Depuis l’an passé de plus en plus de voies sont réservées aux cyclistes. Entre le CHU et La Cafrine un chemin a été sécurisé sur une portion à cet effet.
Mais la plupart du temps ce n’est qu’une ligne discontinue qui sépare cette voie de la chaussée, où la circulation est toujours dense.
Il faut saluer cette initiative de redonner la route aux vélos. Surtout depuis que la circulation ne cesse de s'intensifier et qu'on met de plus en plus de temps pour aller au travail. Parfois il faut 2 heures pour rallier Petite Ile à Saint Pierre
Depuis le rond-point des casernes jusqu’à la Balance, les cyclistes peuvent aussi emprunter une voie réservée.
Cette biographie encore incomplète est née d’un assemblage de toutes les informations glanées sur internet ! (cf sources à la fin de l’article)
Son enfance
Sully fête ses 102 ans. Fils d’une couturière et d’un charpentier, il voit le jour le 7 février 1922 à Saint-André.
Il perd son père à l’âge de 6 ans, et la jeune veuve retourne vivre chez sa propre mère. Il apprend les rudiments de l’écriture et de la lecture dans une petite école non officielle tenue par sa marraine, Blanche Robert, à la Rivière-des-Roches (Bras-Panon). Petit, il aime déjà les livres. "Un livre représente les connaissances. C’est un bel objet, mais aussi un objet qui nous permet d’apprendre. J’aime lire depuis que je suis enfant. Ma marraine m’a appris à lire dans « son école marron » quand j’avais 5 ans." En 1936, il obtient son certificat d’études primaires.
Années d’apprentissage
À 14 ans, il devient apprenti artisan relieur. En 1936, le « Certificat » passé, il faut travailler. Sa mère le confie à M. Vénérosy, un artisan-relieur de Saint-Denis. Le gamin de 14 ans se passionne toujours pour le livre !
Après quatre années d’apprentissage, il se met à son compte. Grâce à la générosité du boulanger Jean Gautier, parrain de sa sœur, il ouvre son atelier de reliure le 4 juin 1940, à la rue du Four-à-Chaux à Saint-Denis.
La guerre
Le monde est en pleine Seconde guerre mondiale, et les Réunionnais ont d’autres préoccupations et d’autres priorités que la reliure. Faute de clients, il met la clef sous la porte et cherche éperdument du travail pour survivre.Il manque de matériel pour travailler. Alors, pour s’en sortir il a dû travailler comme maçon, sur les rails, mais également pour des ouvrages du célèbre Hippolyte Foucque.
Retour à la vie de relieur
Il reprend son activité de relieur dans les années 50. En 1952, le ciel s’étant dégagé dans une île devenue département français depuis 1946, Sully Argand retourne à ses premières amours
Durant toute sa vie de relieur, il a formé un nombre incalculable d’apprentis. Beaucoup d’amoureux des beaux livres reliés ont eu recours à ses services et en gardent le souvenir d’un travail remarquable par un homme exceptionnel.Il redonne vie et beauté aux ouvrages et documents divers ; il est autant artiste qu’artisan dans la dextérité déployée. Il pousse la curiosité à les ouvrir, à les compulser et à s’instruire. Il prend des notes et rédige son livre, de tous les savoirs glanés de La Réunion.
le travail de relieur exige minutioe, soin, précision, patience
La retraite : C’est en 1995 qu’il prend sa retraite.
La reconnaissance de l’Etat
Neuf ans plus tard, le 6 janvier 2004, il reçoit un télégramme du ministère des Outre-Mer qui l’informe qu’il va recevoir la Légion d’honneur, la reconnaissance suprême de la République . C’est René-Paul Victoria, député-maire de Saint-Denis, qui lui remet la croix de chevalier. "Je ne m’attendais pas. J’étais très surpris, mais très touché. Mi té tré fier", laisse-t-il échapper.
"Je n’ai plus une très bonne santé. Je reste à la maison, je lis la bible et je prie. Pour le reste, seul Dieu le sait."Photographie, timbres, généalogie, bibliophile...et plein d’autres plus intéressantes les unes que les autres. Il a publié son ouvrage " Fragments d’une mémoire centenaire", qui retrace plus de cent ans de fragments d’histoire commune. Sa mission était : "Transmettre les valeurs de l’épopée de la France dans l’île lointaine".
Une mémoire intacte
Son voisin le décrit comme un homme vif d’esprit dont la mémoire est toujours intacte. "C’est un passionné de photographie. Il a fait beaucoup de photos de monuments. Il a même immortalisé la venue de Charles de Gaulle sur l’île dans les années 1950. Il collectionne également des timbres et il est aussi un fervent catholique", souligne-t-il.
