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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 19:24


Hier, samedi 28 avril 2012  a eu lieu à 11h30 l’inauguration du nouveau « centre ville de Grands Bois » sur le site de l’ancienne usine sucrière réhabilitée.

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Des logements sociaux ont vu le jour, mais aussi une crèche, une médiathèque et des commerces.

Eric Wuillai, président Directeur Général du « CBO Territoria », Michel Fontaine, maire de St Pierre, Yann de Prince, président de la SHLMR, et  Jean Francois Moser, directeur général de la SHLMR  (Société Anonyme des Habitations à Loyer Modéré de la Réunion) avaient convié les associations de Grands Bois…. à cette manifestation.

A côté de l’immense cheminée restaurée, les officiels se sont succédé pour des discours de circonstance.

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J’espère ne pas avoir trahi leurs propos.

M. Wullai, a dévoilé le contenu de cette réhabilitation « Opération Cap Austral ». Au lendemain de la décision d’un tracé de  voie qui coupait Grands Bois en deux, la CBO a fait un vrai pari avec la municipalité. Il fallait reconvertir le site. En 2004, on prévoyait d’abord des commerces derrière l’usine, sur la piste de l’ancien aérodrome. Puis tous se sont accordés  pour faire  du site historique de l’usine le cœur de Grands Bois. Familiarisée avec la reconversion des friches industrielles à la Réunion, l’entreprise CBO a entamé les travaux : il s’agissait de réaliser un  « quartier de vie ». La dépollution préalable a été effectuée dans un délai assez court, une vingtaine de mois. On démarre en 2010, le projet prévoit la livraison de 51 logements, d’une crèche à l’arrière de 450 m2, la réhabilitation du fronton et des anciens bâtiments, pour la une médiathèque, qui sera achevée fin 2013 

 On compte actuellement 1700 mètres carrés destinés aux commerces et services, dont 350 m2 déjà commercialisés : la poste (qui se trouve dans le bâtiment à l’angle), la boulangerie, un coiffeur, de la restauration, une pharmacie. La phase de commercialisation se poursuit.

ci-dessous les commerces et le parking arboré de benjoins

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             le salon de coiffure tenu par une habitante de Grands Bois

En outre, 250 logements neufs sont prévus sur les parcelles viabilisées entre la voie rapide et l’usine. le Projet « Cap Austral » ce sont 650 logements à terme, 2000 habitants en plus au bout de 10 ans.

 

       la médiathèque

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 Jacques de Chateauvieux a ajouté une touche d’émotion à cette journée. Il a rappelé que de nombreuses générations s'étaient succédé : ouvriers, employés, directeurs, et tous ont apporté leur contribution à la construction de ce quartier.

En 1991, à la fermeture de l’usine, « le cœur i saigne ».

Certaines  usines sucrières du groupe Bourbon  ont déjà été restaurées comme celle de Stella, de la Mare, de  l’Eperon. Il est heureux qu’on n’oublie pas le Sud.

Il se souvient de son enthousiasme, quand en culottes courtes, il allait à la maison du directeur, c’était la fête, on y mangeait des palmistes, la cuisine était bonne. Puis il évoque avec nostalgie l’époque de la distillerie, celle où on fabriquait du rhum à Grands Bois.

Il rend hommage à ceux et celles qui avec la municipalité se sont attelés au Devoir de Mémoire en se penchant sur le passé de Grands Bois. Il se félicite aussi que dans ce nouveau lieu de vie, tout le monde ait été pris en considération, que l’endroit soit destiné à toutes les catégories sociales.

Et pour finir, il parle de l’avenir : il sait que les autorités ont  à cœur de créer des emplois, pour en faire bénéficier les enfants et petits-enfants de ceux qui ont travaillé ici.

