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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 09:40

Nous avons des amis qui habitent le chemin Adam de Villiers, chemin qui débouche sur la ligne des 400.  De la Rue Hubert Deslisle à Trois Mares, près de la case de Scanner-Sud part un chemin du même nom. Il s’agit en réalité de la même voie. Mais Ti Yab nous a dissuadé de l'emprunter en voiture parce qu’il s’agit d’un chemin desservant des champs de cannes.


chemin A de Villiers 1

J’ai voulu en avoir le cœur net et voir si ce sentier était praticable. Me voilà partie pour une bonne heure de promenade. Si la route est goudronnée au départ, très vite, elle  ne l’est plus. Et là, stupeur ! Un panneau interdit le passage sous prétexte que le terrain est la propriété d’un groupe immobilier. Effectivement, on voit une construction à main gauche, mais de quel droit un chemin qui relie deux routes importantes ne  pourrait-il pas être emprunté par des piétons ? A-t-on le droit de privatiser ces chemins de traverse à la Réunion ? Je brave l’interdiction, curieuse de savoir où mène cette voie.


chemin A.de Villiers 2

 

La balade est agréable sous le soleil, on descend vers la mer au milieu de champs d’oiseaux : les terrains ne sont plus cultivés, on y voit encore quelques cannes, de la flouve odorante, des bringeliers, des galaberts, parfois un bois de chandelle… A droite une ravine, à gauche du chemin l’université, et des bâtiments en construction.

 

Chemin A de Villiers 3

 

Chemin A de Villiers 4

 

Le chemin de terre débouche sur une route goudronnée.

Chemin A.de Villiers 5

Je ne descends pas sur la ligne des 400, mais remonte par la rue qui conduit à l’Université. Elle est bordée de jolies cases  que je préfère aux grandes villas, et toutes sont précédées de jardins fleuris où pousse aussi le manguier, le pamplemoussier…

Chemin A.de Villiers 6 rue de la fac

Les maisons qui font face au complexe universitaire ont des bordures magnifiques de chapeaux chinois, passiflores...

 

rue de la fac 3

 

rue de la fac 4

 

de bougainvillées,  de jasmin, de lianes trompette (solandra nitida)r et j’en passe…

 

rue de la fac 2

 

rue de la fac 2b

 

En revenant vers la rue Baudelaire, je passe devant la station Total, d’où part justement Jacky, l’ami randonneur, ravi d’être en week-end. 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 19:13

Sur le site de l’ancienne sucrerie de la Ravine Glissante (au nord de Ste Rose) Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 

Les six tailleurs « en formation » qu’il encadre préparent la journée du Patrimoine. Ils présenteront en septembre une de leurs réalisations : un encadrement de porte constitué de 10 pierres taillées empilées, liées par de la chaux ( 1 volume de chaux hydraulique pour trois volume de sable, mélange mouillé). Une plate-bande (linteau constitué de plusieurs  pierres) surmontera la construction. 


P1120538 P1120536

 

M. Pierrard, très pédagogue, me familiarise ensuite avec les outils des tailleurs de pierre. Si les hommes utilisent la meuleuse pour couper les gros blocs, ils font les finitions avec des objets de spécialistes : le ciseau, la laye... Avec la boucharde dont on peut changer les plaquettes, on donne à la pierre lisse un aspect vieilli, bosselé. Lalaye est peu utilisée sur le basalte, on l'emploie sur des pierres tendres.

 

            Cham-E-Pierrard.jpg


Comme les ouvriers sont autonomes et ont eu des consignes précises ( le plan de l’exécution est affiché sur la porte du bâtiment), le responsable m’accompagne sur le site de l’usine pour me donner des explications très intéressantes.


                P1120526

Nous nous approchons des quatre chaudières situées au pied de la cheminée. Un morceau d’alambic est adossé contre un des murs qui n’est pas encore pris d’assaut par les racines d’arbres. Incroyable comme la nature reprend vite ses droits : certains pans au fond sont complètement habillés de branches et de racines.


                           P1120502

 

 La canne était déchargée des charrettes- bœufs en amont de la cheminée, puis était broyée dans un bâtiment où traînent encore des pièces volumineuses rouillées dont mon guide ne connaît pas encore la destination.


P1120523

Il faut espérer que la municipalité saura leur trouver une place. Toutes les boiseries ont disparu des lieux. Deux morceaux d’origine, en bois de fer, ont été récupérés pour réaliser les linteaux du bâtiment restauré en contrebas. Les bois neufs sont entamarin.


