Depuis la RN3 qui traverse l’île, on peut s’arrêter à un belvédère d’où on a une vue sur la Plaine des Palmistes.
Mais récemment en randonnant sur le circuit du Nez de Bœuf en remontant un peu et avant de plonger vers l’Argamasse. Véro m’a proposée de me faire découvrir un endroit depuis lequel on domine la Plaine des Palmistes. Nous avons posé notre sac à dos près du pylone situé à 2341 mètres aux points suivants : 21°11’14 S 55°38°07 E
Une belle découverte ! Au loin la forêt de Bébour, le piton des Neiges, Grand Etang, la Cascade Biberon...
J’imaginais dans la vallée mes amis Alain, Marie Noëlle…nés et vivant dans ce site assez exceptionnel et me rappelais Julia Robert qui nous avait toujours réservé un bel accueil de son vivant.
Comme nous étions parties tôt, la vue était entièrement dégagée. Les nuages commençaient à peine de monter de l’océan vers les crêtes.
Lors de notre rando au Nez de Bœuf, Véro m’a proposée de rejoindre l’argamasse par le Piton Textor. Une jolie boucle à travers les branles, cette végétation basse typique des pentes de la Fournaise.
Nous avons quitté le sentier pour rejoindre à droite un endroit pittoresque où les organisateurs de sorties équestres ont coutume de faire une halte avec les chevaux.
C’est une étendue d’eau retenue par des scories. Ce sont les pluies qui la remplissent. Pour y accéder, on marche sur des scories grises qui craquent sous nos pas. De là, on a une vue sur le Piton des Neiges et d’autres sommets de l’île. Et toujours ce silence impressionnant qui invite à la méditation
A cinq minutes à pied du Nez de Bœuf, à 2040 mètres d’altitude, sur la route du volcan de la Fournaise, a été aménagé un belvédère très accessible même aux handicapés.
Depuis cet endroit on a une vue plongeante sur la Rivière des Remparts et on distingue au loin le village de Grand Coude.
Un panneau installé là évoque les habitants qui ont peuplé ou peuplent encore la Rivière des Remparts.
« Dès le 18e siècle, des marrons trouvent refuge dans la Rivière des Remparts. Rejoints par les Petits Blancs des Hauts au 19e, ils s’installant alors à Roche Plate ( à ne pas confondre avec le Roche Plate de Mafate) Au 20e siècle le village compte jusqu’à 600 habitants . Il est déserté après l’effondrement du rempart de Mahavel en 1965.
Le peuple de GRAND COUDE est beaucoup plus récent. En 1920, la forêt y est d défrichée pour la culture du géranium, puis pour celle du thé dans les années 1950, complétée aujourd’hui par celle du café.
Un lien intéressant de « Randopitons » pour décrire le circuit pour visiteurs à mobilité réduite :
De nombreuses cases de la Réunion mériteraient une restauration. Or, seules quelques-unes sont les heureuses élues.
Ainsi à l’Entre-Deux, une case qui se situe dans le quartier de la Mare, et appartenait à l’ancienne institutrice du village, Mme Mooland, est en restauration grâce à des subventions notables notamment des fonds publics. Le bénéficiaire annoncé de cette case est la Commune de l’Entre Deux. Sur la première année le montant de l’opération devait s’élever à 249 922 euros. (cf le détail ci-dessous)
Ce chantier serait une chance pour les jeunes en insertion et permettrait de se familiariser avec les métiers du bois, comme le signale le maire. Dans une vidéo publiée lors des Journées du Patrimoine.
La feuille de cette liane a la forme d’une patte de poule d’où son appellation. L’arbre pousse rapidement. Comme son bois est dense et élastique on en faisant autrefois de manches à outils ou d’ustensiles de jardin
Cette plante aurait de nombreuses vertus. Ses feuilles contiennent une huile essentielle et des alcaloïdes. Dans « le livre des tisaneurs et plantes médicinales de la Réunion » de Lavergne Roger on y trouve le détail.
Elle favorise la sudation et combat état grippaux et rhumatismes. Accompagnée de Plantain elle soulagerait les règles douloureuses. La teinture de patte poule aurait les mêmes propriétés que l’arnica (pour soulager les douleurs dorsales, entorses, soigner les hématomes… Le patte poule favoriserait également la cicatrisation…
C’est vers 1920 qu’on a appelé cette croix « Croix des Pêcheurs ». Elle se situe à Terre Sainte dans un angle de la Rue Langlois, qui autrefois était appelée « Rue des Pêcheurs (en 1840) puis « Rue de la Croix » (1860)
En 1840 les habitants installent ici une croix en bois, en 1860 celle-ci fait place à une croix en béton.
C’est en 1953 qu’on lui adjoint un oratoire où on vient prier pour conjurer la malédiction à l’occasion de l’éruption de la Fournaise.
La croix aurait servi de repère aux navigateurs.
Le 3e dimanche d’octobre a lieu ici une bénédiction à l’occasion de la messe des pêcheurs
Le mercredi à 16 heures l’endroit devient lieu de recueillement et de prière.
À l’entrée de la ruelle qui mène à la Croix des pêcheurs, à Terre Sainte, un panneau annonce « une ruelle d’art » Dans la montée des tableaux originaux retracent le chemin de croix ( qu’on appelle ici « Somin en krwa »)
15 tableaux de 150cm X 200 cm composés de carreaux de céramique jalonnent ce parcours. Ils sont l’oeuvre de Stéphane Kenkle et du céramiste David Léon Gimenez et ont été installés là en 2020.
A la pépinière « Latitude fruitière » où on peut acheter des plants du pays, nous avons découvert un fruit intéressant : le canistel (pouteria campechiana)
L’arbre de la famille des sapotacées, originaire du sud du Mexique, donne un fruit qui jaunit. Sa texture également jaune est farineuse et assez sèche. Sa saveur est sucrée et musquée. On l’appelle d’ailleurs « jaune d’œuf » à La Réunion.
Le fruit (de 5 à 8 cm) se récolte quand la peau jaunit.
Tous les organes de l’arbre contiennent du latex blanc.
De nombreux noms de rues rappellent qu’il existait des « fours à chaux » à la Réunion.
Les coraux entraient dans le processus de fabrication de la chaux et souvent les fours étaient installés le long de l’océan comme on peut encore le voir à Saint Leu ou à Manapany les Bains…
Comment expliquer qu’il existait un nombre aussi important de fours à chaux sur l’île ? Aujourd’hui plus un seul ne fonctionne, la production de la chaux n’étant plus rentable. Du coup, on l’importe. Cela permet de sauver des forêts – les fours nécessitaient beaucoup de bois comme combustible)
La chaux est utilisée à de nombreuses fins, notamment dans la production du sucre !
On ajoute de la chaux au jus épuré et filtré de la canne pour amener son PH à une valeur d’environ 8. Puis on le porte à ébullition. Le chaulage et son contrôle sont entièrement automatisés.
Dans les chauleurs on prépare le lait de chaux qui sert à l'épuration du jus. Malgré le lavage des cannes et le ,nettoyage du moulin , le jus qu'on extrait est souillé... le jus risque de fermenter et le sucre cristallisera mal. Grâce à la chaleur, la chaux mélangée à de l'eau donne le lait de chaux qui additionné au vesou dans les décanteurs fait coaguler les impuretés en suspension. Elles peuvent ainsi être séparées du jus...
Au Musée Stella Matutina de Saint Leu, on peut encore voir l’installation de cette automatisation.