      Confiant en l’avenir, il dit aussi que les jeunes ont des exemples, et il mise sur le caractère entreprenant des Réunionnais. Convaincu que le voyage forme la jeunesse, il conseille de ne pas se centrer sur son  « nombril, même s’il a été coupé à Grands bois », C’est partir dans le monde qui rend plus fort. Ce qui caractérise le Réunionnais, c’est son respect des différences, son ouverture aux autres.

 

Le responsable de SHLMR a rendu hommage à feu Pierre Lagourgue qui  a créé les HLM à la Réunion, et accompagné les projets de Stella Matutina.  Il reprécise que 51 familles vont habiter dans ce site  de Grands Bois chargé d’histoire. Puis il présente un personnage privilégié : le premier a avoir eu les clefs, les clefs du logement N°1. Elles avaient été remises à M. Auguste Vidot, « né Grand Bois », avec 44 campagnes à l’usine, fait partie des ouvriers qui ont fait jusqu’à la dernière, celle de 1991. Certains locataires viennent du quartier, d’autres de l’extérieur. Rappelant que l’usine avait été construite en 1875, et qu’elle a connu 116 campagnes, il souhaite la même durée de vie à ces nouveaux bâtiments.

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Le sénateur – maire de St Pierre  a rappelé les enjeux de cette réhabilitation avant de parler de l’avenir de la balance.

 En septembre 2009 on a posé de la première pierre et en Juin 2010 débute de la réhabilitation. Le résultat de cette formidable opportunité est d’ajouter un nouveau souffle à ce quartier de GB.  La commune a souhaité valoriser le patrimoine de GB.

Ce projet est mixte :  d’abord, la demande de logement social, correspond à une attente de plus en plus pressante. Puis avec les Commerces et services, offrir au cœur historique de GB un nouveau dynamisme. GB Passera de 5000 à 9000 habitants. Il évoque aussi le déplacement de la balance pour assurer la sécurité des résidents et des écoliers, l’endroit étant très fréquenté par les cachalots : ce sont  2,5ha qu’il s’agit de valoriser.

 Coupure du ruban

Des tambours malbars ont animé ce moment : Mme Lucette De Villiers a coupé des morceaux de ruban qu’elle a remis à tous les officiels présents. Le public a été invité à faire le tour du site pour découvrir les différents locaux, puis à partager le pot de l’amitié.

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 A cette occasion, j’ai pu échanger quelques mots avec Mme Lucette De Villiers : c’est elle qui aurait insisté auprès de M. de Chateauvieux pour que la cheminée de Grands Bois et la façade de l’usine ne soient pas détruite ! Merci Madame.

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:26

 Le faux poivrier donne actuellement des baies qu’on peut commencer à récolter. Sur le littoral, près d’Etang Salé, elles sont déjà toutes rouges. Plus on monte en altitude, moins elles sont mûres.

 François et moi, sommes descendus, avec nos sécateurs, dans le Bras de la Plaine, au Ouaki, en faire la cueillette pour notre usage personnel et aussi pour les offrir.

 cueillette de baies roses

On apprécie ces baies pour leur aspect décoratif et généralement, nous en parfumons nos salades. Mais dans une sauce ou pour accompagner un carpaccio, elles font aussi l’affaire.

 Ces grappes de graines roses, on les trouve partout, à l’état sauvage. Paraît que les cabris en raffolent. Encore un produit péi qui mériterait qu’on le valorise.

   faux poivrier  baies roses

Sur un site  de métropole (dans le 89) qui prétend vendre des baies originaires de Maurice, les 100g sont proposés à 11,6O euros !!! Sur les marchés de la Réunion, on les trouve aussi, et le prix y est également très élevé.

 On en fait aussi une huile essentielle qui favoriserait la transpiration, faisant tomber la fièvre après un rhume ou un refroidissement.

