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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:47

Chaque année se tient à la Plaine des Cafres une manifestation destinée à faire connaître le monde agricole de l’île. Cette fête qui se déroule toujours à la mi-janvier draine un monde fou : si la plupart des visiteurs convergent vers les manèges, podiums, stands de spécialités locales, étables, engins agricoles, d’autres -comme nous- y vont pour assister à des conférences.

 Janice Minatchy, la conférencière de la  FDGDON (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) , malgré le sujet qu’elle présentait, n’a pas eu l’auditoire que méritait une telle prestation. Dans le gymnase du Miel Vert, devant  quelques rares personnes disséminées sur les gradins, Mme Minatchy a commenté un diaporama sur la manière d’observer et de soigner les plantes.

                              FDGDON

Une partie importante de cet exposé était consacrée au diagnostic qui permet de mettre en oeuvre une prévention efficace : par exemple, il faut penser à nettoyer les outils de jardin, ramasser les fruits abîmés par les mouches,  éloigner les déchets végétaux atteints, ne pas fragiliser les plantes par l’abus de produits phytosanitaires. Le fait de doubler les doses de ces produits accroît la résistance des plantes aux parasites. L’usage de ces produits peut aussi détruire des insectes importants pour la survie des végétaux, comme l’abeille (qui pollinise) ou la coccinelle noire ( qui dévore les pucerons, les cochenilles.) Il  faut préférer les traitements naturels. Par exemple pour éloigner la mouche du fruit, penser à installer dans les arbres des appâts jaunes (bouteilles ou panneaux) sur lesquels on applique de la colle...

Avec elle, nous avons aussi évoque le problème du bulbul condé ou "merle maurice", cet oiseau dévastateur. Là aussi la Fédération Départementale intervient en proposant des pièges. La spécialiste nous apprend que la chasse aux oiseaux est ouverte de la mi-juin à la mi-août. Même en dehors des périodes de chasse, attraper le bulbul condé est autorisé.

La FDGDON propose ses services aux entreprises et aux particuliers pour les aider à lutter contre les nuisances : examen des plantes attaquées, intervention d'un "médecin des plantes" sur les lieux, fiches techniques...

Pour en savoir davantage, allez sur le site de la FDGDON


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:57

Comment confectionner une capeline en vacoa ?

D’abord, se familiariser avec la technique de la tresse. Il existe une variété incroyable de tresses. On compte celles qui ont 3 brins, quatre, cinq ou six brins… On peut réaliser les chapeaux avec la tresse à dents mais aussi avec la tresse à 6 brins. Il faut confectionner une dizaine ou une douzaine de brassées (12 mètres) de tresses pour confectionner un capeline. 

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Pour le montage, c’est une affaire de spécialiste. Au Club de tressage « Tress' eknou » de Grand Bois, c’est Marie – Rose et Lucette qui s’y attellent, ce sont des expertes ! Mais si on veut apprendre, il faut se lancer au risque de devoir démonter pour se perfectionner.

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On peut assembler les tresses avec du vacoa, ou du sisal. On commence par le haut, on forme d’un escargot en cousant méthodiquement. L’aiguille doit être longue et solide. Il faut demander en mercerie une aiguille pour « coudre la paille ».

C’est un travail de longue haleine pour les débutantes. Mais c’est en faisant des erreurs qu’on progresse. Parfois, on est surpris du résultat : on comptait avoir un chapeau avec un large bord et on obtient un "chapeau cloche"... Pourquoi pas ?

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Et tiens, si on relevait les bords ? Voilà le résultat... Pour une première, avouez que c'est pas mal...

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Ensuite, on peut décorer sa "capeline" avec un ruban ou une rose de bois…ou d’autres fleurs sèches. 

"A la Réunion, pays du soleil ardent, la capeline n'est pas l'apanage d'une classe sociale. Elle est indispensable à toutes les femmes aussi bien pour aller au bazar, qu'à la messe, à la promenade ou aux champs.." peut on lire dans le Piment des mots créoles de Jean Albany.

Quant à moi, je l'ai étrennée pour la première rando de l'année au Bras de la Plaine. Une bonne idée... pour se protéger des rayons brûlants de cette journée.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:06
Jolis-Pas-janvier-2012.JPG
Après une demi-heure de descente depuis l’Entre-Deux, nous ( la quarantaine de marcheurs) étions au Pont des Lianes. Le groupe s’est installé 300 mètres en amont.

