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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 16:36

 Avec  l’UPTS ( Université Pour Tous du Sud), j'ai eu la chance de partir ce matin  à St Leu à Kélonia pour une sortie originale : la « découverte des lieux de ponte des tortues marines. »

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Stéphane Ciccione, directeur de cet établissement, a axé la visite sur la « restauration des plages de ponte ». Notre guide, un personnage passionné de botanique, nous a emmenés sur une plage réhabilitée pour accueillir les tortues marines.

Autrefois appréciées pour leur chair, elles sont aujourd’hui protégées par la Convention de Washington. A Kélonia, on soigne celles qui blessées sont rapportées par les pêcheurs et on les remet dans leur milieu naturel sitôt guéries.Certaines profitent de leur séjour pour se reproduire ici.

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S.Ciccione sous un veloutier faisant observer les graines de l'arbre 

 Elles étaient vouées à la disparition, mais en 2004, elles sont revenues sur les côtes réunionnaises, attirées par « la plume olfactive ». Jolie expression pour désigner des odeurs générées par des plantations et transportées par les courants marins. D’où l’intérêt de mieux connaître toutes ces plantes qui favorisent le retour des tortues.

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Sur la plage, nous nous sommes familiarisés avec plusieurs espèces 

dont deux arbustes  : le veloutier, le manioc bord de mer 

et deux lianes : la patate à Durand et la patate-cochon.

Le spécialiste a fait remarquer que le veloutier mâle et le veloutier femelle n'avaient pas les mêmes fleurs, ni les mêmes graines...

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le veloutier

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Des graines qu'on peut planter jusqu'à 150 m d'altitude. Le veloutier peut atteindre la taille de 4 mètres. 

Je sais désormais discerner ces lianes dont la discrimination devient évidente avec les explications de l’expert : la feuille de la première n’a qu’un lobe, celui de la seconde en possède trois

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La première donne des graines ayant une forme de fleur (comme de petites roses de bois),  l'autre fait des fruits ressemblant à des cosses de petits pois, grains qu’on devait donner autrefois aux cochons.

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Ensuite, nous avons rejoint une seconde zone de plantations. Sous nous pieds, M. Ciccione a fait remarquer la présence d’une pelouse de cynodon dactylon, herbe qui  se mélange avec les lianes.  Ces espèces piègent les sédiments et créent la dépression d’arrière-plage.

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cynodon dactylon (herbe) et patate à Durand (liane)

(à suivre)


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 20:49

Une belle animation au Domaine Vidot.

 

C’est au Domaine Vidot à Mont-Vert les Hauts que deux formations de « Pêcheurs Golet » se sont rendues ce matin pour  danser devant des personnes atteintes d’Alzheimer . Au programme des festivités : « danses country et quadrille créole »  

 

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Le CCAS de St Pierre avait bien fait les choses. D’abord un représentant du Conseil Général a pris la parole pour souligner le mérite des personnels et pour souhaiter une bonne journée à tous les présents. Les infirmières, assistants sociaux, aides-soignantes qui suivent tous ces patients avaient également fait le déplacement : le médecin Mme Payet a présenté toute l’équipe.

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Et tous les gens « qui avaient encore des jambes » ont été invités à se trémousser avec les danseurs, un succès ! Francine avait concocté un ti programme de danses pas compliquées  (pas de polka, danses mimées…) qui permettait  à tous de faire la fête au rythme d’une musique traditionnelle très appréciée par les gramounes. Puis tous ont été invités à partager un cari. Bravo à tous les danseurs bénévoles de Grands Bois qui ont fait le déplacement pour contribuer au succès de cette rencontre !


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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:05

Le mois dernier, le 31 octobre,  grâce à Vérène, j’ai participé à un stage de danses rodriguaises à Saint Joseph.