                      P1120492

 

C’est là qu’on stockait les sacs de sucre (de 84 kilos). Des restes de fosses à mélasse se découpent dans l’herbe. On remarque aussi sur ce site des canaux creusés pour acheminer l’eau (l’eau du Canal Mourouvin  provenait de la Rivière de l’Est). D’ailleurs l’usine a fonctionné grâce au bois, à l’énergie hydraulique, puis à l’électricité. Des centrifugeuses ont été réhabilitées par le Cham.


                        P1120527


Toutes les pierres entassées à la périphérie des constructions (environ 100 tonnes) ont été trouvées dans  cet espace qui sera restauré prochainement.


                          P1120528


M. Pierrard a aussi attiré mon attention, dans un espace qui devait être la cour, (zone de déchargement des cannes) sur la « calade » c’est-à-dire les surfaces pavées de gros galets de basalte, blocs qui ont été posés sur des arêtes pour assurer davantage de stabilité au terrain. Ce procédé pose problème sur des sites destinés à accueillir un public dont des gens à mobilité réduite, raison pour laquelle on ne réitère pas ce type de pavage. ( on en met toujours en oeuvre mais en adaptant aux contraintes des normes d'accessibilité handicapés)Je lui souffle qu’on pourrait prévoir des passages en bois…


Il me raconte aussi qu’un « gramoun » de Ste Rose, M. Bataille,  revient régulièrement sur les lieux où il a travaillé autrefois pour lui parler de son vécu. Des témoignages qu’il conviendrait d’enregistrer et d’écrire avant que cette « bibliothèque vivante » ne disparaisse. Mais Emilien avoue qu’il ne peut pas se disperser, il a déjà fort à faire dans le suivi  de ce chantier qu’il anime d’ailleurs avec professionnalisme : ses hommes respectent les règles de sécurité, mettent les masques quand ils tronçonnent, ont tous le casque et les chaussures de sécurité, travaillent dans le calme et ont envie d’apprendre.

 

      (à suivre)

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 11:22

Quand on randonne de Ste Rose à l’Anse des Cascades, il arrive un moment où il faut quitter le sentier  du littoral pour marcher sur la RN2. Juste après la Ravine Glissante, à main droite on voit s’élever une ancienne cheminée d’usine et un bâtiment qui ressemble à une tour carrée. Je m’étais jurée de m’y arrêter un jour, c’est ce que j’ai fait le lundi 6 août.


                 P1120505

 

En venant de St Denis en voiture, peu après la Ravine Glissante, j’ai suivi la direction « Badamiers » et suis arrivée au pied de cette cheminée classée monument historique depuis le 2 mai 2002.


Ravine Glissante 3

le chantier à l'heure actuelle, un bâtiment restauré à gauche


Non seulement une cheminée, mais aussi des murs, des  dallages, des machines-outils, des chaudières,  un bâtiment déjà restauré occupent l’endroit. Des bougs très sympathiques, équipés de serpes, sont occupés à désherber le site. Ce sont des hommes de la région, heureux d’avoir obtenu un contrat de la municipalité. 

 

A cet endroit, une usine et une distillerie ont fonctionné jusqu’en 1956. 

      Dès 1833, les familles Desbassayns et Faucon-Laborie font l’acquisition des terres sur lesquelles ils font construire la sucrerie. En 1848 la famille Lory des Landes acquiert le domaine et ajoute une distillerie.

Ravine-Glissante-reste-de-colonne-d-alambic.jpg

reste de colonne d'alambic


La famille Adam de Villiers, propriétaire depuis 1896, a vendu l’usine en 1920, à  M. Mourouvin, propriétaire terrien à Bras Panon et fournisseur de bois de toutes les sucreries de l’Est de l’île.  (sources www.zinfos974 article de Sabine Thirel)

 

Ce patrimoine culturel et architectural, appartenant à la commune de Ste Rose est restauré actuellement par le CHAM ( Chantiers Histoire Architectures Médiévales) En 2011, cette opération a été financée par la Commune de Ste Rose, la DAC et  l’Europe

 

Un chantier-école-insertion  se déroule depuis avril 2011 sur le site de la Sucrerie avec le programme suivant : 

- nettoyage et débroussaillage du site

- sécurisation des zones dangereuses

- maçonnerie de conservation

- taille de pierres de basalte

- réalisation de sanitaires

- piquetage, rejointoiement

- enduit et piquetage


Ravine Glissante

      piquetage de pierre par les tailleurs du Cham

 

Peu encline à enfreindre l’interdiction de pénétrer sur le site, je m’apprête à repartir, non sans avoir fait un crochet par la tour carrée (distillerie) en contrebas.