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Pendant que les marmailles barbotaient dans les bassins sous l’œil vigilant de leurs parents, une douzaine de marcheurs du Club des Jolis Pas a décidé d’entreprendre l’exploration des gorges de cette rivière. Depuis ce pont,  il faut remonter le cours de la rivière, encore marcher une heure dans les galets souvent inégaux, ou dans les eaux tumultueuses de la rivière, et se frayer parfois un passage dans la végétation pour atteindre ce site.

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Comme nos chaussures étaient étanches, et que l’aventure était décrite comme peu compliquée avec quelques passages obligés dans le cours d’eau, nous avons pris le parti de rejoindre le groupe.


Une véritable expédition : là, pas de fléchage, pas de balise blanche, il faut se fier à son intuition. Un semblant de chemin de sable gris disparaît sous les roches, ou se perd dans la rivière et là il faut oser la traversée. Heureusement qu’il n’a pas plu ces derniers jours.
Mais plus on monte, plus le courant est fort.

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Nous franchirons la rivière à plusieurs reprises. L’eau est chaude. Cette progression dans l’eau nous déplaît moins que le parcours sur les gros galets. Le caractère sauvage des lieux, son aspect inexploré, sont un ravissement pendant tout le trajet.

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Nous sommes enfin récompensés de nos efforts. Au bout d’une heure, nous sommes devant des formations rocheuses spectaculaires : orgues basaltiques, arches, cavernes.

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Attention, parfois l'eau du barrage est lâchée. Se renseigner avant d'entreprendre cette expédition. Prévoir chaussures étanches, et de quoi se désaltérer ou se restaurer.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 21:42

Ce dimanche, une quarantaine de personnes ont participé à la sortie "marmailles" des Jolis Pas. Au programme : la descente vers le Bras de la Plaine depuis l'Entre Deux. Et bien sûr "la dégustation de la galette des Rois."

Très alertes,  les jeunes et les moins jeunes ont dévalé le sentier pendant une demi-heure environ avant d'atteindre le Pont des Lianes. Puis, toute la troupe a rejoint  le lit de la rivière pour la remonter par la rive gauche.

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La petite fille de Betty et Jannick s'est arrêtée pour achever la construction d' un cairn avec son grand-père.

Il a fallu se déchausser pour rejoindre la rive opposée.

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Et là, tous se sont installés à proximité de bassins artificiels retenus par de gros galets.  Les petits et les grands se sont divertis toute la journée dans la bonne humeur, sous un soleil très généreux.

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L'occasion pour Yvan d'expliquer à ses petites-filles qu'il faut se mouiller les bras et la nuque avant d'entrer dans l'eau.

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Les enfants ont pris plaisir à patauger, à construire des barrages,  et à chercher des tétards

Vers 14 heures, tous ont eu une part de la délicieuse galette à la frangipane, découpée équitablement par Hélène. Les rois et reine d'un jour ont coiffé leur couronne.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:24

Eglise-Bras-de-Pontho--1-.JPG                                         au fond à gauche de l'église, la crèche de Noël 

 

Le 6 janvier, la crèche de la petite église du Bras de Pontho accueillera certainement « les Rois Mages », ces trois rois qui apportèrent l’or, l’encens et la myrrhe à l’enfant Jésus. Pour l’instant, on n’y voit que le nouveau-né, sa mère la Vierge Marie, Joseph le charpentier, l’âne et le bœuf, les bergers et leurs moutons.Eglise-Bras-de-Pontho--2-.JPG

Ce jour, très fêté aussi par les Orthodoxes, est le jour de la Sainte Famille. Pour Véra, mon amie d’enfance, ce jour était très  important : toute sa famille se réunissait le 6 janvier et se réunit encore !

A la Réunion, où la religion catholique est encore très vivace, il arrive qu’on voie déambuler le soir de l’épiphanie trois personnages costumés qui vont de porte en porte.

Grâce à cette fête, les pâtissiers aussi se régalent : la galette des rois fait augmenter leur chiffre d’affaire. L’occasion de la partager est bonne dans maints endroits, sur les sentiers de randonnée, sur le lieu de travail... (à suivre)

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 06:24

 

Ecomusee-rucher-ancien--1-.JPG

Un tronc de bois de bombarde, arbre endémique de la Réunion,  figure parmi les objets exposés sous une aile extérieure de l’Ecomusée. On y lit qu’on l’appelle aussi « bois de tambour, "bois de papa" Son nom latin est « tambourissa elliptica» Il appartient à la famille des monimiacées.