 Joseph Hortense, accordéonistes et Lorenza Gaspard, chanteuse ont animé l’atelier. Marlin Augustin quant à lui encadrait un  stage d’accordéon à Manapany. La veille déjà, à Saint Jo à l’auditorium Henri Payet, j’avais eu le loisir d’écouter le concert de ce trio. Je pensais que leur venue drainerait davantage de Rodriguais, mais ce sont surtout des amateurs d’accordéon, de danses populaires qui étaient  dans le public.

 danses rodriguaises

Donc, le dimanche, nous nous sommes retrouvés à huit novices pour apprendre des « cotis » (scottishs), « polkaris » (polkas russes), mazurkas, ségas, danses encore très vivaces sur cette île située à deux heures de vol de la Réunion. IL paraît qu’à Port Mathurin, le dimanche, ces danses rassemblent encore aujourd’hui toutes les générations…

 

 Accordéon diatonique, tambour, triangle accompagnaient nos évolutions.  Tout en chantant Lorenza, nous expliquait les pas, pendant que Joseph s’occupait de la partie instrumentale. Après six heures d’entraînement (3 heures par demi-journée) nous avions compris toutes les finesses des placements et déplacements.

Danses rodriguaises 2

Pour moi, qui ai rejoint le stage au pied levé (c’est le cas de le dire), j’ai apprécié la jovialité, la discipline, et la gentillesse des participants (et des animateurs) : immédiatement on se sentait à l’aise dans ce groupe. Tous partageaient la même passion pour la danse.

 

Les associations Zanbrokal’Basse et Arem avaient organisé ces rencontres. Bravo et merci à eux !

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:20

Souvent, quand le vent souffle, il arrive que des bananiers ploient ou tombent. Qu'à cela ne tienne, le régime n'est pas perdu. Il suffit de le suspendre au soleil ( en veillant à ce qu'il ne soit pas attaqué par le merle maurice.) On peut aussi les mettre à l'abri.  Les fruits verts continuent à jaunir.

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Le seul problème est que lorsque le jaunissement commence, en moins d'une semaine toutes les bananes sont mûres. Et là, soit vous les distribuez à vos voisins, à vos amis, soit vous les séchez, ou encore vous en faites des compotes et des confitures.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 07:19

Le gabier ? Tout le monde sait ce qu’est le gabier à la Réunion. C’est ce nous appellerions en métropole « le distributeur de billets ». Ici, il fonctionne de la même façon et distribue évidemment des euros comme en métropole. 

Depuis peu, une « Banque de la Réunion » a été construite dans le quartier. L’originalité de son gabier est que vous pouvez y lire les consignes en créole.

 


- Mette out carte dans l’appareil

- Patiente un ti peu si ou plaît

- Compose out code en misouk

- Après tape sur valide

- Est-ce que ou veut un ticket ?

- Retrape out carte

- Trape out l’argent

 

Si vous ne comprenez pas vous pouvez toujours lire les consignes en français qui accompagnent ces messages en créole.

Jolie l’expression « en misouk » pour dire « en cachette ».

 

A propos de gabier, le sens que nous lui connaissons est : « matelot chargé de manœuvrer les  voiles d’un navire , gabie signifiant demi-hune ».

 

En créole un gabier est aussi  « un gars costaud et futé ».

 

Quel est donc le rapport avec l’automate qui vous offre des billets de banque ?P1130981

 

Un jeu de mots «  gabe – billets » ?« gaber » signifie en ancien français « se moquer ». Se moquer des billets ? Non, ça ne doit pas être ça …

Et voilà, en poursuivant mes investigations,   ce matin, j’ai trouvé la clé de l’énigme : GAB signifie « Guichet Automatique de Billets » Donc GAB + Billets = GABIER.  Fallait le trouver…

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:42

 

Alain, notre charmant voisin, m’a offert dernièrement un sachet rempli de « grenadelles ». J’ai eu l’impression de tenir en main des boules de Noël. Sur le sapin, elles auraient été du plus bel effet. 