 Au Tampon, la CAHEB qui distille le géranium mais aussi d’autres plantes dont la baie rose présente sur son site la fabrication cette essence.

http://www.geranium-bourbon.com/baierose.php

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:26

Mercredi soir, j’ai proposé une dernière promenade  dans le quartier de Trois Mares à mes amies avant qu’elles ne prennent l’avion pour la métropole …

Nous sommes descendues par la rue Montaigne, avons bifurqué vers la droite, puis sommes remontés par le Chemin Mondon avant de passer devant le gymnase. Au cours de cette balade, nous nous sommes arrêtées à plusieurs reprises.

 Dans la descente, nous avons admiré devant les cases des fleurs ressemblant à des callistemons (rince-bouteilles)

 callistemon.JPG P1080075.JPG

des euphorbes ( ou Epines du Christ)

                       euphorbes.JPG

puis nous avons fait une courte halte près d’une basse-cour où se dandinaient des canetons, où picoraient des poules hautes sur pattes…

 basse-cour.JPG haies couleurs

Les couleurs des haies à droite ont arraché des exclamations admiratives à mes hôtes. Au bout de la rue, qui est une impasse pour les véhicules, des mûriers. Myriame voit une baba-figue pour la première fois.

murier.JPG baba-figue.jpg

Un arbre est envahi par des lianes de toute beauté

                                        lianes-a-identifier.jpg

Angèle demande que je fasse un gros plan sur une passiflore d’un rouge qu’elle ne lui connaissait pas. La liane poussait sur des arbustes à fleurs jaunes citron.

passiflore.JPG fleurs-jaunes-a-identifier.JPG

Dans le chemin Mondon, un petit coup d’oeil sur une haie de durantas, ces plantes mellifères dont on voit sur les même tiges les petites fleurs violettes, et les graines orange.

 Je suis surprise par la présence d’un petit potager dans ce secteur, un joli jardin où poussent des salades, des songes, de l’oignon vert, des piments, des bananiers, des haricots…

durantas.JPG jardin-C.Mondon.JPG

 

Nous longeons des haies de panaches d’officiers, admirons les mussaendas, les alamandas.. .

panache-d-officier.jpg mussaenda.JPG

                         allamandas

Plus haut, en face du petit salon de coiffure, stationne toujours une vieille carcasse de voiture envahie par les herbes : une Dodge, qui appartenait à une dame du 14e. Son jeune propriétaire nous raconte qu’il envisage de la retaper.

                      Dodge ancienne

J’essaye en vain de montrer le vieil alambic qui se trouvait dans une cour. La taille des crotons et des philodendrons  étonne nos promeneuses. A l'angle du chemin Mondon et de la rue Baudelaire, des plantes ont elu domicile au pied d'un arbre, parmi elles, un croton plumes z'indien, encore appelé "cretonne"sur l'île.

                                       croton-plumes-z-indien.JPG

En face du gymnase, je fais remarquer une liane superbe : la liane orchidée. Cette végétation luxuriante qui prend racine partout était une belle découverte !

                               liane-orchidee.jpg

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:36

 Le mois de mai est aussi appelé « mois de Marie » dans la religion catholique. Pas étonnant que  nos « cœurs de marie » soient en train de s’ouvrir. Sur l’île, même les tamouls fêtent « Marielem » ou « Mariem » à cette époque de l’année.

Près de la varangue, j’ai planté ce «clerondendrum speciosum » et en moins de trois mois la plante s’est enroulée sur la tige de bambou pour atteindre une hauteur de 2 mètres. De petites fleurs rouges émergent d’un calice rose.

clerodendrum speciosum 1 clerodendrum speciosum

Cette plante aime la lumière et un peu d’ombre. Je l’ai placée de sorte qu’elle soit abritée, mais qu’elle puisse bénéficier de l’eau de pluie,  à 50 cm de la sortie d’une descente de gouttière. Elle se plaît bien là et nous le rend bien. Chaque matin, nous assistons à la l’ouverture de ses inflorescences, qui sont de jour en jour plus nombreuses. Sur le feuillage vert, cette floraison est de toute beauté.

clerodendrum speciosum 2

Sous les latitudes tempérées, cette liane n’aurait aucune chance de survivre : elle craint les températures inférieures à zéro degré.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 19:10

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Déjà en allant chercher nos hôtes à l’aéroport début avril, nous avons été surpris de voir qu’on agrandissait le parking. Et après deux semaines, en ramenant nos amies à Pierrefonds, nous avons pu constater de visu l’avancement des travaux.