 

 

Mme Piras nous explique qu’autrefois les abeilles y élisaient domicile, parce qu’en vieillissant le tronc  enflait et devenait creux. Pour récolter le miel, les gens coupaient l’arbre au-dessus des alvéoles et couvraient le tronc : on obtenait ainsi un rucher, que l’on appelait « bombarde »   Ecomusée rucher ancien (2)

Les fruits de l’arbre ressembleraient à de petites figues. Sans l'ouvrage de Lucas sur les plantes endémiques de la Réunion, j'ai trouvé l'explication pour l'appellation "Bois de tambour" qui vient simplement du fait que le bois se creusait facilement et se prêtait bien à la fabrication de cet instrument.

Ce bois se nomme aussi "bois à allumer" parce qu'on pouvait obtenir du feu en frottant les rameaux ensemble.

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:44

Cette balance, visible à l'Ecomusée de St Philippe pourrait en raconter des histoires si elle était douée de parole.

Cet instrument de mesure utilisé par le bazardier (ou marchand) servait à peser des sacs, mais aussi le cochon que l'habitant venait lui vendre.

 

Eco musée balance bazardier 2

    Dans le  crochet supérieur était enfilée une barre que supportaient deux hommes et l'objet à peser était fixé au croc inférieur.

Pendant que le propriétaire du porc surveillait de près le déplacement du curseur sur la barre, un des acolytes (complices) du bazardier levait discrètement la jambe sous l'animal pour faire contrepoids : il allégeait ainsi la bête de 10 à 15 kg.

Evidemment le vendeur n'était pas toujours dupe. Ainsi, parfois avant d'amener la bête, il lui faisait ingurgiter 10 litres d'eau sucrée pour l'alourdir.

Ce jeu ne durait qu'un moment, le bazardier s'apercevant assez vite de la supercherie. Donc, avant la pesée, notre homme donnait un coup de pied dans le ventre de l'animal qui se délestait de quelques litres d'urine.

A malin, malin et demi...

Cette anecdote nous a été racontée par Raphaël Piras, le propriétaire du musée de St Philippe, passionné d'objets et d'histoire locale.   Eco musée balance bazardier                               Une partie de la "Collection d'instruments de pesée"

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:59

J’attendais avec impatience d’entrer dans ce lieu vanté par les amateurs "d’objets lontan". Souvent, on passe à côté, trop pressé de voir la coulée du Tremblet. Et pourtant, là aussi,  un arrêt s’impose : tout le patrimoine de St Philippe y est concentré sur quelques dizaines de mètres carrés.

Eco Musée St Philippe (1)


En 1998, Raphaël Paris et son épouse Jacqueline née Payet, transforment en musée cette petite case très ancienne qu’ils viennent de racheter  (il n’en existe plus que trois de cet âge à St Philippe, elle avait été construite en 1850) Les bardeaux et la toiture ont été refaits, mais la petite demeure a gardé son cachet d’antan. Un cyclone l’aurait quelque peu déplacée.

C’est dans sa cour ( le jardin) que Jacqueline, la patronne des lieux  nous accueille. C’est elle qui fait la première partie de la visite.

 D’abord assis à l’ombre sur un banc en pierre, nous écoutons notre hôte nous parler de l’histoire de la ville et de la case. Puis elle nous fait visiter la cour, nous fait observer, sentir et toucher les plantes locales qui ont faitEco Musée St Philippe (2) partie du quotidien des Saint-Philippois. Nous dirigeons ensuite nos pas vers un abri où sont exposés des pilons, des roues, des moulins, des scies… et la dame nous explique l’usage de chacun des objets.

Puis elle nous invite à la suivre vers l’alambic où elle fait une rapide présentation des plantes et de la distillation. A proximité, elle nous montre une roche à laver et les accessoires nécessaires à la lessive ainsi qu’ une bombarde (arbre creux servant de ruche)

Puis, c’est Raphaël Paris qui prend le relai et nous fait découvrir l’intérieur de la case, constituée de cinq  pièces, qui contiennent un trésor ! Des centaines d’objets qui racontent l’histoire de Saint Philippe.