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Il fallait quand même se résoudre à les couper e deux pour les manger, et tant pis pour le sapin… Ce fruit fait partie de la famille des paasiflores, comme la grenadille, le fruit de la passion, la barbadine… Elle pousse en liane à une altitude minimum de 300 mètres.


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 J’ai donc coupé  une grenadelle  et prélevé la chair juteuse et sucrée avec une petite cuillère. Le fruit n’a pas l’acidité, ni l’arôme de la grenadille, et l’arille est translucide. Je préfère. Paraît qu’on en  fait aussi des boissons et des sorbets.  Et ça ne me déplairait pas d’avoir une liane de passiflora ligularis. La grenadelle se multiplie par boutures et semis et se palisse. 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 08:02

Cette année encore l’Association "Pêcheurs Golet" a participé à la manifestation qui regroupe des artisans près de la Jetée de Terre Sainte.

Ils étaient là en force pour exposer des objets en vacoa (poupée, casquette, capelines, ceintures, bracelets, sets), lampes en « empones », nappes peintes, pailles en queue en bois… réalisés par les bénévoles.

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Parmi les autres exposants, une association spécialisée dans les bouquets et les bonzaïs, Véronique Mangala, une artiste aux créations variées : sorcières en chiffon, tableaux naïfs, collages.

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Carole Jamin, une spécialiste des tableaux de sable présentait ses réalisations et proposait des kits pour enfants.Jean Paul avait programmé un concours de pêche.

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Et l’animation battait son plein avec des musiciens qui se succédaient sur le podium, parmi lesquels le  groupe « Samoussa » qui s’est produit en début de matinée : du rythme et un répertoire très plaisant à écouter. 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 20:04

 Ou …. « Les canettes se recyclent aussi. »

Je ne dois pas être très observatrice. On voit souvent des canettes de coca ou autres sodas utilisées jetées dans la nature, mais plus rarement, voire jamais,  des poubelles destinées à leur récupération. Dimanche matin, près d’un snack à Terre Sainte, non loin des poissonneries, en attendant qu’on me fasse frire mes samoussas et mes bonbons-piments, j’ai fait cette découverte. Il paraît que cela existe depuis longtemps, ma myopie y est peut être pour quelque chose…

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Une affiche était placardée sur le mur en bois de ce petit snack. On y lit que « chaque année 10000 tonnes de canettes en alu sont importées à la Réunion » et que tout un chacun peut participer à l’opération K-Net en jetant sa boîte dans ces poubelles que vide l’entreprise de recyclage.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 07:33

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Durée : 2 heures (à faire par temps sec, tôt le matin, avec chapeau et bouteille d’eau)

 

Annie et Christian souhaitaient faire une « tit rando de 2 heures ». Comme le ciel est dégagé, je leur propose de découvrir comme moi la balade de « Coteau Sec ». Pierre l’avait déjà faite en famille et loué les superbes points de vue. Et récemment, un habitant de l’Entre Deux m’en avait reparlé à la terrasse d’un snack.

 En possession du topo des balades familiales de l’Office du Tourisme, j’ai suivi à la lettre les conseils prodigués : j’ai donc garé la voiture à 360 m d’altitude au « parking visiteurs » du stade, à l’ombre du seul arbre qui s’y trouvait. 

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Il est 8 heures quand nous chaussons nos godasses de randonnée. Nous repérons le « Chemin Roland Garros ». Une flèche en bois  à demi-cachée par le panneau « terrain de tennis » indique la montée vers Coteau Sec. Après une petite portion de route goudronnée qui débouche sur le court du tennis-club, nous empruntons  le chemin de terre.Il est escarpé, mais ombragé.

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Nous progressons sans hâte et nous arrêtons à trois endroits où rien n’arrête le regard : vue plongeante sur l’Entre Deux, sur les arêtes des sentiers qui montent au Dimitile.