 L’aéroport de Saint Pierre-Pierrefonds a entrepris un programme d’agrandissement et de modernisation de ses infrastructures. L’aérogare doit doubler de surface, la petite salle d’embarquement devrait tripler de surface et une nouvelle salle des bagages verrait bientôt le jour.

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                                la salle d'embarquement le 25 avril

On aménage actuellement un parking qui serait gratuit, et on envisage une extension de la boutique duty free.

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les travaux devant l'aérogare.

Le Sud veut ainsi rendre l’aéroport plus attractif, et les importants investissements consentis permettront d’accueillir des moyens courriers.

Nous sommes déjà heureux que la compagnie Air Austral amène nos amis jusqu’ à Pierrefonds avec l’ATR, et que nous n’ayons pas besoin d’aller les chercher à Saint Denis (moins de personnes sur les routes, ça c’est du développement durable ! et aussi moins de stress et de risques d’accident)

      Lien intéressant

http://www.zinfos974.com/Agrandissement-et-modernisation-de-Pierrefonds-Les-travaux-vont-debuter_a39396.html

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:31

Il y a quinze jours, j’ai rencontré Mme Roussel, qui chez la légumière de Trois Mares achetait des zattes. Je me suis empressée de lui demander comment choisir le fruit mûr et comment le manger.

                         zatte 1

Elle m’a expliqué qu’il fallait que les « écailles » s’écartent bien. La pulpe serait alors savoureuse et sucrée. J’ai suivi son conseil et j’ai opté pour deux zattes que nous avons pu déguster deux jours plus tard.

zatte 2 zatte 3

Nous en avons racheté quand Angèle et Myriame étaient en visite chez nous. Elles ont apprécié. L’atte ou zatte est parfumé et très riche en glucide et en calcium.

                       zattes découpe

 Ce fruit, encore appelé "pomme cannelle", pousse sur l’attier (annona squamosa). A la Réunion, on le trouve du Port à Saint Pierre, du littoral à 400 mètres d’altitude. C’est le fruit de Saint Leu, la région des « zattes en tas », sans jeu de mot ! Là, on vend les zattes par 3,4 ou 5 (en tas de 3, 4 ou 5). Hier, encore en revenant de l'Ermitage, nous avons vu un stand de "zattes en tas" à l'entrée de la ville.

L’espèce se multiplie par graine, mais il faut laisser une distance de 4 à 6 mètres entre deux attiers. Le kilo se vend aux environs de 4 euros…

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 22:23

 … qu’on se le dise.

 

Lundi 23 avril, à 8 heures du matin, nous avons déjà couvert les cinq kilomètres cahotants qui  relient le Pas des Sables au Pas de Bellecombe, en slalomant entre les ornières et les nids de poule, une piste qui sied davantage à des engins tout terrain qu’à notre petite 206.

Et voilà que 500 mètres avant d’arriver,  nous avons l’agréable surprise de voir une niveleuse devant nous, un gros engin de chantier avec une griffe et une lame qui racle la piste pour l’égaliser.

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Au retour de la randonnée, j’assiste aux travaux de ce même engin qui oeuvre de compagnie avec un rouleau compacteur monocylindre (caterpillar CS563C)

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Il paraît que ces travaux de nivellement sont effectués « avant chaque saison ». Ce qu’on appelle ici « saison » c’est tout simplement la période de congés scolaires. Effectivement en mai, les petits Réunionnais ont quelques jours de vacances, et souvent ces congés coïncident avec la visite d’amis pou de familles venues du continent. Il faut donc préparer le terrain.