En plus de sa passion pour redonner un second souffle aux livres, Sully Argand a beaucoup écrit sur sa machine à écrire. Un livre contenant tous ses fragments de vie a été tiré à une centaine d’exemplaires...
Son secret de longévité ? Il nous l’explique par une très bonne hygiène de vie et une croyance inébranlable. Toujours en pleine forme et très bavard, la transmission de l’histoire et de la culture pour les générations futures est primordiale pour lui.
Un jour que j’ai rendu visite à M. Petit, la connaissance d’une amie, celui-ci m’a montré une collection d’objets incroyables, bien conservés. Leur propriétaire ne se lassait pas de raconter l’histoire de chacun d’eux, comme le faisait autrefois le collectionneur du Musée du Bon Roi Saint Louis à St Philippe (musée qui hélas n'existe plus !).
Parmi tous ces objets, une belle pince métallique a attiré mon attention. Il m’explique qu’il s’agit là d’une « pince à sel ».
Il faut savoir qu’autrefois on achetait des pains de sel, des gros cônes et il fallait avoir chez soi des instruments robustes pour casser ces pains (hachettes, marteaux, pinces à découper, râpes…) Il en allait aussi ainsi pour le sucre qui était vendu en bloc. Il fallait taper, cisailler, écraser pour réduire cette masse et pouvoir la consommer.
Photo extraite de « C’était hier » volume 3 de Vaxelaire p.160
Finalement, cette pince pouvait peut- être aussi être une pince à sucre…
Eh oui, on aime à utiliser ce mot sur l’île. On trouve qu’il n’existe pas assez de mots en créole, alors on s’amuse à en créer, c’est ce qu’on appelle des « néo-logismes ». Et on fait croire à la population qu’on parlait ainsi à la Réunion… à moins que le mot ait réellement existé mais n’aurait pas été vulgarisé…
En bavardant avec Brigitte née à la Plaine des Palmistes et Yoland né à Entre Deux, je réalise qu’ils s’offusquent à l’idée qu’on veuille à leur âge leur apprendre le créole, leur propre langue… Ce mot ils ne l’ont jamais employé… Peut-être qu’il était usité dans certaines sphères mais pas par le Créole du terroir.
Pour désigner une personne âgée qu’on a toujours eu coutume d’appeler ici « gramoun » on vient d’inventer ou de remettre au goût du jour (de certains initiés) un mot issu du registre architectural. On se plaît désormais à appeler l’ancien un « arcboutant » un « zarcboutant », ou un « zarboutan ».
Mais qui sait que le mot « arcboutant » désigne une structure en arc qui sert à soutenir un mur, une voûte ? C’est effectivement une pièce maîtresse dans la maison. D’où la volonté des littéraires à vouloir absolument faire de l’ancêtre un soutien …
En fait la personne âgée devient un pilier, même si c’est plutôt elle qui aurait souvent besoin de piliers pour la soutenir…
Les contreforts (ou arcboutants) de la Collégiale de Munster en Lorraine...
Pour rejoindre le Sud ça y est : finie la « route de la corniche » ! On peut emprunter la Nouvelle Route du Littoral (sauf en cas de grosse intempérie ou de cyclone.)
Il y a une voie réservée aux bus, une voie non sécurisée réservée aux cyclistes, et qui plus est du côté océan où on met en garde contre les rafales…
La voie tram train ne semble pas se préciser…
Il n’empêche qu’une portion de 10,5 km n’est toujours pas achevée et rejoint la route de la corniche sur plusieurs kilomètres. Question d’argent ! Or il paraît que les financements ont été trouvés par Huguette Bello… Des magiciens, les élus de la Réunion. Et ce qui devrait être une route sur digue se transformerait en route sur piliers…
Livré en 2028 le coût total de ce pont, le plus cher de France, et largement financé par l’Europe, qui initialement devait se chiffrer à 1,6 milliards d’euros atteindrait la somme de 2 milliards d’euros… La NRL serait achevée en 2028 !
Invitée chez mes amis Olivier et Véro à Trois Mares, j’ai eu droit à un festin ! La légine est un poisson très fin des mers australes qui se déguste à la Réunion : c’est un morceau de choix dans les assiettes. Je n’ai aucun souvenir d’avoir mangé de la légine sur le continent…
Le poisson était accompagné de brèdes pariétaires « paille à terre » comme on dit ici, et de tranches de fruit à pain. Un délice. Mes hôtes en avaient cueilli le matin dans le Parc des Palmiers où ils ont coutume de marcher.
