdiction de se retrouver pour manger dissuade les gens de venir s’installer à l’abri de ces structures …

Comme si le fait de manger ensemble à bonne distance menaçait la santé publique… Alors voilà : une équipe d’ouvriers n’aurait pas le droit de se retrouver pour manger le cari ou le sandwich à la pause méridienne alors qu’ensemble ils manient les débroussailleuses, et râteaux de longues heures ?

On ferait mieux d’avertir les organisateurs de festivités qui réunissent une cinquantaine de convives à l’intérieur pour leurs noces et les participants aux cérémonies religieuses qui ne respectent pas les distances.

Quelqu’un me racontait récemment qu'un couple était le seul à porter le masque à un vin d’honneur qui réunissait 60 personnes.

Les mesures de prévention sont disproportionnées et les contrôles pas toujours faits comme on s’y attendrait. Oui à la prévention mais qu’on arrête de culpabiliser ceux qui veulent tout simplement prendre l’air sans gêner leurs concitoyens.

Qu’on les laisse respirer !

 

Partager cet article
Repost0
30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 19:48

Depuis que la Civis a lancé une opération de prêt de vélos et trottinettes électriques, les Réunionnais se sont rués sur l’"Altervélo" !

S’il faut payer une caution – non négligeable mais nécessaire- on peut louer pour un prix presque dérisoire un engin non polluant pour circuler. La liste d’attente serait longue.
Ce matin, j’ai croisé à Grand Bois une dame et son enfant, qui après un arrêt à la boulangerie, ont enfourché  un vélo pour longer la plage ti-sable pour peut-être faire du tourisme ou rentrer chez eux.
Il existerait même sur l’île des emplacements prévus pour attacher les cycles.

Un bon plan pour qui n’a pas le permis ou qui aime l’exercice physique, encore que… l’électrique nécessite moins d’efforts.

https://altervelo.locvelo.com

 

Partager cet article
Repost0
29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 09:22

Lors de la visite guidée du Vieux Domaine à la Ravine des Cabris, on vous fait circuler dans cet espace dédié au Patrimoine : on découvre par exemple les métiers lontan ( bardeautier, maréchal-ferrant, cordonnier…) les activités du quotidien ( lessive, couture, toilette, mouture du café, du maïs, tressage,  confection de tisanes ….) les lieux de vie et d’échanges (cases tapissées à l’ancienne, boutique…)
On vous emmène aussi dans une pépinière où poussent des arbres endémiques ou indigènes, et on propose aux gens un jeu qui consiste trouver des animaux cachés dans les plantes, enfin on vous initie à la fécondation de la vanille… De nombreux endroits sont consacrés à l’histoire des lieux, aux objets et machines qui ont accompagné nos anciens…

 

Ouverture le samedi et le dimanche de 10hà 18h

Renseignements et réservations

Contact 06 92 65 66 93

Email danielvieuxdomaine@gmail.com

Partager cet article
Repost0
26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 09:41

Parmi les nombreux « ateliers  lontan » immortalisés au Vieux Domaine, il existe celui du Cordonnier, aménagé dans une case en tôle. Chaussures, ceintures,  et outils d’époque y sont exposés.


Sur une tôle peinte, signée « Attrap’Rêves » est représentée la boutique de René le Cordonnier !

 

Vieux Domaine : l'atelier du cordonnier.
Vieux Domaine : l'atelier du cordonnier.
Partager cet article
Repost0
24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 16:36

Dans ce lieu de la Ravine des Cabris dédié au patrimoine de l’île, on peut découvrir la technique ancestrale de transformation du maïs en farine…

D’abord, notre guide nous explique comment on utilisait la pierre à meuler pour écraser les grains. On obtenait diverses moutures : grossières et plus fines…

Avant l’introduction du riz à la Réunion, les habitants consommaient du maïs ou du manioc. Aujourd’hui le riz importé a la vedette en raison de son prix (non soumis à l’octroi de mer). Produire chez soi revient plus cher… c’est connu !

Et la production de maïs et de manioc a régressé fortement, seules quelques familles en produisent encore pour leurs besoins personnels le plus souvent.

Puis en quittant les lieux, nous sommes passés devant les minoteries, ces bâtiments abritant des meules électriques. Mais on ne peut plus les voir en action… Elles ont le mérite d’exister et d’avoir été sauvées…

 

 

Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
Vieux Domaine : de la meule à main à la minoterie
Partager cet article
Repost0
24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 16:31

Il existe des centaines de ravines à la Réunion. Rien que la Route des Tamarins en traverse 120. Il en existe bien d’autres au Nord, à l’Est… Parmi celles-ci, il en est une qui porte le nom d’un Saint, très honoré sur l’île.

Beaucoup de Réunionnais portent aussi son prénom :  « Expédit ».

L’oratoire de ce saint très particulier se distingue des autels consacrés à la vierge par sa couleur rouge-sang ! Eh oui, on se recommande à ce « saint » non seulement pour améliorer son quotidien mais aussi pour lui demander de régler ses comptes avec l’ennemi…

L’église aurait longtemps hésité avant de lui reconnaître la qualité de Saint Romain.

Saint Expédit est d’ailleurs représenté avec une armure romaine. Il serait aussi vénéré par l’hindouisme populaire… On lui offre des fleurs, des bougies, mais aussi des pièces de tissu rouge…

 

Partager cet article
Repost0