 

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On a arrêté ce jour du 23 avril pour commencer le nivellement de la piste, or c’était sans compter sans l’affluence incroyable d’une foule frustrée qui pouvait enfin profiter d’une embellie, la seule depuis une semaine,  pour voir le Piton de la Fournaise. Il s ’agissait essentiellement des touristes de métropole qui terminaient leurs congés d’avril. Nos conducteurs d’engins avaient toutes le peines du monde à travailler : leurs manœuvres étaient constamment interrompues par l’arrivée massive des véhicules.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:00

Ce matin, nous avons profité de la première embellie sur les Hauts, pour prendre avec nos invitées la direction du volcan. Partis de bonne heure (avant 7 heures du matin au Tampon) pour arriver au pas de Bellecombe vers 8 heures, nous avons commencé par jouir d’un spectacle fabuleux sur le Piton des Neiges (ti coucou à Pierre ! Oté marmaille ! c’est aujourd’hui qu’il aurait fallu y aller au lieu de faire une marche éprouvante sous la pluie…).

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La rivière des Remparts était encore dans l’ombre, mais on distinguait nettement le cratère Commerson. Sur la route forestière du volcan, un panneau "attention randonneurs" Pas de randonneur à l'horizon, mais nous avons rencontré une belle… vache qui semblait heureuse de divaguer là, sur la chaussée,  au milieu des branles verts et des branles blancs. 

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La Plaine des Sables  était magique sous le soleil matinal. 

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Mais la piste était toujours bien défoncée : nombreux nids de poule qu’il fallait éviter.Au Pas de Bellecombe, nous n’étions pas les premiers. Après avoir garé la voiture et mis nos chaussures de marche, nous avons longé le rempart, en suivant le sentier du volcan. La vue sur le gîte du volcan était parfaitement dégagée.Il nous fallait  descendre les  530 marches qui conduisent dans l’enclos.

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Nous nous sommes tous retrouvés au pied du rempart pour nous diriger vers le Formica Léo, pour prendre d'assaut cette petite colline de scories, un cratère datant de 1753.

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Dans le ciel, c'était le ballet incessant et bruyant des hélicoptères qui profitaient de la limpidité de l'air pour faire le survol du site avec les touristes. Quand ils s'éloignaient, on entendait avec ravissement le chant des tec-tecs, ces oiseaux familiers qui s'installent à côté de vous...

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Loin de nous l'idée de monter au Piton de la Fournaise : à cette heure-ci les nuages montent déjà à l'assaut des versants. Ce défi appartient aux lève-tôt : partir à cette heure signifie qu'il faut faire la rando au pas de course pour être de retour avant que le brouillard ait investi tout l'enclos : il faut compter 5 heures de marche, sous un soleil ardent et des nuées menaçantes.

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 Myriame et François ont rejoint la Chapelle Rosemont en 20 minutes, pendant qu’Angèle et moi amorcions la remontée des marches, une ascension qui peut mettre hors d’haleine les moins expérimentés. Heureusement que le mur était encore dans l’ombre sinon cette remontée aurait été bien plus pénible.

Vers 10 heures, c’était le boulevard, on croisait essentiellement des métros, sûrement de la région parisienne (encore en vacances), nombreux étaient ceux qui étaient venus en famille. En attendant le reste de la troupe, j’ai photographié les plantes du site, et assisté au va et vient des machines qui aplanissaient la route, près du parking.

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Angèle et moi avons bu un café et un chocolat chaud au relais de Bellecombe, toujours aussi peu chaleureux et  impersonnel : on a l’impression de déranger les jeunes qui tiennent le bar, et faut voir les casseroles cabossées utilisées pour préparer le chocolat…  des images numérisées dans des pochettes plastifiées garnissent une corniche, plutôt pitoyable !) Heureusement que trois panneaux « subventionnés » sur les randonnées égayent un peu l’endroit.