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A deux emplacements, un banc invite au repos et à la méditation. Les chocas ont colonisé toute la pente, mais la fougère et les faux poivriers (baies roses), bois d’olive, bois de joli coeur s’y plaisent aussi. Les vues sont effectivement superbes : on domine le village de L’Entre Deux et ses cultures maraîchères, au loin, on distingue le Tampon, le Piton Hyacinthe et même le Piton Mont-vert. Filaos et bambous bordent le sentier. Et ça grimpe toujours. On distingue déjà le premier réservoir, situé à 485 m d’altitude : nous avons couvert ce dénivelé de 125 mètres et nous n’avons marché qu’une petite demi-heure.

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Comme mon papier propose deux solutions (soit redescendre à l’Entre deux par le chemin goudronné à notre gauche, soit de monter au deuxième réservoir pour avoir une vue sur le Bras de Cilaos et le Bras de la Plaine) nous optons pour la seconde. 600 mètres séparent les deux citernes. Plus nous montons, plus les panoramas deviennent impressionnants autour de nous, que ce soit à droite, devant ou  derrière nous.

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Parfois une trouée à gauche, où avec surprise nous découvrons une vue sur la route qui longe les remparts du Bras de Cilaos et l’îlet Furcy.

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Le soleil chauffe sur cette route qui monte sec. Mais nous avons notre couvre-chef et une réserve d’eau. Au pied du deuxième réservoir, un panneau indique « Coteau Sec Boucle », nous prenons cette direction. Et Annie nous propose de contourner la masse bétonnée pour photographier le panorama Sud. Nous aurions raté quelque chose si nous ne l’avions fait. Effectivement de là, on a une vue plongeante sur le Bras de la Plaine, jusqu’au littoral, et sur les pentes tamponnaises.

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Nous revenons sur le chemin de la Boucle en repassant derrière le réservoir et continuons sur ce chemin de terre très confortable (parce que sec) et large qui traverse des vergers et des jardins qui souffrent actuellement de la sécheresse.

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Le sentier remonte, longe des bambous gigantesques et nous voilà devant un autre panorama : le Dimitile aux crêtes couronnées par les nuages.  Nous sommes à 549 mètres d’altitude. Au  final nous aurons gravi un dénivelé d’environ de 230 mètres.

Dans la descente, le sentier devient plus étroit et plus inégal. Par temps de pluie, on doit bien glisser. Nous continuons à descendre vers l’Entre-Deux entre les pieds de mangues-carottes Là nous croisons un couple qui fait la boucle dans le sens inverse.

Au bout d’une heure trente de rando, nous voilà sur une route goudronnée à l’arrêt de cars jaunes « Terminus Corre ». Un habitant nous explique que pour rejoindre le stade, il faut encore descendre puis prendre la première à droite et continuer. Finalement nous marchons sur cette dernière portion (seulement de la route) pendant une demi-heure.

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Nous aurons le loisir d’observer les plantations d’arachides, de petits pois (dont les gousses sèches pendent encore aux tuteurs, de courges. Nous nous arrêtons pour photographier un papayer, des jacquiers, deux énormes manguiers, mais surtout les coquettes petites cases fleuries.

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A 10 heures, nous arrivons au parking, quittons nos chaussures. Nous sommes trempés : le soleil ne nous a pas abandonnés tout le long du parcours, parfois une petite brise réussissait à nous atteindre. 30°, nous sommes en nage.

Nous prenons la voiture pour nous rendre au centre du village.

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Au bar situé en face de la mairie, nous nous désaltérons : une dodo pour Christian, du jus de fruits frais pour Annie et moi.


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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 05:54

Ce dimanche, en revenant de Zot Arts, je m’arrête sous un banian pour regarder un jeune pêcheur qui  lave et nettoie ses prises.

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Poussée par la curiosité, je descends sur la plage. Très avenant, le pêcheur me montre le contenu de son seau et m’explique qu’il a pris un cardinal, des capucins dorés et des rougets. Tout en les écaillant et en les vidant, il me précise qu’il les a pêchés au large et qu’il allait les préparer en cari.

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cardinal

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capucin doré

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rouget

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