Ravine Glissante 2

 

Et là, c’est ma chance… voilà que vient à ma rencontre le responsable du chantier, Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job et qui m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 


Ravin Glissante vers le chantier

(à suivre)

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 14:50

Une énorme chenille s’est fixée sur la liane de clerodendron  de notre jardin.  Il s’agit de l’acherontia atropos, encore appelé « sphinx tête de mort »


chenille sphinx tête d e mort 1

Cette chenille mesure 9 cm, mais elle peut atteindre une taille de 15 cm, elle est très épaisse (1cm). Il paraît que le papillon est en régression sur l’île de la Réunion, mais sa distribution est vaste, on le trouve en Asie, en Afrique ; il émigre aussi en Europe.

En vingt jours de croissance, la chenille mue quatre fois, puis elle s’enterre et devient chrysalide.

chenille sphinx tête de mort 3

 

Ce papillon est le seul qui pousse un cri venant du pharynx, un petit couinement…

Ses plantes hôtes sont les solanacées (solanum tuberosum,solanum dulcamara) et d'autres plantes comme le datura,  l’atropa belladona, le philadelphus, le nicotiana, le lycium, le cannabis… 

Cannabis ? Rassurez-vous, « na point zamal » dans mon jardin, mais au bord du chemin pousse un datura, et dans mon potager se développent quelques plants de pommes de terre… Elle est très jolie cette chenille dont le corps est strié de chevrons et qui possède une corne sur le huitième segment. 


                 chenille sphinx tête de mort

Belle mais pas inoffensive !  Cette chenille donne naissance à un papillon qui aime le miel et sait accéder aux ruches pour les piller. Il faut espérer que le lépidoptère qui naîtra de sa chrysalide se contentera de butiner les fleurs de jasmin qui poussent dans le voisinage.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:42

Jamais on ne rend trop hommage aux personnes qui travaillent pour leur commune et pour la postérité : cette fois encore, sur le site de l’ancienne sucrerie de la Ravine Glissante, j’ai rencontré des contractuels très occupés.


Debrouissaillage-Ravine-Glissante-2.JPG

Ils avaient pour tâche de débroussailler le terrain. Ils avaient tous obtenu un « contrat aidé » de la municipalité et semblaient heureux de participer à l’entretien de ce site dont la cheminée est classée Monument Historique depuis 2002.

debroussaillage-Ravine-Glissante-4.JPG

 

Ces contrats de six mois renouvelables, mais qui ne vont pas au-delà de 3 ans, leur permettent de se sentir utiles et d’avoir un revenu en travaillant près de chez eux. Très important, le fait de travailler chez soi.  On sera bien obligé un jour de reconsidérer les emplois qui nécessitent les déplacements et favoriser la proximité (cela évite les déplacements qui occasionnent des frais supplémentaires, des bouchons, des problèmes familiaux et du stress…) Autrefois, les patrons d’usines textiles  à Mulhouse et charbonnières  en Lorraine avaient bien compris qu’il fallait garder les ouvriers et les employés près de l’entreprise ;  les   corons et les familistères du Nord aussi étaient implantés non loin du lieu de travail.


Debroussaillage-Ravine-Glissante-2.JPG

Ils se sentaient très impliqués. Ce n'est que lorque le chef d'équipe leur a signifié la pause méridienne qu'ils ont quitté leur activité : l'un a même rapporté un outil, trouvé dans les ruines : un grosse clé rouillée datant des riches heures de la sucrerie.

Ils ont de chance ces hommes de la région de Ste Rose d’avoir obtenu ce contrat, mais à l’échéance de ce dernier… peut-être un travail saisonnier, ailleurs ?


Debroussaillage-Ravine-glissante-3.JPG

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 20:38

En passant à Petit Saint Pierre, au Nord de Ste Rose, une petite boutique créole, le long de la RN2 a attiré mon attention et je me suis arrêtée pour y faire un tour. 

boutique Kwan Lan

 

L’endroit est fréquenté par des habitués ; on y trouve de tout : des alcools (sous toutes les formes : piles plates, cubitainers, bouteilles) des serpillières, des allumettes, des objets d’usage courant.