Avant midi, nous étions de retour au Tampon, pour manger notre cari pattes cochon, ainsi que des chips de songe, des bringelles frites et des zattes mûres. Les légumes et fruits frais, nous les avions achetés la sortie de Bourg Murat.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 15:40

L’ensemble Taconné  de Bordeaux s’apprête à prendre son vol pour la métropole ce soir. Et ce soir encore, il accompagne le chœur Villancico à Saint Denis, dernière étape d’une tournée de 7 jours dans l’île.

Vendredi, tous, musiciens et choristes se sont retrouvés au restaurant « les Longanis » de l’Entre-Deux pour le dîner de gala. Avant le dessert, a eu lieu la remise de ti cadeaux d’adieu comme c’est la coutume depuis six ans : chaque musicien a eu droit à une aquarelle, à un flacon d’essence de géranium...

Cette année deux éléments de l’ensemble Taconné ne prendront pas l’avion, et pour cause : l’une, Stéphanie Aho Clerte, est professeur de violoncelle à Saint Denis, et Sophie Gallet est percussionniste au CRR de la Réunion.

Trois des instrumentistes présents au dîner ont accepté d’interpréter quelques morceaux, au risque d’empêcher une voisine du restaurant de fermer l’œil.

Ainsi Pierre Dutot et Alain Loustelot ont joué «  Montagnes Pyrénées » à la demande d’Angèle. A deux, avec un seul instrument,  pendant que l’un soufflait, l’autre appuyait sur les touches. Pas évident, mais concluant ! Salve d’applaudissements…

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Puis, c’est Marius Andréi, qui a fait pleurer son violon et les choristes émus, avant d’entamer un « Kalinka » endiablé, et la valse « Mon amant de Saint Jean » accompagné par les voix des chanteurs. Ils en ont des cordes à leur arc (à leur archet… dirait-on plutôt pour Marius) tous ces virtuoses !

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Tous étaient d’agréable compagnie. Et si Didier Apparailly n’a pas emporté son violoncelle au repas, il a animé notre tablée avec une verve intarissable et une bonne humeur contagieuse. Un beau moment de partage. Merci les musiciens !

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 14:49

 Myriame, notre hôte a bien connu ce Mosellan, un ami de son père, qui venait parfois dans sa famille à Wittring. Enfant, elle l’entendait  raconter sa vie à Cilaos. Parfois, le Père Hauck, nostalgique, se faisait envoyer un sapin de Noël de Lorraine.

Elle ne pouvait par conséquent quitter la Réunion, sans avoir fait un chemin sur les traces de cet homme, un père spiritain,  décédé à la Réunion en 1990.

 Alors, ce matin, je l’ai déposée à la gare routière de Saint Louis avec Angèle, et elles ont pris le car (ligne régulière) qui partait à 9h05 pour Cilaos, un voyage qui dure environ 1h15. Les Hauts étaient déjà couverts à cette heure, s’annonçait une journée certainement contrariée par la pluie et le brouillard. Emprunter cette route sans voir les paysages est certainement inédit, mais l’expérience des lacets et des tunnels doit aussi être unique pour nos deux amies.

 Le père Jean Baptiste Hauck , né en 1918 était fils de cultivateur, à Dieding, non loin de Sarralbe et de Sarreguemines. Je n’avais pas noté en 2009, lors de ma première visite à l’église "Notre Dame des Neiges" l’origine lorraine de cet homme qui a marqué les Hauts de son passage.

 Eglise de Cilaos 2

A Cilaos, il était professeur et économe avant d’officier à la Plaine des Cafres. Il siégeait également à la CDER vers 1950, une commission de l’émigration qui validait les candidatures à l’installation à Madagascar à une époque où le travail se raréfiait à la Réunion. Le Père Th. Rey en parle dans un article (cf lien suivant) 

http://www.spiritains.org/qui/figures/defunts/hauckjb.htm

Eglise de Cilaos

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