Eco Musée St Philippe (4)

Des outils de charpentiers, de plombiers, de tonneliers, de pêcheurs et des instruments de mesure et de pesée occupent la première petite salle. Et notre collectionneur nous raconte souvent des anecdotes liées à ces objets, anecdotes qui feront l’objet d’autres articles dans ce blog.Eco Musée St Philippe (3)

La deuxième salle est le domaine des objets de culte, des livrets scolaires, de la numismatique, des cartes et archives manuscrites de la région.

La troisième contient une vitrine d’armes. On expose aussi dans ce lieu de mémoire des entraves datant de l’époque de l’esclavage. Les vestiges du navire échoué  à quelques encablures de là, le « Hastings » y occupent aussi une place de choix.

Nous montons une marche et sommes dans la 4epièce meublée : on y voit des armoires et commodes en tamarin, le plancher en bois d’écorce blanc est d’origine.

Dans la pièce attenante, la chambre à coucher. Un lit couvert d’un tapis-mendiant, une commode avec  les bassines et brocs de toilette, le bandège, les savates-goni…

Venus à 9h15, nous sommes sortis de ce musée vers 11h45 alors que la visite devait durer 1h30 ! Nous avons quitté M. et Mme Paris, après leur avoir fait dédicacer l’ouvrage « Saint Philippe d’Hier et d’aujourd’hui » et après avoir signé leur petit livre d’or.

Un endroit fort sympathique à recommander à tous ceux qui se passionnent pour le passé de l’île et qui ne sont pas pressés.

Eco musée St Philippe (5)

 

 Le prix d’entrée est modique : 5 € par adulte et 2 pour les enfants ( de - de 12 ans).

Comment s'y rendre ?

Quand on vient de St Pierre ou St Joseph, la case est située à droite après une station essence. Pour stationner,  il suffit de descendre la rue de la Marine à droite, juste avant le musée, sur une cinquantaine de mètres, et de se garer  à gauche sur  une place qui doit être celle du stade.

 

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:15

Pour les fêtes le quartier de la Mairie de St Pierre est joliment éclairé : le bâtiment est couvert de guirlandes lumineuses qui tombent en cascades le long de la façade.

Dans le parc, des lignes d'ampoules forment des palmiers.  

Photos Jacqueline 3 009

L'Hôtel de ville, ce bâtiment du 18e siècle  dont la construction a été décidée le 8 septembre 1736, est situé sur un terrain acquis par la Compagnie des Indes en 1732. 

Photos Jacqueline 3 010

     La façade et les toitures de ce bâtiment ont été classées en 1982 par les Monuments Historiques.
A l'origine, sur ce terrain situé à quelques pas de la mer, se trouvaient des bâtiments administratifs et des entrepôts.     Photos Jacqueline 3 011

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 12:13

Instantané 8 (01-01-2012 12-07)

A tous ceux qui sont éparpillés sur cette planète et que la toile permet de relier, à ceux qui font partie de mon petit univers et à ceux que j'ai eu la chance de rencontrer dans les associations de l'île et  grâce au blog,  je souhaite une année 2012 riche en moments de bonheur partagés en famille ou entre amis; avec les voisins ou les  personnes croisées dans la rue, dans les transports, sur le lieu de travail ou ailleurs. Que chaque jour soit vécu intensément !

 

Je repique pour l'occasion les paroles de l'éditorialiste du Jir, Yves de Montrouge, dont j'apprécie énormément les billets,

 " Il faut penser à ajouter non pas des années à sa vie, mais de la vie à ses années",  maxime qu'il  avoue avoir piquée à Confucius !

Une  pensée à méditer et qui donne du sens à notre existence. Donner de la vie à ses années... le secret du bonheur ! Des couleurs dans le "fénoir" pour un soir, une belle idée de la municipalité de St Pierre, un spectacle pyrotechnique réussi dont tout le monde a pu profiter.

Il s'agit maintenant de  donner de la couleur à son existence...et à celle de ceux qui nous entourent, au quotidien !

 

Instantané 1 (01-01-2012 12-03) Instantané 2 (01-01-2012 11-26)

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   A la vue de ces lumières, reviennent à ma mémoire les paroles de cette chanson de Tino Rossi que j'avais lues sur une partition de ma maman,  et que j'avais fredonnées voilà une quarantaine d'années : "Tant qu'il y aura des étoiles, sous la voûte des cieux, il y aura dans la nuit sans voile du bonheur pour les gueux ! "

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