Boutique chinois Kwan Lan

Je suis intriguée par la présence de trois superbes gramophones posés sur la dernière étagère. Le jeune commerçant, debout derrière le comptoir, m’explique que ce sont des objets de collection de son père. Pas à vendre ! précise-t-il.

boutique chinois Kwan Lan 2

En m’approchant de la vitrine, j’y découvre encore de vieux postes de radio, d’anciens téléphones… et même un « moulin à maï » comme on dit ici (une meule à maïs), qui sert de socle à une bouteille de whisky.

Cette fois encore, j’ai été bien accueillie : le jeune homme n’était pas avare d’explications et m’a aussi accompagnée sur le pas de la porte pour me montrer le nom de la boutique, dissimulé sous le store. Combien de temps encore ce bâtiment fera-t-il partie du décor ? 

Boutique Kwan-Lan 2

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 17:18

C’est l’hiver austral. Et ces deux dernières années, l'hiver est particulièrement doux : les températures hivernales de l'île sont souvent plus élevées que les températures estivales en métropole. Et cependant le soleil « poique » toujours. Oui, vrai, le soleil « brûle » bien le dimanche 5 août grand matin, et l’eau du lagon est déjà à 24° C.


lagon de St Pierre

Si les Réunionnais hésitent à se baigner dans cette eau « fraîche », il n’en est pas de même pour nous autres, qui apprécions cette baignoire tous les jours de l’année, sauf par grand vent.

 

Il est agréable de nager avec masque et tuba au milieu des poissons et des coraux, puis de se sécher au soleil avant de retourner dans les hauts où la température est plus fraîche.

C’est un plaisir toujours renouvelé de photographier les poissons du lagon. Je reviens avec une provision d’images : 

Le canthigaster à selle (canthigster valentini) ,

canthigaster valentini

le poisson trompette,

poisson trompette

le poisson perroquet,

perroquet

le canthigaster solandri,

canthigaster solandri

la demoiselle à trois bandes noires (dascyllus aruanus),

demoiselle à Trois bandes

le chirurgien bagnard (acanthurus triostegus),

chirurgien bagnard

 

les poissons" papillons cochers" (chaetodon auriga) et le baliste picasso (rhinecanthus aculeatus),

P8050047 papillons cochers et baliste picasso

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 15:52

Je suis étonnée de constater que nombreux sont les Réunionnais qui possèdent des tortues terrestres et ignorent comment s’en occuper le mieux possible. Tous savent qu’il faut les nourrir de brèdes ou de fruits, mais en ce qui concerne leur toilette, ils n’y connaissent pas grand chose.

C’est une amie qui m’a donné toutes les informations nécessaires lorsqu’elle m’avait confié ses tortues « pucées » avant de partir en métropole pour les vacances : elle m’a prodigué des conseils entre autres déconseillé de leur donner de la laitue et suggéré de leur donner de temps à autre du gruyère (apporte ne calcium), de les doucher aussi… Et très pédagogue, elle m’a remis une BD expliquant tout ce qu’il faut faire ou ne pas faire….

                     tortue et gruyère


tortue douchée

 

Maintenant, on peut dire que je peux avoir le titre de « gardienne de tortues » et faire valider mes acquis !

Il ne faut jamais les coucher comme on tient un bébé ( la carapace en bas et les pattes en l’air) pour les transporter sinon elles étouffent : leurs poumons sont juste derrière la carapace ! Il faut les tenir comme ça :


                                      tortue transport

 

Ensuite, il ne faut surtout pas s’alarmer quand elles disparaissent : j’ai eu des frayeurs  et j’ai ameuté tout le voisinage les premiers jours parce que les deux petites étaient introuvables. Il faut savoir que le vol de tortues est très courant à la Réunion. Et les prix qu’on pratique sont prohibitifs.

      J’ai appris  en les observant pendant plusieurs semaines qu’en hiver (juillet, août) ces braves bêtes trouvaient des cachettes insolites (sous les feuilles, dans les bananiers, sous la terre, dans des papyrus), pour fuir la fraîcheur et dormir.      


                          tortue dans papyrus

        Ensuite j’ai appris qu’elles étaient très habiles et très rapides, j’ai donc installé deux barrières pour éviter qu’elles restent dans un périmètre sécurisé : elles ont de quoi manger derrière la maison (de la traînasse, des goyaviers) je leur donne aussi du chou, des brèdes, des morceaux de pommes. Il leur faut 90 % de végétaux et 10% de fruits.

        Que mange une tortue ? Elle aime les raquettes de cactus, les melons, les pastèques, les courgettes, les papayes, les branches de pithayas, les chouchous, le manioc, les feuilles et  fleurs d’hibiscus et de mûrier, les fruits de saison (mangues, fraises, fruits de la passion)


tortue et hibiscus

De temps à autre, je les douche avec un tuyau d’arrosage (elles adorent). Parfois je les pose dans une baignoire remplie au quart. Sous elles, les tortues terrestres ont une poche qui leur sert à stocker l’eau.