Et pour couronner le tout en dessert des letchis qu’ils avaient mis sous vide et qui avaient encore leur belle couleur rose…Un joli cadeau de bienvenue !
Dans le parc des Palmiers au Tampon, les distances parcourues ont été dessinées dans les allées. Si de nombreux sportifs utilisent leur montre connectée pour évaluer le chemin couvert, beaucoup de promeneurs aiment se reporter aux marques laissées sur le sol.
Et sur les panneaux d’information situés à l’intérieur du parc, on peut choisir son parcours en connaissance de cause. Et des couleurs orientent les visiteurs dans leur choix.
Il était temps ! Souvent les passagers en transit sont contraints de rejoindre le chef- lieu pour trouver à se loger en attendant la correspondance. Même les passagers qui n’ont plus de bus pour rejoindre le sud pourraient y séjourner. Les voyageurs qui auraient un vol tôt le matin pourraient s’y rendre la veille et y attendre d’embarquer sans avoir à redouter les embouteillages récurrents autour de St Denis. Encore faudrait-il que les coûts ne soient pas prohibitifs, ce qui semble compromis vu les annonces d’hôtel grand standing…
Actuellement deux grues installées sur un terrain de la zone aéroportuaire de Roland Garros dont en action et ce depuis plus de deux mois. La société Delgabat en charge du gros œuvre occupe le créneau pour réaliser le gros œuvre d’un établissement hôtelier qui devrait être livré en 2025.
Sanjay Audaydjee *porteur de ce projet explique qu’un Hôtel Hilton devrait s’élever là : un hôtel 4 étoiles de 180 chambres. Ce projet aurait bénéficié d’une aide de 3,5 millions d’euros du Fonds européen de développement régional (Feder) Le coût initial de ce complexe est estimé à 30 millions d’euros
Une autre offre hôtelière commence à se faire jour non loin de l’aéroport Roland Garros. L’ensemble immobilier Kerval Sous enseigne B&B (3 étoiles), il comptera 98 chambres et pourrait également accueillir ses premiers clients début 2025. Les futurs établissements répondront à des attentes multiples, notamment celles des voyageurs prenant un avion matinal, qui n’auront plus à se lever avant l’aube pour franchir les embouteillages.
*Sanday Audayjee est l’importateur du ciment Lion à la Réunion et le propriétaire de la bijouterie Vendôme à Saint Denis
Quels changements depuis l’an passé ! Ce parc du Tampon s’est agrandi a remplacé les champs de cannes qui le bordaient et de nouvelles allées ont été créées.
Un nombre impressionnant de jeunes palmiers ont été plantés dans cette nouvelle zone d’où on a une vue sur l’Entre Deux.
Elles décrivent des lacets vers les hauteurs et ce ne sont pas moins de 4 kiosques qui ont été installés là. Il manque encore les bancs mais les toits sont déjà couverts de tavaillons. On peut s’y abriter.
À plusieurs endroits de jolis garde-fous en métal ajouré protègent de chutes éventuelles
De nouveaux équipements apparaissent sur le plan.
Je n’ai pas encore eu l’occasion de tout découvrir. Ce sera l’occasion d’y revenir.
Se balader le soir à Saint Pierre près de la Pointe du Diable est agréable : il fait bon et le vent venu de l’océan nous décoiffe.
Il est 17 heures et c’est le rendez-vous d’une foule très variée. Toutes les générations s’y retrouvent. Ça fourmille de sportifs et sportives (sportifs isolés, bandes de jeunes, bandes d’adultes…) qui courent sur les sentiers aménagés ; des couples promènent leurs chiens ; des clubs de foot font des mouvements d’immobilisation, d’autres de la musculation ; des parents accompagnent leurs marmots poussant leurs draisiennes, des gramouns avancent au pas de sénateur… une fillette fait voler son cerf-volant. Parfois il faut enjamber un filet d’eau stagnante, monter un escalier, descendre des marches, marcher dans le sable noir, sur des galets, sur l’herbe, contourner une mare… On peut aussi s’arrêter, s’asseoir et regarder les vagues déferler sur la côte ! Ou encore herboriser, regarder la végétation, comme les grappes des raisiniers ...
Qu’est-ce qui a changé ici depuis ma dernière venue ? Déjà le nombre de gens qui fréquentent les lieux, qui augmentent d’année en année, puis la sécurisation de l’endroit. : il est interdit de franchir les barrières en bois derrière lesquelles les falaises fragilisées par l’érosion peuvent réserver des surprises.
Plusieurs parkings ont été aménagés et sont éclairés la nuit comme le sentier qui vient la ville et aboutit ici.