 

Maintenant que sa propriétaire est rentrée de vacances et a récupéré ses tortues, notre jardin semble bien vide... On s'habitue à ces adorables pensionnaires.

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 20:36

L' ouvrage Regard d'un Créole sur la France écrit d’après le « Journal de voyage d’Henri-Paulin Panon-Desbassayns » voyage effectué du 20 décembre 1784 au 17 juin 1786 a été présenté par son auteur au Centre Culturel Lucet Langenier le jeudi 2 août.

                         J.P La Selve 3

 Jean Pierre La Selve, invité par L’Académie de l’Ile de la Réunion (fondée en 1913) et le Pôle Valorisation du Patrimoine de Saint Pierre, a apporté à une assistance captivée un éclairage intéressant sur « ce tourisme en France » relaté dans les écrits de ce personnage, époux de Mme Desbassayns. Un éclairage sur les motifs de ce déplacement : visite à ses enfants qui étudient à Sorèze, voyage d'affaires, découverte des villes (Lorient, Paris, Toulouse…) retrouvailles de cousins…

                JP La Selve

Pour cet homme, qui  voyageait en voiture de poste, tout est source de curiosité : une vache qui donne 20 litres de lait, alors que les siennes en produisent le dixième ;  des blancs qui travaillent sans rémunération (la corvée) ; du beurre en mottes... Il y découvre aussi le monde de l’art (sculptures dont la Vénus Callipyge), l’architecture, la musique (l’opéra) et les  instruments. Dans ce journal, il parle des rencontres, de la cuisine, de l’éducation, des loisirs… d'un univers que les insulaires ne connaissent pas.

Avant de rentrer au pays, il fera d ‘ailleurs provision de grègues, achètera deux pianos et une harpe… mais il rapportera surtout ces textes, documents précieux pour comprendre ce qui se passe en France à cette époque et pour entrer dans la psychologie d’un Créole de l’époque.

A l’issue de cette conférence qui a duré plus de deux heures, J.P. La Selve s’est entretenu avec le public et a dédicacé à qui le souhaitait son livre publié aux Editions Azalées.

                                  JP La Selve 2

L’auteur, à la fin de son ouvrage, rend hommage "au remarquable travail de restitution et de documentation accompli  avec une grande précision par Mme Annie Lafforgue, Mme Christine de Villèle et Jean Barbier, responsable de l’édition du Petit Journal par le Musée Historique de Villèle en 1990, une édition qui met à disposition du grand public les différents carnets de voyage de M. Desbassayns". C’est grâce à ces documents que Jean Pierre La Selve a pu entreprendre ce travail universitaire.

                       JP La Selve 1 

« Porter un regard créole sur le France » ou « porter un regard de zoreil' sur la Réunion » comme je le fais dans ce blog, au quotidien,  procède de la même motivation : écrire pour faire partager un vécu marquant qui vous construit (à la seule différence que les lecteurs en 1784 ne devaient pas être très nombreux)

 Ce qui me frappe dans ces conférences culturelles, c’est que le nombre de créoles qui y assistent est relativement faible. Pourquoi ? à mon avis, c’est que le sujet ne les intéresse pas, et ils ne souhaitent peut-être pas raviver le souvenir des « gros blancs » propriétaires terriens. Ce pourrait être une explication.

 

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 08:34

 …était une bonne idée. Ce petit restaurant de Saint Leu, où on peut déjeuner, les pieds dans le sable, propose des plats copieux à prix abordable. Il faut arriver tôt ou réserver parce que les places sont vite occupées. Le personnel, très professionnel,  est sympathique et les produits sont frais.

Zat 4

  Nous n’avons pas été déçus d’avoir choisi cette table. Les salades composées sont délicieuses… J’ai bien apprécié la salade de zourites, ma belle-fille  et sa maman avaient jeté leur dévolu sur un tartare de thon…

Zat 0 Zat 3

De cette terrasse abritée, on a une vue dégagée sur l’océan : quand les marmailles ont fini de manger, ils peuvent jouer sur la plage…

Zat 1 Zat 5Le Zat est situé à main gauche du petit port, juste après  le pont qui enjambe un bras de mer. « Zat » est une allusion au fruit typique de St Leu : les zattes, ou attes (fruits de l’attier)

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